Gagnez les élections avec Internet - Philippe Allard - E-Book

Gagnez les élections avec Internet E-Book

Philippe Allard

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Beschreibung

Obama et Hollande auraient-ils été élus sans Internet ? Extraordinaire caisse de résonance, la toile est devenue incontournable pour communiquer. Complémentaires aux poignées de main et discussions sur le marché matinal, les réseaux sociaux peuvent, désormais, faire la différence lors du décompte des voix. Il n’est toutefois pas nécessaire de disposer d’une équipe pléthorique pour lancer votre campagne sur le net ou de bénéficier d’un budget pharaonique. Ce livre vous décrit, pas à pas, les outils gratuits qui peuvent être mis en oeuvre par des non-geeks. Il vous permet de passer du stade du bricoleur à celui de futur e-candidat remarqué et… élu.Cet ouvrage vous démontrera qu'Internet est un allié de choix lors d'événements politiques.

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Seitenzahl: 95

Veröffentlichungsjahr: 2014

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AVERTISSEMENT: Certaines adresses internet ne sont plus accessibles.

Préambule

Peut-on aujourd’hui se passer de l’Internet pour se faire élire ? Les exemples des élections présidentielles américaines déjà en 2008 et, dans une moindre mesure, françaises en 2012 montrent, si besoin est, que telles batailles se gagnent aussi sur le « réseau des réseaux ». Certes… mais toutes les élections ne sont pas présidentielles et tous les candidats ne disposent pas des fonds ou des compétences pour constituer des webteams et lancer de véritables campagnes sur Internet !

Et pourtant le recours aux technologies de l’information et de la communication n’est pas réservé aux prétendants aux mandats à déjà forte notoriété, qui se les approprient à l’approche des rendezvous nationaux. Les candidats n’ont pas nécessairement accès aux médias grands publics (mainstream) ou, en tout cas, pas toujours quand et comme ils le veulent. Et même dans ce cas, ils peuvent souhaiter les court-circuiter… attirer l’attention autrement, notamment en jouant sur les nouveaux médias. Quant aux « petits » candidats avec moins de moyens, ils peuvent aussi les utiliser à bon escient dans des scrutins à enjeu plus local. Bien sûr, la simple présence sur l’Internet ne suffit pas ! Encore faut-il avoir quelque chose à y dire, un discours, des idées, des convictions, des projets à faire passer…

Qu’on le veuille ou non, il faut aujourd’hui « en être » et, d’ailleurs, les médias y compris papier valorisent cette présence. En France, Le Figaro a mis en ligne Le Scan (http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/) pour la présidentielle, lequel permettait de suivre l’évolution de la popularité des principales personnalités politiques françaises sur les sites d’information et les réseaux sociaux (en examinant le « sentiment » dans les médias et sur les réseaux sociaux, le volume de citations et le recrutement de fans sur les Facebook et Twitter sur les 7 derniers jours). En être absent est dommageable car c’est se priver de canaux de communication ! Et le candidat peu présent dans l’Internet se collera une image de « dinosaure ».

L’utilisation de l’Internet peut ne pas être trop coûteux, comme on le verra. L’avantage d’Internet est que chacun peut participer à la chaîne de redistribution de l’information et donc l’amplifier. Par contre, mal gérée, l’usage d’Internet se révélera chronophage et les erreurs peuvent coûter… en terme d’image ! Comme le déclarait à Libération Guillaume Peltier, membre de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy : Internet ni n’oublie ni pardonne.

Le présent guide a pour vocation de vous présenter concrètement les usages de l’Internet proposés à l’e-candidat, des outils à votre disposition. Toutes les solutions présentées sont gratuites ou très accessibles et peuvent être prises en main par des non spécialistes de l’informatique. Ce guide est une boîte à outils. Une grosse boîte à plusieurs étages. À chacun de voir quels instruments maitriser pour conduire sa campagne en dépassant le simple bricolage !

