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Dans cet essai original et brillant, l’auteur nous fait vivre l’odyssée de la grossesse, ce corps-à-corps intime, commun à toutes les mères et toujours hors du commun, qui fut pour chacun d’entre nous le premier chapitre de la vie. Pour exprimer ce mystère dans toute son ampleur, Laurence Aubrun conjugue réflexion et expérience personnelle, tout en cueillant les voix d’autres femmes qui, avant elle et autour d’elle, ont célébré l’enfantement.
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Seitenzahl: 146
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Marie-Anne Lucas
L’aventure de la prière en couple
Itinéraire de joie
Éditions Emmanuel
Illustration couverture : © Bendo
Conception couverture : © Christophe Roger
Composition : Soft Office (38)
© Éditions Emmanuel, 2021
89, bd Auguste-Blanqui – 75013 Paris
www.editions-emmanuel.com
ISBN : 978-2-35389-869-5
Dépôt légal : 1er trimestre 2021
À toi, Vincent,
mon bien-aimé, mon époux, mon amant, mon ami,
« ma préférence » (Is 62, 4), mon amour.
« Pose-moi comme le sceau sur ton cœur
Car l’amour est fort comme la mort
L’ardeur dure comme le shéol
Ses brûlures sont des brûlures de feu
flamme de Yahvé » (Ct 8, 6).
Ce livre, c’est avec toi que je l’ai écrit…
À toi,
Floscel, Arthur, Déotille, Marthe, Léopold, Aleth, Côme, Éléanore, Cyprien, Maximilien, Marin, Philémon, Félicie, Colette… et ceux qui suivront, dont les noms sont inscrits dans les cieux ;
mis au monde par nos chères filles pour partager la plénitude de la vie de Dieu.
Petit-enfant chéri, que la joie de Jésus soit en toi ; sois au monde cette joie de l’autre et tu feras la joie de ton Dieu.
Ce livre est le fruit d’une retraite animée pendant plusieurs années pour des couples qui avaient soif de prière.
Tout a commencé en 2015, à Londres. Une jeune famille française, installée en Angleterre depuis près de trois ans, fait le constat que de nombreux couples chrétiens et engagés de leur entourage prient peu ensemble, ne savent pas comment s’y prendre et s’en désolent. Timothée et Juliette font mémoire de ce qu’ils ont déjà reçu avant leur mariage, tant dans des écoles de prière que dans des retraites individuelles… Ils ont une prise de conscience : la prière est un trésor pour le couple. De même, ils réalisent combien la vie professionnelle et la vie familiale peuvent vite prendre le dessus. Certes, habiter sur une île n’est pas d’un grand secours pour celui qui aspire à vivre une démarche spirituelle de couple, ou à s’inscrire dans quelque centre spirituel de la Métropole.
Ainsi fondent-ils « Pulse1 » : ils proposent alors, dans un joli prieuré aux teintes et contours tout à fait britanniques, une retraite sur mesure pour les couples, associée à une école de prière pour les enfants. C’est dans ce cadre qu’il nous a été demandé, à mon mari et moi, de venir partager notre expérience : il s’agissait d’inviter ces couples francophones à vivre, du vendredi au dimanche, la prière en couple, à respirer ensemble, le temps d’un week-end, le bon air de Dieu.
Voilà la genèse de cet ouvrage.
Petit défi que l’aventure de ce livre qui, bien sûr, ne permettra pas l’interaction, l’interpellation orale entre les retraitants et les animateurs, les temps de partage et de relecture… Petit défi que je veux bien relever avec l’aide de Dieu et de mon mari… Que je veux bien relever comme je veux bien répondre à un appel…
Mon but est que ce livre soit un petit guide pratique qui traîne sur la table de nuit, dans la cuisine ou le coin prière.
Les couples pourraient alors s’y référer, s’appuyer sur une proposition de prière, y revenir, oser leur propre prière de couple, relire les difficultés et les joies, tenter à nouveau ce chemin.
J’ai préféré le genre du manuel, cet outil didactique, parce que, pour avancer, il nous faut apprendre. Apprendre à prier, apprendre de Jésus qui prie… Le terme « manuel », qui sous forme d’adjectif nous rappelle ce qui relève du travail des mains, renvoie à cette prière que l’on apprend avec nos mains, nos lèvres, nos corps, nos cœurs…
Ce livre vous propose un chemin de prière, un chemin de vie pour le couple, pour une vie plus large et généreuse. Si ce petit guide peut porter aux couples la Bonne Nouvelle d’une respiration à deux en Dieu, il est bon qu’il soit.
C’est à l’ombre du Carmel que je prends ma plume pour vous rejoindre, cher lecteur. À Lisieux, sous un pommier en fleur.
