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Jacques Tavernier... Ce nom ne dit rien au public. Et pourtant il aurait pu faire partie de ces têtes d'affiches qui ont brillé en lettres de néon sur le devant de l'Olympia dans cette période exaltée d'après-guerre. Il s'en est fallu de peu... L'aléatoire, la malchance. Un très grave accident au « 24h du Mans » en 1955 ; et la publicité qui entoure le radio-crochet de portée nationale « les Étoiles de la Kermesse », de la Kermesse aux Étoiles, via Radio-Luxembourg et la presse, s'est focalisée sur cet événement dramatique en lieu et place d'un tremplin bien mérité. Seule Marie-Josée Neuville a pu tirer son épingle du jeu. Notre père était pourtant sorti co-finaliste ! Alors qu'il avait reçu de vrais encouragements de la part de Maurice Chevalier, d'Henri Salvador ou encore d'Annie Cordy. Des poésies, des chansons, des essais et des contes pour enfants jalonnent aussi une carrière assez courte dans des cabarets parisiens et azuréens. Courte mais suffisante pour avoir laissé une trace indélébile dans sa famille et dans son entourage. Il sera ici développé sa vie artistique, ne faisant allusion que discrètement à sa vie privée, ne la laissant parfois transpirer que lorsqu'elle s'invite dans ses oeuvres et dans ses choix. A travers c voyage, on pourra s'imprégner de ce que fut cette époque explosant de joie et de bonheur après cinq années d'occupation. L'amitié fraternelle, l'amour, le rêve d'une vie exaltante faite de petits riens contribuant à un renouveau revitalisant.
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Veröffentlichungsjahr: 2023
Avant propos
De la jeunesse au mariage
Premières années de mariage
Entrée dans la vie d'artiste
Le grand 15
La cave Suquetane
Le François Villon
Ses chansons
Ses poésies
Ruines
Les voyages
Essai raturé
Composition de thème latin
Quatre à sept – sonnet
Rêveries et réalité
Art poétique
An English class
Sur feuilles éparses
La nuit au musée
Sur carton Grand 15
Elle piquait
Corsage
Mon Papa
Texte libre
La ronde
Tous les morts de ma vie
J'ai dîné ce soir
Musique qui chante
Grand saint-Vincent
La gitane
Pourquoi ne m'as-tu pas embrassé
Cet amour obsédant
L'ouragan
Un grand amour
Ronde
Bon vieux moine
L'amour est un poison
Et pourquoi voulez-vous que je me taise ?
Contes et essais
Les écus du clair de Lune
La chose
Conte de la souris verte
Mizou dans le jardin enchanté
L'oubli
Le temps vertical
Nana et Dillot
Le jardinier et sa rose
Ainsi se termine cet ouvrage
A Michèle Perrin qui fut sa compagne durant plus de dix ans et qui a conservé tous ses documents. Décédée récemment, ses enfants Jean-Yves et Martine m'ont transmis ceux-ci.
A maman pour qui ce ne fut pas facile tous les jours...
A mes frères, Jean-Michel, Patrice et Denis qui ont vécu cette histoire...
A Caroline, ma fille, fidèle relectrice de mes ouvrages.
Et à ces disparus qui jalonnent la biographie artistique de notre père.
Toutes les chansons, ont été transcrites sur un logiciel musical reproduisant les airs. Certaines ont été déposées à la SACEM dans les années cinquante et enregistrées par lui-même sur support disque, avant d'être aussi numérisées par moi-même.
Un CD a été fabriqué par Patrice, reprenant quelques unes de ses chansons issues du disque vynil, et des poésies récitées.
Les contes, essais, poésies, notes et roman ont tous été numérisés en traitement de texte.
Les noms propres de ses amis peuvent comporter une erreur d'écriture...
https://www.facebook.com/daniel.tavernier.85/
https://www.bod.fr/librairie/catalogsearch/result/?q=daniel+tavernier
Mon père, ce héros...
