Internet - Igor Bokanovski - E-Book

Internet E-Book

Igor Bokanovski

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Beschreibung

La surveillance et l'influence numérique expliquées en détail.

Fort de 20 ans d’activité professionnelle en ingénierie informatique et après une dizaine d’années à enquêter comme journaliste sur les problématiques de surveillance et d’influence numérique, j’ai voulu, en écrivant cet ouvrage, faire partager mon travail avec un public le plus large possible.

Internet : une plongée dans le Web de l’influence est un essai, ainsi qu’une enquête au long cours, traitant des principales problématiques actuelles liées au numérique : surveillance, données personnelles, addiction aux écrans, économie de l’attention, intelligence artificielle, fausses informations, réseaux sociaux, gouvernance algorithmique. Ces différents sujets traités dans l’ouvrage de manière chronologique, permettent de découvrir de façon sourcée comment une nouvelle économie s’est mise en place, celle du Web de l’influence. Particulièrement liée aux élections et aux grandes luttes idéologiques, cette « nouvelle économie », invisible, utilise des techniques issues des neurosciences. Le concept de Web de l’influence est traité par l’exemple, tout au long de l’ouvrage.

Laissez-vous guider par un professionnel en ingénierie informatique dans les profondeurs du Web d'influence !

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Seitenzahl: 139

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Couverture

Page de titre

« Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

(Thucydide, 460 – 400 av J.C)

PRÉFACE

Réduire la société à une équation, aussi sophistiquée soit-elle, procède de sa déshumanisation. C’est pourtant bien ce qui est à l’œuvre, aussi bien en Chine que dans les démocraties occidentales, deux modèles politiques fort différents, certes, mais pas sur ce point, où seule varie la hiérarchie entre États et entreprises dans la transformation à l’œuvre.

Car si la Chine jouit d’une pleine souveraineté dans son espace cyber, et impose sa volonté tant à ses géants du numérique nationaux qu’aux entreprises étrangères qui s’aventurent sur ses terres, la situation est bien plus nuancée en Occident, où la gouvernance du cyber se partage entre États et entreprises.

Plus nuancée également, car s’il existe une alliance entre les GAFAM et l’État américain, révélée au monde par Edward Snowden à l’occasion de l’affaire PRISM, les autres gouvernements du monde occidental sont, eux, en train d’apprendre à traiter avec ces entités, qui ne sont plus tout à fait des entreprises, mais pas vraiment des États.

Le budget R&D cumulé des GAFAM totalise 30 fois celui du CNRS, leurs valorisations boursières représentent le double du PIB français. Même si en économie comme ailleurs, on ne peut pas comparer tout et n’importe quoi, ces chiffres laissent tout de même entrevoir la réalité d’un rapport de force.

Ce n’est que récemment que l’opinion publique a pris conscience de la transformation sociétale et politique opérée par les algorithmes, pour l’essentiel à l’occasion de l’affaire Cambridge Analytica. Ce n’est que récemment que les GAFAM, face aux déchirements de la société américaine dont ils sont les premiers responsables, ont cessé de jouer la carte de la neutralité pour prendre ouvertement des positionnements politiques, souvent à l’opposé de pratiques qui pour certains GAFAM sont entérinées depuis longtemps, et qu’on porte rarement à la connaissance du public. Ce n’est que récemment que les dirigeants politiques occidentaux ont réalisé qu’il ne s’agissait pas là de progrès mais de disruption, et qu’ils étaient concernés au premier chef.

Dans le monde occidental, Facebook connecte désormais une large majorité des individus à un système pensé pour exploiter au mieux non pas notre “temps de cerveau disponible”, comme le faisaient de nombreux médias avant lui, mais tout simplement notre cerveau, avec comme objectif d’anticiper ses attentes, de stimuler ses mécanismes de dépendance et d’orienter ses choix. Google, de son côté, est devenu pour une écrasante partie de la population l’interface avec le savoir. Un rôle qui fut naguère celui de l’Église avant de passer au mains de l’école et des gouvernements, qui comme l’Église avaient dans l’idée de créer une unité au sein de la population. Cette interface entre les citoyens et les savoirs repose désormais en large partie sur un algorithme. Un algorithme qui a radicalement changé notre rapport à l’information, mais qui enferme chacun d’entre nous dans une bulle, fragmente les courants de pensée en archipels individualisés, et sape l’autorité de ceux dont le statut reposait sur ses connaissances, du médecin au prof en passant par l’avocat. Cet algorithme, lui aussi, participe grandement à la défiance qui caractérise le monde qui vient.