Tout ce qui est écrit, tout ce que je vous transmets dans ces pages est ce que mon mari et moi avons nous-mêmes reçu, ingéré, digéré, ruminé. Nous n’avons rien inventé, nous avons seulement désiré. Nous avons, tous deux, eu le désir de tenter cette aventure de la prière en couple, faite de hauts et de bas, de très hauts et de très bas. Je vous partage l’expérience du couple ordinaire que nous formons depuis 1984, vivant depuis vingt-six ans dans un petit coin de verdure en Normandie.
Ce qui fait l’extraordinaire est la présence de Dieu au cœur de notre chemin. Nous en sommes témoins. Qu’il soit sinueux, caillouteux, irrigué, escarpé, vertigineux ou ombragé, le chemin est à l’image de notre couple. Dieu le sillonne avec nous, emprunte nos détours, s’approche, se penche. C’est à Dieu que nous voulons rendre grâce. À Jésus, se baissant toujours à nouveau sur le sol de nos vies.
« Nous ne pouvons en effet t’aimer, à moins que cela ne vienne de toi… Le premier, tu nous as aimés, et le premier tu aimes ceux qui t’aiment. Mais nous, nous t’aimons par l’amour ardent que tu as mis en nous… et ton amour, c’est l’Esprit Saint2. »
Par ces pages, nous voulons lui rendre gloire pour les merveilles qu’il a faites, qu’il fait, qu’il désire faire encore dans nos vies, si humaines soient-elles. Rendre grâce à Dieu également pour tous les témoins qu’il a mis sur notre route pour nous soutenir, nous réconforter, nous fortifier, nous accompagner dans cette aventure qu’il est si bon de vivre en couple.
La prière est un défi, une respiration pour le couple.
Je voudrais concevoir ce manuel comme un outil qui vous aide à réaliser l’opération pour laquelle il est conçu : donner le goût de la prière en couple. Un outil que vous allez pouvoir manier, un outil façonné pour vous rendre service. Voilà mon désir pour vous cher lecteur : laissez-vous attirer par la bonne odeur de cette route empruntée à deux, accompagnée par Dieu, trouvez-y de l’appétence ; puissiez-vous en faire l’expérience au cours de votre lecture : « Comme Dieu a du goût ! »
« Attirez-moi, nous courrons à l’odeur de vos parfums ! » (Ct 1, 4). Ce verset du Cantique des cantiques, Thérèse de Lisieux l’interprète ainsi : « Lorsqu’une âme s’est laissé captiver par “l’odeur enivrante” de “vos parfums”, elle ne saurait courir seule, toutes les âmes qu’elle aime sont entraînées à sa suite ; […] c’est une conséquence naturelle de son attraction vers vous3. »
Puisse cette prière conjugale vous attirer, cher lecteur, et par là même, vous conférer cette même attirance en vous donnant la capacité d’attirer Dieu.
À travers ces pages, vous pourrez découvrir des propositions, reconnaître des initiatives déjà explorées, réfléchir sur des modalités, certes, mais surtout vous pourrez faire une expérience avec le cœur, l’esprit, le corps…
Celle-ci nous invite à une réelle prise de conscience : la vie de prière conjugale engage le couple en sa totalité pour peu à peu le transformer.
Deux maîtres de prière ont façonné notre chemin de vie conjugale : la petite Thérèse et saint Ignace de Loyola.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face semblait nous avoir donné rendez-vous. Lorsque mon mari, médecin, reçoit une proposition d’installation en libéral à Lisieux, nous étions déjà en négociation avec une clinique de l’île de Tahiti. Comment expliquer que Lisieux était pour nous une évidence ! Autrement « paradisiaque » ! Le futur associé de mon mari, de tradition juive, nous apporte pour fêter la signature de l’association, un jour d’Épiphanie, une galette des rois, qui portait l’inscription : « Bienvenue à Lisieux ! Signé Sainte Thérèse. » Quelle confirmation pour nous. Je me suis attelée à lire les œuvres de Thérèse et Thérèse s’est chargée de me faire savourer quelques secrets de sa petite voie d’enfance spirituelle. Thérèse avait le grand désir de gravir la montagne de la sainteté. Consciente de ses fragilités, elle chercha un moyen autre que le rude escalier de la perfection morale, une petite voie toute nouvelle pour s’élever jusqu’à Jésus. Méditant la parole de Dieu, elle se laissa toucher par les versets du livre d’Isaïe : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai ; je vous porterai sur mon sein et je vous caresserai sur mes genoux4. » Thérèse comprit alors dans son cœur que « l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus5 ! » Elle écrit encore : « Ce qui plaît au Bon Dieu, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde6. »
Comme je me suis sentie rejointe dans cet élan de Thérèse pour Jésus ! Thérèse accueille sa fragilité, se laisse regarder par Jésus, permet à Jésus de s’abaisser, de descendre jusqu’à elle. Thérèse lovée dans les bras de Jésus, consumée, transformée par l’amour de Jésus.
