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L’Hypnologie et son intégration dans le développement personnel, le coaching et la communication.
Depuis plus de vingt ans, la passion de Michel Villacorta est d’aider les gens qu’il croise à devenir une meilleure version d’eux-mêmes et de donner un nouveau sens à leur vie.
Ayant acquis une véritable expertise pratique dans le domaine de l’Hypnologie et de son intégration dans le développement personnel, le coaching et la communication, il est plébiscité dans les milieux professionnels, que ce soit dans le domaine du management sportif, artistique, ou dans celui des affaires, tant les résultats qu’il obtient sont rapides et efficaces.
À l’initiative de la création de l’Académie de Coaching Mental en Belgique et fondateur de l’Académie d’Hypnose Fondamentale à Barcelone, en Espagne, Michel Villacorta est considéré comme un expert dans la magie du changement en profondeur en adoptant une approche pragmatique des outils de l’hypnose, de la programmation neuro-linguistique (PNL) et du coaching, qui permettent d’engendrer des résultats rapides et durables tout en respectant des valeurs éthiques qui lui sont chères.
Dans ce livre de développement personnel, Michel Villacorta vous fournit des clés pour être une meilleure version de vous-même grâce à l'hypnose.
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Seitenzahl: 382
Veröffentlichungsjahr: 2020
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© La Boîte à Pandore
Paris
http ://www.laboiteapandore.fr
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ISBN : 978-2-39009-475-3 – EAN : 9782390094753
Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur.
Michel Villacorta
Coaching Mental
Chemin d’évolution personnelleà traversl’Art de l’Hypnose
Dédicace
Quand un auteur dédie son livre, il le fait en général à la personne qui a eu une grande influence sur sa vie. Cette dédicace n’échappe pas à la règle.
Une personne spéciale a influencé mon existence, faisant de moi celui que je suis aujourd’hui.
Sans elle, je n’aurais ni les valeurs que je porte ni les scrupules que je ressens vis-à-vis de mes semblables.
Sans elle, je n’aurais pas le magnifique patronyme dont je suis si fier et qui me permet d’exister en étant authentiquement moi-même.
Sans elle, je ne me sentirais pas relié à mes racines, à une culture, à une tradition, à une histoire et à un pays magnifique.
Cette personne est ma mère et je lui dédie ce livre.
À Francisca Villacorta, qu’elle repose en paix.
Remerciements
Un remerciement profond à tous ceux qui ont contribué à l’évolution de l’art du remodelage de l’esprit humain, permettant ainsi d’améliorer la vie de chacun.
Pendant de nombreuses années, la découverte de leur savoir à travers leurs écrits, les formations que j’ai reçues d’eux ou les échanges que j’ai pu avoir avec certains d’entre eux ont été une immense source d’inspiration. Leurs enseignements m’ont permis d’évoluer dans une pratique que d’aucuns qualifient de magique.
Merci à toute l’équipe d’encadrement de l’Académie de Coaching Mental, sans qui les formations ne seraient pas tout à fait ce qu’elles sont.
Merci aux stagiaires de toutes les promotions des formations de Praticien en Coaching Mental et d’Hypnose Fondamentale qui ont croisé ma route, m’ont permis de réaliser mon rêve et de créer la formation à l’origine de ce livre. Vous êtes des personnes formidables et pleines de ressources !
Un merci particulier à la plus difficile et la plus prestigieuse des formations : l’expérience humaine.
À Marie-Sylvie, qui m’a permis de découvrir que vivre sa vie, c’est comme peindre un tableau, et qu’il faut savoir ouvrir les yeux de son cœur pour manier les lignes et les couleurs.
Préface
Lorsque l’on a déjà parcouru un bon bout de chemin, essuyé de nombreuses tempêtes, affronté ses peurs, mais aussi aperçu quelques phares dans la brume et planté quelques balises, il arrive un moment où le besoin pressant se fait sentir de trouver un sens à tout cela et de laisser son empreinte. Non pour la seule et vaine satisfaction de paraître, de briller et de s’agiter, mais pour partager ce que l’on a appris, éprouvé, découvert, en toute humilité. En voici le fruit : ce livre.
« Je veux que vous tous, vous soyez en désaccord avec mes formulations, parce qu’elles me vont bien à moi, mais elles pourraient ne pas vous aller à vous.»
Milton Hyland Erickson
Précaution particulière
Chères lectrices, chers lecteurs,
Alors que vous tenez ce livre entre vos mains, peut-être pourriez-vous prendre un moment avant de commencer à le lire, pour vous poser la question suivante : un livre a-t-il le pouvoir d’activer des processus inconscients ?
Ce livre est un peu spécial. Il a été écrit par un auteur maîtrisant le langage avec l’inconscient et l’art de l’hypnose pour générer des changements chez le lecteur. C’est-à-dire : VOUS !
Pour que cela fonctionne, il n’est pas nécessaire que vous soyez d’accord avec toutes les idées développées par l’auteur, et vous pouvez le lire d’une traite ou à votre rythme. De toute façon, les résultats seront les mêmes.
Il est probable que ce livre vous donne la sensation d’aller dans tous les sens, de sauter d’un sujet à un autre, de faire des répétitions et des digressions. Certains sujets vous sembleront incomplets, ceci afin que vous puissiez continuer à vous poser des questions par vous-mêmes.
Peut-être que par moments, vous vous sentirez un peu confus pendant votre lecture et aussi parfois après… Soyez rassurés ! C’est normal et voulu par l’auteur.
En plus de fournir une information non dogmatique sur les sujets abordés, ce livre est conçu pour stimuler par l’écrit votre génie intérieur, afin que vous puissiez faire des expériences positives sous différentes formes dans différents contextes de votre vie, et vous questionner pour trouver vos propres réponses, afin d’améliorer votre réalité. Si vous faites l’expérience de cela, c’est que ce livre a fait son travail, vous le vôtre, et l’auteur le sien !
Bonne lecture !