Les seigneurs des algorithmes, ceux en particulier qui se nourrissent de nos données personnelles – le G et le F de GAFAM – sont en train de façonner des sociétés nouvelles. Partout où ils ont mis pied et où leurs algorithmes ont rencontré une population apte à s’en saisir, les sociétés sont en pleine disruption. De la révolution tunisienne aux Gilets Jaunes, en passant par bien plus d’échecs que de réussites, les sociétés se fragmentent et les opinions publiques se polarisent du fait de la transformation radicale de l’infrastructure sociale qui les sous-tend, jadis très verticale et organisée par les États et les médias, et aujourd’hui aux mains des algorithmes.

Comment imaginer que les gouvernants, ou ceux qui y aspirent, allaient laisser les seuls publicitaires utiliser de tels outils ? Quel est donc le projet de société de ceux qui parmi les gouvernants ne sont pas dans la réinterprétation d’un Dalladier négociant avec les GAFAM, mais du côté de ceux qui comprennent et utilisent ces technologies à des fins d’organisation de l’espace social et politique ?

Pour comprendre la transformation qui est à l’œuvre aujourd’hui, et les modèles de gouvernance qui pourraient arriver demain, il convient de remonter à l’invention de la cybernétique, dans les années 40, et de commencer par noter que l’étymologie du mot le rattache à la gouvernance des sociétés.

À l’époque, un groupe fait de mathématiciens, de logiciens, d’anthropologues, de psychologues et d’économistes imaginait une science générale du fonctionnement de l’esprit. Au même moment naissait l’informatique. Il aura fallu à peine plus d’un demi-siècle pour que la combinaison des deux entame une reconstruction du monde que nous ne faisons qu’aborder.

Cette reconstruction est cependant désormais bien visible : fake news, polarisation et manipulation de l’opinion publique par le biais des algorithmes, apparition d’un nouveau prolétariat dont le management est algorithmique, et bien sûr, domination d’oligopoles technologiques – souvent résumés aux GAFAM – dont le rôle est par essence politique et qui échappent pourtant à toute tentative de régulation. Tout cela n’est que l’écume d’un monde nouveau, qui pour être compris, demande à remettre en perspective les différents angles qui permettent de l’aborder. Ce livre vous y aidera grandement.

Fabrice Epelboin

1. INTRODUCTION

L’objet exact de cet écrit est fastidieux à décrire dans tous ses aspects mais il est pourtant simple dans sa finalité : partager mes recherches débutées depuis une bonne vingtaine d’années au sujet des « effets » de la technologie informatique et du réseau Internet sur les sociétés humaines. Partager aussi mes constats, mes découvertes, mes lectures et surtout mes enquêtes journalistiques sur – ce que je nomme – le « détournement de la technologie informatique » et les sciences qui y sont liées, menant au « Web de l’influence ». Au point d’en établir un nouveau système de gouvernance. Mais quel système ? Établi par qui ? Pourquoi ? De quelle manière ? Quel détournement ? Quelle influence ?

Nul besoin de théories du complot ou de conspirations pour expliquer comment nous sommes passés d’une « société de l’information » à une « société de l’attention », puis de l’addiction, de la surveillance, pour enfin parvenir à celle de… « l’influence de masse ».

Les scandales – souvent autour de Facebook mais pas seulement – de ces dernières années ont permis de vérifier la réalité de cette influence : les techniques employées sont de mieux en mieux documentées. Pour autant, l’organisation concrète de cette nouvelle « société de l’influence » n’est pas encore véritablement officialisée ni même pleinement assumée. Alors que tous les éléments permettant de la décrire et dévoiler ses fonctionnements sont là. La piste de départ de cette enquête est donc celle – bien entendu – d’Internet et des Big data (données informatiques en masse, ou mégadonnées) qui concentrent à elles seules aujourd’hui l’essence de « l’innovation numérique » qui submerge les sociétés humaines. Des Big data issues des données personnelles, qui alimentent les logiciels en apprentissage profond ou de statistiques avancées, ces « intelligences artificielles » dont les médias abreuvent le public sans lui donner le plus souvent les clés de compréhension de leur fonctionnement, voire de leur utilité réelle. Mais cette piste de départ des Big data – permettant la surveillance des comportements – n’est qu’un préalable, une condition, menant vers autre chose, complétant cette activité de surface : la gouvernance algorithmique et cognitive, le Web de l’influence, avec son économie, ses acteurs et ses chercheurs, ses clients et surtout ses effets de plus en plus visibles, tant politiques que sociaux. C’est cette nouvelle réalité que cet ouvrage tente d’expliquer.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble important de donner au lecteur quelques clés de compréhension sur ma propre approche et expérience avec le sujet.

