Je me lance comme indépendant ! - Florence Detalle - E-Book

Je me lance comme indépendant ! E-Book

Florence Detalle

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Beschreibung

Un ouvrage pour guider l'entrepreneur dans la réalisation de ses projets.Chaque année, de plus en plus de belges souhaitent se lancer comme indépendant.Mais par où commencer ? A quoi faut-il penser ? Quelles formalités administratives accomplir ?Cet ouvrage est une boîte à outils. Chacun d’entre eux va aider le futur indépendant à traverser le parcours semé d’embûches qui mène au statut d’indépendant.Agrémenté de nombreux cas pratiques et truffé d’exemples, ce livre accompagne le porteur de projet tout au long de sa réflexion et de ses démarches.

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Seitenzahl: 175

Veröffentlichungsjahr: 2014

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Introduction

Cet ouvrage est conçu comme une boîte à outils à destination des futurs micro-entrepreneurs. Par futur micro-entrepreneur, les auteurs pensent aux personnes qui souhaitent devenir indépendantes et gérer leur activité seules, aux futures entreprises dont l’effectif ne dépasse pas 5 personnes, et aux salariés désireux d’exercer une activité complémentaire.

L’objectif des auteurs est de proposer les trucs et astuces à ne pas rater, une méthodologie d’auto-questionnement, un partage d’expériences et une bibliographie riche pour ceux qui souhaiteraient approfondir une matière en particulier.

Les complémentarités des deux auteurs ont été mises à contribution afin de proposer une approche globale, rapide et pratique à tout porteur de projet ou gestionnaire d’une micro-entreprise. Il se distingue en ce sens des outils méthodologiques complexes développés pour les PME voire les grandes entreprises. Il se présente sous la forme d’un guide à entrées multiples qu’on peut consulter globalement ou partiellement en fonction d’une question précise ou d’une situation.

Les auteurs ont fait le choix délibéré d’aborder globalement la notion de business plan, de simplifier un certain nombre d’analyses et de ne pas surcharger l’ouvrage de jargon technique, ceci afin de conserver les aspects pratiques, simples et accessibles de l’ouvrage. Leurs raisonnements n’en restent pas moins inspirés et guidés par les grandes lois du marketing, de la gestion de projet et de la finance. Le lecteur qui voudra aller au-delà sur un certain nombre de points est dès lors invité à consulter la bibliographie, vu la quantité impressionnante de livres traitant ces sujets.

Florence Detalle a mis l’accent, dans la première partie, sur les étapes de maturation du projet d’indépendant. Pour illustrer ses propos, elle a repris le cas d’Anne. Celui-ci, utilisé à titre d’exemple, est fictif et présenté dans un but didactique.

Jessica Grasso a utilisé son expérience de micro-entrepreneur pour donner son avis sur ces différentes étapes. Par ailleurs, elle consacre la deuxième partie de l’ouvrage aux procédures administratives et légales que toute personne doit remplir lors de son lancement comme indépendant.

1. La préparation du projet

On décide rarement de quitter son travail ou de tourner le dos au statut de salarié du jour au lendemain. Est-ce parce que l’herbe est plus verte ailleurs ? Parce qu’on cherche à changer d’air, d’orientation ou afin de percevoir une rémunération mieux adaptée à son travail ?

Les réponses se trouvent souvent dans le passé du porteur de projet, dans son caractère et ses objectifs, tant professionnels que personnels.

Il y a autant de raisons de se lancer que d’indépendants actifs qui ont choisi de franchir le cap. Parmi ces nombreuses raisons, les plus fréquentes sont « devenir son propre patron », « augmenter son pouvoir d’achat », « développer ses compétences » et « se sentir libre ».

Quelle que soit la raison qui vous pousse à vouloir devenir indépendant, il est important de compter sur un projet bien préparé, sur une situation juridiquement en règle avec les autorités et sur un réseau de personnes qui peuvent apporter leur soutien.

L’importance de la préparation du projet est souvent sous-estimée. Le porteur de projet est en général une personne spontanée qui souhaite s’investir avec passion dans une activité. A ce titre, il souhaite au départ prendre des risques, relever des défis et se laisse guider très volontiers par son intuition et son feeling.

Préparer son projet n’est pas contradictoire avec cet état de fait, la préparation d’un micro-projet reste avant tout une aventure humaine où chaque porteur se retrouve face à sa personnalité, ses valeurs et ses compétences. Mais la démarche doit nécessairement aller au-delà et permettre à chaque personne de confronter son point de vue à celui des autres et à la réalité de l’environnement. Pour cela, il faut nécessairement suivre un canevas de réflexion neutre afin de confronter les impressions à la réalité, d’éviter de sauter des étapes et de temporiser sa spontanéité.