« L’homme vit dans un monde subjectif de j’aime, je n’aime pas, cela me plaît, cela ne me plaît pas, j’ai envie, je n’ai pas envie, c’est-à-dire un monde fait de ce qu’il croit aimer ou ne pas aimer, désirer ou ne pas désirer. Il ne voit pas le monde réel. Le monde réel lui est caché par le mur de son imagination. »
Gurdjieff Georges Ivanovitch
Pourquoi ce livre ?
Avant-propos
« Un livre qui laisse le lecteur pareil à ce qu’il était avant de le lire est un livre raté1.»
Emil Cioran
Ce livre parle de coaching mental, d’hypnose, de communication et de l’expérience humaine.
Il a été écrit dans le but de communiquer une certaine vision de ces sujets, afin de proposer aux lecteurs d’avoir un autre regard sur leurs expériences vécues.
Il se compose de trois chapitres :
Le premier, « Découvrir le coaching mental », le second, « Comprendre le coaching mental », et le troisième, « Expérimenter le coaching mental ».
Tout au long de cette lecture, vous découvrirez des liens entre le coaching, les relations humaines et l’hypnose.
Le mot « art », si l’on se réfère au dictionnaire (Webster’s New World Dictionary), est la capacité de l’être humain à pouvoir créer des choses. Le potentiel créatif de l’homme est ce qui le distingue du monde de la nature, tandis que l’artisanat désigne une activité reposant sur un processus manuel à partir d’un savoir-faire acquis et développé. Je pense que la pratique du coaching mental avec l’hypnose combine ces deux idées. Il y a un processus créatif unique, dans l’instant, guidé par un savoir-faire acquis.
Le philosophe Jean-Paul Sartre rappelle que « chaque homme doit inventer son chemin2 ». Je pense l’avoir fait aussi. Je mentionne néanmoins quelques remarques à propos de mon parcours de formateur en coaching mental dont ce livre est la quintessence.
Il se pourrait que j’aie contribué à l’expansion des techniques de communication issues de l’hypnose et à leur diffusion à travers plus de vingt ans de recherche, de pratique, de formation et de novation, en développant et en appliquant le coaching mental à différents domaines comme le sport, le management, la thérapie ou l’enseignement.
Il se pourrait que le coaching mental ne suive pas la direction de certaines approches alternatives et ne soit pas pris au sérieux.
Il se pourrait que j’aie contribué à créer l’illusion que chacun peut devenir un praticien d’abord pour lui-même, puis pour les autres.
Il se pourrait que j’aie contribué à renforcer le désir de contrôle de ceux qui souhaitent s’approprier la pratique du coaching, de la programmation neuro-linguistique et de l’hypnose en confrontant leur ego.
Il se pourrait que je m’inscrive dans la lignée des promoteurs de formations et écrivains en recherche de vulgarisation, de reconnaissance et de légitimité.
Il se pourrait que mon enthousiasme à exprimer ma passion pour cet art en diminue sa valeur, et qu’on y perçoive la seule volonté de convaincre ou de vendre quelque chose.
Eh bien ! si tout cela est possible, je n’en suis pas entièrement responsable, car mon travail est une poussière dans l’univers de l’hypnose, de la PNL, du coaching. Pourtant, je dois admettre mon implication dans la contribution à l’avancée de l’art de l’hypnose, ceci à travers son application dans le coaching, car en liant les principes de la communication hypnotique et le coaching sous la dénomination « Coaching mental », j’ai amené cet art vers des territoires inconnus. Pour cela, il a fallu assimiler et synthétiser les différentes théories de la psychothérapie se trouvant à l’origine du coaching. Il en existe plus d’une centaine, chacune défendant sa propre vérité sur la manière dont les choses fonctionnent ou ne fonctionnent pas. Certaines sont appuyées par des arguments scientifiques, mais elles ramènent toutes aux mêmes principes fondamentaux dont la plupart se retrouvent dans ce livre.
Écrire à propos des principes de l’hypnose à travers une forme de coaching que j’ai développée il y a quelques années m’est apparu comme une évidence. J’ai découvert à travers ma pratique et mes recherches que derrière le mot « hypnose », on trouve la source de la vie.
L’hypnose est partie intégrante de ma vie et de la vie de chacun, ici ou ailleurs. Elle nous entoure et nous pénètre, nous relie et maintient la perception de notre réalité en un tout, unique, cohérent avec l’être que nous sommes.
Je ressens l’hypnose comme quelque chose de vivant avec tout ce que cela implique. Aller à la rencontre de soi-même permet de comprendre le monde. Cheminer à la découverte de ses nombreuses facettes permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, de nous éveiller, de devenir meilleurs et plus conscients de qui nous sommes vraiment, en nous permettant de regarder à l’intérieur de nous-mêmes. Son véritable apprentissage peut être considéré comme un chemin initiatique sur lequel la rencontre et la séparation font partie de l’aventure.
J’ai eu la chance de former à ce jour plus d’un millier de stagiaires qui ont intégré, dans leur pratique professionnelle, cet outil magnifique qu’est l’art de la communication avec l’inconscient, tout en s’éveillant à une autre dimension d’eux-mêmes.
Cet art est le noyau central, le fil conducteur, le point d’intersection et le point commun entre le coaching mental, la Programmation Neurolinguistique, l’hypnose fondamentale conversationnelle ou ericksonienne. L’une des particularités de l’hypnose repose précisément sur son extraordinaire capacité à combiner tous ces domaines. Je suis arrivé à la conclusion que l’on retrouve l’hypnose dans tout et que tout est hypnose, et je pourrais également formuler les choses autrement : tout est hypnose, y compris l’hypnose.
Une sagesse ancestrale enseigne que toute communication commence avec l’intention, et que l’intention dirige la communication. Comme vous allez en faire l’expérience à travers ces pages, ce livre est guidé par l’intention de transmettre et de partager une expérience.
