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Mme Abira BONFOH est une femme politique et philanthrope togolaise. Elue député de la circonscription électorale de Bassar, elle a exercé dans à l'Assemblée nationale en tant que 1er Questeur. Elle revient dans ce livre sur son parcours en tant que député, ses expériences ainsi que sa vision de la place de la femme dans les l'univers politique en Afrique. Député de la nation est son premier livre.
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Seitenzahl: 72
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Prologue
1. Une famille au-delà des clivages
2. L’alignement des planètes
3. Toujours assumer son rôle
4. Écouter, c’est s’enrichir
5. Au début et à la fin : le pays
6. Le temps, la foi et les contextes
7. Face au terrorisme au Togo : résister et triompher
8. La famille chevillée au corps
9. Togolaises d’ici et d’ailleurs, bâtissons ensemble la cité
10. La Fondation Asaal
11. Merci à vous, populations de Bassar
12. À jamais dans mon cœur
Faits saillants de la 6
ème
législature
Épilogue
Annexes
:
Lois votées par la sixième législature
Carte du Togo
Carte de Bassar
Carte du canton de Kabou
Graphique illustrant les sensibilités politiques de la 6
ème
législature
Je dédie cet ouvrage à toutes les femmes qui, par leur courage et leur engagement, transforment leur destin et la destinée de millions de personnes à travers le monde. Votre détermination et votre lutte pour un monde meilleur sont une inépuisable source d’inspiration.
Mes premiers remerciements s’adressent au Président de mon parti, également Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE dont la politique d’inclusion m’a inspiré à poursuivre mes propres idéaux et aspirations. Votre vision audacieuse a été un phare dans ma propre quête pour un changement positif.
À mes enfants, je vous remercie du fond du cœur pour votre soutien indéfectible tout au long de la rédaction de ce livre. Vos encouragements ont été ma boussole dans ce voyage créatif.
Remerciements infinis à mes parents et à toute ma famille pour tout ce qu’ils ont apporté dans ma vie.
Un sincère merci aussi à M. Momar NGUER, dont la magnifique préface a enrichi ce livre de ses réflexions éclairantes. Votre contribution a apporté une dimension supplémentaire à mon travail et pour cela, je vous suis profondément reconnaissante.
À tout le personnel administratif de l’Assemblée nationale, je dis merci pour votre précieux accompagnement tout au long de mon mandat parlementaire.
Enfin, je souhaite exprimer ma gratitude à toutes les personnes d’ici et d’ailleurs qui, de près ou de loin, m’ont soutenue dans cette aventure, que ce soit par leurs encouragements, leurs conseils ou leur simple présence. Je pense ici particulièrement à des parlementaires que j’ai connus durant ces cinq (5) années de mon mandat, notamment mon collègue parlementaire, IBRAHIM Yacouba, ancien vice-président de l’Assemblée nationale du Niger, pour sa contribution soutenue à l’édition de ce livre.
À toutes et tous, je le redis : votre contribution a été précieuse et a rendu possible la réalisation de ce projet.
« Avoir envie de prendre sa vie en main, de surmonter les obstacles et de faire progresser les choses autour de soi. L’ambition, c’est une façon de se réaliser et non une quête de pouvoir. »
– Annick Guérard
Pour qui s’intéresse à l’Afrique, il faut lire ce livre. Pour qui veut savoir où va ce continent, il faut en parcourir ces pages. Pour qui doute de la capacité des femmes et hommes de bonne volonté à transformer ce que certains pensent le destin inéluctable de pauvreté et de dépendance de ce continent, il faut écouter la voix de Abira BONFOH. Elle parle de loin, elle parle à haute voix, mais sa voix puise sa force dans sa connaissance intime des ressorts de son peuple. Son discours se nourrit de ses voyages au cœur des terres de son pays. De journées et de soirées passées à discuter jusqu’au bout de la nuit avec ses mandants.
Dans un monde de plus en plus replié sur lui-même, dans une société où chacun pense à soi avant de penser aux autres, il est heureux de rencontrer sur son chemin des personnes qui se demandent d’abord, pour paraphraser Kennedy « ce que je peux faire pour mon pays ».
Je viens du monde du pétrole. J’ai rencontré Abira il y a plusieurs années. Nous avions eu de très longues discussions. Ce qui m’avait à l’époque frappé, c’est que toutes ses questions tournaient autour d’une seule préoccupation : comment faire pour rendre l’essence moins chère pour les Togolais à la pompe. Par quel chemin fallait-il passer ? Quels étaient les mécanismes en place dans les autres pays ? Le sort du peuple était sa préoccupation.
