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Eh oui, cela n'arrive pas qu'aux autres ! Nous pouvons tous être touchés par la maladie qui est un cri de notre corps signifiant un déséquilibre, un dysfonctionnement. Comprendre les messages de notre corps nous permet de reprendre les rênes de notre vie, d'agir pour ne plus subir. La maladie nous donne l'opportunité d'évoluer sur les plans biologiques, émotionnels et spirituels. Après guérison, elle peut s'apparenter à une bénédiction. Un mal pour un bien ! A partir d'histoires de gens ordinaires, menant des vies ordinaires, comme vous et moi, nous abordons les cinq thématiques les plus fréquemment rencontrées en cabinet : la dépression, le burnout, l'anxiété, la somatisation et la relation d'emprise. Chaque histoire est étayée par la description d'un cas clinique et suivie de propositions d'actions pour retrouver et conserver un bon équilibre de fonctionnement.
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Seitenzahl: 150
Veröffentlichungsjahr: 2022
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La maladie n’est jamais une cause. La maladie est une réponse, une pauvre réponse que l’on invente à une souffrance.
Christian BOBIN - Écrivain
Introduction
La dépression
Histoire : Descente aux enfers
illustration : le cas de Philippe
Interprétation
Propositions
Le burnout
Histoire : Sans crier gare…
Illustration : Le cas de Joël
Interprétation
Propositions
L’angoisse
Histoire : Pas de panique !
Illustration : le cas de Sophie
Interprétation
Propositions
La somatisation
Histoire : Ça fait mal !
Illustration : le cas de Monique
Interprétation
Propositions
La relation d’emprise
Histoire : Sur le qui-vive
Illustration : le cas de Paul
Interprétation
Propositions
Conclusion
Et si c’était moi ? Eh oui, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Nous pouvons tous être touchés par la maladie. La maladie qui est un cri. Un cri de notre corps qui nous indique que nous sommes en déséquilibre. Qui nous signale que quelque chose ne va pas, que quelque chose dysfonctionne. La maladie est perçue comme catastrophique, dramatique, car elle réveille nos angoisses de mort et nous cherchons à la guérir le plus rapidement possible à coups de médicaments, opérations et autres interventions médicales. Bien sûr, la maladie est inconfortable, douloureuse parfois honteuse et nous voulons nous en débarrasser au plus vite. Mais la maladie est aussi un message que notre corps nous envoie pour nous permettre d’évoluer, d’apprendre, de grandir. C’est une opportunité, lorsque l’on en comprend la signification, de modifier nos habitudes, nos comportements, nos pensées pour aller vers une vie plus écologique pour nous et notre organisme. Elle nous donne l’occasion d’évoluer sur les plans biologiques, émotionnels et spirituels. Et de ce point de vue, après guérison, la maladie peut apparaître comme une bénédiction. Un mal pour un bien !
Tant que nous ne sommes pas confrontés à la crise, quelle qu’elle soit, nous ne faisons aucun effort. Nous restons dans nos zones de confort, à faire toujours la même chose pour obtenir toujours le même résultat. Certains sont dans des routines positives et tout va bien, ils savent naturellement maintenir un bon équilibre psychosomatique, ils n’ont pas subi de grosses difficultés et ils ne rencontreront pas la maladie. Mais pour la plupart d’entre nous, des passés difficiles, des routines de vie contraignantes, une perception de soi erronée nous enferment dans des fonctionnements délétères à terme pour notre santé. Et le corps qui pousse un cri, la maladie qui survient pour nous faire sortir du cercle infernal dans lequel nous nous sommes progressivement installés. La maladie est un CRI, car liée à des contradictions, des Conflits intérieurs faisant écho, Résonnance avec les évènements traumatiques du passé non résolu et impactant l’Image que nous avons de nous-mêmes. Pour sortir de la maladie, il est important de comprendre son message et modifier nos habitudes pour retrouver un équilibre de vie bénéfique à notre santé.
Avant d’arriver à la crise, au point de rupture, à la maladie, notre corps nous envoie régulièrement des messages d’alerte. Ça ne lâche pas d’un coup ! Seulement, nous ne les entendons pas tous ces petits messages, nous n’avons pas le temps d’y prêter attention, nous sommes trop pressés pour percevoir. Et puis nous sommes forts, rien ne peut nous arriver. Ceux qui tombent malades, en dépression, en burnout ou autre, sont faibles, ils n’ont qu’à se mettre un coup de pied aux fesses et ça ira mieux, si l’on veut on peut !
Qui n’a jamais pensé ou dit ce genre de paroles à un moment de sa vie ? Nous avons tous eu, un jour, ce genre de jugement. Pour nous rassurer, nous donner du courage ou pour conjurer le sort, pour tenir à distance la maladie méconnue et effrayante.
