Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand - E-Book

Cyrano de Bergerac E-Book

Edmond Rostand

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Beschreibung

Une représentation à l'hôtel de Bourgogne (en 1640). La salle du théâtre se remplit: on va y donner une pastorale, la Clorise, dans le genre précieux. Le jeune et beau Christian de Neuvillette y vient contempler la femme qu'il aime: Roxane, une précieuse «épouvantablement ravissante» à qui le comte de Guiche fait la cour. La pièce commence, mais est vite interrompue par le turbulent Cyrano de Bergerac, qui interdit à l'acteur Montfleury de jouer, car il est trop gros! Des spectateurs protestent, et l'un d'eux provoque Cyrano, en critiquant son nez, «très grand» — ce à quoi le héros réplique par la célèbre «tirade des nez», éloge de sa propre laideur, avant de se battre avec l'importun. Pendant le duel, il compose une ballade («À la fin de l'envoi, je touche!»). À son ami Le Bret, il confesse qu'il aime passionnément Roxane sa cousine, mais sa laideur le laisse sans espoir... 

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Cyrano de Bergerac

Edmond Rostand

Publication: 1897Catégorie(s): Fiction, Théâtre, XIXe siècle
A Propos Rostand:

Edmond Eugène Alexis Rostand, né le 1er avril 1868 à Marseille, mort le 2 décembre 1918 à Paris, est un auteur dramatique français. Edmond Rostand est le père du fameux biologiste Jean Rostand. Arrière petit-fils d'un maire de Marseille Alexis-Joseph Rostand (1769-1854), Edmond Rostand naît dans une famille aisée de Marseille, fils de l'économiste Eugène Rostand. En 1880, son père, craignant les désordres de la Commune, amène toute sa famille, Edmond, sa mère et ses deux cousines dans la station thermale en vogue de Luchon. Hébergés d'abord dans le "chalet Spont", puis dans la "villa Devalz", ils font ensuite édifier la "villa Julia", à proximité du Casino. Edmond Rostand passe plus de vingt-deux étés à Luchon, qui lui inspire ses premières œuvres. Il y écrit notamment une pièce de théâtre en 1888, Le Gant rouge, et surtout un volume de poésie en 1890, Les Musardises. Il poursuit ses études de droit à Paris, où il s'était inscrit au Barreau sans y exercer et, après avoir un temps pensé à la diplomatie, il décide de se consacrer à la poésie. En 1888, avec son ami Froyez, journaliste parisien, il se rend au champ de course de Moustajon : et de décorer leur équipage d'une abondance de fleurs des champs. Ils font sensation devant un établissement à la mode, le café Arnative, et improvisent en terrasse une joyeuse bataille de fleurs avec leurs amis. C'est ainsi que naquit le premier "Corso fleuri", ayant traditionnellement lieu le dernier dimanche d'août à Luchon, et où le gagnant se voyait remettre une bannière. Dans le train pour Montréjeau, son père fait la rencontre de Madame Lee et de sa fille Rosemonde Gérard, et les invite à prendre le thé à la villa Julia. Edmond se marie le 8 avril 1890 avec cette dernière, poétesse elle aussi, dont Leconte de Lisle était le parrain, et Alexandre Dumas le tuteur. Rosemonde et Edmond Rostand auront deux fils, Maurice, né en 1891, et Jean, né en 1894. Edmond quitte Rosemonde en 1915 pour son dernier amour, l'actrice Mary Marquet. Edmond Rostand obtient son premier succès en 1894 avec Les Romanesques, pièce en vers présentée à la Comédie-Française. Dans les années 1910, il collabore à La Bonne Chanson, Revue du foyer, littéraire et musicale, dirigée par Théodore Botrel. Après l'insuccès critique de Chantecler, Rostand ne fait plus jouer de nouvelles pièces. À partir de 1914, il s'implique fortement dans le soutien aux soldats français. Il meurt à Paris, le 2 décembre 1918, d'une grippe espagnole, peut-être contractée pendant les répétitions d'une reprise de L'Aiglon.

 

C’est à l’âme de CYRANO que je voulais dédier ce poème.

 

Mais puisqu’elle a passé en vous, COQUELIN, c’est à vous que je le dédie.

