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Dans ce livre, le guérisseur Eric GIMENEZ montre comment l'hypnothérapie et le soin vibratoire se complètent pour soigner un très large panel de pathologies, à travers la technique qu'il a mise au point: l'hypnothérapie mystique. Mais l'auteur va encore plus loin et nous délivre les bases de sa thérapie exhaustive: la thérapie WAO. Vous y apprendrez comment utiliser les déclencheurs de volonté, le monde des rêves, l'interprétation des dessins spontanés afin de vous aider dans tous les aspects de votre vie, pour guérir ou réussir un projet. Une solution s'offre enfin à tous ceux en quête de réponses à leur maladie et à leur mal-être.
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Seitenzahl: 194
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Avant-propos
Introduction : Je soigne les gens avec mes mains
PARTIE I : La pratique de l’hypnothérapie mystique et de WAO thérapie
Chapitre I : Au début, était la volonté
Chapitre II : L’activité sportive
Chapitre III : La méditation
Chapitre IV : Les vibrations
Chapitre V : L’hypnothérapie
PARTIE II : Les outils WAO
Chapitre I : Les rêves
Chapitre II : L’interprétation des dessins
PARTIE III : Protocoles de l’hypnothérapie mystique et de la WAO thérapie
Chapitre I : Alors qu’est-ce que l’hypnothérapie mystique et la thérapie WAO ?
Chapitre II : Déroulé des séances WAO
Chapitre III : Conclusion sur la thérapie
PARTIE IV : Au début, était l’initiation
Chapitre I : LA découverte d’un nouveau monde
Chapitre II : SAÏ BABA
Chapitre III : La naissance de la thérapie
CONCLUSION : La philosophie du soin
À mon maître Pierre Frobert
et à mon père, qui de là-haut,
sont plus présents que jamais.
Je commence cet ouvrage au moment où le guérisseur du Brésil, Jean de Dieu, vient d’être arrêté pour agressions sexuelles sur plus de trois cents femmes. Juste avant son arrestation, il a tenté de retirer plus de neuf millions de dollars d’un de ses comptes. Jean de Dieu, c’était depuis des décennies, des milliers de visites par jour en provenance du monde entier. Dès lors, pas étonnant que ce monsieur ait amassé une petite fortune. L’argent est-il incompatible avec le soin ? Suis-je assez objectif pour répondre à cette question ? Ce que je sais, c’est qu’il est toujours préférable d’exercer ce métier « passion » en annexe d’une activité principale. Cela permet d’aborder le soin avec détachement et sans le souci premier de soigner pour pouvoir manger. L’argent peut venir parasiter notre façon de soigner et nous entraîner dans les abysses du matérialisme, mais il est un acteur indispensable de la guérison. J’en veux pour exemple l’importance du paiement en contrepartie d’une séance d’hypnothérapie destinée à l’arrêt du tabac. Cet acte fait partie intégrante du soin et le thérapeute ne va pas s’en plaindre.
Je pensais commencer cet ouvrage de façon guillerette en vous contant une anecdote positive sur le soin à distance, un échange trivial dans un cabinet de soin, un phénomène surnaturel de guérison spontanée et je m’aperçois que je ne peux m’empêcher d’aller directement, et ceci dès l’introduction, à une des pierres d’achoppement liées au soin dit alternatif.
Nassim Nicholas Taleb, un des plus grands économistes de notre époque, ne croit pas aux médecines parallèles, apparemment. Il n’empêche, je le rejoins sur l’ensemble de ses thèses mise à part sa vision sur notre domaine d’activité. Je ne suis pas homme à me tirer une balle dans le pied. Mr Taleb dit que lorsqu’on écrit un livre, le récit doit se dérouler de façon naturelle sans aller puiser de nouvelles références, juste pour l’occasion. Je compte bien appliquer tout au long de cet ouvrage ce principe. Nous allons donc éviter ici les remplissages inutiles et les lieux communs issus de l’Internet. Je commence d’ailleurs en vous encourageant vivement à lire la trilogie des œuvres de Nassim Nicholas Taleb dont « Antifragile » à qui va ma préférence. « De plus, quand j’écris, je me sens malhonnête et immoral s’il me faut consulter un sujet dans une bibliothèque comme si cela faisait partie de l’acte même d’écrire. Cela me sert de filtre, c’est d’ailleurs mon seul filtre. » Nassim Nicholas Taleb, Prologue P°27, Antifragile, Les Belles Lettres (2013).