Oui, bien sûr, du haut de ses presque deux mètres de taille, il impressionnait, surtout lorsqu'il marchait de la même allure corporelle que De Gaulle. Et lorsqu'il attrapait sa guitare !...
En 1967 il abandonnait un foyer en quenouille pour vivre pleinement avec une compagne de tempérament moderne ; compagne qu'il connaissait depuis sa période de fin de guerre alors qu'il encadrait la formation des moniteurs et monitrices de colonie de vacances et de centre de loisir1. Un choix qu'il n'assuma que de son côté... Et bien plus tard, j'ai compris pourquoi il en avait décidé ainsi. Mais il s'agit d'une facette qui restera intime, donc en nos seules mémoires.
Durant des années, il me fut cependant difficile de m'intégrer dans leur couple. Le père prodigue qui ne reviendra jamais après avoir détruit la cellule familiale dont je me faisais un modèle selon les exemples de mon oncle Marcel et ma tante Loulette... Ses frère et sœur.
Il nous a cependant, pour au moins trois d'entre nous, remis les pieds dans les étriers de la vie en nous assurant la voie de la professionnalisation. Château en quenouille pour la famille signifie un désordre grave dans le devenir, certes de l'épouse, mais aussi de ses enfants. Il a « rattrapé » le coup pour nous, sauf pour le cadet qui partit en rupture définitive afin de vivre sa vie... Difficile pour les uns, et plus facile pour les autres ! Chacun a suivi sa route.
J'ai commencé à retrouver mon père, sans plus pouvoir cependant l'appeler papa, lorsque errant dans des petits boulots sans avenir il me prit en charge pour me remettre sur les rails. Une manière de demander pardon... Et ma carrière professionnelle s'est ensuite révélée très riche dans le domaine choisi. Le pied à l'étrier avait porté ses fruits. J'ai même travaillé deux ans avec lui comme patron.
Donc, adulte, puis marié et père à mon tour, j'ai refait connaissance avec cet homme qui était mon père. Entre adultes maintenant, ayant fait le deuil de papa et de cette enfance insouciante emplie de bonheurs épars. Tourner la page...
Hélas, nos retrouvailles n'ont duré que quelques petites années. Emporté par une vilaine maladie que nous pourrions guérir aujourd'hui, il s'est éteint le 17 juillet 1977... Laissant derrière lui une épouse dont il divorçait2, et qui toute sa vie restera figée aux premières années de son mariage avec ce bel homme enthousiaste. Elle avait effacé tous les pans de vie de malheur consécutifs. Laissant aussi derrière lui une compagne, qu'il aurait épousé si le divorce avait été effectif ; une compagne qui l'aimait profondément et pour qui mon père fut le dernier compagnon de vie...
Nos visites chez elle se sont espacées avec les enfants qui grandissent et qui accaparent, avec la vie qui tourne...
Je suis passé plus tard la voir lors d'un congrès professionnel dans sa ville afin de renouer, maintenant que les enfants jeunes adultes nous laissaient de la liberté. Encore belle femme septuagénaire, je rencontrai la même personne, vivant toutefois de nostalgie de ce qui s'était interrompu quelques décennies plus tôt. Je lui promettais de revenir plus souvent... Mais la vie est chronophage.
Aussi, quelques années plus tard, alors à la retraite, nous décidions mon épouse et moi de prendre enfin de vitesse le temps qui éteint les êtres avant de les avoir revus. Mais le numéro de téléphone ne répondait plus... Chacun sait ce que cela signifie, surtout lorsque cette personne a dépassé la nonantaine.
Après recherche de ses propres enfants via les réseaux, j'appris que ces derniers tentaient de retrouver notre trace depuis trois ans. La compagne de mon père l'avait rejoint dans l’Éden des amants heureux. Peu de mobilier, quelques bibelots, des affaires personnelles de mon père que je n'aurais jamais réclamé de son vivant.
