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"Divorcée pour Sa Gloire ! " C'est l'histoire d'une femme profondément ancrée dans la Foi chrétienne évangélique, mariée selon la volonté parfaite de Son Maître et Seigneur personnel, Jésus-Christ, et qui finit par divorce ! Comment prétendre à un témoignage chrétien édifiant après un divorce alors même que le divorce est sujet de scandale dans l'Église ?! "Divorcée pour sa Gloire !" répond à la problématique du divorce dans le milieu chrétien, au-delà des prescriptions bibliques. "Si tu en es à te poser cette question "Dieu m'a-t-Il vraiment dit...?" à propos de ton mariage, malgré l'obéissance à Sa voix, malgré toutes les prophéties reçues, alors ce livre st pour toi. En parcourant mon témoignage douloureux, certes, mis aussi édifiant, tu y trouveras un chemin de délivrance et tu te repositionneras sur le chemin de ta propre destinée."
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Veröffentlichungsjahr: 2022
« Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré… » (Je1,5)
« Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés avant qu’aucun d’eux n’existât. » (Ps139,16)
À Papa Almighty God, pour Sa Fidélité, Sa Loyauté et
Sa Bonté infinies envers moi durant toutes ces années,
À mon feu-père, ce héros jamais décoré
pour son rôle extraordinaire dans ma vie :
Mercid’avoir été ce père responsable,
À mes enfants, Yohan, Joshua, Elisha et Lenah,
ces vases en or, ces précieuses vies éternelles
que le Seigneur m’a confiées,
Au père Jean Mazenod, mon 1er conseiller spirituel et
mentor dans la foi,
Au prophète Samuel Tatheu et son épouse
Clarisse Ariane Tatheu, mes parents au-delà du spirituel,
Aux pasteurs Jonathan et Anne Bersot,
pour leur bienveillante assistance dans la tourmente,
À ma famille, mes amis et connaissances,
particulièrement mes sœurs Christelle et Chantal,
mon grand-frère Jean-Luc Djigo et sa famille pour leur
soutien indéfectible,
À Christa Harlène, cette sœur
que le Seigneur m’a donnée ici, au Canada,
Aux hommes et femmes de Dieu
pour leurs prières et leur temps,
À tous ces anges que le Seigneur
a mis sur ma route pour nous soutenir,
les enfants et moi, durant ces durs moments,
À tous, un seul mot : MERCI !
Avant-Propos
Introduction
Chapitre 1 : Mon histoire personnelle
Chapitre 2 : Ma Conversion à Christ (mes «
Années-Lumières
»
)
Chapitre 3 : les bases, les fondations de mon mariage
Chapitre 4 : Ma rencontre avec « le Dieu du Nouveau Testament »
Chapitre 5 : Une vie de Grâces !
Chapitre 6 : Ma rencontre avec mon « futur mari »
Chapitre 7 :
«
L’offre du Roi
»
Chapitre 8 : Le
deal
avec le Maître
Chapitre 9 : Savoir interpréter les signes, les appels de phares du Seigneur –
Les choses de Dieu !
Chapitre 10 : Le mariage
Chapitre 11 : Le ver était dans le fruit
Chapitre 12 : La visitation du Seigneur «
Il vint parmi les siens mais les siens ne l’ont point reconnu
» (Jn 1,11)
Chapitre 13 : À contre-courant !
Chapitre 14 : Le Divorce
Chapitre 15 : « Et si Dieu voulait que tu divorces ? »
Chapitre 16 : TOUT pour Sa Gloire !
Conclusion :« Tout concourt au bien… »
Divorcée pour Sa Gloire ! Je le sais, ce titre peut paraître antinomique de prime abord. Mais, rassurez-vous, il est loin d’être une hérésie. Il m’a été inspiré par le Maître Lui-même. En allant jusqu’au bout de la lecture ce livre vous comprendrez pourquoi il est possible de divorcer pour SA Gloire.
D’entrée de jeu, je le dis tout net : ce livre n’a pas pour essence ni pour objectif de faire l’apologie du divorce… Il est encore moins une incitation à y recourir. Absolument pas ! J’aurais pu tout aussi bien l’intituler, en paraphrasant le président Georges Bush père : « Je suis chrétienne, amoureuse du Seigneur Jésus… et je divorce ! »
Ce livre n’est pas non plus une occasion pour me justifier et vous rallier à ma cause.
Je dois reconnaître tout de même qu’aux premières heures du naufrage de mon mariage, j’avais effectivement besoin de me faire entendre et surtout, je voulais que l’on me comprenne… Et personne ne me comprenait… Enfin, presque personne.
