Et dieu créa...la vente - Daniel Cissé - E-Book

Et dieu créa...la vente E-Book

Daniel Cisse

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Beschreibung

"LEVE TOI ET MARGE" C'est par ce commandement impérieux que débutent et se clôturent les séminaires commerciaux de nombreux formateurs. L'action et le chiffre sont en effet au coeur de l'activité des vendeurs et commerciaux de tout poil. Tout a été dit sur la vente. Tout a été décortiqué, analysé, écrit, sur les process, les techniques, les outils, les attitudes et les motivations qui permettent de gagner la bataille commerciale. Mais comment cela a t il débuté? Quelle a été l'étincelle qui a allumé le grand feu qui énergise les professions commerciales à travers le monde ? Pourquoi la vente a-t-elle colonisé les relations interpersonnelles? Sur un ton humoristique et quelques libertés et détours assumés, ce livre apporte les réponses à ces questions quasi existentielles!

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Seitenzahl: 63

Veröffentlichungsjahr: 2019

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On dit qu’il a vendu son âme au diable !

Mais y avait-il vraiment un acheteur ?

A tous ceux qui prient pour que les clients achètent.

A tous ceux qui prient pour que les vendeurs arrêtent de les relancer.

A tous ceux qui croient en eux pour réussir dans ce métier qu’est la vente.

REMERCIEMENTS

Je remercie d’abord mes clients, mes fournisseurs ainsi que mes partenaires consultants qui, par leurs pratiques et leurs attitudes, m’ont fourni la matière de ce livre.

Je remercie ensuite mes enfants Arnaud et Thibaud et mes amis Grégoire, Jean et Louis pour les conseils et les encouragements qu'ils m’ont prodigués tout au long de l’écriture de cet ouvrage.

Je remercie enfin mes stagiaires - toujours en quête de l’idée géniale qui ferait signer tous leurs clients - et bien sûr notre créateur pour l’inspiration à l’origine de cette idée.

Il était en train de prendre son petit déjeuner quand il s’étrangla.

Sur le livre qu’il avait en main, il était écrit, en gros, dans le titre « LEVE TOI ET MARGE ».

Et en dessous, en caractère gras : « La bible du vendeur ».

Comment était-ce possible ?

Qui avait osé écrire et faire paraître une chose pareille ?

Il lut immédiatement les remerciements afin de vérifier qu’il était au moins cité.

Et là encore, nouvel étranglement.

Pas une ligne, pas un mot, rien, nada.

Il n’existait pas pour l’auteur, il n’existerait pas pour les lecteurs, il n’existerait pas.

Il serait le néant.

C’était quand même fort de café.

Il demanda immédiatement qu’on lui communique toutes les parutions avec les mots clés commençant par BIBLE et la surprise fut immense.

Il y avait là la bible du vendeur, plusieurs fois. Mais aussi les bibles du management, du coaching, de l’informatique, du bricolage…

Il était étourdi par tant de bibles alors que c’était lui qui était à l’origine du concept.

La bible, la première, la seule, la vraie, c’était lui et lui seul.

20 millions d’exemplaires vendus par an, des milliards depuis sa première parution, traduits dans plus de 2 300 langues.

Le succès de librairie par excellence.

Le top du top.

Même Saint Exupéry, avec « LE PETIT PRINCE » n’avait pas fait mieux.

Et pourtant, il avait mis le mot Saint dans son nom, c’est dire.

Et voilà que maintenant, des concurrents, oui, des concurrents lui volaient son idée.

Et en plus, il n’était même pas cité comme inspirateur.

Nulle part, dans aucun ouvrage.

Qui étaient-ils ces pilleurs d’idées pour vouloir rivaliser avec lui ?

Qui étaient-ils pour vouloir faire de l’argent avec son idée ?

Qui étaient-ils pour utiliser son concept génial - en toute modestie - de BIBLE en y accolant des mots aussi triviaux que vente, management, informatique ou bricolage ?

Comment cela avait-il été possible ?