N’oublions pas que l’abandon de Thérèse à l’amour de Dieu n’était pas sans effort ! Elle s’est engagée dans l’ordinaire de son quotidien à tenter à chaque occasion de « lever son petit pied pour monter la première marche ».
Depuis, sainte Thérèse ne nous a pas quittés. Puisse cet ouvrage exhaler un peu de la douceur de son parfum !
Un autre maître spirituel, en la personne de saint Ignace de Loyola, a coloré toute mon existence.
Dès le collège, une fois par an, je participais avec zèle à la retraite selon les exercices de saint Ignace organisée pour les élèves. J’étais interpellée par les enseignements des jésuites qui prêchaient pour cette centaine de fillettes. Je me rassasiais surtout de la parole de Dieu que nous méditions personnellement chaque jour. Les sens corporels, les affects, les sentiments et la connaissance étaient ici convoqués pour rendre palpable les poussées de l’Esprit Saint. Saint Ignace invitait à entrer dans le monde de l’intériorité pour vivre une expérience intégrale. Ce qu’il m’a fait alors découvrir dans sa pédagogie a marqué ma vie d’adulte. Je suis restée à son école, m’exerçant à chercher et trouver Dieu en toutes choses.
« Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement7. » Ces mots de saint Ignace sont une invitation à laquelle je voudrais répondre avec vous, cher lecteur.
Faire une expérience, la relire et avancer en discernant… pour garder le goût au palais.
Le philosophe Xavier Zubiri, pour définir le processus d’une compréhension qui capte par les sens, qui organise et intériorise la perception de la réalité, a créé le concept d’« intelligence sentante ». Je trouve ces termes très appropriés !
La prière conjugale n’est pas quelque chose à répéter mécaniquement. Elle mobilise la mémoire, l’intelligence, la volonté, le cœur, le corps. Elle implique le couple en sa totalité de manière qu’il se laisse pas à pas transformer.
La prière conjugale est une bonne nouvelle pour le couple désireux de reprendre souffle, de reprendre du souffle, de donner du souffle, pour soi, pour sa famille et pour le monde.
Cher lecteur, ce petit manuel vous a été offert, ou vous l’avez vous-même acheté, et voici qu’il prend corps entre vos mains. Les pages vont s’offrir une à une à votre lecture.
L’aventure peut commencer pour votre couple, à partir de votre désir. Ce désir vous fait poser un acte, ouvrir un livre, le lire, tourner la page, le feuilleter, vous laisser toucher, interpeller, affecter… et vous mettre en route. Dieu entend le désir de chaque lecteur, et le rejoint au cœur. Ce manuel est fait pour vous conduire pas à pas, pour reprendre ce qui n’est pas assimilé, tel un outil qui rend service un temps, puis reprend sa place dans l’établi.
Avant de vous proposer un premier kit de prière conjugale, je souhaiterais vous partager nos premiers essais de prière à deux, nos balbutiements parisiens. Ils ont le mérite d’un début, d’une lancée et surtout de nous avoir donné le désir de continuer. Ils pourront peut-être donner courage à ceux qui ont le sentiment d’un éternel recommencement.
Vincent et moi-même avons trente-six ans de mariage, trente-six ans de sacrement de mariage. C’était le 8 septembre 1984, au-dehors il pleuvait très fort alors que dans l’église, nous étions ravis sous le soleil de Dieu.
Notre première prière à deux fut celle de nos premiers émois d’amoureux. Elle avait une saveur toute particulière. Nous étions, comme dans le Cantique des cantiques, ces fiancés désireux de répondre silencieusement, amoureusement, à l’amour de Dieu en qui nous reconnaissions la source de notre amour printanier. Nos premiers mots balbutiés ensemble exhalaient ainsi aux pieds de Jésus ce que toute notre vie de jeunes amoureux voulait offrir de plus précieux, ce nard au parfum très singulier, exotique, suave. « Tandis que le Roi est en son enclos, mon nard donne son parfum » (Ct 1, 12b). Cette phrase se trouve au début du Cantique des cantiques, quand les bien-aimés ne se sont pas trouvés encore. « Saint Bernard voit dans ce nard une forme d’humilité, qui procure le repos au Bien-Aimé8. » Comme si nous avions trouvé grâce auprès du Seigneur avec le peu de ce que nous pouvions alors offrir, tels des prémices.
