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Investir de l'argent implique énormément de responsabilités et sucite parfois des questionnements ...
« Pourquoi y a-t-il un tel gouffre entre ce qu'on fait miroiter aux épargnants, modestes ou fortunés, et le rendement réel constaté année après année en matière de placements ? Dans mon ouvrage, je réponds à cette question et propose des alternatives plus raisonnables, plus sûres et plus rentables. »
Un livre sans tabou qui n'épargne personne... ni les banques, ni les compagnies d'assurances, ni leurs clients.
« Avant que je ne lise le livre écrit par Jean Walravens, je pensais que ceux qui, tout comme moi, avaient toujours refusé de s’intéresser à la finance, faisaient preuve de sagesse, de dignité et de noblesse en montrant leur désintéressement pour l’argent. J’ai compris qu’ils sont dans l’erreur et même dans la malfaisance. La plupart des Français mettent régulièrement de l’argent de côté et disposent d’un certain capital qui servira à aider leurs enfants, à pouvoir réaliser un rêve ou à compléter leurs pensions de retraite. En suivant aveuglément les conseils qui leur sont le plus souvent prodigués, ils menacent, sans le savoir, le bien-être de leurs familles. » (Dr Patrick Van Bogaert, auteur de la préface)
Dans cet ouvrage, les épargnants trouveront des conseils judicieux pour mieux investir !
À PROPOS DE L'AUTEUR
Jean Walravens est économiste. Il a été chargé de recherche à la Faculté des sciences appliquées (ULB), auteur d’un programme informatique vendu à plusieurs milliers d’exemplaires, directeur pour l’Europe d’une multinationale, chercheur dans le domaine de la théorie des marchés financiers, consultant en audit de portefeuille.
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Seitenzahl: 419
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Investir intelligemment
Jean Walravens
Investir intelligemment
Plus de rendement et moins de risques, c’est possible !
« La cause fondamentale du problème est que les personnes stupides sont sûres d’elles tandis que les personnes intelligentes sont pleines de doutes1. »
Bertrand Russell
1. Bertrand Russell, « The Triumph of stupidity », dans Mortals and Others : Bertrand Russell’s American Essays, 1931-1935, vol. 2, London, Routledge, 1998, p. 28.
Avertissement
Ce livre n’engage que son auteur. Les institutions académiques, entreprises et groupements dont il est membre ne peuvent, en aucune manière, être associés à cet ouvrage ou tenus responsables pour les propos qu’il contient et les opinions qui y sont défendues.
Dans la plupart des cas où nous décrivons des entreprises dont les résultats sont médiocres ou les pratiques contestables, nous avons choisi d’utiliser un pseudonyme et de ne pas révéler leur identité. Le but de notre ouvrage n’est pas de dénoncer certaines personnes ou certaines entreprises mais de montrer le fonctionnement et les dysfonctionnements du monde des placements. Tous les chiffres et rendements cités correspondent cependant parfaitement aux faits réels.
Le graphique représenté sur la couverture de ce livre est expliqué de manière détaillée dans les pages 315-318. Les mots suivis d’un * sont définis dans le lexique en fin d’ouvrage.
Préface du Dr Patrick Van Bogaert
Quand Jean Walravens m’a demandé de préfacer ce livre, je n’ai pas compris pourquoi il s’adressait à moi, un médecin spécialiste des pathologies du cerveau de l’enfant qui suis bien plus préoccupé par l’évolution du développement psychomoteur de mes petits patients que par celle des cotations des actions en bourse, et qui n’ai jamais lu le moindre ouvrage traitant de placement financier.
J’ai donc dû vaincre cette tendance à la procrastination qui ne fait qu’augmenter avec l’âge pour les sujets qui ne m’attirent pas, et c’est par pure amitié pour l’auteur que je me suis lancé dans la lecture des premières pages. Je ne me suis plus arrêté et j’ai dévoré ce livre comme un roman.
Ma première surprise fut de constater que je n’avais aucune difficulté à suivre le cheminement de la pensée de l’auteur, dont les remarquables qualités didactiques, s’appuyant sur de nombreux exemples concrets et sur une solide connaissance bibliographique, font que les mécanismes a priori complexes des outils financiers apparaissent limpides et évidents.
Ma deuxième surprise fut d’apprendre que, finalement, je ne m’en sortais pas si mal pour faire fructifier mon modeste capital. Je pensais que les paresseux et les ignorants comme moi dans le domaine des placements financiers étaient nécessairement les grands perdants par rapport aux spécialistes hyperinformés adeptes d’une gestion active et spéculative de leur portefeuille. Il n’en est rien. C’est là un des grands enseignements de ce livre : même s’il est indispensable d’être un épargnant éclairé, il vaut mieux être un investisseur passif et non spéculatif. Vouloir battre le marché est voué à l’échec. Le marché est pratiquement imbattable, Jean Walravens nous le démontre tout au long de son livre de façon magistrale.