Je crois que ce moment est aujourd’hui arrivé. Après tout, il y a déjà bien longtemps que j’anime des formations de coaching mental et d’hypnose et que je dispense mon enseignement au travers de conférences et de séminaires qui renvoient un écho enthousiaste. C’est évidemment une intense satisfaction de savoir que l’on a pu influer favorablement sur la vie de milliers de personnes. Je pourrais tout à fait me contenter de continuer sur cette voie. Mais j’ai un rêve. Un rêve qui prend la forme d’un nouveau défi, immense et stimulant. Ce rêve est de transmettre l’expérience de ma pratique à un plus large public à travers l’écrit, en leur offrant un chemin possible qui leur permettra, s’ils le désirent vraiment, de transformer à leur tour leur quotidien. Une transformation qui ne peut se faire qu’en développant une autre conscience de la réalité.
Mais — et nous aurons l’occasion d’y revenir à de nombreuses reprises dans les pages de cet ouvrage — un rêve ne se transforme en objectif qu’après un processus de maturation qui est propre à chacun. Personne n’échappe à cette règle, et le formateur, le coach mental que je suis, pas plus qu’un autre. Le hasard des rencontres, les obstacles que la vie sème sur notre parcours, les doutes nécessaires constituent autant de raisons de se mettre en marche, de se poser les bonnes questions et d’y répondre par des actions concrètes.
L’écriture d’un livre rassemblant plus de vingt ans de pratique et de connaissances est une entreprise extrêmement difficile. J’ai pu le mesurer au cours de ces dernières années. « Cent fois sur le métier… » Vous connaissez l’adage, et je crois en avoir éprouvé la justesse.
Mon travail de formateur, de conférencier — l’essence même de ma pratique — repose sur la communication orale. La parole est mon outil de travail privilégié, le vecteur qui transporte et transmet mon enseignement. Le passage à l’écrit s’avère redoutable. Les repères acquis au cours de ces nombreuses années de pratique orale se brouillent soudain, quand ils ne deviennent pas inopérants. Ce qui est évident par la parole et par le geste nécessite d’être reformulé lors de la transposition à l’écrit. L’exercice est difficile, périlleux, frustrant parfois, et il requiert une rigueur de tous les instants.
Mais la rigueur ne suffit pas. Il faut aussi trouver le juste équilibre entre humilité et détermination quand il s’agit d’affronter les éternels questionnements qui surgissent inévitablement dans les périodes de doute : qui suis-je, après tout, pour prétendre réécrire des mots, des notions, des concepts que d’autres — parfois leurs propres créateurs — ont énoncés avant moi ? Qu’ai-je à dire de plus, à défaut de mieux ? Comment puis-je apporter à cette discipline passionnante ma touche personnelle, cette « différence qui fait la différence », comme le formulait plaisamment l’un de mes formateurs ?
J’ai pourtant franchi le pas. Peut-être parce que je sais aujourd’hui que nul n’est « parfaitement parfait » et que, bien que je sois perfectionniste et que mes exigences me poussent à tendre vers l’excellence, j’ai acquis suffisamment de maturité pour admettre et accepter que je ne puisse pas plaire à tout le monde, et qu’essayer de le faire risque de me déplaire à moi-même. Dès lors, je me suis accordé la permission d’être « parfaitement imparfait » en écrivant cet ouvrage. J’ai voulu tenter d’y mettre, en mon âme et conscience, à la fois ce que je suis, bien sûr, mais aussi mon interprétation personnelle des modèles que des précurseurs, expérimentateurs et praticiens de renom ont publiés avant moi, en acceptant le principe que tout livre était fait d’autres livres, et que celui-ci n’échapperait pas à la règle, et avec cette croyance que lorsque l’on fait les choses de manière authentique, on est tout simplement légitime, à condition que cela ne fasse de tort à personne.
Parfois, comme celui qui ne sait que se servir d’un marteau voit des clous partout, j’ai tendance à tout ramener à cet incroyable processus de l’esprit humain, l’hypnose, capable de créer une réalité à partir d’une illusion… à moins que cela ne soit l’inverse. Je me suis formé à un grand nombre d’approches pour accompagner les personnes dans le changement, et je suis arrivé à la conclusion suivante : tout peut fonctionner, à condition que les coachs aient la croyance de l’histoire qu’ils (se) racontent, parce que l’art de la maîtrise de l’hypnose est la capacité à faire entrer une autre personne dans une histoire qui va devenir une réalité génératrice de changement.
Quelqu’un m’a dit un jour : « Un homme ne devient ce qu’il est que par l’histoire qu’il se raconte à propos de lui-même. » Prenez le temps d’y réfléchir, et vous constaterez à quel point cette réflexion, en apparence toute simple, est riche de sens. Permettez-moi donc de m’arrêter un instant pour vous raconter un petit bout de mon histoire…
1. CIORAN E., Entretiens, Paris, Éditions Gallimard, 1995.
2. SARTRE J.-P., Les Mouches, Éditions Gallimard, 1943.
Aladin et moi
À la recherche du Génie de la lampe
Lorsque je n’étais encore qu’un petit garçon, ma mère m’offrit l’histoire d’Aladin et la lampe merveilleuse. C’était un livre bon marché, comme on en trouve dans les grandes surfaces, qui était accompagné d’une véritable « lampe magique », dont le plastique doré était capable de susciter la convoitise des enfants et de stimuler leur imagination. Et d’ailleurs, à peine avais-je reçu ce cadeau que je me mis à la frotter de toutes mes forces. J’espérais obtenir tous les jouets dont je rêvais — que la lampe ne pouvait manquer de renfermer — et que mes efforts allaient finir par faire surgir.
N’obtenant pas l’effet escompté, je ne désarmais pas, multipliant les expériences et les tentatives. J’étais persuadé qu’il existait forcément un moyen d’y parvenir, il suffisait que je trouve le mode d’emploi.
Laissez-moi vous raconter cette histoire3 qui a bercé mon enfance, impressionné le petit garçon que j’étais, forgé l’homme que je suis devenu, et qui est à l’origine de ma rencontre avec l’hypnose et du livre que vous tenez entre vos mains.