À l’époque des « experts en digital » et autres « spécialistes de la blockchain » ou de « l’IA », un nouveau bouquin sur Internet, la surveillance, les Big data, écrit par un énième « spécialiste » ou un journaliste sorti du chapeau de « l’écosystème du numérique » n’a pas de quoi forcément emballer ou même rassurer.

Je peux juste dire que j’ai commencé à apprendre l’informatique par la programmation très jeune, avec l’aide de mon père, analyste programmeur, à la fin des années 70. J’ai ensuite naturellement orienté ma vie professionnelle vers la pratique informatique au tout début des années 90 : une vingtaine d’années passée à créer des logiciels, procéder à l’ingénierie et l’architecture de systèmes et de réseaux pour des grands comptes, monter et démonter des ordinateurs, fouiller Internet, en modifier des parties ou en créer, en sécuriser des morceaux, participer à des projets, des conflits en ligne, questionner les dérives, apprendre, former aux pratiques informatiques professionnelles, échanger et lier des amitiés, défendre et promouvoir le logiciel libre dont Gnu/Linux au premier chef. Et comme de l’informatique à l’information il n’y a qu’un pas, je l’ai franchi à la toute fin de la première décennie de ce 21ème siècle en devenant journaliste.

Il faut rappeler à ce sujet, que l’informatique n’est rien d’autre qu’une « science de l’information » : un ordinateur – ce mot en français est excessivement bien choisi – ne fait qu’une seule chose, trier et ordonner de l’information. Un journaliste, au fond, a un peu la même fonction, sauf que lui est aussi censé créer de l’information « ex nihilo » et l’ordinateur, non. Si cette affirmation était potentiellement exacte il y a encore quelques décennies, elle ne l’est définitivement plus aujourd’hui : les ordinateurs ont toujours besoin d’informations, certes, mais ils en créent eux-mêmes. Sans cesse. Sans interactions humaines. Sans même que l’on sache comment ils la créent.

La place « d’où je parle » est donc celle d’un gamin passionné d’informatique à l’aube des premiers micro-ordinateurs, devenu informaticien durant 20 ans, puis journaliste depuis presque 10 ans. À bientôt 50 ans, je regarde le chemin parcouru dans la quête technique que mon père tentait d’accomplir avec les premières intelligences artificielles qu’il avait programmées dans les années 80 – à l’aide d’un « super ordinateur », le Maestro –, aux derniers « algorithmes » en apprentissage profond capables de piloter un véhicule sans conducteur sur des milliers de kilomètres.

Je sais que de nombreuses choses étranges, inquiétantes et indésirables se sont accomplies pour que ces prouesses surviennent. C’est de cela peut-être dont ce court ouvrage parle : comment l’informatique est devenue une arme. Pour gouverner les esprits et régenter les sociétés. Au détriment et à l’insu des populations dont la plupart des membres sont des « illettrés informatiques » malgré eux : l’école n’a jamais voulu former ses élèves correctement à cette discipline issue de l’industrie, qui pourtant, dès l’origine, est plus souvent proche de l’art que d’autre chose.

J’ai arrêté de gagner ma vie avec l’informatique peu de temps après le décès de mon père, il y a bientôt 11 ans.

Ce court « livre-enquête » lui est dédié.

2. INTERNET, ESPACE DE TOUS LES POSSIBLES ?

Il y a beaucoup de personnes pour venir « expliquer Internet » aux foules, que ce soit pour critiquer ses « aspects les plus sombres » ou encenser les innovations qui s’y déroulent. Malheureusement, peu d’entre elles maîtrisent entièrement le sujet qu’elles abordent pour une raison simple : elles n’ont jamais eu affaire à la réalité informatique technique de fond, propre au réseau. Cette fameuse technique qui fait par exemple que « ça marche ou « ça marche pas », chez l’utilisateur d’outils informatiques, désormais rebaptisés outils « numériques ». Cette dichotomie entre pratique, théorie et démonstration, en informatique, chez ceux qui veulent représenter ce domaine, n’est pas nouvelle, mais elle prend des proportions très étranges aujourd’hui.

Accepteriez-vous qu’un spécialiste en marketing, en sécurité informatique ou en systèmes financiers, qui se passionnerait pour la médecine, vienne vous expliquer la cancérologie ou la chirurgie obstétricale dans les médias ? Et si des hordes de personnages sortis de nulle part, qui n’avaient jamais opéré qui que ce soit, sans avoir jamais été médecin ou chirurgien squattaient les plateaux de télévision, les studios radio, pour parler de leur sujet préféré (la chirurgie, ses avancées, ses échecs, sa pratique), publiaient à tour de bras des bouquins sur la chirurgie ? L’accepteriez-vous ? Seraient-ils crédibles ? C’est pourtant ce qu’il se passe avec Internet et le numérique ou le « cyber » en général : la plupart des spécialistes n’ont jamais eu à prouver quoi que ce soit dans le domaine concerné puisqu’ils n’en sont que les contemplateurs le plus souvent, et des analystes à posteriori, en général.