Le besoin de parler, de crier haut et fort ce que je m’étais évertuée à couvrir, durant huit ans, était tel que je n’arrivais pas à me taire, je ne voulais pas me taire…
Alors, je passais mes journées entières au téléphone à expliquer à qui voulait bien m’écouter, à me justifier encore et encore… jusqu’à en perdre la voix, au propre comme au figuré ! Eh oui ! J’en étais devenue littéralement aphone pendant deux semaines. Puis, j’ai fini par comprendre et admettre, des mois plus tard, que peu importe qu’on me comprenne ou non, l’essentiel était que ma conscience, la voix de « Celui qui convainc de péché et de jugement » en moi (Jn 16, 8), c’est-à-dire la voix du Saint-Esprit, elle, ne me condamnait pas. Et depuis lors, je me sens mieux. Alors non, ce livre n’est pas un prétexte ni un cadre de justification.
Cette mise au point faite, je voudrais vous expliquer maintenant pourquoi le Saint-Esprit m’a pressée d’écrire ce livre. Et pour cela, Il m’a fait replonger dans la cérémonie de mon mariage, ce 16 avril 2005. Il me renvoie à cette anecdote que je vais vous raconter maintenant. Et vous comprendrez un peu plus loin dans la lecture pourquoi ce souvenir… précisément.
Ce jour-là, après la bénédiction nuptiale, la fête bat son plein. Le pasteur A., le maître de cérémonie, demande aux mariés d’entretenir leurs invités. Je décide alors d’interpréter l’une de mes chansons favorites, ma déclaration d’amour au Seigneur : « Je veux chanter un chant d’amour » de Sylvain Freymond. Alors, je fais un petit discours introductif dans lequel je rends hommage au Seigneur pour Sa Fidélité, pour avoir rendu ce rêve de mariage possible, surtout en ayant choisi, Lui-même, le compagnon de route qu’il me fallait : l’homme selon Son cœur. Quoi de plus normal que de Lui rendre hommage publiquement à cette occasion, n’est-ce pas ? Eh bien ! Curieusement, mon cher mari s’en est offensé. Il me l’a fait savoir par un subtil et bref signe de désapprobation que je n’ai évidemment pas pris au sérieux. Cela ne pouvait pas être sérieux, n’est-ce pas ? Alors, lorsque j’arrive au refrain « dans tes bras d’amour… » et que je prends mon époux dans les bras pour illustrer les paroles du chant, il se montre réticent. Dans l’euphorie du moment, j’ignore sciemment son geste. J’insiste, et nous finissons par danser ensemble sous les applaudissements des invités. Plus tard, dans l’intimité, il me reprochera le fait de ne lui avoir pas dédicacé ce chant, à lui, plutôt qu’au Seigneur. Et ce reproche est revenu régulièrement tout au long de notre vie commune. Mon époux n’acceptait toujours pas que j’aie choisi de dédicacer cette chanson au Seigneur plutôt qu’à lui, le jour de notre mariage, et ce, malgré mes nombreuses explications. C’est anodin, me direz-vous ? Ne vous hâtez surtout pas de tirer des conclusions : parfois, les signes que le ver est dans le fruit sont évidents mais nous refusons de le voir, tout simplement.
Le Saint-Esprit m’a donc mis à cœur, pressée même, d’écrire ce livre-témoignage dès la 3e année de notre séparation, en 2016, en m’inspirant ce titre afin d’aider plusieurs. Oui ! Je sais… Cela semble invraisemblable, n’est-ce pas ? Pourquoi le Saint-Esprit voudrait-Il qu’on écrive un livre dont le titre évocateur pourrait être assimilé à une propagande au divorce ? Et surtout en quoi un tel livre pourrait être aidant dans l’Église ? Croyez-moi, j’en ai été la première… choquée ! Et pourtant : « Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’homme n’y prend point garde. » (Job 33, 14)
Au moment même où j’écris ces lignes, il y a tellement de personnes, zélées pour le Seigneur, L’aimant de tout leur cœur, ayant eu Son approbation claire et nette pour leur mariage et qui, aujourd’hui, se demandent : « ai-je vraiment entendu le Seigneur me donner Son oui pour cette union ? Le fameux « Dieu m’a dit… » n’était-il pas finalement qu’une affabulation de mon esprit ? »
Et cela vous rappelle certainement une célèbre scène de l’allégorie de la création : « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin… ? » (Ge3,1) Et là, le doute et la confusion s’installent, évidemment.
Mon frère, ma sœur, quand la voix de l’accusateur se fait plus forte, quand le doute en vient à s’installer au sujet de ton mariage solidement ancré en Christ et orchestré par Celui-là même en qui tu as cru, crois-en mon expérience, c’est bien parce que le train a déraillé depuis longtemps ! Le ver était déjà dans le fruit. Il y avait une faille dans la fondation, tu n’y avais juste pas prêté attention. Et comme le dit la Parole, « quand les fondements sont renversés, le juste que ferait-il ? » (Ps11,3)
Bref ! Si tu en es à te poser cette question « Dieu m’a-t-Il vraiment dit… ? » à propos de ton mariage, malgré l’obéissance à ton Dieu, malgré toutes les prophéties reçues, alors ce livre est pour toi. Je t’encourage à le lire jusqu’au bout. En parcourant mon témoignage douloureux, certes, mais édifiant, tu y trouveras un chemin de délivrance et tu te repositionneras sur le chemin de ta propre destinée.