Comme vous le voyez, on peut être guérisseur, passer pour un être à part ou perché et avoir pour autant les pieds ancrés sur Terre et dans la réalité économique du moment (je le répète, il est toujours mieux d’exercer ce métier « passion » en annexe d’une activité principale même si vous avez l’impression d’être débordé. Si vous êtes dans le juste, vous serez aidé).
N’étant pas neurologue, je ne vais pas consacrer des pages sur les pistes que nous donne le cerveau pour expliquer l’irrationnel. J’adore écouter d’une oreille sourde les conférenciers qui ont fait une formation commerciale expliquer à un parterre de néophytes béats les différences entre lobe frontal, cerveau reptilien et autres syllogismes sur l’évolution de l’homme. Les personnes qui participent à ces conférences ne peuvent évidemment pas contredire le maître de cérémonie qui a bien appris sa leçon et dont la connaissance en médecine s’arrête à la dissection d’une grenouille en classe de quatrième.
J’adore également les théoriciens de la loi de l’attraction. Ils sont pour moi les artisans psychologiques du New Age. Dans la même phrase, ils arrivent à placer bonheur, richesse et quantique. Tout un programme auquel même le Père Noël ne peut adhérer. J’ai l’habitude de dire que si on vous explique la physique quantique et que vous la comprenez, c’est qu’on vous l’a mal expliquée. Laissons ce domaine aux chercheurs et physiciens et contentons-nous d’essayer d’œuvrer pour ce monde à notre façon, avec nos mots simples, nos doutes et nos interrogations. Et puis laissons repartir dans leur petite voiture bien fatiguée les mêmes conférenciers qui sont venus nous vendre l’idée géniale qu’il suffit de penser à un SUV dernier cri pour le trouver le lendemain matin devant chez nous. Comme quoi plus c’est gros plus ça passe.
Évidemment ce livre est empreint de moi, de mon égo et de mon expérience, car je suis l’être que je prétends, peut-être à tort, le mieux connaître. Nous allons voyager ensemble sur le chemin du soin, de la guérison, de la croyance en soi.
À l’heure où une myriade de nouvelles thérapies tente de voir le jour en faisant du neuf avec les énergies, l’inconscient, les guérisons spontanées, les vies antérieures, les cristaux et le régime alimentaire, j’ai décidé de donner un nom à l’ensemble de mes thèses, théories, conseils et expériences : la thérapie WAO. Ce n’est pas un concept destiné à attirer les foules, mais un constat d’efficacité.
Ici, pas de réflexions tortueuses pour trouver la brèche qui permettra de s’engouffrer dans les méandres du marketing de l’impalpable. Non la thérapie WAO n’est pas le fruit de la maladie de la reconversion forcée, cette maladie qui touche essentiellement le quarantenaire en mal du sentiment de liberté professionnelle. Ainsi, le vent en poupe, l’ancien employé municipal pense pouvoir devenir géobiologiste comme son cousin qui gagne bien sa vie avec cette activité. Il n’y connaît pas grand-chose de son propre avis mais après tout n’est-il pas agent des espaces verts à la ville? La nature, par contre, il connaît.
Vous trouverez sans complexe des termes teintés d’ésotérisme et loin de la rationalité. Je n’ai aucun complexe à les poser sur le papier. Happé pendant trop longtemps par les phares du bien paraître, j’ai tenté de dissimuler la façon de soigner qui est la mienne derrière des standards conventionnels et des semblants sociétaux. Cette époque est définitivement révolue. Je prends mes ordres d’en Haut et peu m’importe ce qu’en pensent mes semblables. Seul le résultat compte.