 

E. R.

 

 

Les Personnages

CYRANO DE BERGERAC

CHRISTIAN DE NEUVILLETTE

COMTE DE GUICHE

RAGUENEAU

LE BRET

CARBON DE CASTEL-JALOUX

LES CADETS

LIGNIÈRE

DE VALVERT

UN MARQUIS

DEUXIÈME MARQUIS

TROISIÈME MARQUIS

MONTFLEURY

BELLEROSE

JODELET

CUIGY

BRISSAILLE

UN FÂCHEUX

UN MOUSQUETAIRE

UN AUTRE

UN OFFICIER ESPAGNOL

UN CHEVAU-LÉGER

LE PORTIER

UN BOURGEOIS

SON FILS

UN TIRE-LAINE

UN SPECTATEUR

UN GARDE

BERTRANDOU LE FIFRE

LE CAPUCIN

DEUX MUSICIENS

LES POÈTES

LES PÂTISSIERS

ROXANE

SŒUR MARTHE

LISE

LA DISTRIBUTRICE

MÈRE MARGUERITE DE JÉSUS

LA DUÈGNE

SŒUR CLAIRE

UNE COMÉDIENNE

LA SOUBRETTE

LES PAGES

LA BOUQUETIÈRE

 

La foule, bourgeois, marquis, mousquetaires, tire-laine, pâtissiers, poètes, cadets gascons, comédiens, violons, pages, enfants, soldats, espagnols, spectateurs, spectatrices, précieuses, comédiennes, bourgeoises, religieuses, etc.

 

(Les quatre premiers actes en 1640, le cinquième en 1655.)

Acte I - Une Représentation à l'Hôtel de Bourgogne

La salle de l’Hôtel de Bourgogne, en 1640. Sorte de hangar de jeu de paume aménagé et embelli pour des représentations.

La salle est un carré long ; on la voit en biais, de sorte qu’un de ses côtés forme le fond qui part du premier plan, à droite, et va au dernier plan, à gauche, faire angle avec la scène, qu’on aperçoit en pan coupé.

Cette scène est encombrée, des deux côtés, le long des coulisses, par des banquettes. Le rideau est formé par deux tapisseries qui peuvent s’écarter. Au-dessus du manteau d’Arlequin, les armes royales. On descend de l’estrade dans la salle par de larges marches. De chaque côté de ces marches, la place des violons. Rampe de chandelles.

Deux rangs superposés de galeries latérales : le rang supérieur est divisé en loges. Pas de sièges au parterre, qui est la scène même du théâtre ; au fond de ce parterre, c’est-à-dire à droite, premier plan, quelques bancs formant gradins et, sous un escalier qui monte vers des places supérieures, et dont on ne voit que le départ, une sorte de buffet orné de petits lustres, de vases fleuris, de verres de cristal, d’assiettes de gâteaux, de flacons, etc.

Au fond, au milieu, sous la galerie de loges, l’entrée du théâtre. Grande porte qui s’entre-bâille pour laisser passer les spectateurs. Sur les battants de cette porte, ainsi que dans plusieurs coins et au-dessus du buffet, des affiches rouges sur lesquelles on lit : La Clorise.

Au lever du rideau, la salle est dans une demi-obscurité, vide encore. Les lustres sont baissés au milieu du parterre, attendant d’être allumés.

Scène I

Le public, qui arrive peu à peu. Cavaliers, bourgeois, laquais, pages, tire-laine, le portier, etc., puis les marquis, Cuigy, Brissaille, la distributrice, les violons, etc.

 

(On entend derrière la porte un tumulte de voix, puis un cavalier entre brusquement.)

 

LE PORTIER, le poursuivant.

 

Holà ! vos quinze sols !

 

LE CAVALIER.

 

J’entre gratis !

 

LE PORTIER.

 

Pourquoi ?

 

LE CAVALIER.

 

Je suis chevau-léger de la maison du Roi !

 

LE PORTIER, à un autre cavalier qui vient d’entrer.

 

Vous ?

 

DEUXIÈME CAVALIER.

 

Je ne paye pas !

 

LE PORTIER.

 

Mais…

 

DEUXIÈME CAVALIER.

 

Je suis mousquetaire.

 

PREMIER CAVALIER, au deuxième.