Aladin
Il était une fois, dans un lointain pays du côté du soleil levant, une veuve qui avait un fils du nom d’Aladin. Ils étaient très pauvres, et pendant que sa mère s’éreintait au travail, Aladin passait son temps à vagabonder avec les enfants de son âge. Un après-midi, alors qu’il jouait avec ses amis sur la place du village, un mystérieux étranger s’approcha de lui. L’homme était richement vêtu ; il portait un turban orné d’émeraudes et de saphirs, et sa petite barbe noire faisait ressortir l’étrange éclat de ses yeux plus sombres que le charbon.
—N’es-tu pas Aladin, le fils de Mustapha le tailleur ? dit l’homme.
—Oui, monsieur, c’est bien moi, répondit Aladin.
—Dis-moi, mon garçon, aimerais-tu gagner beaucoup d’argent ? Cent roupies ?
—Oh oui, monsieur ! Je ferais n’importe quoi pour rapporter autant d’argent à ma mère !
—Alors, écoute, Aladin, il te suffira de passer par une trappe trop petite pour moi et de me rapporter une vieille lampe.
Aladin suivit donc l’homme à la barbe noire jusqu’à un endroit très éloigné du village. Là, ils soulevèrent une lourde pierre, et le garçon svelte et agile se faufila sans peine par l’étroite ouverture. Quelques marches s’enfonçaient dans le sol. L’homme retira l’anneau qu’il portait au doigt et le tendit à Aladin :
—Mets cet anneau à ton doigt, il te protégera du danger.
Au bas des marches, Aladin découvrit une grande caverne. Elle était remplie de coffres, de jarres en or qui débordaient de bijoux, d’arbres croulant sous le poids de fruits en pierres précieuses, de grandes coupes pleines de diamants et de perles de nacre. Un trésor immense ! Aladin n’en croyait pas ses yeux, mais il fut soudain tiré de sa stupeur par la voix de l’homme qui criait:
—La lampe, Aladin, la lampe, apporte-moi la lampe !
Le garçon regarda tout autour de lui et finit par apercevoir une vieille lampe à huile posée sur un coffre. Elle semblait bien terne au milieu de toutes ces richesses. Pourquoi l’étranger voulait-il cette lampe sans valeur, alors que la caverne renfermait un immense trésor ? C’était sans doute un magicien... Vaguement inquiet, Aladin prit la lampe et remonta lentement vers la surface.
—Vas-tu te dépêcher ? Donne-moi la lampe !
—Aidez-moi à sortir, répondit Aladin.
—Donne-moi la lampe d’abord ! hurla l’étranger.
Méfiant, Aladin mit la lampe dans sa poche et redescendit les marches sans répondre.
—Eh bien ! puisque tu t’y plais tant, reste ici pour l’éternité ! lui cria l’homme.
Et de rage, il fit rouler la lourde pierre sur l’étroite ouverture. Prisonnier, seul dans le noir, Aladin se tordait les mains de chagrin et de désespoir. C’est alors que l’anneau qu’il portait au doigt se mit à briller. Une imposante créature apparut bientôt, avec des yeux comme des flammes. Elle était plus grande qu’un géant. Sa voix fit trembler la caverne:
—Je suis le Génie de l’anneau. Parle et j’obéirai !
—Je… je veux rentrer chez moi, murmura Aladin, apeuré.
Aussitôt, il se retrouva auprès de sa mère, à qui il raconta son étrange aventure. Comme elle refusait de le croire, le garçon lui donna la vieille lampe. Alors, tout en l’écoutant, elle commença à astiquer la lampe pour lui donner un peu d’éclat, pensant la vendre au marché. Mais quand elle eut frotté trois fois le métal, un autre Génie encore plus effrayant que celui de l’anneau, jaillit au milieu d’une épaisse fumée.
—Je suis le Génie de la lampe, tonna-t-il. Parle et j’obéirai !
À partir de ce jour, Aladin et sa mère ne manquèrent plus de rien. Quels que fussent leurs désirs, le Génie les exauçait sur-le-champ. Ils devinrent même les personnes les plus riches et les plus généreuses de la région.
Toutes les histoires racontées et la manière dont elles le sont influencent notre inconscient à travers notre imagination. C’est d’ailleurs une des clés du succès dans un processus de coaching mental.
L’histoire d’Aladin est fondée sur le thème de l’ascension sociale. Rien ne prédisposait ce garçon à réussir ainsi. Ce fut juste une question de chance, de rencontre, de volonté, de débrouillardise, de ressources personnelles. Tout est possible pour chacun de nous, à condition de s’en donner les moyens et de savoir que l’on en a les moyens.
« Trouver le mode d’emploi pour réaliser sesrêves. »
Je crois que je sus alors — sans pouvoir le formuler — que telle était ma vocation. Bien sûr, le chemin pour y parvenir a été semé d’embûches, de rencontres et d’apprentissages qui me permirent de tester ma motivation.
Je me suis souvent demandé si j’étais sur le bonchemin, et c’est une citation de Carlos Castaneda, telle une boussole, qui m’a permis de continuer ma route.
« Comment reconnaître un chemin qui n’a pas de sens ? Un tel chemin, si tu le prends, te fait maudire ta propre vie. »4
Je n’ai jamais eu à maudire ma vie, même si certaines périodes auraient pu me donner d’excellentes raisons de le faire.
Le besoin profond de trouver le mode d’emploi pour faire apparaître un Génie ne m’a jamais quitté. Il a même grandi au fil des années, jusqu’au jour où j’ai découvert l’hypnose, véritable moyen pour communiquer avec le Génie à l’intérieur de chacun de nous.
Plus tard, j’ai appris à comprendre son langage grâce à ma découverte de la Programmation Neurolinguistique, et j’ai appris à savoir me questionner pour mieux comprendre mes besoins réels.
Peut-être savez-vous déjà que les Génies sont difficiles à comprendre et qu’il n’est pas facile de communiquer avec eux ! Apprendre à communiquer avec mon Génie intérieur et savoir comment le faire dans une démarche d’évolution et d’amélioration personnelle a été le moyen de me réaliser.
Ensuite, j’ai appris à d’autres comment faire.
Je constate que la plupart des personnes recherchent ce mode d’emploi qui, tel un manuel de bricolage composé de techniques précises et simples, ne nécessite pas un trop grand nombre d’outils et ne coûte pas trop cher.