Un conseil : restez honnête car un newbie (débutant) ne doit pas tenter de se faire passer pour un geek ! D’ailleurs le geek, ce technophile féru d’informatique (Wiktionary) est parfois considéré comme une personne socialement inapte car manquant de sociabilité et de ressemblance mentale avec les autres. Et si le candidat appartient plutôt à la génération Gutenberg qu’à celle des digital natives (ceux qui ont grandi dans un environnement numérique), il prendra soin de ne pas s’entourer de moranoïaques (adjectif dérivé du terme moranoïa inspiré par la femme politique française Nadine Morano, et créé par le journaliste David Abiker pour désigner celui qui craint les informations, contacts, dangers liés à l’utilisation d’Internet).

Les exemples qui figurent dans le présent ouvrage ont été découverts au hasard des pérégrinations dans l’Internet. Leur choix ne procède d’aucune inclinaison vers l’une ou l’autre formation politique.

Il ne vous reste donc qu’à ouvrir la boîte, déterminer votre stratégie, choisir votre méthode et vos outils et battre votre webcampagne !

Philippe Allard

Investir dans les technologies et dans l’humain

Investir dans les outils Internet, est-ce rentable ?

L’investissement financier et humain vaut-il la peine ? Dans l’idéal, une équipe dédiée à l’Internet comprendrait des responsables de projets, des e-rédacteurs, des développeurs, des graphistes, des vidéastes, des journalistes. On se doute que tous les candidats à toutes les élections ne peuvent s’appuyer sur de telles équipes et qu’ils devront limiter les expérimentations, le choix d’outils et compter sur quelques polyvalents. Ou sur eux-mêmes.

Peut-on mesurer un retour en voix ? Difficile sans doute mais serait-ce une raison pour se dissuader d’utiliser ces outils. Pourquoi faudrait-il exiger une mesure de l’impact des moyens TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) alors que la rentabilité d’exercices conventionnels comme la distribution de tracts lors de marchés ne fait pas l’objet des mêmes questions ?

On visera néanmoins un retour sur influence en utilisant ces outils, particulièrement les réseaux sociaux. Retour sur influence ? Lisez ce qu’écrit le site E-visibilité (www.e-visibilite.com) à propos du social media marketing, remplacez « client » par « électeur » et « meilleur taux d’achat » par « meilleur taux de vote » : L’augmentation du retour sur influence entraine une augmentation de l’acquisition de nouveaux client et un meilleur taux d’achat de vos clients actuels. Les clients sont fortement fidélisés et sont impliqués dans la communication. Les plus actifs d’entre eux deviennent ambassadeurs de la marque auprès de leurs amis et connaissances.

Le niveau d’implication des abonnés va créer le phénomène de viralité et de propagation recherché : en moyenne, une personne possède 150 amis sur Facebook, ce qui signifie que pour chaque abonné à une page, on multiplie par 150 le nombre de cibles potentielles lors de nos campagnes. On observe le même principe sur Twitter qui est le réseau social où l’information se propage de la manière la plus rapide. La recherche d’augmentation du retour sur influence est aujourd’hui un des objectifs prioritaires en marketing en ligne.

Pas mal mais il faut raison garder aussi face au nombre de « like ». Celui qui « aime » un jour ne votera pas nécessairement pour l’objet de son amour… un autre jour. Tout l’enjeu consiste donc à transformer un « like » en vote effectif.

Exploiter les compétences

Le fonctionnement classique d’une section locale de parti politique, c’est une assemblée, un comité, un bureau. Pour faire simple, une pyramide classique… et une non-exploitation des compétences !

Aujourd’hui, une tendance issue du management de la connaissance voudrait que l’on utilise la créativité, l’intelligence, le savoir-faire des militants, des sympathisants, du public.

Pour exploiter certaines de ces compétences, il faut en avoir conscience, en faire le relevé, les appeler, les gérer. Une campagne peut s’appuyer sur un travail coopératif ou collaboratif.

Pour Wikipédia, le travail coopératif est une coopération entre plusieurs personnes qui interagissent dans un but commun mais se partagent les tâches.