Comment cela avait-il pu dégénérer à ce point alors que l’idée d’origine était juste de rendre service à un petit couple d’humains qui s’ennuyait ?

Il posa le livre et il se concentra afin de revenir quelques milliers d’années en arrière.

Il voulait comprendre comment tout cela avait pu arriver.

Et pour cela, il fallait qu’il revienne au début.

Tout au début.

Au commencement de l’histoire.

Bien avant le drame…

Enfin, il se souvint.

Il faisait extrêmement beau ce jour-là et la nature était parfaite.

Il faut dire que cela faisait déjà un moment qu’il avait fait le gros de l’effort.

Le premier jour, il avait créé le ciel et la terre. Et cela n’avait pas été une mince affaire.

Ensuite il avait fallu amener la lumière dans tout cela pour y voir plus clair.

Quand ce fut fait, comme il commençait à mieux voir ce qu’il faisait, il avait séparé la terre des océans.

Cela lui donna du bleu mais cela manquait quand même de couleur. Aussi s’était-il attelé à mettre du vert en créant la vie végétale.

Tout cela avait maintenant fière allure mais c’était un peu statique.

Alors il avait créé toutes sortes d’animaux, pour occuper l’espace et pour se faire plaisir en termes de créativité.

Son imagination, à cette époque, était sans limite. Il en avait fait des grands, des petits, certains qui volaient, d’autres qui couraient et d’autres enfin qui nageaient.

Il avait imaginé des carapaces, des écailles, des plumes, des poils, des becs des dents…

Tout ce qui lui passait par la tête, il l’expérimentait.

Ce fût une très grosse journée.

Il avait créé quelques exemplaires uniques mais il avait surtout créé des couples.

Il leur avait laissé la charge de se reproduire.

Il n’allait quand même pas tout faire.

A la fin de cette journée là, son petit monde commençait à avoir fière allure.

Mais il restait un peu sur sa faim.

Il sentait qu’il lui fallait une dernière création, celle qui scellerait à jamais son immense pouvoir.

Aussi avait-il décidé de concevoir une ultime créature.

Il pensa à une créature qui serait complètement différente.

Une créature douée d’un plus afin de pouvoir compenser son manque de bec, d’écailles, de plumes, de griffes ou autres artifices dont il avait doté ses autres créations.

Alors il avait pensé à l’intelligence.

Il voulait lui donner de l‘intelligence pour qu’elle puisse imaginer comment aller plus vite, comment voir la nuit ou communiquer à distance, voire voler dans les airs ou aller sous l’eau.

Pour cette création qu’il voulait parfaite, il avait réfléchi à différentes formes et textures puis finalement, il était allé au plus simple.

Il avait mélangé de la glaise et de l’eau et en toute modestie, il s’était pris comme modèle. Et il avait créé l’homme à son image.

Comme il lui fallait un couple, pour la reproduction – toujours cette volonté d’efficacité - il avait fait quelques ajustements anatomiques, pour créer la femme.

On était le sixième jour.

Le travail était terminé. Il pouvait bien se reposer le jour d’après.

Dieu avait créé le monde en une semaine.

Heureusement qu’il n’avait pas commencé par créer les 35 heures, sinon, il y serait encore.

Dieu méditait tranquillement sur ce qu’il allait faire maintenant qu’il avait créé le monde.

Il se disait d’ailleurs qu’il avait peut-être travaillé trop vite puisqu’il avait l’éternité devant lui.

Et comme disait l’adage : l’éternité c’est long, surtout sur la fin !

Pour passer le temps, il observait ses créations évoluer au gré des copulations et des reproductions successives.

Certains animaux qu’il avait créés avaient tout de suite disparus, la faute à des conceptions originelles trop audacieuses.

Certaines carapaces, trop lourdes et mal conçues, avaient noyé leurs occupants alors que d’autres les avaient protégées.

Les gros animaux à plumes, trop lourds, s’étaient quasiment tous écrasés au sol.

Et parfois ils avaient fait disparaître dans la foulée un couple un peu tendre qui n’avait pas eu le temps de s’enfuir avant l’écrasement.