Je vais vous communiquer les éléments qui vous permettront de créer votre propre mode d’emploi et de devenir ainsi le créateur de vos changements. Un créateur est quelqu’un d’inventif, d’ingénieux (qu’on peut lire comme inGénieux), de fécond, qui ajuste ses méthodes en accord avec les circonstances et les éléments à sa disposition.
À la lecture de ce livre, je vous invite à devenir créatifs pour dépasser l’idée d’une formule magique que l’on se transmettrait entre initiés. Au risque de vous décevoir, je dois vous avouer qu’il n’y en a tout simplement pas.
Pourtant, il y a bien un principe fondamental permettant de tout faire avec l’esprit humain. Le découvrir pour ensuite le comprendre et l’appliquer distingue le professionnel de l’amateur dans l’art d’accompagner une personne à travers un processus de changement et d’évolution personnelle.
Après des années de quête, je commence à lever le voile sur ce principe fondamental. Il est caché dans le livre que vous tenez entre vos mains, il est caché dans les formations que j’anime. Il ne peut être perçu que si vous le découvrez par vous-mêmes.
À vous donc de le trouver et de le garder comme le plus précieux des trésors permettant d’illuminer votre vie et celle des autres. Devenez le créateur de votre équilibre et de votre bonheur !
***
Pour vous aider à voyager dans mon manuel et vous approprier ma pensée, je placerai, ici et là, quelques textes métaphoriques. Lisez-les avec votre Génie ! Et en voici un premier que j’aimerais vous raconter et qui pourra vous être utile pour faire un pas de plus vers le changement.
Un matin, le Bouddha était en compagnie de ses disciples quand un homme s’approcha.
—Dieu existe-t-il ? demanda-t-il.
—Il existe, répondit le Bouddha.
Après le déjeuner, un autre homme s’approcha.
—Dieu existe-t-il ? demanda-t-il.
—Non, il n’existe pas, répondit le Bouddha.
À la fin de l’après-midi, un troisième homme posa la même question.
—Dieu existe-t-il ?
—C’est à toi de décider, répondit le Bouddha.
Dès que l’homme fut parti, un disciple s’exclama, révolté :
—Maître, c’est absurde ! Pourquoi donnez-vous des réponses différentes à la même question ?
—Parce que ce sont des personnes différentes, chacune parviendra à Dieu par sa propre voie. Le premier me croira. Le second fera tout ce qu’il peut pour prouver que j’ai tort. Le troisième ne croira qu’à ce qu’il choisira lui-même.
3. Extrait des Contes des Mille et Une Nuits
4. Citation de Carlos Castenada.
« De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. »
Paul Watzlawick
Chapitre un : Découvrir le coaching mental
«Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »
Jean Monnet
De l’origine du coaching au coaching mental
Le terme « coach » vient du vieil anglais « coche » qui signifiait « un wagon ou une voiture ». Un « coach » est littéralement un véhicule qui transporte une personne ou un groupe de personnes d’un lieu de départ à un endroit désiré. Le coaching, au sens général, consiste à conduire une personne d’un état insatisfaisant vécu dans le présent vers un état satisfaisant désiré qui sera vécu dans le futur.
Le coaching est, en général, un processus qui aide les individus et les équipes à fonctionner au mieux de leurs capacités, en se focalisant principalement sur la réalisation de performances comportementales. On parlera de coach vocal, sportif ou financier qui donne des conseils sur la manière de s’améliorer ou de faire autrement dans ces situations spécifiques.
Le principe du coaching consiste à faire émerger les forces des individus, à les aider à contourner leurs obstacles et à franchir leurs limites personnelles pour exprimer le meilleur d’eux-mêmes, et à leur permettre un fonctionnement plus efficace en tant que membres d’une équipe ou de toute autre structure composée d’individus.
Les méthodes de coaching sont plus orientées sur l’obtention d’un résultat que sur la résolution de problèmes. Elles sont fortement focalisées sur les solutions, favorisant le développement de nouvelles stratégies de pensées et d’actions, par opposition à la tentative de résolution de problèmes et de conflits du passé. La résolution des problèmes — ou le changement réparateur — est plus associée à la thérapie.
Depuis les années quatre-vingt, la notion de coaching a fortement évolué et a pris une signification plus large, en permettant d’accompagner des personnes sur des questions existentielles, identitaires et spirituelles.
S’inscrivant dans le processus de l’évolution du coaching, le coaching mental cherche à générer des transformations qui impliquent l’évolution personnelle des individus au plan identitaire, à travers l’émergence d’un niveau de conscience capable de générer des résultats tout à fait concrets. Pour cela, le coaching mental aura pour effet de modifier la manière dont une personne perçoit les choses, pour ensuite lui permettre de développer d’autres manières d’agir plus adaptées à ses besoins. Tout comme le coaching classique, le coaching mental est orienté « futur » et « solutions », partant d’un état présent où la personne expérimente une limitation pour aller vers un état désiré où cette limite est dépassée à travers l’émergence de solutions personnelles.
L’accent sera mis sur le renforcement de l’identité et des valeurs en lien avec les capacités émergentes, et sur le recadrage du sens des expériences permettant de percevoir, sous un autre angle, la ou les réalité(s) vécue(s).
Pour pratiquer cette forme d’accompagnement, le coach mental utilise un ensemble de modèles, de concepts et de techniques issus de différentes méthodes et permettant d’atteindre son objectif. J’ai choisi certains de ces modèles pour les développer ici, parce qu’ils me semblent les plus utiles, intéressants, remarquables.
Les apports de la théorie des niveaux de changement de Palo Alto pour expliquer les niveaux d’intervention du coaching mental
Avant de parler du changement, il est important d’expliquer que nous vivons notre vie entourés d’individus et dans un système dont nous faisons partie, ce qui signifie que le changement de l’un peut affecter l’autre.