La thérapie WAO est empirique, c'est-à-dire qu’elle prend sa justification à la source des expériences concluantes qui ont été réalisées. Le présent ouvrage est la conclusion d’une méthode de soins dispensés de façon naturelle qui, prise étape par étape, forme un art de guérison unique au sens propre du terme.
J’ai conscience de faire partie des êtres « perchés » et j’encourage chacun à être meilleur afin d’être plus épanouis et en harmonie avec le reste de l’humanité. Toutefois je n’en suis pas moins humain avec mes défauts et ce livre reste ma façon de voir et de sentir les choses.
N’y cherchez pas un pamphlet pour l’Amour inconditionnel. Ceci est une tranche de vie d’une petite expérience au service du Bien. Je reste moi-même. Je vais essayer de ne pas m’épancher sur ce qui me révolte, m’irrite, mais je crains toutefois de rester conforme à l’essence de mon être et de vous exprimer le fond de ma pensée, chaque fois que cela s’imposera.
Au risque de faire un copier-coller de nombreux livres sur des expériences extra-sensorielles, je me dois d’imposer la mention « tout ceci est réel », même si cela peut paraître surprenant, voir à la limite du concevable.
Alors je vous donne le conseil suivant lorsque vous gambaderez d’une page à l’autre : lisez également avec votre cœur. Si celui-ci ne bute pas sur certaines phrases, certains concepts, c’est que votre être tout entier accepte et conçoit ces idées.
Je vous propose un voyage, un de plus dans votre vie. Je vous le souhaite dépaysant, innovant et bénéfique.
J
e soigne les gens avec mes mains.
Non, je ne suis pas un charmeur de feu. Ce terme employé par des personnes soucieuses de montrer leur ignorance sur le sujet est teinté de superstition, de bûcher et d’incompréhension. Le charmeur de feu, c’est le bricoleur de la vibration, l’amateur des voies occultes. C’est le joueur de pipeau qui dompte la flamme, l’héritier derechef du soi-disant don de mamie, le dernier numéro d’un listing secret d’une clinique aux abois.
Non, je suis simplement un guérisseur. J’ai conscience de ce que je fais et je n’ai pas besoin de me protéger dès que je dispense mes soins. Je ne cours pas me laver les mains, juste après avoir donné tout ce que je pouvais donner. Je laisse ce folklore aux précepteurs autoproclamés du soin alternatif en vue sur Youtube, aux illusionnistes de l’après-vie, aux régisseurs de l’Inconnu.
Non, je suis simplement un artisan du soin, formé à mon adolescence par un autre guérisseur, hors pair. Je n’étais pas un enfant à part, jouant seul dans des pièces obscures et entretenant des amitiés avec des entités. Je jouais aux billes et aux petits soldats comme tous les gamins de mon âge, rien de palpitant vous voyez. Je ne suis pas, non plus, tombé de vélo en me fracassant le crâne ou en ayant frôlé la mort de façons diverses et variées. Évidemment, je suis tombé de vélo, mais je n’ai pas vu un grand tunnel de lumière pour en revenir orné d’une aura divine.
Et puis non, je ne cherche pas à parler avec les morts et à prouver qu’ils aiment ceux qu’ils ont laissés à leur propre sort, ici-bas. Je ne cherche pas à prouver à la veuve éplorée que de là-haut son mari lui dit de prendre soin de sa scie sauteuse qu’il aimait tant. Je ne cherche pas non plus à faire des jeux de mots pseudo-alchimiques en faisant rimer mots avec maux.
Si j’écris ce livre, c’est bien pour faire connaître mes idées et en tirer profit. Le profit de laisser une conception du soin dénuée d’artifices et d’enfumage. Le profit de soigner ceux qui sont en détresse et d’aider ceux qui veulent une vie meilleure.
