Chouette (au secours !) on rentre... - Isabelle Goyon - E-Book

Chouette (au secours !) on rentre... E-Book

Isabelle Goyon

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Beschreibung

Vous rentrez en France après trois, dix ou vingt ans à l'étranger. Que vous soyez cadre dans une entreprise internationale, conjoint suiveur, chef d'entreprise ou en transition, vous redoutez ce retour car vous savez que la repatriation est identifiée comme l'étape la plus difficile par les expatriés. Une fois passées les difficultés administratives, il faut faire face au choc culturel inversé, à l'incompréhension, la vôtre et celle de votre entourage, à la grisaille, les réseaux perdus, les compétences acquises qui n'ont l'air de servir à rien. Vous avez changé et votre organisation, vos collègues, vos amis aussi. Ce guide explore trois clés, trois étapes pour transformer votre expérience à l'international et en faire un tremplin pour la suite. Clé n°1 : ASSUMER LA DECISION Il y a une infinité de bonnes raisons de vouloir rentrer et autant de ne pas vouloir. Je vous invite à prendre du recul sur vos émotions, à les partager avec vos proches, à écouter votre intuition et vous relier à vos motivations profondes. Clé n°2 : PASSER LA TRANSITION C'est le moment du voyage, pas tout à fait partis ni tout à fait arrivés. Comprendre l'impact psychologique du retour avec la notion du choc culturel inversé et ses étapes pour mieux traverser les turbulences. Se relever du casse-tête administratif, la première épine dans le pied. Il vous fait ancrer de nouvelles habitudes, de nouvelles routines, en profiter pour renforcer celles qui vous donnent de l'énergie. Et recréer les liens aux autres, afin de dépasser l'effet de déracinement et retrouver votre sentiment d'appartenance dans ce pays dans lequel vous vous sentez étranger au retour. Clé n°3 : OSER LA TRANSFORMATION Explorer qui on est devenu, ses atouts, ses compétences transférables, celles qu'on doit abandonner, ce dont on ne veut plus. Oser se réengager en couple, et construire un nouveau projet professionnel ambitieux et aligné sur votre nouvelle identité, pour valoriser cette belle aventure.

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Seitenzahl: 96

Veröffentlichungsjahr: 2021

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DU MEME AUTEUR

Redonnez du sens et un nouvel élan à votre carrièreMars 2021 - ISBN : 9798719833583

SOMMAIRE

INTRODUCTION

CLÉ N°1 : LA DECISION

Les raisons de rentrer… ou pas

Sortir de la parenthèse

Il n’y a pas de décision parfaite

Quand on n’est pas d’accord…

Se reconnecter à soi

Nommez et partagez vos ressentis

C’est où chez vous ?

Pour bien rentrer, il faut partir…

Projetez-vous vers la suite

CLÉ N°2 : LA TRANSITION

Les niveaux de stress

Comprendre le choc culturel inversé

Noyez votre colère dans l’administratif

Transition de vie pour tous

La pyramide des besoins selon Maslow

Pour renforcer le sentiment de sécurité. Et un peu plus…

Le sentiment d’appartenance

Se reconnecter aux autres

Intelligence culturelle et émotionnelle

CLE N°3 : LA TRANSFORMATION

Qui êtes-vous ?

Nouvel engagement en couple

Les « dimensions culturelles »

Vos compétences transférables

Quatre compétences transversales

Réintégrer son poste / son entreprise

Changer de poste / Trouver un poste

En faire un tremplin pour la suite

CONCLUSION

RESSOURCES UTILES

JE REMERCIE…

A PROPOS

INTRODUCTION

Vous rentrez en France après cinq, dix ou vingt-cinq ans à l’étranger… Vous êtes partis avec de grands espoirs. L’expatriation allait donner un coup de boost à votre carrière et votre vie. Les découvertes, l’ouverture sur d’autres cultures, les langues étrangères, les voyages ont marqué ces années passées à l’international. Et aujourd’hui, vous rentrez.

Que vous soyez cadre dans une entreprise ou une organisation internationale, conjoint suiveur, chef d’entreprise ou en transition, avec ou sans poste à l’arrivée, avec ou sans logement, vous appréhendez ce retour car vous savez que la repatriation est l’étape identifiée comme la plus difficile par les expatriés…

Selon le rapport 2011 de l’Observatoire de l’expatriation, 42% des expatriés de retour perçoivent la réadaptation comme une période désagréable. Dix ans après, sans que rien n’ait bougé dans l’accompagnement des retours, s’y ajoutent les effets d’une crise sanitaire mondiale, de la fermeture des frontières, de plans de sauvegarde de l’emploi en cascade et d’une incertitude de plus en plus forte pour les années à venir. Dans ces conditions, comment tirer profit de votre expérience à l’international pour en faire un tremplin pour la suite ?