Le livre révèle bien d’autres surprises. Les banquiers conseillent à leurs clients de faire l’inverse de ce que les lauréats du prix Nobel d’économie préconisent. Les institutions financières les plus réputées sont peu recommandables. Le premier ennemi de l’investisseur, c’est lui-même, notamment en raison de toute une série de comportements inadaptés, de biais cognitifs, qui poussent les investisseurs, même les plus fortunés, les plus intelligents et les plus studieux, à faire l’inverse de ce qui est rationnel et prudent.
Jean Walravens n’a pas la langue de bois. Même s’il ne cite pas nommément les établissements dont il critique les modes de fonctionnement, il n’hésite pas à pointer du doigt tout ce qui ne va pas dans le monde des placements. Il va même jusqu’à rejeter la responsabilité du problème sur les épargnants, qui sont plus attirés par les escrocs et les incompétents qui leur promettent la lune, que par les banquiers sérieux qui ne promettent pas des rendements mirobolants et qui, sagement, disent qu’ils ne savent pas comment les marchés vont évoluer.
L’auteur, qui a conseillé des familles fortunées et des fonds de placement, explique de manière claire la théorie moderne du portefeuille et donne des conseils pratiques très utiles.
Avant que je ne lise le livre écrit par Jean Walravens, je pensais que ceux qui, tout comme moi, avaient toujours refusé de s’intéresser à la finance, faisaient preuve de sagesse, de dignité et de noblesse en montrant leur désintéressement pour l’argent. J’ai compris qu’ils sont dans l’erreur et même dans la malfaisance. La plupart des Français mettent régulièrement de l’argent de côté et disposent d’un certain capital qui servira à aider leurs enfants, à pouvoir réaliser un rêve ou à compléter leurs pensions de retraite. En suivant aveuglément les conseils qui leur sont le plus souvent prodigués, ils menacent, sans le savoir, le bien-être de leurs familles.
Dr Patrick Van Bogaert
Professeur des Universités – Spécialiste en neurosciences Directeur de l’unité de neuropédiatrie et de neurochirurgie de l’enfant du CHU d’Angers
Introduction
Ce livre est destiné à ceux qui disposent d’un capital et qui désirent connaître les règles à suivre pour le conserver et le faire fructifier en évitant les risques, les frais inutiles, les fausses manœuvres, les pièges et accidents. Il s’adresse autant aux personnes déjà assistées par un banquier privé qu’aux épargnants qui disposent de moins de 500 000 euros. Comme le dit Warren Buffett, ce sont les gens les plus fortunés qui pourraient retirer le plus d’avantages de sa lecture (voir p. 77).
Il pourrait, en particulier, profiter à ceux qui ont une longue expérience des marchés financiers. Leur connaissance étendue des faits et des normes du passé les empêche peut-être de distinguer le changement historique de paradigme dans le monde des placements. Les 40 prochaines années seront très différentes des 40 années écoulées.
La plupart des livres traitant des placements appartiennent à une des trois catégories suivantes :
• Les livres écrits par des chercheurs très spécialisés. Leur littérature est parfois de grande qualité mais complexe, parcellaire et étayée par des modèles mathématiques rébarbatifs. Ils n’abordent que des domaines limités et n’aident pas le lecteur à acquérir une vue globale permettant de comprendre le système dans son ensemble.
• Les guides, les encyclopédies, les manuels destinés au grand public. Ils ont pour objet de décrire toutes les facettes du monde des placements. Ces recueils sont presque toujours une compilation des théories les plus erronées. Ils colportent de fausses croyances entretenues par certains médias et banquiers.
• Les livres de « recettes ». Cette dernière espèce d’ouvrages, la plus répandue, est la plus excitante. Ils ont, le plus souvent, un succès proportionnel à l’énormité de leurs promesses fantaisistes et à l’inefficacité de leurs conseils.
Ce livre-ci est écrit dans un langage qui permet, à qui fait l’effort de le lire avec soin, de comprendre et d’assimiler des principes qui peuvent paraître surprenants au premier abord. C’est un ouvrage scientifique qui expose des théories vérifiées mais insuffisamment répandues. Il offre une synthèse qui apporte une vue d’ensemble permettant de distinguer l’essentiel et de ne pas être distrait par des considérations insignifiantes.
Cet ouvrage a trois objectifs :
1) Exposer des notions essentielles de théorie des marchés financiers, méconnues de la plupart des investisseurs2 et des conseillers en placements, et mettre en évidence les changements importants que le monde des placements va bientôt connaître.
2) Expliquer pourquoi, dans aucun autre secteur de l’économie, il n’existe un tel gouffre entre ce que le consommateur désire et ce qu’il reçoit ; entre ce qui est possible et ce qui est offert. La toute grande majorité des investisseurs se laisse entraîner par les banques, les gestionnaires, les conseillers, les courtiers, les compagnies d’assurances, par les médias, à cause de leur ignorance ou pour des raisons psychologiques, dans des aventures où la performance est insuffisante et le risque inacceptable.
