Homéopathie & Radiesthésie - F. & W. Servranx et collaborateurs - E-Book

Homéopathie & Radiesthésie E-Book

F. & W. Servranx et collaborateurs

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Beschreibung

La radiesthésie joue un rôle de catalyseur pour l'homéopathie

L'homéopathie soulève encore et partout des controverses. Elle compte des adeptes enthousiastes et des détracteurs acharnés mais, au fond, beaucoup de gens ne savent pas vraiment en quoi elle consiste. Pourtant de nombreux malades sont toujours guéris par les petites granules.

C'est en guérissant des maux que d'autres thérapeutiques ne parvenaient pas à soulager que l'homéopathie a conquis le monde entier et le conquiert un peu plus tous les jours, car elle est de plus en plus florissante.
Homéopathie et radiesthésie sont deux choses différentes, avec leurs disciplines propres, cela, nul ne le conteste. Cependant, leur heureuse collaboration décuple leur puissance et leurs champs d'application.
Précisément, la radiesthésie atteint le principe dynamique, l'affinité profonde (qui est sympathie) chimico-physiologique entre la maladie et la substance thérapeutique.

Le radiesthésiste est bien placé pour effectuer cette recherche, puisque le pendule est sensible aux troubles à l'état naissant ou représentant encore de simples prédispositions, qui échapperaient vraisemblablement à toutes autres méthodes d'investigation.

Un guide pratique précieux qui met en avant la synergie entre homéopathie et radiesthésie

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Seitenzahl: 176

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Cet ouvrage regroupe des textes parus entre 1946 et 1967 : livres, dossiers Exdocin ou articles parus dans la revue La Radiesthésie pour tous et écrits par les frères Servranx ou leurs associés.

Nous rééditons tous ces textes dans le respect des originaux, mais rajeunis quant à la présentation et les illustrations, parfois quant au texte lui-même quand plus de clarté s’imposait.

Le but de ce livre est d’informer. Chacun l’utilisera sous sa propre responsabilité. En aucun cas, les éditions Servranx ou leurs associés ne sauraient être tenus pour responsables des préjudices fortuits, induits ou indirects découlant de son utilisation.

PREMIÈRE PARTIE

CONTRIBUTIONDEC. CHUMAHERINGÉNIEUR

QU’EST-CE QUE L’HOMÉOPATHIE ?

À différentes reprises, des lecteurs nous ont demandé de donner ici, sous forme d’une large esquisse, les notions de base sur l’homéopathie. Nous ne pouvions mieux faire que de nous adresser à M. C. CHUMAHER. Nous le remercions très vivement d’avoir bien voulu se charger de ce travail de vulgarisation.

HAHNEMANN FONDATEUR DE L’HOMÉOPATHIE

C’est à SAMUEL HAHNEMANN que l’on doit l’admirable méthode thérapeutique connue sous le nom d’homéopathie reposant sur le grand principe qu’il a énoncé : « Les maladies guérissent par des remèdes produisant des symptômes semblables aux leurs ».

SAMUEL HAHNEMANN naquit à Meissen (Saxe) en 1755. Il fit ses études de médecine, fut reçu docteur en 1779 et commença à exercer sa profession. Mais, après quelques années, il en abandonna la pratique, profondément déçu par les insuccès de la thérapeutique employée à cette époque.

Pour faire vivre les siens, pour élever ses enfants, il fut obligé de faire des traductions et c’est au cours de ces travaux que son attention fut spécialement attirée par l’observation que certains médicaments, et en particulier le quinquina, provoquent, lorsqu’ils sont pris à haute dose, les mêmes symptômes que ceux de la maladie qu’ils sont appelés à combattre.

Nous verrons plus loin comment HAHNEMANN tira parti, d’une façon géniale, de ce fait expérimental qui, peut-on dire, constitue le point de départ d’une méthode, basée sur l’antique « principe de similitude » déjà affirmé par Hippocrate, le père de la médecine ; méthode qui allait révolutionner la thérapeutique et soulever l’enthousiasme de ses disciples comme les critiques les plus acerbes de ses contradicteurs.