C’était le soir après une longue journée de travail, nous sortions alors de la bibliothèque de Laënnec rue d’Assas, nous marchions main dans la main jusqu’au restaurant universitaire de Mabillon. Devant notre plateau-repas, nous échangions… Parfois nous reprenions nos conversations de la veille sur le sens de la vie, du monde, etc. Et bien souvent, étudiants en médecine, nous nous interrogions sur tel schéma d’anatomie ou telle formule de biochimie. Le temps de pause se devait d’être très court. Nous emboîtions rapidement le pas pour rejoindre la bibliothèque. L’église Saint-Sulpice s’imposait alors à nous sur notre passage, avec ses portes largement ouvertes et ses nombreuses marches nous invitant à les gravir. Notre élan nous entraînait jusqu’en haut du parvis, arpentant toute la nef pour nous blottir derrière un pilier au fond du chœur.
« Attirez-moi, nous courrons ! » (Ct 1, 4).
Nous étions alors, comme la bien-aimée du Cantique des cantiques, dans ce désir intense mêlé d’incapacité. Saint Grégoire le Grand observe ce mouvement chez l’homme : « Tire-nous donc, car nous avons le désir de te suivre, désir que nous inspire le charme de tes parfums. Mais, comme nous ne pouvons t’égaler dans ta course, tire-nous afin que, soulevés par ton secours, nous puissions mettre nos pas dans tes pas. Car si tu nous attires, nous courrons aussi9… »
Quel murmure et quelle puissance à la fois, ces paroles du Notre Père sortant timidement mais conjointement de nos lèvres et de nos cœurs comme un « fin silence », une « brise légère » ! Ainsi s’accomplissait, avec comme seul témoin visible les pierres de Saint-Sulpice, le rite qui concluait notre journée.
N’étions-nous pas alors tous deux saisis par l’Esprit de Dieu venant à notre secours et introduits dans la prière que lui-même déposait dans notre cœur ? Et là, quelle puissance d’amour, où Jésus se frayait un chemin dans nos cœurs d’amoureux !
« Notre Père qui es aux cieux » et avec Jésus, son étonnante proximité à nos côtés…
« Que ton nom soit sanctifié » et que se hâtent les merveilles du salut dans notre vie d’amoureux…
« Que ta volonté soit faite » et que se déploie en nous sans obstacle l’amour de Dieu pour que s’accomplisse peu à peu, pas à pas, son dessein en nous…
« Donne-nous aujourd’hui » pour dépendre du Père, tout recevoir de lui…
« Pardonne-nous » et attire sa Miséricorde sur nous, sur le monde…
« Ne nous laisse pas » : supplier Dieu dans l’épreuve, dans nos faiblesses et nos fragilités…
« Mais délivre-nous du mal » et donne-nous de désirer accueillir en notre vie d’amoureux le triomphe pascal de Jésus…
Nous nous connaissions depuis peu mais pourtant les appels du Notre Père ne nous conviaient-ils pas déjà à suivre Jésus ?
Quelques mois plus tard, dans le désir tout à fait louable d’étoffer notre prière et de la personnaliser, c’est-à-dire de faire « plus » et « mieux », nous avons tenté de rassembler tout ce que nous connaissions de la prière, pour construire notre propre édifice.
Je me souviens comme je préparais notre petit oratoire d’un soir, avec des coussins, des bougies, des icônes… Je commençais la louange avec conviction. J’enchaînais les chants, puis lecture de la Parole, puis méditation spontanée, à voix haute… Je concluais par de belles prières, toutes celles qui me semblaient indispensables !
Ô tentation de l’homme de s’emparer de ce qui ne lui appartient pas, de se regarder à nouveau pour se perfectionner ! Comme disait Montesquieu, « le mieux est l’ennemi mortel du bien » !
Cette tentative d’une nouvelle forme de prière dura quelques années dans notre couple. En soi, chaque invocation était belle, chaque chant avait son harmonie, la Parole était vivante et vraie. Et pourtant, au fil des années, ces temps devenaient houleux. Nous ressentions parfois quelques vagues sensations de ferveur, alors nous persévérions, certains que la houle était seulement un combat… Pourtant un malaise commençait à s’installer entre nous.
En effet, je reconnaissais parler avec aisance, j’aimais commenter la parole de Dieu, et Vincent devenait de moins en moins acteur. Mon mari, en effet, ne trouvait plus sa place. Je me souviens qu’il pensait alors ne pas savoir prier… J’étais en train de construire une œuvre de prière pour Dieu. Je faisais notre prière, je construisais notre prière, je décidais notre prière, nous exécutions notre prière !
Ce furent des années en force, où je parlais plus fort que le Seigneur.
Dieu soit loué, Dieu veillait sur notre couple. Il connaissait notre désir si maladroit d’une rencontre plus intérieure avec Jésus, notre désir de laisser Jésus prier en nous, laisser la prière faire son œuvre en nous.
Voilà cher lecteur un encouragement à croire, à persévérer. Combien Dieu nous rejoint dans nos balbutiements, nos errements, quand nos cœurs désirent le rencontrer.