Cette courte mise en garde – sous forme de coup de gueule – est là pour une raison : l’évolution de l’informatique et du réseau mondial Internet n’est pas le fruit du hasard et de la seule nécessité, ou encore d’une volonté concertée des « techniciens » qui l’ont développé, maintenu ou amélioré. Par contre, une chose est certaine : ceux qui ont « vendu Internet » aux foules ne le maîtrisent pas, ce qui leur a permis de raconter à peu près n’importe quoi. Ce constat est important pour une raison peu souvent abordée : laisser parler des analystes qui ne connaissent pas profondément le domaine sur lequel ils sont déclarés « experts » permet d’éviter de soulever les véritables problèmes inhérents à toute discipline ou toute industrie. Et c’est bien là l’objet du débat que cet ouvrage tente aussi d’ouvrir.

Pourquoi le cyber ?

Le terme « cyber » provient de cybernétique, un concept formalisé dans les années 1940. À l’époque, l’informatique n’existe pas en tant que telle, même si des machines binaires ont été construites, et que dès les années 50 les premiers ordinateurs équipées de transistors émerveillent des foules de scientifiques férus de science-fiction. La cybernétique est un terme inventé à l’époque pour étudier quelque chose qui devait survenir selon ces chercheurs, une sorte de potentiel : l’émergence de machines binaires communiquant entre elles, sur un réseau global, « à la manière » des êtres humains. Le terme de « cyberespace » viendra bien plus tardivement formaliser la nouvelle « dimension spatiale et virtuelle » qu’offre cette technologie. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui de la « cybersécurité », des « cyberguerres » ou des « cyberconflits », et même… des « cybersoldats ».

Le cyber semble donc recouvrir au premier abord – dans certains domaines comme l’armée – le concept de réseaux ou d’Internet, et même de numérique. Mais l’étymologie du mot cybernétique n’est pas celle-ci : elle provient du grec kubernêtikê, de kubernân, soit gouverner. L’origine du mot cybernétique est donc liée au gouvernement, à ce qui gouverne. Etrange pourrait-on penser, mais pas entièrement, puisque ce domaine se définit comme « la science des analogies maîtrisées entre organismes et machines » :

« La première cybernétique s’établit dans le cadre des conférences Macy qui réunissent entre 1942 et 1953 un groupe interdisciplinaire de mathématiciens, logiciens, anthropologues, psychologues et économistes qui s’étaient donné pour objectif d’édifier une science générale du fonctionnement de l’esprit. Parmi les participants les plus illustres, on trouve le neurophysiologiste Arturo Rosenblueth, les mathématiciens John von Neumann et Norbert Wiener, l’ingénieur Julian Bigelow, le neurophysiologiste Warren McCulloch, le logicien Walter Pitts, le psychanalyste Lawrence Kubie et les anthropologues Gregory Bateson et Margaret Mead. Ce qui rapproche les différents participants est leur intérêt commun pour les mécanismes de causalité circulaire (notamment le concept de feedback) qu’ils étudient dans leurs disciplines respectives. » (Wikipedia, cybernétique)

C’est donc pour beaucoup à partir des recherches en cybernétique que l’informatique va se développer dans les années 50, 60 et finalement exploser à la fin des années 70. En français le terme « ordinateur » est choisi en lieu et place de « computer » en anglais que l’on peut traduire par calculateur. Ordinateur : ordonner. Mettre en ordre. L’information seulement ? Ou ordonner – à terme – toute chose ? Pour gouverner ?

La cybernétique est dès l’origine une science ouverte aux sciences humaines et qui préfigure celle de la cognition, donc du fonctionnement cérébral relié aux technologies binaires des machines à traiter de l’information, les ordinateurs. Plusieurs branches vont émerger de la cybernétique et travailler en parallèle : les premiers travaux sur la future intelligence artificielle sont issus de la cybernétique, tout comme les théories mathématiques menant à la création des premiers réseaux informatiques. Détailler cette « science » n’est pas l’objet du présent ouvrage mais il est important de bien comprendre qu’elle trouve son origine dans une idée générale de « compréhension de la gouvernance des esprits par, pour et grâce aux machines ». Les sciences cognitives activement utilisées à l’heure actuelle sur Internet pour l’influence électorale, idéologique ou commerciale sont donc nées dans les années 1950 aux États-Unis dans le cadre des recherches sur l’intelligence artificielle financées par des agences militaires…

Internet : le réseau des réseaux…