Aujourd'hui, après avoir revu avec émotion Jean-Yves et Martine perdus de vue depuis 1977, j'ai rassemblé ce qu'ils détenaient et cherchaient à nous remettre depuis trois années.
Le peu de mobilier et de bibelots m'importaient peu sinon le lien filial à travers les objets et qui s'établit entre un père et ses enfants, mais il s'agissait plutôt de ses « papiers » et documents retraçant la période de vie commune de notre enfance.
En effet, au regard de mon âge, je ne connaissais que peu le père de mon enfance. Certes la vie commune familiale, mais la sienne propre ? Des chansons, des disques aussi, qui nous restaient encore en mémoire et qui avaient été numérisés. On se transmettait donc cette parcelle d’existence appartenant à un aboutissement, mais tout en restant dans l'ignorance de son accomplissement.
Or dans ses archives, tout ou presque y est ! Et je suis alors parti en reprise de connaissance de papa ! Ses notes, ses courriers, ses arpèges, ses poésies, ses partitions originales, ses contrats, un essai de roman autobiographique puis un roman érotique, etc. En fait le cheminement que vivait ma mère plutôt que nous ses enfants insouciants. Même si parfois des artistes dont les noms sont aujourd'hui éteints fréquentaient parfois la maison, et que nous trouvions cela naturel.
C'est cette vie-là qu'il m'appartient maintenant de transmettre. Cette vie de saltimbanque qu'il a menée durant presque une dizaine d'années. Son autre pan de vie, celle de la vie de famille, restera en nos discrètes mémoires selon la manière dont nous l'avons chacun vécu. J'étais alors enfant et adolescent...
Soirée cabaret à la mairie de Linas (1965 ?)
1 Équipe « La Flamme » dans le cadre de l'Union Française des Centres de Vacances.
2 Divorce prononcé au tribunal le 3 juin 1977 mais invalide car il est mort avant la proclamation légale (délai). Maman fut donc déclarée veuve...
Contracté en mairie à Saint-Germain-en-Laye, résidence de la mère de la mariée, le 27 juin 1946, ainsi que la tradition l'exige. Pas encore majeure, il avait fallu une dérogation tutélaire préalable du Ministère des armées, en l'absence de son père, déclaré disparu en Indochine. Ensuite mariés à l'église le 29 juin à Paris. Quel beau mariage ! 40 Rue du faubourg Poissonnière, au dernier étage avec balcon, chez Pépé et Mémé ses parents.
Extrait conforme de 1971 : Certificat de mariage.
Un mariage est un aboutissement d'entente amoureuse ! Quel fut celle de nos parents ?
Mon oncle Marcel s'est marié pendant la guerre. Ma tante Loulette vers la fin de celle-ci. Six années le séparaient de sa sœur et onze de son frère aîné. Le petit dernier sur le tard, donc, mais pas en reste pour se marier à son tour en 1946 à 23 ans.
Mais remontons quelques années...
Dans ses papiers on retrouve la trace de ses années d'école jusqu'au lycée, de son carnet de la caisse d'épargne. Une jeunesse comme pour nous, excepté que son adolescence se passe sous l'occupation...
Il semble donc faire partie des bons élèves. On lui ouvre un livret à la CNP, où sont versées des sommes allant de 10 à 50 francs, jusqu'à un versement rondelet de 10.000 francs. On n'en connaît pas les motifs...
Billet d'honneur 1934
Livret ouvert en 1938
Et voici ce qu'il écrit dans « Mémoires d'un homme de trente ans » à propos de son école :
&&&&
« Chapitre III
Mon cher camarade.
Vous êtes cordialement invité à assister à l'assemblée générale de notre association d'anciens élèves qui aura lieu dans le parloir de l'école le dimanche 12 décembre [1953] prochain à 10 h. Cette réunion sera précédée par une messe célébrée à 9h dans la chapelle de l'école à l'intention des anciens élèves décédés. Le Président : A. Branchot.