C’est ma prière pour toi, mon frère, ma sœur, au nom précieux de notre Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, mon éternel Amoureux, mon véritable Époux ! J’y reviendrai tout au long de ce livre.
Demeure béni(e) pendant que tu fais courageusement face à l’histoire de ton propre mariage au travers du mien.
Victoire, ta sœur en Christ.
Ce vendredi 19 mars 2021, je suis en plein télétravail quand je vois arriver une notification de courriel sur mon ordinateur personnel : c’est un courriel du tribunal de Gatineau. Je réside au Canada depuis dix ans déjà. Je suis surprise car je ne l’attendais pas avant une semaine : « ils ont fait vite ! » me suis-je dit intérieurement. Toute excitée, j’arrête ce que je faisais et je bondis frénétiquement sur mon ordinateur personnel !
C’est effectivement le courriel que j’attendais : la décision du tribunal annonçant mon divorce…
Enfin ! C’est fait ! Je suis libre ! « Libérée, délivrée… » comme l’aurait chanté ma fille de huit ans, imitant sa chère Anna, personnage principal de son dessin animé préféré « la reine des neiges ».
Trois jours plus tôt, le 16 mars 2021, j’étais passée devant le juge par visioconférence (COVID oblige) : le 16 avril 2021, soit un mois plus tard, on aurait eu seize ans de mariage.
La vie est vraiment curieuse… Qui aurait pensé que je me réjouirais un jour d’être divorcée ? Après huit ans de séparation, et une succession d’événements, tous aussi désolants les uns que les autres, mon esprit s’était finalement résolu à l’inacceptable. Et pendant que je parcours cette décision de justice, tous mes souvenirs me reviennent d’un coup… Je vais enfin pouvoir écrire ce livre comme prescrit par le Seigneur : Divorcée pour Sa Gloire !
Mais commençons par le commencement.
Mon enfance
Il est absolument nécessaire que je vous parle de moi, de mes valeurs, de mon histoire personnelle car cela aidera grandement à connaître la femme que j’étais au moment où j’entrais dans mon mariage et les choix que j’ai opérés par la suite.
Mon histoire personnelle est douloureuse, triste, mais aussi remplie de petites lumières qui ont aidé à me construire…
Je suis née d’une union adultérine, un dimanche de janvier 1975 (un enfant bâ… comme on les appelait à cette époque). Ma mère, jeune fille de dix-sept ans, issue d’une famille pauvre et campagnarde, avait été envoyée à la ville pour ses études. Elle vécut son histoire d’amour avec mon père comme un rêve : c’était sa première relation amoureuse et lui, un adulte accompli, marié et père de six enfants. Elle le craignait tout en étant sous son charme, me confiera-t-elle plus tard. Quand elle tomba enceinte, elle préféra aller se réfugier chez ses parents au village sans l’annoncer à mon père. Je naquis donc et je grandis au village. Après ma naissance, ma mère décida de retourner en ville pour essayer de se trouver du travail avec son niveau d’études 3e (l’équivalent du Secondaire 5 au Québec).
En effet, dans cette société ivoirienne des années 70 être une jeune fille-mère équivalait à une éjection du système éducatif. On ne pardonnait pas aux jeunes filles qui prenaient une grossesse, alors qu’elles étaient encore sur les bancs, cela signait leur aveu d’échec scolaire et donc indubitablement le renvoi. Il n’y avait pas de seconde chance.
Ma mère me confia ainsi aux bons soins de ma grand-mère. Je ne la voyais que durant quelques rares visites que j’accueillais avec beaucoup de joie, le cœur rempli d’un amour débordant. Dans ce décor, mon père n’eut vent de mon existence qu’à mes trois ans. Je me souviens précisément de cette scène : un étranger arrive chez nous au village. Il ouvre le coffre de sa voiture rempli de victuailles, des cartons de conserves, de bouteilles d’huile, de sacs de riz, etc. Beaucoup de personnes se rassemblent autour de lui pour une réunion improvisée, puis quelque temps après, je vois le monsieur ressortir de la cour familiale et démarrer sa voiture en trombe…
Je ne savais pas précisément ce qui se passait à l’époque mais mon esprit d’enfant avait immortalisé ces images. Quelques années plus tard, ma mère tomba des nues quand je lui en parlai. Comment mon cerveau de trois à quatre ans d’âge avait pu s’en souvenir ? Les mystères de la vie !
Je me souviens encore qu’à six ans, j’ai subi le premier grand bouleversement de ma jeune vie : une après-midi, ma mère, qui était revenue quelques mois plus tôt au village avec un (nouveau) bébé dans les bras, une fille… nous a embarquées manu militari, ma petite sœur et moi, dans un pick-up avec ce que nous pouvions avoir comme bagages. Moi qui ne comprenais rien, en pleurs car je voyais mon p’tit monde s’écrouler, et elle qui, de toute évidence, était furieuse, ne tolérant aucune question de mon petit esprit déboussolé par la violence et le traumatisme de cette brusque séparation…