Il est intéressant de remarquer que les trois secteurs de l’économie, dans lesquels les consommateurs paient un prix excessif pour des produits ou des services de qualité douteuse, sont les domaines dans lesquels s’exercent les grands fantasmes de l’être humain : être riche, être beau, rester jeune. Les entreprises œuvrant dans les secteurs de la banque, de l’industrie cosmétique et de l’industrie parapharmaceutique rivalisent pour offrir les produits les plus inefficaces aux prix les plus élevés.
3) Aider le lecteur-investisseur à mettre en pratique les connaissances acquises au cours de sa lecture afin d’être capable de mieux gérer et surtout de mieux faire gérer son patrimoine. C’est-à-dire obtenir un meilleur rendement et réduire les risques au niveau qui convient le mieux. La mise en application des connaissances acquises à la lecture de ce livre permettra au détenteur d’un portefeuille de réduire le risque de celui-ci grâce à une diversification plus étendue et d’accroître le rendement annuel de plus de 2 % en moyenne, soit de disposer, après 35 ans, d’un capital double de ce qu’il aurait été s’il n’y avait pas eu de changement dans le mode de gestion.
Cet accroissement important résulte principalement de la réduction des frais généralement cachés que les intermédiaires financiers imposent aux investisseurs, de la limitation du nombre de transactions, d’une allocation* (répartition du portefeuille entre les différentes classes d’actifs financiers) plus scientifique et de l’élimination des biais psychologiques qui poussent à agir de manière irrationnelle.
La sagesse consiste parfois à faire le contraire de ce qui paraît raisonnable.
Dans tous les domaines de la connaissance, on trouve des paradoxes, des réalités démontrables qui vont à l’opposé du sens commun.
Ces contradictions abondent dans le domaine des marchés financiers. La gestion efficace d’un portefeuille n’est pas chose aisée, mais, en outre, la sagesse recommande parfois de faire le contraire de ce qui semble, à première vue, le plus raisonnable. C’est dans le domaine des marchés financiers que les paradoxes sont les plus nombreux. Les croyances les plus répandues y sont souvent éloignées de la réalité. Il n’est donc pas étonnant que les résultats des investisseurs soient tellement inférieurs à leurs attentes et que de nombreux professionnels du secteur de la gestion de fortune partagent avec leurs clients des opinions erronées.
La désinformation
Notre société, souvent appelée « société de l’information », est aussi la société de la désinformation. Les moyens les plus détournés sont utilisés pour démontrer qu’une cause est juste. Les mensonges, les fausses statistiques, les rumeurs, les omissions, les « faits alternatifs », les « fake news » sont plus faciles à répandre à l’aide des nouveaux moyens de communication. Les gouvernants, annonceurs publicitaires, médias et institutions financières altèrent l’information au profit de leurs intérêts et au détriment des citoyens.
Dans le domaine scientifique, les historiens sont confrontés aux livres qui prônent des thèses révisionnistes, les biologistes aux ouvrages créationnistes qui nient la théorie de l’évolution et les médecins à de nombreux charlatanismes.
Mais c’est dans le domaine de la finance et des conseils en placements que la désinformation atteint son apogée. Le problème ici n’est pas seulement que l’écoute des conseils ou la lecture de la presse financière ont tendance à brouiller l’esprit. Elles poussent aussi les épargnants dans des aventures qui peuvent les ruiner.
La méthode scientifique consiste à émettre des hypothèses et à effectuer ensuite des expériences afin d’observer si les données recueillies étayent les hypothèses. Alors qu’un scientifique rejettera une hypothèse si elle est en contradiction avec les données recueillies, certains médias et conseillers financiers agissent autrement. Ils rejettent les données quand elles sont en contradiction avec leurs hypothèses préférées : « Les actions sont le meilleur placement et c’est par une gestion active qu’on obtient les meilleurs rendements. » « L’immobilier est un placement sûr et de bon rapport. » L’explication en est probablement la suivante : les chercheurs sont payés pour essayer de comprendre les faits ; les journalistes, banquiers et promoteurs immobiliers pour vendre des journaux, des actions et des appartements.
Il n’est donc pas étonnant que les banquiers et les assureurs parlent peu des commissions de distribution (rétrocessions*) qu’ils encaissent chaque trimestre, que les conseillers en placements expliquent rarement à leurs clients ce qu’est l’imbattabilité* des marchés financiers, et que les journalistes financiers fassent peu d’efforts pour vous démontrer que vous obtiendriez de meilleurs rendements si vous ne parcouriez pas tous les jours leurs colonnes. Tous ces gens, de même que les spécialistes de l’immobilier, évitent soigneusement de vous expliquer que les rendements de toutes les formes de placements seront beaucoup plus bas qu’auparavant dans les prochaines décennies.
2. Nous entendons par le terme « investisseurs » les personnes qui effectuent des placements financiers et non des investissements au sens restreint du terme : acquisition de nouveaux moyens de production.