Cette partie du livre propose une méthodologie éprouvée par l’équipe de conseillers ALPI. Cette méthode a pour but d’organiser et de structurer la pensée autour de sa future activité de manière à optimiser ses chances de réussite et d’épanouissement pour la suite. Elle est conçue dans une philosophie d’auto-évaluation, c’est-à-dire pour aider chaque lecteur à se poser lui-même les questions adéquates et à en tirer les conclusions qui s’imposent. Cette approche est bien entendu complémentaire à d’autres et ne remet absolument pas en question l’intérêt de s’entourer et de se faire encadrer dans la préparation de son projet.

Préparer son projet, c’est :

faire le point sur soi-même, ses objectifs, ses valeurs et ses compétences ;tendre vers une plus grande objectivité en rapprochant au maximum son feeling à des faits ;rentrer dans une démarche structurée pour s’assurer de prendre en compte l’ensemble des éléments pertinents à la prise de décision.

1.1 Le plan d’affaires

La préparation d’un projet aboutit communément à la réalisation d’un business plan ou un plan d’affaires. Un bon business plan reprend l’ensemble des données relatives à un projet pour en donner une image claire et fidèle. Il s’inspire et utilise en ce sens de nombreux outils existants. Son but est de présenter les conclusions d’une série de travaux/recherches/réflexions en amont, il peut donc être le fruit de pléthore de productions intermédiaires :

le bilan de compétences du porteur ;l’analyse de la concurrence ;la matrice SWOT du projet ;le plan financier de la future activité ;le plan d’actions de la future activité ; le plan de communication de la future activité ;

Le business plan est un document reprenant de la manière la plus objective possible l’ensemble des données relatives à votre projet :

ses objectifs ;son porteur, ses expériences, compétences et motivations ;son marché, ses futurs clients, ses concurrents ;ses besoins financiers et son potentiel de rentabilité ;

La réalisation d’un business plan pousse chaque porteur de projet à se remettre en question par rapport à lui-même et à la réalité du marché. En ce sens, c’est un outil qui contribue à réduire fortement les risques de faillite dues à une mauvaise préparation. C’est également un outil de conviction important lors d’une recherche de partenaires (banque, fournisseur, partenaire commercial, …), car il permet de présenter des faits et non des opinions. C’est enfin un excellent exercice pour apprendre à communiquer clairement sur son projet et un gain de temps important en phase de lancement de l’activité, là où le temps devient une ressource rare et précieuse.

une projection concrète du fonctionnement de l’activité.

1.2 Les 6 grands principes de la préparation

L’expérience des conseillers ALPI démontrent que 6 grands principes sont à garder en permanence à l’esprit lorsqu’on prépare son projet.

1.2.1 Être curieux et ouvert

Préparer un projet, gérer une activité d’indépendant, c’est être sans cesse à l’affût d’informations afin de développer de nouvelles idées, mieux répondre aux besoins des clients, pouvoir anticiper des demandes ultérieures. C’est tout un art qui se traduit par beaucoup d’écoute et d’observation.

On peut mesurer sa curiosité et son ouverture par des questions du type :

Est-ce que je suscite beaucoup de rencontres dans le cadre de mon projet ? Est-ce que je pose des questions ouvertes ? (Pourquoi ? Qu’est-ce qui ? Comment ?).Est-ce que je peux citer 3 informations extérieures qui ont de près ou de loin une influence sur mes choix dans le cadre du mon projet ?Est-ce que je connais l’avis de mon entourage par rapport au projet ? Est-ce que ces avis font évoluer mon projet ?

1.2.2 S’entourer

Préparer un projet demande des compétences multiples, compétences que personne n’a d’emblée. De plus, les moments de doute voire de démotivation sont courants. La meilleure manière d’appréhender cet aspect qui fait partie intégrante du processus de montage d’un projet est de démarrer en en étant conscient et de se constituer dès le départ sa future équipe de soutien ! Pour certain, cette équipe est déjà bien fournie avant même l’idée de projet, d’autres se retrouvent beaucoup plus démunis…

Quoiqu’il en soit, il est bon d’avoir au moins deux personnes dans son équipe :

Une personne extérieure que vous ne connaissez pas et qui a des compétences en montage de projets d’entreprises, que nous allons appeler ici le spécialiste du monde de l’indépendant. Cette personne peut être issue d’une structure d’accompagnement financée par les pouvoirs publics. Il en existe de nombreuses en Région wallonne. En voici une liste non exhaustive :

– ALPI (www.e-alpi.be) ;

– Job In (www.jobin.be) ;

– Creajob (www.creajob.be) ;

– SACE (www.sace-asbl.be) ;

– Challenge (www.challengeonline.be) ;

– Jecréemonjob.be (www.jecreemonjob.be) ;

– Groupe One (www.groupeone.be) ;

– Step by steppes (www.stepbysteppes.be) ;

– Agence bruxelloise pour l’entreprise (http://www.abe.irisnet.be)

