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Un recueil de nouvelles touchantes sur l’enfance, coécrit par quatre auteurs d’Art en Mots Éditions au profit de l’association Abinanien.
L’enfance, ce temps où règnent l’innocence et la naïveté, où chaque journée est remplie de rires et de jeux, et où les nuits sont peuplées de doux rêves. Ces premières années forment nos souvenirs les plus précieux, ceux où le bonheur a l’odeur d’un champ de fleurs et où un simple bisou guérit tous les petits bobos. C’est aussi une bulle protectrice contre les maux du monde des adultes et un moment pour rêver sans limites. Dans ce recueil, retrouvez votre âme d’enfant à travers des histoires émouvantes qui rappellent l’importance de protéger les plus jeunes.
Un recueil où les mots et la créativité sont au service d’une noble cause : la protection des enfants.
EXTRAIT de Les rêves d'une vie de Marion Fenice
Les étoiles brillent dans les yeux de Louis pendant qu’il joue dans le parc, alors que moi, je tente de cacher mes larmes. Louis est né il y a presque sept ans avec une malformation cardiaque. Nous l’avons découvert alors qu’il avait à peine deux mois, et le diagnostic s’est confirmé à ses six mois : rétrécissement des valves cardiaques. Les médecins nous ont expliqué que le cœur de notre bébé ne pompe pas assez de sang pour alimenter son corps. Au début, nous ne comprenions pas l’ampleur du problème, car Louis grandissait normalement. Jusqu’au jour où il a fait un malaise à l’école. C’est là que nous avons compris que notre enfant ne serait jamais comme les autres, qu’il ne courra jamais sur un terrain de sport. Depuis ce jour, je pleure en silence chaque soir, mais jamais devant lui. Malgré tout, Louis respire la joie de vivre, et pour lui, son "bobo" n’est qu’un détail…
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Seitenzahl: 44
Veröffentlichungsjahr: 2019
Ça va aller, les enfants.
Marion Fénice
Nelly Topscher
Licora.L
Clara Rewak
Général
Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Marion F
Préface
Abinanien est le rêve d'une petite fille de 11ans qui devientréalité.
Grâce à l'énergie de toutes les personnes qui ont cru en ce projet, bientôt un havre de paix pour les nourrissons et les enfants du Burkina Faso ouvrira ses portes à Bobo Dioulasso.
Un immense merci à mes chères filles Sara trésorière, et Anna secrétaire de l'association. Celles qui me supportent, m'encouragent, et me soutiennent depuistoujours.
Un grand merci à notre ambassadrice Sophie Leseure qui est très impliquée et à tous ses collaborateurs qui l'ont suivie danscette aventure.
"Ça va aller les enfants" est le premier livre d'une longue lignée !
Elisabeth Coniglio
Présidente de l'association Abinanien
***
Je ne remercierai jamais assez Elisabeth Coniglio, présidente del'orphelinat Abinanien pour son accueil, sa confiance et son amitié. Je me suis engagée à faire tout mon possible pour aider les enfants Burkinabé. Mes racines, mon histoire, la mémoire, tout me rappelle à cette terre, merci à Elisabeth, de me légitimer burkinabé.
Sur le plan de l'édition, "Ça va aller les enfants", tous les droits seront reversés à l'association. D'autres projets sont déjà en préparation pour les mois àvenir.
Sophie Leseure
Ambassadrice de l’association Abinanien
Les rêves d’une vie
Marion Fenice
Les étoiles brillent dans ses yeux pendant qu’il joue dans le parc alors que moi je tente tant bien que mal de cacher mes larmes. Louis est né il y a presque sept ans avec une malformation cardiaque. Nous l’avons appris rapidement. Il avait tout juste deux mois quand le pronostic a été annoncé, et exactement six mois quand nous avons eu confirmation…rétrécissement des valves cardiaques. Le docteur nous a expliqué, à moi et mon mari, que les valves du petit
Cœur de mon bébé ne sont pas complètement ouvertes et que la quantité de sang pompé est limitée pour aller alimenter le reste du corps. Au début, tout cela était du chinois pour nous, notre enfant apprenait correctement, il grandissait normalement, nous ne voyions pas où était le souci majeur comme on nous l’avait exposé. Jusqu’à ce jour où il a fait un malaise à l’école en jouant avec des camarades dans la cour et qu’il parte avec les pompiers. C’est à cet instant que nous avons compris que oui, le problème est énorme, que notre enfant ne sera jamais un petit garçon que nous regarderons courir sur un terrain de sport.
J’ai énormément pleuré ce jour pour ne jamais cesser de laisser couler les larmeschaque soir. J’ai une règle, ne jamais pleurer devant Louis. Il respire la joie de vivre malgré son bobo comme il l’appelle depuis qu’il a compris. Mon téléphone sonne dans mon sac, je me décale du banc sur lequel j’étais assise tout en gardant les yeux sur mon fils.
— Bonjour chérie, alors les médecins ont dit quoi ?
— Ce que nous redoutions depuis longtemps…
Mon mari n’a pas pu prendre un jour de congé pour venir avec nous à l’hôpital pour des examens. Bien que cela l’ait beaucoup peiné, je lui ai promis de l’appeler, mais je n’ai pas eu la force de le faire en sortant. Je ne digère pas la nouvelle, bien que nous nous y préparions depuis un moment et devoir lui annoncer concrétiser ça.
— On va y arriver, ils vont trouver un cœur pour Louis. Reste forte pour lui, pour nous. On va devoir se battre.
— On en reparle ce soir, je suis au parc avec lui, je ne veux pas qu’il entende. À tout à l’heure…
Je raccroche rapidement et rappelle mon fils qui glisse sur le toboggan.
— On va manger une crêpe pour le goûter avant de rentrer ?
— Maman, l’heure du goûter est déjà passée !
— Hé bien…nous dirons que nous n’avons pas fait attention à cela si on nous demande, je lui réponds avec un clin d’œil. Allez viens, j’ai envie d’une grosse crêpe avec de la chantilly !
— Et moi plein de chocolat, rit-il en courant devant moi.
Mon cœur se serre un peu plus de le voir rapidement ralentir car il s’essouffle, mais je garde le sourire. Pour lui…
— Ça y est, il dort, dit mon mari en entrant dans le salon. Il m’a fait lire son livre jusqu’à la fin et m’a glissé un secret.
— Quel secret ?
— Que vous avez été manger une énorme crêpe après l’heure du goûter ! rit-il.
Je souris faiblement, je n’ai pas la force de rire avec lui-même si j’imagine bien la bouille de mon loulou lui glisser ça. Le pire est que je n’arrive pas à me l’imaginer plus vieux, comment sera-t-il à l’adolescence ? Nous dira-t-il toujours ses secrets ? Ou au moins, sera-t-il encore avec nous… J’éclate en sanglots, je ne peux plus retenir tout ce qui me traverse depuis les examens.
— Ça va aller, chérie…
