Ce Kabyle chez l'Oncle Sam - Mourad Kherabet - E-Book

Ce Kabyle chez l'Oncle Sam E-Book

Mourad Kherabet

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Beschreibung

C'est l'histoire vraie d'un algérien qui a tenté en 1910 l'aventure vers le nouveau monde fuyant sans doute un régime colonial des plus affreux. A son arrivée au seuil des États-Unis, il est confronté a une administration instrumentalisée qui le considère comme un indésirable. Ce livre raconte au final l'histoire de femmes et d'hommes qui ont souffert de l'application d'une loi discriminatoire dont le but était d'éloigner une catégorie de candidats à l'immigration avec des croyances religieuses différentes. Mourad KHERABET, écrivain franco-algérien né et grandi à Alger cette belle ville remplie d'histoires plus intrigantes les unes que les autres. Diplômé en civilisations anglo-saxonnes, passionné d'histoire, d'art africain, "Ce Kabyle chez l'oncle Sam" est une consécration après de longues années de recherches.

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Seitenzahl: 47

Veröffentlichungsjahr: 2023

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SOMMAIRE

Introduction

Les États-Unis et les épisodes migratoires

Ellis Island « l’île des larmes »

Mohamed et l’exode des Kabyles

L’arrivée de Mohamed et de ses quatre amis

Quand le destin de Sherman croise celui de Juda

La bande, Martin et « littre Syria »

La sélection

Victime de son honnêteté

Application stricte de la loi ou abus ?

La presse et l’exclusion des musulmans

1906, le premier voyage

Histoires similaires

Protestations de l’empire Ottoman

Mohamed aux pieds de la Trump Tower

Homonyme ou falsification ?

Conclusion

Bibliographie

INTRODUCTION

Depuis bien longtemps, l’homme n’a jamais cessé de voyager à la découverte de terres nouvelles. Qu’ils s’agissent d’explorateurs et aventuriers en quête de notoriété et de sensations fortes, de religieux persécutés qui partent à la recherche d’une terre d’exile plus tolérantes ou pour y prêcher la religion en laquelle ils croient, de tristes destins d’hommes et de femmes fuyant la tyrannie ou la justice de leur pays souvent injuste et aussi ceux qui partent tout simplement à la recherche d’un avenir meilleur armé juste de courage et de rêves, parfois au péril de leurs vies.

Cependant, trouver une terre d’accueil n’a jamais été une chose facile surtout à une époque où ces voyageurs ne pouvaient se fier qu’aux histoires rapportées par des marins ou des voyageurs intrépides et que les nouvelles leurs parvenaient parfois non sans exagération.

A partir de la fin du 18e siècle, la destination « tendance » était l’Amérique qui ironiquement, fût fondées par des membres issus de l’immigration.

Depuis la découverte du « nouveau monde » par Christophe Colomb en 1492 -sans vraiment le vouloir ni même se rendre compte de sa découverte-, puis l’explorateur florentin Amerigo en 1503 qui réalise qu’il s’agit de terres nouvelles et décrit ces terres de « Mundus Novus », les expéditions se sont succédées.

Espagnols, Portugais, Français, Hollandais et Anglais ont tous marqué cette terre….souvent par le sang.

Après plusieurs conflits importés sur ces nouvelles terres résultants des rivalités et des éternelles guerres nées en Europe, les frontières des puissances européennes sur le nouveau monde commencèrent à se dessiner.

C’est ainsi les espagnols s’établissent sur ce qui va devenir le Mexique, les français créent « La Nouvelle France » qui deviendra le Canada et les anglais à travers une politique volontariste de l’empire Britannique que la première colonie d’immigrants Jamestown vit le jour en 1607 et progressivement, treize colonies constituées par les Anglais virent le jour dans l’Est.

La formation de ces colonies n’a fait que renforcer le sentiment et la volonté de voir un État indépendant naître et ce fût le cas le 4 juillet 1776, jour de la proclamation de l’indépendance. Le royaume britannique reconnaitra cette indépendance qu’en 1783.

Cette liberté fût arrachée non sans payer un lourd tribut suite à une guerre qui forgea à jamais cette idée du droit à la liberté des peuples.

Cette nouvelle république si lointaine qui venait d’obtenir son indépendance avait tout pour plaire et la liberté était le maître mot.

Si immense et dont les colonies n’ont occupé qu’une petite partie de la côte Est, les États-Unis vont connaitre des vagues migratoires se succéder.

Cependant il fallait avoir les moyens pour faire ce voyage et arriver vivant, tout particulièrement avant l’invention des bateaux à vapeur ce qui améliora la traversée de l'Atlantique vers le milieu des années 1800 et permit une certaine rapidité et un trajet moins dangereux.

Après la longue et difficile traversée, la plupart des immigrants à la fin du 18e et au début du 19e siècle se dirigeaient vers les régions rurales pour devenir fermier.

Ceux du milieu du 19e siècle, sauf ceux qui avaient les moyens financiers de poursuivre leur voyage, restaient dans les ports où ils étaient arrivés.

Après avoir passé une visite médicale et prouvé leur capacité à subvenir à leurs besoins, les nouveaux arrivants se retrouvaient sur les quais où certains étaient attendus par des proches ou des amis alors que d'autres étaient abandonnés à leur sort.

Le décor est loin du discours et des histoires vantées par une propagande sur une richesse assurée.

En Europe, les candidats à l’immigration avaient plusieurs ports de départs : Rotterdam, aux Pays-Bas ; Anvers, en Belgique ; Hambourg, en Allemagne ; Göteborg, en Suède ; Brême, en Allemagne ; Naples, en Italie et Le Havre, en France, Cork, Belfast, Liverpool et d'autres ports en Irlande, en Angleterre et en Écosse.

Les migrants voyageaient d'abord à pied ou en charrette pour rejoindre le port le plus proche où ils cherchaient à trouver un bateau pour l’Amérique.

D’autres faisaient la traversée de la méditerranée par bateau comme par exemple ceux qui partaient d’Alger pour rejoindre le port de Marseille, de Sète ou celui de Toulon et c’est précisément d’Alger que notre aventure va commencer.

La liaison était régulière à bord de bateaux de plus en plus rapides et confortables néanmoins pour pouvoir monter à bord, un autochtone devait justifier d’une autorisation et d’un permis lui permettant de quitter le territoire.

Cette pratique faisait partie du « code de l’indigénat » que je préfère appeler « code de la honte ».

Sans trop vouloir m’étaler sur la définition de cette loi votée le 28 juin 1881, je rapporte ici ce qu’a écrit Sylvie Thénault à ce sujet:

« Au fur et à mesure de son avancement, l’historiographie a proposé trois acceptions successives de l’indigénat. La première d’entre elles est juridique, l’indigénat était un régime légal de répression des sujets coloniaux ou, pour le dire dans le langage des juristes, il constituait un régime pénal spécial, qui leur était réservé.

Sa principale caractéristique est d’être un régime administratif, les sanctions qu’il comportait étaient infligées par des représentants de l’administration, aux divers échelons, depuis le gouverneur