En effet, les processus de changement dans les systèmes concernent tant les individus que les groupes auxquels ils appartiennent. Cela peut paraître évident qu’un groupe de personnes, une organisation (famille, entreprise, association...) soient des « systèmes ». Il peut paraître moins évident qu’un individu soit régi comme un groupe, mais en réalité chaque individu dispose d’un « appareil intrapsychique » qui est un système à part entière. Ce système est éminemment complexe et répond à différentes règles, dont la plupart sont développées tout au long de ce livre.
Point clé : l’individu est un système autant qu’il est un sous-système d’un autre système, et tous les systèmes s’influencent mutuellement.
Il existe deux dimensions au changement ; l’une est superficielle, et l’autre, plus profonde.
Le courant de pensée de l’École de Palo Alto5 a fait des apports majeurs sur la compréhension des processus de changement. Il est à l’origine du constructivisme6 et de l’approche en psychologie dite systémique7 qui a permis la création des thérapies brèves et de la thérapie familiale. C’est Gregory Bateson qui va mettre en lumière ces deux niveaux de changement qui vont être développés plus loin.
Les changements de niveau 1 : l’homéostasie
Tout système cherche à maintenir son équilibre et son existence face aux pressions internes ou externes auxquelles il est soumis. Pour s’adapter tout en maintenant cet équilibre, le système va mettre en place des modifications minimes qui ne remettent pas en question les fondements de l’existant ni son fonctionnement. On parle d’homéostasie pour décrire ce processus d’ajustements multiples et subtils permettant la régulation et la survie, tant sur le plan physiologique que sur le plan psychologique.
Comment continuer à exister quand tout change autour de nous ?
Ces mécanismes de changements minimes ont leurs limites dans la mesure où les ajustements ne suffisent plus quand le système n’est plus adapté à son environnement. En termes psychiques, les conséquences se manifestent par de la rigidité, du repli sur soi, de la résistance au changement, avec le risque de disparition du système qui peut se faire dans la souffrance.
Voici un exemple sous forme de métaphore, emprunté à Paul Watzlawick8, pour illustrer les deux types de changement.
Le changement de niveau 1, où l’homéostasie est conservée, est un peu comme l’accélérateur de la voiture qui permet d’aller plus vite tout en conservant le même régime, alors que le changement de niveau 2 correspond à une intervention sur le levier de vitesses qui, modifiant alors le régime de la voiture, la fera passer à un niveau supérieur de puissance.
Si l’on reste au niveau 1 en accélérant, il arrivera un moment où la voiture calera ou cassera. Le changement de niveau 2 correspond à une intervention du coach et du client coaché sur le levier de vitesses, permettant à la voiture de passer à un niveau supérieur de puissance, de capacité, de résultats.
Les changements de niveau 2 : l’évolution
Le changement de niveau 2 signifie un changement en profondeur du système lui-même. Les valeurs, les croyances, la vision du monde, les normes, les règles, le cadre interne, la structure seront modifiés. On parle de changement de paradigme, au sens où il y a un changement de perception de la réalité. Cela arrive lorsque notre vécu — l’ensemble de nos expériences qui ont forgé nos croyances et fondé nos valeurs — se trouve en décalage avec la réalité externe. Ce qui nous permettait de donner du sens jusque là ne fonctionne plus. Cette perte de repères est perturbante, et elle nécessite un réajustement pour comprendre et appréhender notre environnement avec un nouveau regard. Bien souvent, la personne ou le système passe par une étape de chaos, de confusion, de déstructuration nécessaire avant la réorganisation du nouveau système ou paradigme. Les systèmes dont la personne fait partie seront également sujets à des transformations.
Point clé: c’est au niveau 2 que le coaching mental va amener la personne à tenir ses promesses de changements profonds.
Les apports de Carl Rogers dans la pratique du coaching mental
« Le seul savoir qui influence vraiment le comportement, c’est celui qu’on a découvert et qu’on s’est approprié soi-même. »
Carl Rogers
L’apport de Carl Rogers9 (1902-1987), une des grandes figures de la psychologie humaniste, a fortement influencé différentes approches thérapeutiques, dont l’hypnose ericksonienne. Bien évidemment, la pratique du coaching mental n’échappe pas à cette influence.
Le coach mental utilise les outils d’écoute et de communication adaptés. Il va accompagner et guider la personne dans son monde intérieur, pour lui permettre de trouver ses propres solutions et développer son autonomie. Basé sur les approches de Carl Rogers10, un entretien de coaching mental suppose :
Une écoute congruente:
L’écoute congruente est basée sur l’empathie, le ressenti, avec l’utilisation du feedback, de la reformulation, du recadrage de sens, de la synthèse et d’un questionnement ouvert (tous ces termes seront développés et expliqués tout au long de cet ouvrage). Le coach mental devient, ainsi, un miroir. Cela suppose pertinence, disponibilité et authenticité. La congruence demande de la part du coach d’être attentif à son propre ressenti et à ses projections. Il doit être capable de faire attention à communiquer correctement et au bon moment ses besoins, ce qu’il ressent, dans le respect des besoins de l’autre.
Un entretien centré sur le sujet :
Pendant la séance, le coach mental va entrer dans l’univers affectif, émotionnel, psychologique de son client. Il saura (ou doit) être en mesure de ne pas se laisser déborder par cet univers « autre », et il saura (ou devra) garder un contrôle sur le processus qui se développe. L’intérêt du coach reste centré sur le sujet et non sur le problème. Il s’interroge sur les grilles de lecture propres au sujet, avec une attention portée au verbal, au non verbal et au paraverbal.
Un cadre éthologique dans la relation:
L’éthologie humaine est l’étude du comportement humain dans son milieu d’origine. Pour le coach mental, cette notion est centrale, car elle lui permet d’adopter une posture d’observateur dénuée de tout jugement moral, éthique ou intellectuel sur son client.
Le coach ne juge pas, ne condamne pas et ne fait aucune projection de ses propres perceptions sur ce que son client lui présente. Il est attentif aux comportements et aux attitudes de son client vis-à-vis de lui-même. Cela suppose d’accepter l’autre dans une attitude positive de confiance, qui génère un sentiment de protection et d’acceptation.