Tiens, pourquoi me relance-t-on ? Il y a bien longtemps que je n'ai plus versé ma cotisation. Les 2 à 3 années qui ont suivi ma sortie d'école, je suis allé à ce genre de réunion, mais la guerre, l'occupation, les « événements » comme on dit publiquement, se sont chargés de disperser les camarades. Pendant une dizaine d'années nous avons vécu ensemble, appris les mêmes leçons, fait les mêmes devoirs, reçu la même formation, passé les mêmes examens (mais pas avec le même succès). Et finie notre dernière classe, bonsoir, plus personne ! A part quelques rencontres de hasard dans la rue ou les couloirs de faculté, plus rien.
Qu'est devenu Calais, le fort en math, en latin, en français, en tout ? Et Kerminot3 le chahuteur ? Et Roland qui était mon grand rival pour les dernières places en composition ? Et Faure qui passait le plus clair de son temps à faire des dessins humoristiques (il faudra que je recherche si j'ai encore le paquet de ses œuvres qu'il m'avait donné quand il était en 4ème.) ?
J'irai à cette réunion.
Et me voilà refaisant 20 ans après le même parcours que j'effectuais 4 fois par jour. J'avais 10 ans, en culotte courte, un cartable sous le bras, récitant intérieurement le songe d'Athalie pour mardi matin. J'ai 30 ans, des culottes longues et j'ai oublié ma récitation.
Remontant le faubourg Poissonnière4, je dépasse la caserne de la Nouvelle France. Autrefois il fallait changer de trottoir pour ne pas recevoir de pierres qui tombaient du vieux bâtiment en ruine. Voici rue la Fayette. Je double le lycée Lamartine, ce « lycée de jeunes-filles dans un vieil hôtel parisien » où je suis allé en classe enfantine5. Puis voici l’école Rocroy st-Léon6.
Dans la cour, une cinquantaine d'hommes mûrs se pressent à la porte de la chapelle. Retrouvant les anciennes habitudes, les rangs se forment presque. Et tous nous défilons devant la chaire de Mr le Supérieur qui regarde ses anciens élèves. Les bancs craquent sous les poids qui ne leur sont pas habituels.
Rien n'a changé. Toujours la même ordonnance, la même statue sulpicienne, le même tapis (bien usé maintenant que plusieurs générations (qui) l'ont piétiné).
Chère vieille chapelle. Elle a vu nos premiers émois religieux. J'y ai fait ma première communion, revêtu de l'uniforme à casquette de l'école, venant en droite ligne de la Belle Jardinière. Une photo de notre promotion, prise par Pierre Petit (« opère lui-même »)7 en fait foi.
Tiens justement, il y a, dans un banc proche du mien, deux de ces anciens premiers communiants de jadis. Jacques Muh porte la robe de dominicain8. Il a persévéré ce petit. Et à côté René Flicot.
Ce sont d'ailleurs les seuls qui sont restés de mes amis après des années de camaraderie scolaire.
L'office achevé nous nous égayons dans la cour. Les murs portent toujours des traces de balles de tennis. Rien n'a changé, la distraction favorite des actuels élèves est toujours la pelote basque.
L'envie me prend de faire un tour dans les classes et d'aller m'asseoir aux places que j'occupais autrefois.
Mes jambes ont du mal à se placer sous la table et mes genoux viennent frotter contre le casier à livres. Et en se mettant sur la pointe des pieds, la table se soulève et l'on fait avancer les tables. Les jours de chahut (c'est à dire sauf le jeudi et le dimanche9) on jouait aux autos-tamponneuses. Tant pis pour les bouteilles d'encre en équilibre. « T'avais qu'à te te garer ! » Non, je n'ai pas usé mes fonds de culotte sur les bancs de l'école : ils étaient protégés par un « sous-cul » ou petit tapis qui forme serviette (la mode en est passée et c'est bien dommage). Mais à ce petit jeu, ce qui s'usait vite, c'était les genoux des culottes de golf quand on ne s'y collait pas un chewing-gum déposé la veille et oublié. Et pour enlever ça de l'étoffe, tintin ! »
Bel étudiant en 1940
1940 Carte identité
En 194010, il tâte un peu la rime autour de sa vie étudiante. Il habite alors chez ses parents au 40 rue du Faubourg Poissonnière à Paris, dernier étage.