Je n’ai donc guère été étonné de la savoir au parlement de son pays. Parmi celles et ceux à qui le Président Faure fait confiance et qui font du Togo un modèle unique en Afrique. Un modèle où les meilleurs fils (secteur privé comme secteur public) de la République sont au service de la nation.
L’Assemblée est certes le lieu où se votent les lois, il doit à mes yeux plus qu’ailleurs en Afrique être le lieu où la parole se déploie. Comme autrefois dans nos villages, nos députés sont d’abord les porte-voix des populations qui les ont élus. Ils doivent encore et encore labourer leurs circonscriptions. C’est ce que Abira fait à longueur d’année dans ses terres qui l’ont vue naître du côté de la préfecture de Bassar. Écouter, échanger, donner du temps au temps. Puis venir débattre avec ses collègues, en toute connaissance, consciente des conséquences qu’aura sur telle ou telle partie de la population la loi qui une fois votée s’imposera à tous.
Nos hommes et nos femmes politiques doivent prêcher par l’exemple. On le sait. L’État, malgré sa bonne volonté et malgré l’immense chemin parcouru par le Togo depuis, ne peut pas tout faire, d’où l’intérêt des structures comme la Fondation Asaal. Je regrette qu’en Afrique ce puissant levier pour faire avancer rapidement et de manière concrète des projets soit si peu développé. Je regrette que ce soit l’étranger souvent qui vienne le faire chez nous. Parce que nous sommes au plus près de la demande des populations, parce que nous savons la somme des petites choses qui peuvent changer la vie des communautés, j’encourage vivement mes frères africains à prendre exemple sur ce que fait Abira avec Asaal.
L’expérience parlementaire d’Abira tire vers sa fin. Abira semble avoir d’autres aspirations hors parlementaires. Femme engagée ? Femme d’affaires ? Ou encore femme politique ? Telles sont mes questions à l’endroit d’Abira. Pour simple réponse, je reçois un magnifique et énigmatique sourire, suivi d’une réponse que je ne reproduirai pas ici. Abira elle-même vous la donnera, si elle le juge nécessaire.
Que dire en guise de conclusion ? Sinon redire ce par quoi j’ai commencé. Plongez-vous sans retenue dans cet ouvrage et vous en sortirez avec une foi encore plus grande dans le destin du Togo et de l’Afrique.
Momar NGUER
Président de Mnguer Advisory
Ancien président du comité Afrique du MEDEF international
Ancien membre du Comité Exécutif de Total Energies
Ancien Président du Conseil de la Diversité de Total
Mes pas de novice
En décembre 2018, les citoyens togolais ont mandaté de nouveaux députés. Ce sont ceux de la 6ème législature1, dont je fais partie. Je suis élue de la circonscription électorale2 de Bassar. Comme la majorité de mes collègues, je faisais mes premiers pas dans l’arène parlementaire. Véritable bouleversement de nos vies, du jour au lendemain, nous voici embarqués dans un nouveau monde, un nouvel écosystème. Un monde où certains novices, comme moi, entamaient leur rite d’initiation. Puis nous nous sommes plongés dans cette vaste sphère d’élaboration des lois, d’où nous n’en sortirons que cinq ans plus tard.
Ce mardi 08 janvier 2019, les 91 députés de l’Assemblée nationale sont convoqués en session de plein droit3 par le doyen d’âge, marquant ainsi le début d’une aventure politique intense et engageante pour chacun de nous.
Ce matin-là, mon petit-déjeuner rapide trahissait mon emballement. Me voilà installée dans ma voiture en direction de l’Assemblée nationale. Tout au long du chemin, mes pensées étaient empreintes d’anticipation et de réflexions sur les responsabilités qui m’attendaient.
Quelques minutes plus tard, je vis se dessiner à l’horizon, un superbe édifice arborant les couleurs caractéristiques du bâtiment de l’Assemblée nationale togolaise.
Arrivée à l’entrée, le grand portail de l’Assemblée nationale s’ouvrit. La voiture prit l’allée principale et s’immobilisa devant les imposants escaliers. Ils conduisent à la salle des plénières. Que de questions ! Que d’émotions !
Oui, nous y voilà ! Ça y est. Je suis députée. L’élue de Bassar, prête à embrasser sa vie de parlementaire. Je descendis de ma voiture. Déjà, je reconnaissais plusieurs visages. Quelques embrassades, de petits mots échangés… Certains regards insistants, comme pour se demander qui c’était, celle-là ! Je souriais et j’avançais. Tout de même, j’observais que ces regards, qui ne me lâchaient pas, étaient