Le coach valide ce qui est exprimé. Le coach offre des permissions. Le coach met en évidence des choix et des possibilités pour son client et le valorise. C’est ainsi que le client pourra développer les ressources nécessaires pour s’autoriser à cheminer vers son changement et à l’intégrer dans sa perception d’une réalité vécue ou d’un comportement plus en adéquation avec ses besoins.
Suis-je un patient ou un client pour mon coach ?
Avant de commencer une séance, j’invite toujours mes clients à être patients lors de nos rencontres.
Dans le cadre du coaching mental, tout comme dans le coaching, nous appelons les personnes qui viennent nous consulter « nos clients ».
En voici la raison : le mot patient provient du latin patior qui signifie « souffrir ». Étant donné que la personne qui vient consulter un psychologue ou un psychiatre est quelqu’un qui souffre émotionnellement et veut être aidé, il est approprié qu’il soit appelé « patient ». Patior signifie également « éprouver », « attendre ». Comme le processus thérapeutique consiste à éprouver certaines situations internes et à attendre que les changements aient lieu, le mot « patient » ne pourrait être plus adapté. En effet, le patient attend que son thérapeute lui dise comment guérir et soulager sa souffrance.
Dans le cadre du coaching, et du coaching mental en particulier, le coach ne va pas dire à la personne comment soulager sa souffrance, mais il va l’aider à trouver en elle ses propres ressources lui permettant d’accéder à des solutions. Le coaching s’adresse en général à des personnes au raisonnement non altéré et cherchant à être accompagnées dans une démarche de développement personnel. Parfois, des éléments en lien avec une souffrance psychologique peuvent resurgir et freiner le développement souhaité.
Ce cadre de travail et cette vision de l’accompagnement d’une personne font que nous appelons nos patients des clients.
Il serait cependant très réducteur de ne voir dans cette demande de service qu’une seule transaction commerciale. Dans tous les cas de figure, la notion de client implique une relation dans laquelle un professionnel s’engage à délivrer une prestation professionnelle à partir de ses compétences acquises au travers de son expérience et de sa formation. Il désigne aussi, toujours, une personne (coach ou coaché) en relation avec une autre (coach ou coaché) dans une série de transactions de communication, où des récepteurs et des émetteurs permutent leur rôle à des moments différents (cette notion sera clarifiée tout au long du livre).
Nous utiliserons, dans le présent ouvrage, le terme « client » pour désigner la personne qui vient consulter un coach, et ce, même si un grand nombre de psychologues et médecins formés au coaching mental utilisent encore le terme « patient » dans leur pratique. On admet que cela doit tenir de leur habitude d’appeler leur patientèle « patients ».
Le coaching mental, un outil complexe et complet
Il est important de faire la différence entre le coaching mental, qui définit une philosophie de pratiques et de concepts (développés dans ce livre), et les techniques puisées dans une boîte à outils, qui englobent des modèles venant de différents courants tels que : la Programmation Neurolinguistique (PNL), les approches de l’hypnose, l’analyse transactionnelle, la systémique, la psychanalyse, la psychologie évolutive et comportementale, les neurosciences, la psychothérapie brève, etc.
Avant d’aborder cet arsenal d’outils, voyons à quoi peut servir le coaching mental.
Pour la personne qui vient consulter et en fonction du champ d’intervention du praticien, il a démontré une efficacité étonnante en contribuant à :
–Diminuer son niveau de stress ;
–Se libérer d’une angoisse, d’une anxiété ou d’une panique ;
–Surmonter ses peurs et phobies de toutes sortes ;
–Augmenter sa confiance en soi et sa détermination ;
–Vaincre sa timidité, son trac, sa peur de parler en public ;
–Se préparer à vivre un évènement anxiogène ;
–Soulager une souffrance morale et existentielle ;
–Améliorer l’affirmation de soi ;
–Se libérer d’habitudes indésirables ;
–Gérer les stress post-traumatiques ;
–Reprogrammer ses croyances limitantes ;
–Reprogrammer ses conditionnements négatifs ;
–Améliorer la qualité de son sommeil ;
–Vaincre ses dépendances ;
–Apprendre à gérer ses problèmes de poids et ses troubles de
–comportement alimentaire ;
–Changer la perception d’une expérience ;
–Mettre du sens dans la vie ;
–Trouver sa voie ;
–Faire le deuil d’une relation, d’une personne, d’une période de sa vie ;
–Faire la paix avec soi-même et les autres.
Le coaching mental va permettre un travail remarquablement efficace dans les domaines de :
–L’adaptation rapide à un changement ;
–La modification d’un comportement ;
–Le développement de ses compétences ;
–Le dépassement d’une limitation ;
–Le changement de perception d’une situation ;
–L’amélioration de sa relation avec soi-même ;
–L’amélioration de sa communication avec les autres ;
–Etc.
Point clé: pour résumer, on pourrait dire que le coaching mental permet au client de résoudre un certain nombre d’éléments gênants dans sa vie pour gagner en sentiment de complétude.
Le coaching est un art complexe qui, combiné avec d’autres techniques, dont l’hypnose, offre de véritables résultats, positifs, satisfaisants, épanouissants. L’effet est aussi bénéfique pour les coachs que pour ceux qui viennent avec un problème et repartent avec une solution, la solution, leur solution.
Lors de mes formations, la largeur du champ d’application du coaching suscite souvent l’étonnement — voire l’incrédulité — des psychologues et des thérapeutes, mais ce qui les surprend le plus est l’usage d’outils venus de tant de courants différents. Le cloisonnement des différentes pratiques des métiers de l’accompagnement est si profondément ancré dans le monde professionnel que, souvent, ils se cantonnent à leurs courants de pensée et à la pratique qui l’accompagne. On me demande d’ailleurs souvent si j’ai rencontré de la résistance de la part du milieu thérapeutique de la santé vis-à-vis de mon approche du coaching mental.