Alors oui, je veux bien gagner ma vie en soignant mes proches, comme je le fais depuis mes seize ans, toutefois pas à n’importe quel prix. Je veux rester avec mes intuitions et mes doutes, deux paramètres indispensables à l’exercice de mon métier. Ne pas douter, c’est être sous le joug de l’illusion. Aujourd’hui soigner avec les mains, c’est un processus efficace pour le soulagement et l’amélioration de la santé de ses congénères. Lorsqu’un enfant a mal quelque part, ses parents ont instinctivement le réflexe de lui apposer une main sur la zone endolorie. Les hommes de tous les continents et de toutes les cultures font ainsi depuis la nuit des temps. Ce qui se passe ensuite, j’en ai bien quelques idées. Celles-ci sont les miennes et je ne me suis pas isolé dans un laboratoire pour les vérifier. D’autres l’ont fait pour moi, le Dr William Bengston par exemple mais nous y reviendrons.
Je sais également que nous naissons dans un corps physique et que nous nous dépouillons un jour de ce corps. Ce qui se passe avant et après, j’en ai également bien une idée précise mais c’est juste une théorie née elle aussi d’une intuition.
Il y a donc le monde de l’intuition qui est et doit rester le Guide du thérapeute alternatif. Contribuer au bien-être et supporter le bien-fondé de notre action commence par savoir rester à sa place. L’intuition bonne ou mal ajustée fait entièrement partie de notre protocole de soins. Sur la base de nos intuitions se met en place une forme empirique d’essais erreurs. C’est grâce à ces expériences tissées au cours des nombreuses années de soins, que l’artisan que je suis affine ses gestes, ses mots et son énergie.
J’ai un avis sur quasiment tous les sujets. Je peux, par exemple, croire que les astrocytes jouent un rôle aussi important que les synapses dans le processus de l’intelligence. Est-ce que ce sentiment fait de moi, pour autant, un neuroscientifique ? Évidemment que non. Je n’ai même jamais observé un neurone à l’œil nu. Et ce n’est pas en usant d’un psittacisme élaboré à partir de Wikipédia que j’en serai plus un spécialiste en la matière concernant la matière grise. Mais cette notion fonctionne également dans l’autre sens. Ce n’est pas parce que vous avez été médecin que vous pouvez prétendre avoir une sensibilité et une aura à faire péter un effet kirlian. L’homme diplômé de la médecine allopathique qui se lance sur le chemin tortueux et étroit de la science non reconnue doit se dépouiller de son titre comme on se dépouille de ses biens pour une initiation, un rite, un passage vers une autre étape de sa vie. Dans mon monde de soin, aucun titre, ni privilège sont des passe-droits. Ici, intuition rime avec modestie et performance.
L’autre élément indispensable au soin est la connaissance : l’intuition sans fondement solide, sans aucun repère n’est qu’un songe mal interprété. Lorsqu’on se décide à soigner, à peindre ou encore à créer une entreprise, nous restons guidés vers une trame de connaissances qui va être la base de notre savoir. Il y a des informations qui nous parlent, des théories qui résonnent en nous. Lorsque nous lisons certains ouvrages, nous sommes alignés avec la pensée de l’auteur. Là, nous savons que cette connaissance peut être reprise car elle est une partie intégrante de notre moi, une partie encore inexplorée, endormie qui attendait cette information précisément pour se mettre en fonction. Le soin alternatif n’échappe pas à cette règle. On peut soigner sans technique, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment sans même rechercher à s’améliorer. On reste alors un magnétiseur, un rebouteux. Et puis on peut se servir des myriades d’informations à notre disposition pour comprendre de quoi il en retourne et pour se comprendre soi-même avant tout. Aller à la pêche des mots, des expériences, des auteurs, des conférenciers et maîtres à penser qui vont laisser dans notre fort intérieur la vibration du juste, la composition d’une infime partie de ce que nous jugeons acceptable et compatible avec notre système de pensée. C’est tout simplement l’acquis de l’expérience de la vie. Ma pensée, mon savoir, ma façon de voir le monde est un empilement de couches successives de croyances certifiées conformes à notre ontologie première.
Ce livre est donc non seulement une partie de ma technique de guérison mais, bien au-delà, une partie de ma vision du monde, une partie du message pour lequel j’ai été programmé, une partie de mon être.