HAHNEMANN commença ses expériences en 1790 et étudia d’abord 61 médicaments. Ces études furent suivies de la publication de nombreux travaux qui lui valurent une juste célébrité. En 1810, il fait paraître son Organon ou Exposition de l’Art de guérir et en 1828 son Traité des Maladies chroniques contenant l’exposé de sa doctrine et les résultats de son expérience et de sa pratique personnelles.

Désirant donner plus d’extension à l’enseignement de sa méthode, il se rendit à Paris en 1835, où il se fixa définitivement. À son arrivée, raconte le DR LÉO BORLIACHON dans son ouvrage L’Homéopathie, l’Académie de médecine, émue de l’approche du fondateur de l’homéopathie, pria GUIZOT, alors ministre, d’interdire au médecin étranger l’exercice de sa méthode. La réponse de GUIZOT dénote une clairvoyante largeur de vues : « HAHNEMANN, dit-il, est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous. Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a mission de faire avancer la science et d’encourager les découvertes. »

Ayant reçu l’autorisation d’exercer, HAHNEMANN le fit jusqu’à sa mort, survenue le 2 juillet 1843, à l’âge de 88 ans. Son inhumation eut lieu au cimetière du Père-Lachaise.

Les principes posés par HAHNEMANN sont basés sur des vérités millénaires puisqu’il se trouve en concordance avec les grands médecins de l’Antiquité tels que HIPPOCRATE, PARACELSE, GALIEN. Mais ce qui fait l’originalité de la méthode hanemannienne, c’est l’emploi des médicaments à doses infinitésimales. En cette matière, HAHNEMANN fut un génial précurseur.

Depuis HAHNEMANN, les homéopathes on étudié un nombre considérable de remèdes et leur « Matière Médicale » ne contient pas moins de 2.000 médicaments pour lesquels ils ont noté tous les effets observés sur l’homme en bonne santé, après absorption des dits médicaments. Pour eux, dit le DR VANNIER, « toute substance animale, végétale ou minérale peut devenir un remède actif ». Il suffit de l’expérimenter sur l’homme sain et de l’utiliser, afin d’éviter des réactions trop vives, à faibles doses, par la bouche. « Tous les symptômes qui se manifesteront, subjectifs ou objectifs, seront immédiatement notés, autant que possible dans leur ordre chronologique d’apparition. Ainsi se développera une maladie expérimentale dont les signes provoqués constitueront les éléments caractéristiques des indications du futur remède. » (DR L. VANNIER, La Pratique de l’Homéopathie).

Telles sont les caractéristiques de la Méthode Homéopathique HAHNEMANN, au sujet de laquelle il a pu dire : « Je me fais gloire d’avoir été le seul, dans les temps modernes, qui ait entrepris de bonne foi, la sérieuse révision des principes fondamentaux de la médecine. »

Pour tout dire, l’homéopathie est la seule médecine reposant sur une doctrine d’ensemble, réellement scientifique parce qu’elle se fonde sur la méthode expérimentale et que la preuve peut en être répétée à volonté.

L’ESSOR DE L’HOMÉOPATHIE

Il faut d’ailleurs reconnaître que la vogue de l’homéopathie, créée par HAHNEMANN au début du siècle dernier, ne cessa de s’accroître tant en France qu’à l’étranger.

L’intérêt que l’homéopathie suscite, plus encore aujourd’hui qu’hier auprès du public et du corps médical, s’explique par les merveilleux résultats obtenus dans d’innombrables cas où la médication allopathique se montre impuissante, par la simplicité de son application, par son caractère d’économie indiscutable et par son innocuité absolue, ce qui permet de l’utiliser sans crainte, même en soins domestiques.

Cet enthousiasme universel tient en outre, au principe même de la méthode qui s’apparente à l’esprit des découvertes biologiques et thérapeutiques (radioactivité, colloïdes, vaccins). Les médecins qui ont l’ambition de guérir ne trouvent nulle part ailleurs cette constance de doctrine, de méthode et de résultats.

Aussi n’est-il pas étonnant de voir, à l’heure actuelle, une foule de médecins s’initier à la doctrine homéopathique, séduite par le caractère rationnel et les nombreux avantages de cette thérapeutique et surtout par les remarquables succès enregistrés chaque jour.