Cependant, il ne suffit pas de se mettre un coup de pied aux fesses. Et la maladie ne s’abat pas que sur les faibles et les autres. C’est bien plus complexe que cela et surtout bien plus insidieux. Nous sommes tous porteurs de cellules pathogènes qui se développeront, ou pas, durant notre existence. Le stress qui s’infiltre insidieusement dans nos vies va favoriser le développement de ces cellules pathogènes. Parfois, le stress est infime, mais chronique, une petite dose de poison tous les jours, qui finit au bout de plusieurs années par engendrer la maladie. D’autre fois, le stress est aigu, brutal, intense, comme lorsque nous sommes face à la perte, au changement, à la peur, à quelque chose de soudain, et là, le corps peut lâcher d’un coup. Souvent, durant notre vie, nous subissons à la fois du stress chronique et du stress aigu dont les actions se combinent ou se potentialisent. Si certains échappent parfaitement bien au stress chronique, personne n’est à l’abri d’un stress intense et donc personne ne peut prétendre qu’il ne sera jamais malade et que la maladie n’est que le fardeau des faibles. Alors, arrêtons de juger et essayons plutôt de comprendre !
Comprendre pour soutenir nos proches qui sont dans l’épreuve de la maladie, comprendre pour nous sortir nous-mêmes de la maladie et comprendre pour éviter de tomber dans la maladie. Quand nous comprenons, nous sommes plus à même d’entendre les messages du corps avant qu’ils ne deviennent des cris. Nous pouvons modifier des choses, rééquilibrer nos corps et nos esprits pour éviter la grave maladie.
Dans cet ouvrage, j’ai voulu traiter des cinq maladies, ou problématiques qui rendent malades, les plus fréquemment rencontrées en cabinet. Des sujets récurrents sur lesquels je travaille depuis de nombreuses années maintenant, qui présentent, dans les grandes lignes, les mêmes symptômes, les mêmes caractéristiques. Et dont le protocole de soin et de guérison va suivre une trame identique autour de laquelle nous allons pouvoir accompagner chaque cas individuel. J’ai choisi de parler de la dépression, du burnout, de l’anxiété, de la somatisation et de la relation d’emprise. Le dernier thème n’étant pas une pathologie en tant que telle, mais une situation engendrant bien souvent de la maladie.
Pour chacun de ses thèmes, je me suis amusée à écrire une petite histoire de vie imaginaire montrant comment la maladie peut s’installer progressivement, sans faire de bruit. Les personnages1 de ces histoires sont des gens ordinaires, menant des vies ordinaires, comme vous et moi, et qui pourtant vont rencontrer la maladie. Rappelez-vous, cela n’arrive pas qu’aux autres !
Après chaque histoire, il y a une petite illustration clinique, la description d’un cas rencontré en cabinet où les symptômes sont plus nets, plus précis et plus visibles. L’idée étant de décrire précisément la maladie pour mieux la connaitre et la repérer.
Enfin, dans une troisième partie, je développe mon point de vue, et ce n’est que le mien, par rapport à la maladie traitée et je vous propose des outils de guérison pour sortir de la maladie. Outils qu’il conviendra d’utiliser en prévention, afin d’agir aux premiers signes envoyés par le corps et ainsi conserver un équilibre de bon fonctionnement.
Ce livre n’est pas un cours théorique sur chaque pathologie ou thématique, d’éminents auteurs, très qualifiés, l’ont déjà fait et bien mieux que moi. J’ai simplement eu envie de vous partager mon regard, mon approche de la maladie et mon expérience pour sa résolution. Et si cela peut être utile à certains d’entre vous, cela me convient.
Comme toujours dans mes livres, il n’y a pas d’ordre pour aborder les sujets, vous pouvez le lire dans tous les sens, quand vous voulez et comme vous voulez.
Je vous souhaite une bonne lecture !
1 Les prénoms ont tous été changés pour des raisons de confidentialité.
Ce matin, Léa ouvrit les yeux avant que le réveil ne sonne. Le soleil chaud d’été brillait déjà à travers les volets. Elle s’étira longuement dans son lit et prit le temps de faire un gros câlin au chat qui ronronnait dans son cou. Matéo dormait encore paisiblement à ses côtés. Elle allait passer une bonne journée. Elle en était sûre. Elle se leva doucement pour ne réveiller personne. Les enfants dormaient dans leur chambre. Il n’y avait aucun bruit dans la maison. Elle se prépara une bonne tasse de café qu’elle but sur la terrasse en admirant les fleurs du jardin. Un pur moment de bonheur.