Le travail collaboratif se fait en collaboration du début à la fin sans division fixe des tâches. Il associe trois modalités d’organisation :

il propose à tous et chacun, dans le projet, de s’inscrire dans un principe d’amélioration continue de chaque tâche et de l’ensemble du projet ;il organise le travail en séquences de tâches parallèles;il fournit aux acteurs de chacune des tâches une information utile et facilement exploitable sur les autres tâches parallèles et sur l’environnement de la réalisation.

Barack Obama a mis en place un dashboard (http://www.barackobama.com/#get-the-latest), littéralement un tableau de bord, pour mobiliser des bénévoles.

Un programme politique peut se construire de manière collaborative par exemple à partir d’un wiki. Un parti peut miser sur l’intelligence collective en permettant à chacun de s’exprimer sur un certain nombre de thèmes. Le site Il était une voix (www.iletaitunevoix.be) du Centre Démocrate Humaniste (CdH) en Belgique a ainsi pour objectif d’enrichir son programme.

Cybermilitants

Le politique ne doit plus seulement compter sur le militant classique. Il doit aussi s’entourer de cybermilitants ou plutôt de cyberpropagandistes, ces militants actifs sur le net et qui, notamment, interviennent dans les espaces de commentaires pour assurer la promotion ou la défense de leur candidat ou parti avec des arguments, des liens vers des sites exposant leurs thèses. Ce sont ces militants ou d’autres équipes de campagne avec lesquels il faut travailler en utilisant les bons outils pour éviter les pertes d’énergie et obtenir de meilleurs résultats.

L’Internet n’est donc pas qu’un outil de communication au sens de la promotion d’une personne, de sa candidature, de ses idées. C’est aussi un outil qui permet au candidat et à ses militants de communiquer entre eux, de travailler ensemble à des textes et projets. Avantage non négligeable : le recours à Internet permet de réduire un certain nombre de coûts par exemple de déplacements (avec des réunions en ligne), de téléphonie (en échangeant via Skype).

Quelques outils pour le travail en commun

Gestion de projet : Freedcamp (www.freedcamp.com), Gantto (gantto.com), LiquidPlanner (www.liquidplanner.com)Gestion des tâches : Remenber the Milk (www.rememberthemilk.com), Todoist (todoist.com)Agenda : Google AgendaPrésentation : Google DocumentsBase de données : Google Documents (Fusion Tables)Chat : Google TalkListe de discussion : Yahoo! Groupes, Google GroupesRéseau social fermé : Facebook, Google+Stockage de fichiers : Dropbox (www.dropbox.com), Minus (minus.com)

Des applications permettent des réunions en ligne – et donc à distance ! – de personnes qui ne disposent pas du temps, de la disponibilité, de la capacité de se déplacer. La possibilité de vidéo de groupe est offerte par Skype (www.skype.com/intl/fr) dans une version Premium. Pour des chats vidéo réunissant jusqu’à 8 personnes, on utilisera simplement les vidéo-bulles Google+.

Des publications de tous types (affiches, tracts, dépliants, cartes de visite…) peuvent être créées, dessinées et gérées en ligne avec la plateforme payante Kadanza (www.kadanza.com). Celle-ci est utilisée en Belgique par les partis Groen et Écolo qui proposent ainsi à leurs sections d’utiliser et de décliner ce matériel selon leurs besoins.

Mais qui êtes-vous ?

Qui donc êtes-vous ? Et comment allez-vous faire passer ce que vous êtes ? Ou l’image que vous voulez projeter ? Il va falloir travailler votre image personnelle (personal branding).

Le personal branding ou marque personnelle est le fait de créer et de gérer sa propre marque, rattachée à un individu et non à un produit. Cette marque personnelle est l’addition d’une réputation et d’une identité professionnelle. (Wikipédia)

L’Internet est un outil vous permettant à la fois de diffuser votre portrait (des informations textuelles mais aussi des images, qu’elles soient fixes ou animées) et des informations sur votre parcours (votre curriculum vitae notamment dans des réseaux sociaux professionnels), vos réalisations, vos aspirations, vos projets qui contribuent à forger cette image.

Raconter une histoire

Aujourd’hui, il faut pratiquer le storytelling