LES LOIS FONDAMENTALES DE L’HOMÉOPATHIE

L’homéopathie repose sur les principes énoncés par HAHNEMANN après expérimentation sur lui-même d’un nombre considérable de médicaments et l’observation patiente des symptômes produits par ces substances.

C’est sur le quinquina que portèrent ses premières recherches. Ayant lu dans un livre, dont il faisait la traduction, que le quinquina, habituellement prescrit contre la fièvre, donne la fièvre quand il est pris à forte dose, HAHNEMANN entreprit de vérifier cette observation sur lui-même et sur ses proches. Le résultat positif de cette expérience l’incita à la renouveler par d’autres substances médicamenteuses et il put ainsi constater que l’antique loi formulée par HIPPOCRATE : « Les semblables sont guéris par les semblables ; le vomissement est guéri par ce qui l’a donné » était d’une exactitude rigoureuse. Ainsi naquit dans son esprit le principe d’une nouvelle méthode de traitement des maladies.

Cette méthode thérapeutique a pour but de rechercher la guérison, non pas par les effets immédiats des médicaments sur le corps malade, « mais au contraire, par la réaction vitale consécutive que les agents médicinaux pourront exciter dans l’organisme ». (JAHR)

Autrement dit, la maladie étant une réaction défensive de l’organisme, il faut agir sur le “terrain”, sur le tempérament du malade au moyen de médicaments provoquant certaines réactions déjà observées sur l’homme en bonne santé après absorption de tel ou tel remède.

Tel est le sens de la loi des semblables, ou loi de similitude, qui conditionne le choix du médicament convenant aux symptômes qu’il s’agit de combattre. Car, suivant le principe posé par HAHNEMANN, « similia similibus curantur », les semblables sont guéris par les semblables. Les maladies guérissent par les médicaments capables de produire, chez l’homme sain, les mêmes symptômes que ceux de la maladie en cause.

La connaissance des symptômes caractéristiques de la maladie ou même de ceux qui ne paraissent avoir qu’une relation très lointaine avec elle permet de trouver le médicament le plus apte à combattre cette maladie et, cela, au moyen de doses infimes, contrairement à la thérapeutique habituelle.

Toutefois, il faut reconnaître que l’homéopathie et la médecine officielle s’accordent sur cette constatation que tout médicament présente, suivant la dose à laquelle il est employé, des effets thérapeutiques exactement opposés. Cet antagonisme d’action des substances médicamenteuses explique l’utilisation des doses infinitésimales en homéopathie.

HAHNEMANN ayant remarqué qu’avec les fortes doses il n’obtenait la guérison qu’au prix de réactions violentes, eut l’idée géniale d’employer les médicaments à doses de moins en moins élevées et même à doses infinitésimales, incapables de provoquer les réactions brutales observées au début, mais capables cependant de produire sur nos cellules des effets certains.

Cette action a été établie également par RUDOLF HARDNT, professeur de physiologie à Greifswald : « Petites, dit-il, les excitations provoquent l’activité; moyennes, elles l’augmentent ; fortes, elles la jugulent, exagérées, elles l’abolissent. »

C’est ainsi qu’on donnera l’ipéca à très petite dose pour arrêter le vomissement, alors qu’au contraire, chez l’homme sain, l’ipéca pris à forte dose provoque le vomissement. La belladone à dose infime se donne contre le mal de tête, alors que de fortes doses du même médicament provoquent une céphalée semblable chez les bien-portants. L’opium, à dose forte, provoque l’assoupissement ; à faible dose, il stimule l’activité musculaire, nerveuse et intellectuelle.

Le professeur HUCHARD ne disait-il pas que « dans un médicament, il y a plusieurs médicaments suivant les doses » et que « la thérapeutique des maladies internes obéit le plus souvent à la loi de similitude » ? (HUCHARD, Les maladies du cœur et leur traitement.)