Si vous êtes parti à l’étranger avec votre entreprise, il y a de grandes chances que les accompagnements dont vous avez bénéficié au départ, ainsi que votre conjoint, relocation, coaching, formation, réseaux, soient inexistants au retour. Car vous rentrez dans un pays que vous connaissez, vous rentrez chez vous, on considère que vous n’avez pas besoin d’aide. Or, l’intérêt de ces formations et coaching est bien sûr dans le contenu, mais aussi dans la possibilité de prise de recul, d’apprentissage, de développement… Ici, pas de recul, pas d’anticipation. On rentre, c’est tout.

J’accompagne depuis dix ans des personnes dans toutes les transitions de leur carrière à l’international, départ, prise de poste, management interculturel, reconversion. Chaque étape est exigeante. Il faut sortir de sa zone de confort, prendre des risques, accepter de ne pas tout comprendre tout de suite, se remettre en question, s’ouvrir aux autres, à des perceptions, des valeurs, des fonctionnements différents.

Se désadapter et se réadapter… Parfois trop souvent, trop vite, ou à contrecœur. Mais sur ce chemin, on découvre, on grandit, on se développe, on apprend, on rencontre, on se construit… Le voyage est une aventure extraordinaire qui permet de se sentir plus « vivant » …

→ Vous avez mis beaucoup d’énergie pour vous adapter à votre nouvelle vie à l’international.

→ Vous avez dû prendre du recul sur votre propre culture.

→ Vous avez appris d’autres façons de voir, de dire, de faire.

→ Vous avez créé de nouveaux réseaux.

→ Vous avez peut-être réalisé que cette étape de vie à l’international vous permettait d’échapper au déterminisme de votre milieu et vous avez osé vous réinventer, construire une vie plus alignée sur ce qui vous tient à cœur.

Et maintenant, vous rentrez. Comme dans un rêve, avec des attentes merveilleuses, ou comme dans un cauchemar, avec le sentiment de sacrifier une partie de vous, de devoir renoncer à ce que vous êtes devenu.

Quand je suis partie en 2012 au Gabon je savais à un an près quand je rentrerai en France. Deux missions de trois ans plus une année optionnelle si nous la demandions. Nous l’avons demandée. Trois ans c’est très court pour s’installer dans un pays, recréer des habitudes, s’imprégner de la culture et de l’ambiance, absorber la transition et la phase d’adaptation… Nous sommes donc rentrés à Paris après sept ans à l’étranger. C’était prévu et nous l’avions anticipé. Nous savions à quoi nous attendre.

Nous étions d’autant plus préparés que c’est mon expertise, ma spécialité, et depuis dix ans j’ai accompagné des centaines d’expatriés pour leur retour en France. Je connais les histoires, les témoignages, les anecdotes, les outils, les approches qui facilitent la réussite de ces transitions.

Alors que vous avez anticipé, pensé votre départ, le retour est rarement bien préparé. Pourtant, la pression est grande. Une fois passées les difficultés administratives et logistiques, il faut faire face au choc culturel inversé, à l’incompréhension, la sienne et celle de l’entourage, à la grisaille, à l’envie irrépressible de repartir… Sans compter les difficultés pour se réadapter professionnellement, l’anonymat, le manque d’autonomie, les réseaux perdus, les compétences développées à l’international dont on ne sait pas quoi faire au retour…

« Le retour est compliqué avec un profil atypique, qui est peu valorisé sur un marché du travail rigide. D'ailleurs j'envisage de repartir ! » « J’ai eu exactement le même problème. Cinq années au Canada. Retour en France. L’impression que mes expériences ne m’ont servi à rien. »

L’expatriation, un accélérateur de carrière ?

La mobilité internationale s’avère être une vraie opportunité pour les collaborateurs et pour les entreprises. Puissant levier de carrière, l’expatriation séduit toutes les générations et devient même un critère d’attractivité des talents. L’entreprise a tout intérêt aujourd’hui à offrir cette possibilité à ses collaborateurs, elle se doit d’aller au bout de la démarche en les accompagnant au début mais aussi lors de la réintégration.

Si le propos semble évident, il n’est en réalité que peu appliqué : selon une étude Brookfield, 82% d’expatriés interrogés ont confié que leur entreprise n’anticipait pas leur retour. Or l’expatriation est loin d’être anodine dans un parcours professionnel.