J’espère que ces informations résonneront à leur tour dans tout votre être comme une partie infime de vous, un fondement ou un prolongement de votre identité, une évidence et une joie, une thérapie et une motivation. Si aucune de ces notions ne vous choque ou vous semble inaccessible, vous êtes fin prêts à voyager dans mon monde.
« J’aurais voulu être un artiste… mais je n’avais pas les bonnes connexions. »
Mon boucher, place de la Poste au Mont-Dore.
« Je me suis fait tout seul. »
Batman Lego
Les gens qui prétendent s’être faits « tout seul » ont tendance à m’exaspérer. J’entends bien que cette expression fait référence à une évolution dans le milieu du travail fruit de sa propre volonté cependant elle reste vide de sens pour moi. Personne ne peut se targuer d’une telle prétention. Toute réussite professionnelle est une réussite basée sur un échange. Elle est donc dépendante des autres. Avant vous, à votre insu il y a eu des interventions horizontales et verticales qui ont créé un terrain favorable à votre évolution. Cela peut être l’interaction avec des outils, des machines, des services, des connaissances. Se faire tout seul n’existe pas au sens propre comme au figuré. Cette expression est avant tout un relent de fierté mal placé et une vantardise de bas étage. Seule la volonté est justifiée et mise en avant dans le cas d’une réussite. La volonté est notre qualité intrinsèque elle fait de nous ce que nous sommes. Cette notion est aujourd’hui en danger, en voie de disparition. Nous nous enfonçons de plus en plus dans la culture stérile de l’estime de soi. Nous sommes entrés dans l’ère du selfie, l’image de soi omniprésente, pour tout et surtout pour rien. L’envie de prouver qu’on y est, qu’on connaît, qu’on s’aime. Une photo en guise de trophée, en récompense de quoi, de quel effort, de quel exploit accompli ?
Pourquoi développer sa volonté ?
S’il est un secret de réussite, il est là : la volonté.
Derrière ce mot, il y a évidemment une signification, une étymologie et un réel potentiel d’énergie. La volonté, c’est selon la définition du Larousse : « Disposition de caractère qui porte à prendre des décisions avec fermeté et à les conduire à leur terme sans faiblesse, en surmontant tous les obstacles ». Et selon le Littré : « Puissance intérieure par laquelle l'homme et aussi les animaux se déterminent à faire ou à ne pas faire ». La définition la plus précise qui va nous concerner ici et tout au long de ce livre est la seconde définition proposée par le Littré : « Particulièrement, la volonté considérée comme agissante, et, par extension, les actes mêmes de la volonté ; ce qu'une personne veut, prescrit ou désire ».
Lorsque j’ai décidé (expression de ma volonté), il y a quelques années, de faire du soin mon activité principale et de la substituer totalement à celle de salarié que je menais alors conjointement, j’ai demandé à l’univers de me guider. Certains auraient préféré ouvrir la Bible au hasard pour en lire quelques chapitres et en faire des interprétations avantageuses et galvanisantes, à chacun sa méthode. Les jours suivants, je suis tombé sur le livre de Roy Baumeister et John Tierney « Le pouvoir de la volonté. La nouvelle science du self-control » aux Éditons Markus Haller (2014). Cet ouvrage, dont il sera largement question au fil des pages a changé ma vision sur la conception de notre essence sur terre. Je détenais là une clé, la clé de la réussite. Encore une fois plutôt que de chercher dans les étoiles le miracle, plutôt que de confier sa réussite à un « coach de vie » ou autre gourou égocentrique, la solution pour se réaliser était sous mon nez, plus exactement dans mon for intérieur. Je tenais là, une explication à la rémission des malades et un protocole supplémentaire à mettre en application lors de mes séances de guérison.
La volonté c’est le lien entre le conscient et l’inconscient, l’activateur du physique et du mental, le vecteur qui transporte du passif à l’actif, de l’espérance à la réalisation, du rêve à la plénitude, d’où cette notion de « volonté considérée comme agissante ».