L’efficacité des doses faibles et infinitésimales a fait l’objet de travaux remarquables au cours des années précédentes. « Cette extrême division qu’on a reprise de nos jours dans l’élaboration des métaux colloïdaux confère aux médicaments une énergie spéciale, en les dynamisant, suivant la propre expression D’HAHNEMANN. » (MARÇAIS)

Loi des semblables et loi des doses infinitésimales forment donc un tout indissoluble sur lequel repose la médication homéopathique.

COMMENT AGIT LE REMÈDE HOMÉOPATHIQUE

Les doses infinitésimales, loin d’annuler l’activité des médicaments, leur donnent, au contraire, une activité et des propriétés nouvelles qui sont mises à contribution dans la lutte contre les manifestations morbides. Cette observation suffirait, à elle seule, pour donner à HAHNEMANN figure de précurseur.

De nos jours, en effet le professeur RICHET a montré qu’un dix millionième de milligramme (0 gr. 000.000.1) de formol par litre d’eau, influence le développement du ferment lactique : « Qui sait, disait-il, si par le fait de la dilution même, la matière n’acquiert pas, comme dans les tubes de CROOKES, des propriétés nouvelles, tant soit peu différentes de celles qu’elle possède à concentration plus grande ? »

Cette propriété nouvelle de la substance médicamenteuse très diluée entraîne la connaissance de réactions cellulaires sous l’action de ces doses minimes. C’est pourquoi la médication homéopathique ne s’attache pas seulement à s’opposer à telle ou telle maladie en tant qu’entité pathologique, mais à guérir un état particulier à chaque individu et caractérisé par des symptômes particuliers.

D’où cette notion essentielle que l’homéopathie, méthode de traitement des cas individuels, tient compte avant tout de la constitution individuelle, du tempérament, du malade, du “terrain” sur lequel doit agir le médicament.

Cela explique l’emploi généralisé, dans tout traitement homéopathique, des médicaments ayant pour effet de canaliser les poisons organiques, de favoriser leur élimination, de provoquer en un mot, un drainage de l’économie, préparant le terrain à l’action des médicaments spécifiques. La notion de la maladie, manifestation d’une cause générale inséparable de la constitution même de l’individu, telle est la conception homéopathique du phénomène pathologique.

Les esprits sceptiques ou ignorants ont pu reprocher aux remèdes homéopathiques, employés à doses infinitésimales, de n’avoir aucune action, en raison même de leur grande dilution. Il suffirait de rappeler le pouvoir des vitamines employées à doses impondérables dans le traitement du scorbut, du rachitisme, pour répondre victorieusement à cette objection. De plus, nous venons de voir que la science moderne a vérifié la puissance des doses invraisemblablement réduites.

Mais il est un fait d’observation courante, c’est que souvent, au début du traitement homéopathique, sous l’influence des premières doses médicamenteuses, se produit une vive réaction caractérisée par une aggravation momentanée des symptômes, aggravation annonciatrice de l’amélioration et de la guérison. Un phénomène identique n’est-il pas constaté, en thérapeutique habituelle, dans l’emploi des vaccins ? La réaction suivant la première inoculation, faite à dose très réduite, n’est-elle pas indicatrice d’une action favorable du médicament sur l’évolution de la maladie ? Les thérapeutiques de choc présentent les mêmes particularités.

La conclusion est que le médicament homéopathique agit réellement et avec une efficacité remarquable, car il atteint non seulement la manifestation morbide, mais aussi la cause de la maladie et la constitution particulière du malade.

LES AVANTAGES DE L’HOMÉOPATHIE

Après plus d’un siècle de pratique de l’homéopathie dans tous les pays de l’Europe et de l’Amérique, les statistiques comparatives ont démontré que la méthode homéopathique des semblables diminue la mortalité et présente ainsi une supériorité manifeste sur la méthode allopathique par les contraires, qui ne s’attaque qu’aux effets des maladies. Parmi ces dernières, dans lesquelles la supériorité du traitement homéopathique est incontestable et donne un pourcentage de mortalité bien moindre, citons la coqueluche, la grippe, la pneumonie.

La médication homéopathique possède une rapidité d’action et une efficacité surprenante, même dans les affections les plus graves : elle aide puissamment l’organisme à se débarrasser du virus morbide et seconde l’effort défensif de la nature.