Léa se sentait privilégiée. Elle avait vraiment une très belle vie. Elle avait eu une enfance heureuse, des parents aimants qui l’avaient guidée dans la bienveillance. Ils avaient su lui donner suffisamment confiance en elle pour qu’elle puisse faire des choix respectueux d’elle-même. Très jeune, elle savait ce qu’elle voulait faire, elle n’avait aucune difficulté à l’école et avait suivi sans encombre ses études. Elle était devenue professeur des écoles. Elle enseignait en CP. Petite, elle adorait déjà jouer à la maitresse avec ses deux plus jeunes frères. Léa adore son métier même si les conditions de travail ne sont pas toujours faciles. Elle se souvient qu’à ses débuts, elle avait peur, elle tremblait à l’idée de se retrouver seule face à vingt-cinq petites têtes blondes à gérer toute une journée. Rapidement, elle s’était sentie à l’aise dans sa classe, elle avait toujours de nouvelles idées pour transmettre les apprentissages de façon ludique. Elle savait calmer les plus agités, encourager les plus timorés. Elle se sentait bien dans son métier et les enfants l’adoraient.
Pendant sa dernière année d’études, elle avait rencontré Matéo. Ils s’étaient vus pour la première fois dans un bar à côté de la fac. Matéo travaillait depuis peu et était nostalgique de ses années universitaires. Alors parfois, il retournait dans ce bar où les étudiants se retrouvaient le jeudi soir. Il emmenait son colocataire et retrouvait d’anciens collègues de promo pour se remémorer de bons souvenirs encore très présents dans leur mémoire. Ce soir-là, le groupe de Léa et celui de Matéo se trouvèrent contraints de partager la même table faute de place dans l’établissement bondé. Le contact se fit très rapidement entre les deux groupes et les discussions allèrent bon train. En fin de soirée, tout le monde s’échangea les téléphones pour réitérer l’opération la semaine suivante. Une attirance réciproque vit rapidement le jour entre Léa et Matéo, ils se trouvaient beaucoup de points communs, ils aimaient les mêmes choses, visitaient les mêmes endroits. Très vite, ils ne se contentèrent pas des soirées du jeudi soir et eurent envie de se voir seuls dans la semaine. Le courant passait vraiment bien entre eux. Ils étaient tombés amoureux.
Léa déserta rapidement sa chambre étudiante pour emménager chez Matéo, la colocation se passait très bien. La relation s’installait, le couple faisait des projets. Léa obtint son diplôme et fut affectée dans une école primaire située à plus de cent kilomètres. Elle dut prendre un petit appartement pour la semaine et ne retrouvait Matéo que le week-end. Matéo ne pouvait pas quitter son emploi et ce n’était que pour deux ou trois ans, le temps pour Léa, d’obtenir une mutation. Léa jonglait entre l’école, Matéo, sa famille qu’elle essayait de voir régulièrement et ses amies de fac toutes éparpillées dans le département. Pleine d’énergie, elle trouvait du temps la semaine pour son cours de danse et son cours de chant. Pour sa troisième rentrée, elle irait dans une école près de sa ville natale. Ils prendraient un appartement ensemble et la vie serait plus légère. Tout se déroula comme elle l’avait prévu.
Le couple eut envie d’un enfant. Projet classique d’un jeune couple à l’aise dans sa vie. Les mois passèrent. L’entourage les taquinait, trouvait que ce bébé était long à venir. Oui, c’était long, déjà presque deux ans maintenant qu’ils essayaient. Avec la gynécologue, ils entreprirent le parcours du combattant. Examens, attente, insémination, attente, examens, attente, stimulation, attente, implantation, attente, stimulation, attente, implantation, attente, etc. Que d’espoirs et de déceptions, que de lassitude, de fatigue, d’incompréhensions, de disputes pour ce couple malmené par la science. Léa n’en pouvait plus, son corps n’en pouvait plus de subir tous ces actes invasifs, certes pas très douloureux, mais très éprouvants. Il fallut encore quatre longues années pour que Léa donne la vie à deux petits garçons. Quel bonheur, ils les avaient tant désirés, ils étaient si mignons, en pleine santé. Jules et Léon comblaient de bonheur leurs parents. Quelle organisation il leur fallut mettre en place : biberons, changes, bains, câlins tout était multiplié par deux. Heureusement, Léa a bénéficié d’un congé parental et d’aide à domicile pendant les premiers mois. Puis plus rien, quelle fatigue. C’était plus que du temps plein ! Plus de nuits complètes, plus de temps pour les activités, les amis, le couple. Les grands-parents les soulageaient bien de temps en temps, mais deux garçons bien vivants à faire grandir en même temps, c’était vraiment épuisant. Léa et Matéo ne se plaignaient pas, ils assumaient leurs responsabilités avec courage.