La difficulté n’est pas de laisser libre cours à l’expression de sa volonté comme dans le cadre des bonnes résolutions. La difficulté réside dans la mise en pratique « des actes mêmes de la volonté », actions qui découlent des déclencheurs de volonté.
Ainsi, je peux décider d’arrêter de fumer. J’ai la volonté d’arrêter de m’intoxiquer, mais je n’en trouve pas la force. La volonté ce n’est pas ratifier un état de fait mais agir. Le changement est un aiguillage à prendre au bout de la voie ferrée de notre quotidien. La volonté est la locomotive qui va nous mener à ce changement et le déclencheur de volonté est l’énergie qui va faire avancer la locomotive. Ainsi donc sans l’étincelle qui va propulser la locomotive, mon idée de réalisation de mon objectif restera en gare.
Tel est le paradoxe humain qui oscille entre le savoir et l’immobilisme. En effet nous n’avons jamais été autant immobiles dans notre société. Notre société occidentale après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale a changé son fusil d’épaule en encourageant l’estime de soi. C’était une énorme erreur, l’être humain n’est pas un animal fait pour être caressé dans le sens du poil. On a donc balayé d’un revers de la main les doctrines de l’ère Victorienne qui mettaient en avant les efforts à faire pour se vautrer dans l’autosatisfaction. Le résultat est catastrophique autant sur le corps que sur l’esprit. La volonté n’étant plus à l’honneur le self-control qui, découle directement de cette notion, en a également été perturbé et amoindri.
« La société ne privilégie pas les antifragiles. L’antifragilité c’est ce qui tire parti de la volatilité et du désordre contrairement à la robustesse ou à la résistante. » Nassim Nicholas Taleb, Antifragile.
L’importance des travaux de Roy F. Baumeister
Roy F. Baumeister est professeur de psychologie à l’université de Floride. Plus qu’un titre, il est surtout un homme qui a dédié sa vie à l’exploration des mécanismes de la volonté. Il a effectué de très nombreuses expériences ayant pour but de démontrer l’importance incontournable de la volonté dans notre réalisation et notre épanouissement.
Selon lui, la réussite dans la vie d’un homme tient à deux traits de la personnalité : l’intelligence et le self-control.
La volonté apparaît dès lors comme un muscle qui s’entretient et se nourrit de glucose. Et pourtant lorsqu’il a commencé sa carrière dans les années 70, à Princeton, il faisait partie des personnes très sceptiques vis-à-vis du rôle central du self-control par rapport à celui de l’estime de soi très à la mode à cette époque-là. « Baumeister fut un des pionniers de ces recherches (sur la volonté), qui montraient que plus on a confiance en ses aptitudes et plus on se tient en haute estime, plus on a tendance à être heureux et à réussir. Pourquoi donc ne pas aider tout le monde à réussir en cherchant à aider les gens à croire en eux ? Cet objectif paraissait tout à fait raisonnable aux psychologues comme aux masses, qui se mirent à acheter des livres populaires sur l’estime de soi et l’empowerment (autonomisation), notamment des best-sellers comme « D’accord avec soi et les autres » et « l’Éveil de votre puissance intérieure ». Cependant, rien de tout cela ne donna grand-chose, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du laboratoire. De plus, des sondages internationaux montraient qu’aux Etats-Unis, les élèves de quatrième avaient beau avoir une très haute opinion de leurs capacités en mathématiques, leurs performances étaient très inférieures à celles d’élèves coréens, japonais, et autres qui avaient moins confiance en eux ». Le pouvoir de la Volonté, introduction.
Je considère que l’intelligence n’est pas le potentiel neuronal mesurable par le QI d’Alfred Binet inventé en 1904. Cet indicateur mesure l’âge réel de la personne par rapport à un âge mental défini. L’intelligence, c’est avant tout et surtout la capacité d’adaptation à une situation donnée. Avoir une présentation soignée et un langage courtois lors d’un entretien d’embauche peut être une des expressions de cette forme d’intelligence.