Étonnés par le succès de l’homéopathie, les détracteurs ignorants de cette méthode expliquent l’effet non douteux de ses remèdes par la suggestion. Mais peut-il être question de suggestion quand on constate que leur activité s’exerce également chez les nouveau-nés et chez les animaux ?

Il convient d’ajouter que les médicaments homéopathiques sont simples, inoffensifs, non toxiques, d’un emploi facile, d’un prix modique, d’une conservation indéfinie, et qu’ils n’ont pas la saveur désagréable des médicaments habituels : même les enfants les prennent volontiers. Enfin, ils ne produisent aucune réaction fâcheuse chez les personnes particulièrement sensibles à l’action des remèdes : ils ne fatiguent jamais l’estomac ou les reins, car ils constituent un puissant moyen de soulagement et de retour à la santé. Aucune autre méthode ne peut prétendre à de semblables résultats : les critiques, souvent injustes, se briseront toujours contre l’évidence des faits que chacun pourra observer, contrôler et juger en connaissance de cause.

Il est donc logique que, grâce à ses qualités bienfaisantes — innocuité et rapidité de guérisons —, le traitement des maladies par l’homéopathie ait pris une énorme extension dans le mode entier. Aux États-Unis, où l’homéopathie est reconnue au même titre que l’allopathie, des hôpitaux, des dispensaires et des universités où l’on enseigne cette méthode thérapeutique se sont multipliés et le nombre des adeptes augmente de plus en plus. Ce formidable développement de l’homéopathie démontre sa vitalité et son utilité. En France aussi l’intérêt pour cette méthode médicale moderne ne cesse de grandir devant ses succès incontestables et ses guérisons éclatantes.

L’HOMÉOPATHIE COMPLEXE

Au fur et à mesure du développement de l’homéopathie dans le monde, un grand nombre de médecins se sont efforcés de simplifier cette méthode de traitement en introduisant dans la thérapeutique homéopathique les médicaments dits complexes.

Ces complexes consistent dans le groupement en un seul remède de différents médicaments homéopathiques dans le but d’obtenir plus sûrement et plus rapidement l’effet cherché.

Il n’est pas toujours possible, en effet, en raison de la diversité des symptômes observés, de découvrir du premier coup le médicament convenant à la maladie en cause. D’où l’idée de grouper une série de médicaments actifs analogues et synergiques administrés simultanément. Un spécifique homéopathique complexe est donc capable d’atteindre, à lui seul, tous les symptômes de la maladie et de donner la guérison avec plus de rapidité et de certitude que par l’emploi successif de plusieurs médicaments.

RÉFUTATION DE QUELQUES CRITIQUES FORMULÉES CONTRE LE TRAITEMENT HOMÉOPATHIQUE

Ce ne sont pas les critiques qui peuvent ruiner une doctrine telle que l’homéopathie solidement établie sur des règles précises et confirmée par plus d’un siècle d’expérience.

Nous avons vu, en effet, que la méthode homéopathique consiste dans l’application, suivant le principe de la similitude, du médicament capable de déterminer sur l’organisme sain des troubles analogues à ceux présentés par le malade et dans l’administration de ce remède à doses infinitésimales.

Bien entendu, cette façon de comprendre le traitement des maladies n’a pas manqué de soulever de nombreuses critiques dont, bien souvent, l’ironie constituait l’argument massue masquant une ignorance complète des principes fondamentaux posés par HAHNEMANN et de la façon dont ils doivent être appliqués.

1) On a dit que les homéopathes ne trouvent le remède convenant à la maladie en cause que par tâtonnement.

Cela pouvait être vrai, en partie, dans les débuts, alors que la méthode homéopathique n’opposait jamais qu’un seul médicament à la maladie donnée. Mais celle-ci pouvant être complexe dans ses causes comme dans ses manifestations, on ne peut la combattre toujours avec un seul médicament. Aussi lui oppose-t-on aujourd’hui le plus souvent des spécifiques “complexes”, groupant plusieurs médicaments analogues et synergiques administrés simultanément et couvrant tous les symptômes de la maladie. C’est dire que le spécifique complexe contient le ou les médicaments aptes à donner le résultat cherché et le choix de ce spécifique est guidé par les symptômes individuels présentés par chaque malade.