Un nouvel équilibre fut trouvé dans la famille. Les garçons poussaient bien. Léa reprit son travail avec grand bonheur. Elle aimait son travail, elle avait déjà une multitude d’idées pour enseigner de façon ludique et adaptée. Elle s’épanouissait pleinement dans ce travail. Et puis il y avait aussi les collègues qu’elle appréciait énormément et qui, pour certains, étaient devenus presque des amis. Ils prenaient régulièrement le déjeuner ensemble et pouvaient discuter d’autre choses que du travail. Ils lui avaient manqué.
Matéo obtint une promotion, il était content et fier de lui. Il s’était battu pour cela, s’était impliqué, avait fait ses preuves, il la voulait cette place. Bien sûr, ce nouveau poste impliquait plus de déplacements et de soirées passées au bureau, mais c’était sa réussite personnelle à lui.
La famille déménagea dans une belle maison avec un grand jardin dans lequel les enfants pouvaient s’ébattre librement et grandir sereinement. Le week-end, le couple recevait à nouveau des amis dans leur belle maison, les enfants jouaient tous ensemble et les adultes étaient contents de se retrouver, vieillis, fatigués, différents, mais toujours en lien. Leur vie se déroulait belle, sereine, sans anicroche, ils étaient heureux.
Heureux et fatigués quand même. Cet hiver, Léa a attrapé la grippe, c’était la première fois. Elle est restée clouée une semaine au lit avec quarante de fièvre. Des courbatures, mal à la tête, des vertiges, elle ne tenait littéralement pas debout. Elle ne pensait pas jusqu’alors que ça pouvait être aussi terrible. Elle s’est soignée et c’était reparti pour un tour, elle n’était plus malade, juste encore un peu fatiguée.
Le matin, c’était difficile en ce moment pour Léa, elle qui d’ordinaire se levait à la première sonnerie du réveil, appuyait au moins deux fois maintenant avant de se lever, avec la sensation de ne pas avoir dormi. Son sommeil était de plus en plus léger, un rien la réveillait et impossible de se rendormir ensuite. Elle ressassait ses journées dans sa tête : « Est-ce que j’ai bien fait ceci ? Que vont-ils penser de cela ? Comment vais-je régler ce problème ? Ne pas oublier d’acheter du lait et d’inscrire les garçons au foot. » Elle augmentait les doses de café pour pouvoir tenir dans la journée. Elle trouvait ses élèves de plus en plus difficiles, s’énervait plus rapidement. Et puis, il y avait les parents d’élèves qui voulaient toujours plus d’explications sur son travail, plus d’égards particuliers pour leur rejeton. Les rencontrer était devenu un calvaire. Qu’allaient-ils encore lui reprocher ? C’est vrai qu’en ce moment elle avait du mal à se concentrer, qu’elle oubliait facilement des choses. Elle avait l’impression que son travail lui prenait toute son énergie. En rentrant le soir à la maison, elle se sentait épuisée et n’avait plus autant de patience avec Jules et Léon qui la sollicitaient énormément. Elle s’était mise à crier sur eux pour mieux se faire entendre. À crier contre Matéo qui en jouant le soir avec ses fils ne comprenait pas son agacement. Elle criait, mais n’arrivait pas à exprimer ce sentiment de lassitude et d’impuissance qui l’envahissait. Elle n’avait plus envie de partager des choses avec eux, plus le temps. Il y avait tant à faire pour tenir la maison en état et assurer toute l’intendance. Elle sentait bien qu’elle se laissait entrainer dans un tourbillon qui avait effacé de son visage son si joli sourire. Elle avait besoin de temps pour elle, pour se changer les idées et en même temps n’avait plus l’énergie suffisante pour aller à la danse ou voir les copines. Elle se repliait sur elle-même et dormait dès qu’elle le pouvait et Matéo s’en agaçait :
— Tu es encore couchée, tu as tout le temps sommeil, c’est pénible à la fin ! Tu ne veux pas venir faire du vélo avec nous ? Ça te ferait du bien de mettre un peu le nez dehors.
— Non, désolée, mais je n’ai pas envie de sortir. Allez-y tous les trois, moi je vais me reposer.
— Mais tu ne fais que ça de te reposer, depuis que tu as eu la grippe, tu es tout le temps fatiguée, ce n’est quand même pas normal. Tu ne crois pas que tu devrais voir le médecin pour qu’il te donne des vitamines ? Il faut te secouer un peu, prendre les choses en main.
— Oui, tu as peut-être raison, j’appellerai le médecin lundi.
Après qu’ils étaient sortis, seule sur son canapé, Léa pleurait. Elle ne pouvait plus s’arrêter de pleurer. Pourquoi pleurait-elle ? Elle ne savait même pas. Elle se sentait si triste, si mal. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ? Elle n’en pouvait plus. Elle était juste fatiguée, épuisée, incapable de faire quoi que ce soit. La vie lui apparaissait si dure, si lourde à porter d’un coup. Elle doutait de pouvoir continuer comme