En réalité, c’est le contraire. La plupart des psychologues et des thérapeutes que j’ai formés sont enthousiastes à l’idée de découvrir de nouvelles techniques, d’autant qu’ils sont parfois frustrés des méthodologies d’accompagnement qu’ils ont reçues dans leur formation. Certains, qui depuis des années avaient leurs habitudes de travail, ont commencé à utiliser les outils d’exploration et d’intervention que propose le coaching mental, modifiant ainsi la dynamique de leurs séances11.
Au travers de leurs expérimentations des techniques et de ce qu’ils en disent, nous arrivons à tomber d’accord sur l’idée qu’un bon psychologue doit pouvoir être un bon coach et qu’un bon coach doit être capable d’être psychologue.
Quelles sont les composantes principales du coaching mental ?
Le coaching mental puise ses techniques dans une boîte à outils universelle composée de plusieurs techniques. Parmi les plus prégnantes, nous pouvons citer :
La Programmation Neurolinguistique ou PNL. Elle permet de comprendre comment nous faisons ce que nous faisons et, ainsi, de créer de nouveaux schémas de comportements.
Le décodage de la communication verbale et non verbale, qui renseigne le coach sur la cohérence entre le langage conscient et inconscient de la personne qui vient le consulter.
L’hypnose ericksonienne du nom de son inventeur, Milton Erickson. Elle permet de se connecter aux ressources internes et de travailler avec les structures inconscientes de la personne. L’objectif est de contourner les interférences pouvant intervenir dans un processus d’objectif de changement.
La communication hypnogène, qui permet de faire décrocher la personne de sa réalité consciente, pour la faire entrer dans son monde inconscient tout en restant bien éveillée. C’est une approche qui utilise les éléments de la communication, issue de l’hypnose ericksonienne, très riche en langage métaphorique et qui développe une réceptivité maximale de la personne au cours de la séance de coaching. C’est ici, notamment, que le langage métaphorique prend toute son importance.
Étant une approche axée sur les processus mentaux qui agissent sur nos comportements, nos émotions, nos choix, nos états internes et nos manières d’être, le coaching mental s’appuie sur un panel de méthodes existantes — appartenant à différents courants ou pratiques — qui, combinées les unes aux autres, deviennent la boîte à outils universelle de cette nouvelle technique — qui comprend toutes les autres.
Point clé : le mental est le facteur de la performance humaine, qui permet à l’individu d’atteindre son but, d’optimiser sa réussite, de se dépasser, d’accélérer le changement et surtout d’y accéder.
Le coaching mental tient sa force dans sa capacité d’intervenir à un niveau profond grâce aux outils permettant de communiquer avec l’inconscient. Il permet aux personnes de se connecter à elles-mêmes, en accédant à leur inconscient. Lorsque les techniques classiques, qui travaillent uniquement les structures de surface, ne fonctionnent pas ou plus, lorsqu’elles sont trop fastidieuses, douloureuses, voire contreproductives, le coaching mental peut amener de nouvelles solutions insoupçonnées, rapides et efficaces.
Quelle méthode choisir ?
De toute évidence, parmi toutes les méthodes qui existent pour coacher une personne, on choisira celle qui apparaît la plus efficace. Quelle que soit l’approche utilisée, un coaching doit être adapté à la demande du client ainsi qu’à la situation. De ce fait, les séances seront aussi diverses que le sont les clients. Toutes les techniques peuvent être utilisées, à condition qu’elles conviennent à la personne et qu’elles soient adaptées pour générer des solutions. Il appartiendra donc au coach mental de développer son savoir-être et son savoir-faire, pour déterminer quelle est la juste technique à utiliser pour obtenir le résultat souhaité.
À propos de la Programmation Neurolinguistique
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Un (très) bref rappel historique
La Programmation Neurolinguistique ou, comme certains l’appellent, « la psychologie du succès » a vu le jour, en 1974, à l’université de Santa Cruz aux États-Unis. Elle s’inscrit dans la lignée de l’École de Palo Alto, un courant passionné par la communication humaine qui a étudié et développé, dans le cadre du Mental Research Institute (MRI), de nouvelles techniques de psychothérapie. Parmi celles-ci figurent notamment la thérapie brève — qui s’intéresse aux manifestations présentes d’un problème et aide le sujet à découvrir et utiliser ses ressources personnelles pour le résoudre — et le développement personnel, qui se définit comme un processus visant au plein accomplissement de toutes les capacités d’un individu dans tous les domaines de la vie.
Les fondateurs de la PNL sont John Grinder, un linguiste diplômé en psychologie, et Richard Bandler qui, après avoir étudié les mathématiques et l’informatique, préparait un doctorat de psychologie. Les deux hommes se sont rencontrés, en 1973, à l’université de Santa Cruz.
C’est dans le cadre d’un travail de groupe en psychothérapie qu’ils vont décider d’unir leurs compétences respectives. John Grinder, Richard Bandler et leur équipe de chercheurs vont notamment s’attacher à étudier en détail la pratique et les modèles linguistiques de trois psychothérapeutes parmi les plus habiles de leur époque : Virginia Satir, thérapeute familiale, Fritz Perls, créateur de la Gestalt-thérapie12, et Milton Erickson, psychiatre et hypnothérapeute qui a donné son nom à une technique d’hypnose (dont nous reparlerons dans les pages qui vont suivre).
John Grinder et Richard Bandler s’intéressent notamment au thème de l’excellence dans la communication. Pour ce faire, ils vont disséquer la pratique de ces « intervenants exceptionnels », afin de mettre en évidence les caractéristiques communes produisant l’excellence dans des situations de communications variées. Il s’agit, en quelque sorte, de découvrir les secrets fondateurs du succès de ces thérapeutes. « Qu’est-ce qui fait que certains intervenants atteignent des résultats exceptionnels ? », se demandent-ils.
Deleurs observations vont naître des modèles — et des modèles du langage — ainsi que des sortes de « modes d’emploi » qui leur permettront de reproduire les techniques et processus utilisés par ces thérapeutes hors du commun.
Au cours de leurs études, ils vont, par exemple, constater que certains éléments sont récurrents dans toute situation de communication efficace et sont absolument indispensables à l’obtention d’un résultat positif au cours d’un processus thérapeutique.