Vous avez changé pendant toutes ces années à l’étranger, et votre organisation, vos collègues et vos amis aussi. Si vous réintégrez votre entreprise, vous ne retrouverez pas systématiquement le même poste. Vous rentrez dans une organisation qui ne vous connaît plus, qui a été restructurée entre temps, qui vous a oublié parfois… Les expatriés sont encore parfois considérés comme des enfants gâtés qui ont pris de longues vacances, et on vous regarde comme si vous reveniez avec des tongs et une chemise à fleurs… Vous aviez pris l’habitude d’être visible, de représenter votre entreprise, de rencontrer des partenaires de pays et cultures multiples, de prendre des décisions en autonomie, de remettre en question les pratiques managériales ? Mais ça n’intéresse personne. Les chances sont grandes qu’on ne sache pas quoi faire de vous et de vos compétences acquises en poste au retour.

Si vous étiez en contrat local, il vous faudra chercher un nouvel emploi. Mais les recruteurs ne s’intéressent pas à votre parcours, d’ailleurs vos références sont en anglais et ils ne connaissent pas les entreprises dans lesquelles vous avez travaillé ni vos intitulés de postes.

Si vous n’avez pas travaillé à l’étranger, en tous cas pas de postes salariés, comment faire avec ce trou béant dans votre parcours ? Pour le conjoint, l’expatriation est une énorme prise de risques : perte d’emploi, de statut social, de repères, de réseaux, et difficulté de réinsertion professionnelle au retour. Bien sûr, vous avez développé des projets, des activités, parfois en bénévolat, en milieu associatif, dans d’autres formes de partenariat… Vous avez perdu en autonomie financière mais gagné en autonomie sociale, personnelle, et développé de nouvelles compétences interculturelles, d’organisation, d’adaptation. Le conjoint n’est pas uniquement « suiveur », il doit identifier ses compétences, ses envies et construire son propre projet à chaque transition, pour continuer à se développer, alors même que dans la quasi-totalité des pays à l’étranger, il n’aura pas eu la possibilité ou le droit de travailler et que cette parenthèse le/la (91% des conjoints suiveurs sont des femmes !) pénalisera au retour. Comment reprendre le fil de son ancienne carrière alors qu’on a tellement changé ? Est-ce que ce qu’on faisait avant a encore du sens ? Et comment retrouver un poste, se sentir légitime, valoriser ces années passées à l’étranger ?

Pour les enfants, s’adapter à un système scolaire si différent au retour peut être très déstabilisant. Comment intégrer un groupe quand tous les autres se connaissent depuis la maternelle ? Et comment quitter ses repères, ses amis, le pays dans lequel on a grandi alors que les seuls souvenirs qui nous rattachent à notre pays d’origine sont liés à quelques semaines de vacances ?

Et pour la famille… Ils sont tellement heureux ! Enfin, on va pouvoir se revoir, reprendre les déjeuners du dimanche, partager le quotidien… Mais nous avons changé, les expériences vécues par les uns et les autres sont différentes et impossibles à partager. On a parfois profité de cette période à l’international pour se débarrasser de tout ce qui nous encombrait, ce qui ne nous convenait plus, ne nous amusait plus, comment oser expliquer ça au retour ?

On renonce ? Sûrement pas

Pas question de se laisser prendre aux pièges du retour d’expatriation. Ne pas mettre la tête dans le sable et attendre que ça s’arrange… Ne pas rentrer en trainant des pieds, avec la crainte de retrouver le rythme de fou qu’on avait avant de partir, métro boulot dodo… Voir les bons côtés à rentrer chez soi.

C’est là l’enjeu du retour : réussir à faire le bilan de tout ce qu’on a laissé en partant, ce qu’on a découvert, construit, appris, et choisir, décider qui l’on veut être dans cette nouvelle étape. Ne pas revenir en arrière comme si c’était la seule voie, entre renoncement, frustration et culpabilité. Élaborer et s’approprier un nouveau récit à partager sur notre nouvelle identité. Redécouvrir son pays, redécouvrir ses proches, et leur permettre de nous redécouvrir aussi.

J’ai choisi d’aborder la repatriation à partir de trois préalables qui sous-tendent la plupart de mes parcours d’accompagnement :

→ Apprendre à lâcher, abandonner, ses croyances, ses peurs, l’idée de ne jamais retrouver le paradis perdu, tourner la page (ce qui ne veut pas dire oublier, mais plutôt intégrer son expatriation dans son parcours pour en faire autre chose)…

→ « Se » dire oui à soi et se relier à ses ressentis, intuitions, émotions

→ Ne pas attendre une « révélation » pour trouver sa nouvelle place, mais envisager que les possibilités soient multiples, complexes et complètes, accepter d’explorer, tester et ajuster à petits pas…

Ce livre est construit en trois chapitres, trois clés pour trois étapes afin de transformer votre expérience à l’international, vous en nourrir au retour, en faire un tremplin pour la suite…

Clé 1 : ASSUMER LA DECISION

La 1ère