 

On ne commence qu’à deux heures. Le parterre

Est vide. Exerçons-nous au fleuret.

 

(Ils font des armes avec des fleurets qu’ils ont apportés.)

 

UN LAQUAIS, entrant.

 

Pst… Flanquin !…

 

UN AUTRE, déjà arrivé.

 

Champagne ?…

 

LE PREMIER, lui montrant des jeux qu’il sort de son pourpoint.

 

Cartes. Dés.

 

(Il s’assied par terre.)

 

Jouons.

 

LE DEUXIÈME, même jeu.

 

Oui, mon coquin.

 

PREMIER LAQUAIS, tirant de sa poche un bout de chandelle qu’il allume et colle par terre.

 

J’ai soustrait à mon maître un peu de luminaire.

 

UN GARDE, à une bouquetière qui s’avance.

 

C’est gentil de venir avant que l’on n’éclaire !…

 

(Il lui prend la taille.)

 

UN DES BRETTEURS, recevant un coup de fleuret.

 

Touche !

 

UN DES JOUEURS.

 

Trèfle !

 

LE GARDE, poursuivant la fille.

 

Un baiser !

 

LA BOUQUETIÈRE, se dégageant.

 

On voit !…

 

LE GARDE, l’entraînant dans les coins sombres.

 

Pas de danger !

 

UN HOMME, s’asseyant par terre avec d’autres porteurs de provisions de bouche.

 

Lorsqu’on vient en avance, on est bien pour manger.

 

UN BOURGEOIS, conduisant son fils.

 

Plaçons-nous là, mon fils.

 

UN JOUEUR.

 

Brelan d’as !

 

UN HOMME, tirant une bouteille de sous son manteau et s’asseyant aussi.

 

Un ivrogne

Doit boire son bourgogne…

 

(Il boit.)

 

à l’hôtel de Bourgogne !

 

LE BOURGEOIS, à son fils.

 

Ne se croirait-on pas en quelque mauvais lieu ?

 

(Il montre l’ivrogne du bout de sa canne.)

 

Buveurs…

 

(En rompant, un des cavaliers le bouscule.)

 

Bretteurs !

 

(Il tombe au milieu des joueurs.)

 

Joueurs !

 

LE GARDE, derrière lui, lutinant toujours la femme.

 

Un baiser !

 

LE BOURGEOIS, éloignant vivement son fils.

 

Jour de Dieu !

– Et penser que c’est dans une salle pareille

Qu’on joua du Rotrou, mon fils !

 

LE JEUNE HOMME.

 

Et du Corneille !

 

UNE BANDE DE PAGES, se tenant par la main, entre en farandole et chante.

 

Tra la la la la la la la la la la lère…

 

LE PORTIER, sévèrement aux pages.

 

Les pages, pas de farce !…

 

PREMIER PAGE, avec une dignité blessée.

 

Oh ! Monsieur ! ce soupçon !…

 

(Vivement au deuxième, dès que le portier a tourné le dos.)

 

As-tu de la ficelle ?

 

LE DEUXIÈME.

 

Avec un hameçon.

 

PREMIER PAGE.

 

On pourra de là-haut pêcher quelque perruque.

 

UN TIRE-LAINE, groupant autour de lui plusieurs hommes de mauvaise mine.

 

Or çà, jeunes escrocs, venez qu’on vous éduque.

Puis donc que vous volez pour la première fois…

 

DEUXIÈME PAGE, criant à d’autres pages déjà placés aux galeries supérieures.

 

Hep ! Avez-vous des sarbacanes ?

 

TROISIÈME PAGE, d’en haut.

 

Et des pois !

 

(Il souffle et les crible de pois.)

 

LE JEUNE HOMME, à son père.

 

Que va-t-on nous jouer ?

 

LE BOURGEOIS.

 

Clorise.

 

LE JEUNE HOMME.

 

De qui est-ce ?

 

LE BOURGEOIS.

 

De monsieur Balthazar Baro. C’est une pièce !…

 

(Il remonte au bras de son fils.)

 

LE TIRE-LAINE, à ses acolytes.

 

… La dentelle surtout des canons, coupez-la !

 

UN SPECTATEUR, à un autre, lui montrant une encoignure élevée.