A propos d'un cours de rhétorique
Il apprécie l'anglais...
Ensuite, il faut attendre ses vingt ans11 pour avoir une idée de ce qu'il fait. Des études, certes, en psychologie du travail où il obtient une licence12. Ce qui pour l'époque représente un sérieux bagage au regard du nombre d'étudiants et de diplômes des années quarante. On disait alors faire ses Humanités.
Et une vie à la marge tournée vers la jeunesse et la formation des cadres éducateurs et encadrement d'activités enfantines. De belles années où selon un de ses rares aveux les chefs avaient recueilli un aviateur anglais en cavale pour le remettre à la filière partisane d'extraction. Ils l'avaient intégré dans l'équipe des formateurs. Une grosse frayeur lors du passage des allemands dans le château qui accueillait les formations. Ceci sous le sceau du silence et de quelques personnes seulement au courant. Heureusement sans suite, sinon qu'il a pu rejoindre l'Angleterre.
Quel fut le rôle souterrain du groupe « la Flamme » ? S'il y en eut un...
1946 : Diplôme de directeur à l'UFCV
Noël Besteau13, parrain de Denis, mon frère, en était le directeur. Il me reste le souvenir dans les années cinquante des réunions de « La Flamme » au Vésinet, chez les Coulvier. Et un dernier hommage des membres lors d'une messe de souvenir en 1978 pour sa disparition, célébrée par le père Hum qui en était l’aumônier.
Noël Besteau entouré par les cadres Et Jacques Deshais son ami au premier plan.
Jacques Hum, un ecclésiastique dominicain qui venait souvent nous rendre visite à Linas, chevauchant une vielle Motobécane, capé d'un casque en cuir et empêtré dans son habit blanc de moine qui faseyait au vent. Drôlissime ! Il nous servait de confesseur mais je ne lui racontais que des carabistouilles de sainteté car j’étais un enfant pieux par tradition et les pêchés véniels enfantins ne concernaient que moi...
Il n'est jamais revenu à la maison après l'une de ses quelques visites annuelles dans les années soixante-dix où, ayant croisé une copine mignonne comme tout et qui gardait nos enfants, il l'avait maladroitement prise pour ma maîtresse. Mon épouse Martine travaillait alors le samedi et j’avais repris des études universitaires qui me prenaient beaucoup de temps. D'où la présence de celle-ci et qui avait semé un doute lubrique chez lui.
De plus, il venait surtout afin de tenter de me taper une rente pour son ordre religieux, ce que j'avais toujours refusé, par principe au regard de mon athéisme et que je préférais consacrer mes ressources financières à l'organisation familiale...
Il est décédé dans les années quatre-vingt du même mal que mon père.
Père Hum avec notre père, et Patrice ? Lors du baptême de Denis.
Jacques Deshais fut son ami. Marié sur le tard du fait qu'il souffrait d'être bègue. Il passait souvent à la maison, pipe à la bouche, donnant parfois un coup de main pour étaler de la peinture sur les murs. Nous l'avions malheureusement oublié dans la liste des personnes à prévenir en 1977. Lorsqu'il est passé à la maison familiale que j'habitais dorénavant, il est entré, fébrile, afin de s'assurer de la rumeur qui avait fini par arriver à ses oreilles. Un homme effondré, en pleurs... qui s'en est retourné, hagard, sans même en parler. Je n'ai plus eu de nouvelle depuis...