Il ne s’agit donc pas de tâtonnements, mais, au contraire, de l’indication spéciale du remède par l’ensemble des symptômes observés, même les plus insolites, en dehors de symptômes ordinaires de la maladie.

2) Un des grands arguments des adversaires de l’homéopathie est l’inefficacité des doses infinitésimales. « N’a-t-on pas été jusqu’à dire, écrit le DR MARÇAIS, que l’on pourrait jeter un granule dans les sources de la Seine et puiser de l’eau à Rouen, afin d’obtenir des résultats plus certains ? »

Je me contenterai de rappeler que CLAUDE BERNARD, le maître de la physiologie moderne, avait affirmé que « toute substance qui, à petite dose, excite les propriétés ou les fonctions d’un élément anatomique les anéantit à haute dose ».

Les travaux du professeur RICHET et du professeur WIDAL ont montré qu’il suffit d’une dose infime de certaines substances introduites dans le corps pour sensibiliser l’organisme vis-à-vis de ces mêmes substances, données même à dose infinitésimale : la théorie de « l’anaphylaxie » de RICHET en est la preuve indiscutable.

Plus récemment encore, la question des hormones glandulaires, ou sécrétions internes des glandes dites endocrines, telles que l’ovaire, la thyroïde, l’hypophyse, la surrénale, apporte une justification éclatante des doses infinitésimales en homéopathie. La suppression, pour une cause quelconque, des sécrétions hormonales détermine des accidents qui disparaissent par l’administration de doses infimes des mêmes hormones déficientes. Telle femme chez qui on aura pratiqué l’ablation des ovaires éprouvera des troubles (bouffées de chaleur, congestions pelviennes, troubles circulatoires) semblables à ceux de la ménopause. Dans les deux cas, l’hormone ovarienne ou folliculine donnée à dose très minime supprime ces troubles et rétablit l’équilibre.

On pourrait citer des quantités d’exemples communs à l’homéopathie et à l’allopathie venant à l’appui de la méthode des doses infinitésimales. On connaît bien, aujourd’hui, la susceptibilité des cellules du foie, des reins, du tube digestif à l’égard des médicaments et il est depuis longtemps prouvé que les doses les plus petites ne sont pas sans provoquer des réactions cellulaires souvent considérables.

3) L’homéopathie, a-t-on prétendu, agit avec ses doses infinitésimales surtout par suggestion chez les névropathes. On ne peut tenir compte de cette critique quand on envisage les remarquables effets obtenus chez les enfants et même chez les nourrissons. Dans ce cas, il ne peut s’agir de suggestion. En outre, les expériences faites sur des animaux avec les remèdes homéopathiques prouvent que la suggestion n’entre pas en ligne de compte, car les résultats obtenus sont sensiblement les mêmes que chez l’homme.

4) Enfin, suprême argument, la méthode homéopathique ne donnerait pas plus de guérisons — pour ne pas dire qu’elle en donnerait moins — que la méthode allopathique.

Cet argument ne peut être retenu, car l’homéopathie n’a pas la prétention de guérir toutes les maladies, pas plus que de rendre la santé à des moribonds. Mais il faut cependant reconnaître que les résultats obtenus avec l’homéopathie sont souvent beaucoup plus rapides et plus complets que ceux donnés par la thérapeutique officielle. Il suffit, par exemple, de comparer la durée d’une coqueluche traitée homéopathiquement avec celle d’une coqueluche soumise au traitement habituel : le résultat est toujours en faveur de l’homéopathie, tant pour la durée que pour l’amélioration extrêmement rapide dans les manifestations de la maladie.

Quoi qu’il en soit, le remède homéopathique offre l’avantage de n’être jamais toxique, de ne jamais rebuter le malade et, malgré les contradicteurs, il suffit dans d’innombrables cas, même paraissant désespérés, à rendre la santé. Ce résultat est la meilleure et la plus courte réponse à toutes les critiques formulées contre lui.