Initiation à la logique classique - Dominique Catteau - E-Book

Initiation à la logique classique E-Book

Dominique Catteau

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Beschreibung

Pour connaître les bases de la logique classique, mais aussi pour s'amuser et exercer ses capacités mentales. Tome 1 : présentation de la logique des classes d'Aristote et de la logique des propositions des Stoïciens, avec une ouverture sur la logique mathématique, par Dominique Catteau. Tome 2 : exercices d'application, par le collectif Cafir Marava (Dominique Catteau, Thérèse et Jean-Bernard Firmin, Michèle Manach, Bernard Raquet, Philippe Vasseur).

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Seitenzahl: 47

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Sous les auspices de

l’Université Pour Tous de

l’Artois

À Pierre Roubinet,

maître-assistant de philosophie

à la Faculté des Lettres de Lille,

formidable professeur de logique,

à qui ce petit livre doit presque tout.

Table des matières

Avertissement

Introduction historique rapide

Définition de la logique

Vérité matérielle et vérité formelle

Les principes de la pensée

Deux logiques

Première partie. Logique des propositions analysées

Le concept

La définition

Le jugement catégorique

Les quatre types de propositions

Le carré du jugement

La méthode des cercles

Les jugements opposés

Définition des oppositions de jugements

Les inférences immédiates

Les propositions équivalentes

Le raisonnement catégorique

Le syllogisme catégorique

Les figures du syllogisme catégorique

Les modes

Les règles du syllogisme catégorique

Table des modes valides

Démonstrations des syllogismes

Démonstration du baroco

Deuxième partie. Logique des propositions inanalysées

La proposition hypothétique

La conjonction

La disjonction

La proposition conditionnelle

La proposition équivalente

Le syllogisme hypothétique

Le syllogisme conjonctif

Le syllogisme disjonctif

Le syllogisme conditionnel

Équivalences fameuses

Le dilemme

Troisième partie. Les sophismes

Les sophismes de mots

Les sophismes de raisonnements

Autres sophismes

Solution des exercices

Avertissement

Ce tout petit livre n’est pas un ouvrage savant. Mais seulement un condensé rapide permettant de s’initier aux bases de la logique classique, c’est-à-dire à la fois de s’en faire une idée juste et suffisante, et d’apprendre à utiliser correctement les procédés de raisonnement qu’elle a mis à jour.

En conséquence les problèmes théoriques, à la fois métaphysiques, épistémologiques et scientifiques, se verront ici juste mentionnés en passant, mais jamais traités en profondeur. Même nos sources illustres, dûment mais simplement signalées, ne donneront lieu à aucun référencement précis.

Destiné au grand nombre, sans souci d’érudition, ce travail ne vise qu’à permettre à chacun, même sans connaissance technique préalable, de découvrir dans les logiques d’Aristote et des Stoïciens le minimum nécessaire pour s’accoutumer petit à petit à la pratique du raisonnement logique. Et par-dessus tout à se prémunir contre les sophismes et les raisonnements fallacieux.

A noter que ce petit livre résulte de cours menés en public, et qu’il se veut surtout utile pour les confirmer et les conforter.

Introduction historique rapide

La logique est née en Grèce aux Ve et IVe siècles avant notre ère.

La démocratie directe, inventée de façon tout à fait exceptionnelle à Athènes, mettait les citoyens en demeure de savoir parler en public de manière à exposer un point de vue capable d’emporter l’adhésion de ceux à qui ils s’adressent, soit pour voter les lois communes, soit pour arrêter les décisions du tribunal.

Aussitôt les Sophistes, des diplomates ou des avocats venus de tout le pourtour méditerranéen, se présentèrent comme des maîtres dans l’art de parler en public. Contre rémunération, ils l’enseignèrent à qui voulait payer pour cela. Comme la parole s’envole, leurs procédés relevaient plus de la rhétorique que de la logique : leur but n’étant que de convaincre, leurs moyens se résumaient à l’art de bien parler, c’est-à-dire de faire de beaux discours, susceptibles de ravir leur auditoire. La vérité de la progression et de la démonstration leur importait peu ou pas du tout, seule l’efficacité de la persuasion comptait.

Il fallut attendre que les philosophes, par réaction contre leurs excès, commencent à écrire leurs pensées, pour que le souci de la vérité du discours devienne effectif. Par écrit, les incohérences finissent toujours par apparaître. Platon, le premier à transcrire les dialogues de son maître Socrate, s’essaie à réfléchir sur les conditions logiques du discours, mais c’est son grand disciple qui créera et exposera pour de bon la discipline logique.

Aristote théorise donc le premier la logique des concepts, c’est-à-dire celle qui repose sur la mise en rapport d’un concept-sujet avec un concept-prédicat au sein d’une proposition catégorique, du type : « tous les hommes sont mortels ». Il dresse, sous cet aspect, la liste des raisonnements ou syllogismes corrects, et il s’appuie sur les lois qu’il en dégage pour réfuter les faux syllogismes ou sophismes.

Un peu plus tard, les Stoïciens ouvriront un nouveau chapitre de la logique, celui des propositions hypothétiques non décomposées en sujet et prédicat. Par principe matérialistes (seuls existent les êtres matériels), ils refusent l’existence des concepts, qui ne sont pour eux que des mots vides. Mais ils gardent le besoin de défendre leurs points de vue contre les attaques des autres écoles philosophiques. Il leur faut donc une autre logique, qui repose cette fois sur les énoncés d’existence ou d’action, du type : « il pleut » ou « Dion court ».

Au Moyen-Âge, les théologiens se passionnent à leur tour pour la logique héritée de l’antiquité, surtout celle d’Aristote, transmise par les philosophes arabes. En en faisant l’outil privilégié de leurs enseignements scolastiques, ils sont amenés en bons pédagogues à inventer une méthode mnémotechnique remarquable pour apprendre et retenir aisément tous les cas possibles de raisonnements corrects, ainsi que leurs procédés de démonstration.

La naissance de la science moderne (Descartes, etc.) rejette dans l’ombre les travaux logiques pour plusieurs siècles au profit de l’algèbre.

Beaucoup plus tard à la fin du XIXe siècle, ce sont les mathématiciens qui vont redécouvrir les logiques d’Aristote et des Stoïciens, les formaliser ou les mathématiser, en révéler les problèmes théoriques majeurs et leur donner enfin un développement scientifique considérable jusqu’à nos jours.

Définition de la logique

Vérité matérielle et vérité formelle