 

Tenez, à la première du Cid, j’étais là !

 

LE TIRE-LAINE, faisant avec ses doigts le geste de subtiliser.

 

Les montres…

 

LE BOURGEOIS, redescendant, à son fils.

 

Vous verrez des acteurs très illustres…

 

LE TIRE-LAINE, faisant le geste de tirer par petites secousses furtives.

 

Les mouchoirs…

 

LE BOURGEOIS.

 

Montfleury…

 

QUELQU’UN, criant de la galerie supérieure.

 

Allumez donc les lustres !

 

LE BOURGEOIS.

 

… Bellerose, L’Épy, la Beaupré, Jodelet !

 

UN PAGE, au parterre.

 

Ah ! voici la distributrice !…

 

LA DISTRIBUTRICE, paraissant derrière le buffet.

 

Oranges, lait,

Eau de framboise, aigre de cèdre…

 

(Brouhaha à la porte.)

 

UNE VOIX DE FAUSSET.

 

Place, brutes !

 

UN LAQUAIS, s’étonnant.

 

Les marquis !… au parterre ?…

 

UN AUTRE LAQUAIS.

 

Oh ! pour quelques minutes.

 

(Entre une bande de petits marquis.)

 

UN MARQUIS, voyant la salle à moitié vide.

 

Hé quoi ! Nous arrivons ainsi que les drapiers,

Sans déranger les gens ? sans marcher sur les pieds ?

Ah ! fi ! fi ! fi !

 

(Il se trouve devant d’autres gentilshommes entrés peu avant.)

 

Cuigy ! Brissaille !

 

(Grandes embrassades.)

 

CUIGY.

 

Des fidèles !…

Mais oui, nous arrivons devant que les chandelles…

 

LE MARQUIS.

 

Ah ! ne m’en parlez pas ! Je suis dans une humeur…

 

UN AUTRE.

 

Console-toi, marquis, car voici l’allumeur !

 

LA SALLE, saluant l’entrée de l’allumeur.

 

Ah !…

 

(On se groupe autour des lustres qu’il allume. Quelques personnes ont pris place aux galeries. Lignière entre au parterre, donnant le bras à Christian de Neuvillette. Lignière, un peu débraillé, figure d’ivrogne distingué. Christian, vêtu élégamment, mais d’une façon un peu démodée, paraît préoccupé et regarde les loges.)

Scène II

Les mêmes, Christian, Lignière, puis Ragueneau et Le Bret.

CUIGY.

Lignière !

BRISSAILLE, riant.

Pas encor gris !…

LIGNIÈRE, bas à Christian.

Je vous présente ?

(Signe d’assentiment de Christian.)

Baron de Neuvillette.

(Saluts.)

LA SALLE, acclamant l’ascension du premier lustre allumé.

Ah !

CUIGY, à Brissaille, en regardant Christian.

La tête est charmante.

PREMIER MARQUIS, qui a entendu.

Peuh !…

LIGNIÈRE, présentant à Christian.

Messieurs de Cuigy, de Brissaille…

CHRISTIAN, s’inclinant.

Enchanté !…

PREMIER MARQUIS, au deuxième.

Il est assez joli, mais n’est pas ajusté

Au dernier goût.

LIGNIÈRE, à Cuigy.

Monsieur débarque de Touraine.

CHRISTIAN.

Oui, je suis à Paris depuis vingt jours à peine.

J’entre aux gardes demain, dans les Cadets.

PREMIER MARQUIS, regardant les personnes qui entrent dans les loges.

Voilà

La présidente Aubry !

LA DISTRIBUTRICE.

Oranges, lait…

LES VIOLONS, s’accordant.

La… la…

CUIGY, à Christian, lui désignant la salle qui se garnit.

Du monde !

CHRISTIAN.

Eh, oui, beaucoup.

PREMIER MARQUIS.

Tout le bel air !

(Ils nomment les femmes à mesure qu’elles entrent, très parées, dans les loges. Envois de saluts, réponses de sourires.)

DEUXIÈME MARQUIS.

Mesdames

De Guéméné…

CUIGY.

De Bois-Dauphin…

PREMIER MARQUIS.

Que nous aimâmes…

BRISSAILLE.

De Chavigny…

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