– … Chaque structure développe une méthode de travail bien spécifique, n’hésitez pas à prendre de l’information et à choisir celle qui répond le mieux à vos besoins. Plus généralement, vous trouverez de l’information quant aux aides proposées en Wallonie sur le site de l’agence de stimulation économique : www.as-e.be. Il n’y a pas qu’une seule manière de se faire encadrer à ce niveau : certaines personnes préfèrent s’adresser à un spécialiste payé pour les aider (comptable, consultant, …), d’autres travaillent à la fois avec une structure d’appui et avec un comptable. Ce qui est essentiel, c’est d’être encadré par au moins une personne neutre et profession-nelle. Cette personne aura pour rôle principal de vous aider à canaliser vos idées, de vous pousser à les confronter à la réalité et de vous donner des conseils techniques.

Une personne de votre entourage qui aura davantage un rôle d’écoute et de soutien. Le conjoint est souvent et naturellement la première personne vers qui le porteur de projet a tendance à se tourner. Si votre moitié adhère à 100% à la démarche et vous soutient au quotidien, c’est évidemment idéal. Ceci étant, à moyen terme, il s’avère souvent indispensable de protéger son couple des tumultes professionnels de la vie d’un indépendant et de conserver des moments d’intimité. De plus, une personne trop proche aura souvent tendance à manquer de neutralité.

Il est important que vous vous sentiez écouté et respecté par les personnes que vous choisissez dans votre équipe, dans tous les cas, elles doivent être en mesure de :

faire en sorte que vous vous sentiez à l’aise et que vous vous exprimiez sans gêne ;vous pousser à vous remettre en question (écouter et respecter ne doit pas vouloir dire être toujours d’accord !), mais vous laisser les rênes de votre projet en main ;être suffisamment présente que pour pouvoir partager avec vous au jour le jour les joies et les peines relatives à votre projet.

L’isolement est l’un des obstacles contre lequel on doit lutter que ce soit en préparation de projet ou lorsqu’on est indépendant. De nombreuses structures d’appui et centres de formation l’ont compris et organisent des démarches collectives qui regroupent plusieurs personnes en vue de préparer leur projet d’indépendant. Ces formules sont sans conteste une voie à explorer, notamment en vue de se créer une équipe de supporters.

1.2.3 Avancer sans foncer

Si le dynamisme est essentiel en matière de création d’entreprises, la précipitation n’est jamais bonne conseillère en matière de décision.

Avant chaque décision, prenez le temps de répondre à ces quelques questions :

Quelles sont les autres alternatives ?Quelles sont les avantages et inconvénients de chacune ? Pour quoi est-ce que je souhaite faire ce choix ?Est-ce que je dispose de suffisamment d’information pour le faire ?Quel est le degré d’urgence de la décision ?Quelles seront les conséquences de cette décision (positives, mais aussi négatives)

En même temps, un choix qui a des impacts négatifs n’est pas nécessairement un mauvais choix, c’est même le sort de tous les choix ! Choisir, c’est renoncer… Le tout n’est pas de trouver l’alternative sans revers, mais de choisir en toute connaissance de causes celle qui correspond le mieux aux besoins du projet.

1.2.4 Se baser sur des faits, mesurer, chiffrer et accepter la remise en question

« Je suis sûr que ça va marcher »…

« Tout le monde dit que c’est intéressant »…

« Le fournisseur me dit que la marge sur ce produit est grande »…

« Le fonds de commerce est unique et pas cher »…

S’il vous arrive très fréquemment de prononcer ce genre de phrases, vous êtes comme 99% des porteurs de projets ! Rien de très grave donc… Ce qui est plus dangereux, c’est de se baser sur ces seuls éléments pour prendre des décisions. Une bonne analyse repose sur des faits précis : « Tout le monde, c’est qui ? Qu’est-ce que ces personnes trouvent intéressant dans votre projet ? Est-ce que ça se vérifie dans leurs comportements ? Quelle est la marge sur ce produit ? En quoi le fonds de commerce est-il unique ? Et combien coûte-t-il ?... »

Ce processus demande une grande énergie en récolte de données et une certaine organisation que nous expliciterons ultérieurement. Mais le plus difficile est bien souvent de se retrouver face à une réalité qui n’est pas conforme à l’idée qu’on s’en faisait… Parfois, ça peut même aller jusqu’au rêve qui s’écroule, donc ça fait peur et ça se comprend. Il n’en reste pas moins que la réalité est là et que ne pas la voir signifie dans plus de 90% des cas s’investir dans un projet qui soit ne trouvera jamais de financement, soit ne fonctionnera pas. Partir en gardant à l’esprit la possibilité que nos postulats ne se vérifient pas complètement sur le terrain et qu’il est possible que nous devions revoir, adapter nos desseins permet d’aborder les choses avec une plus grande sérénité.

1.2.5 Se respecter

Préparer un projet, c’est, on le dit sans cesse, confronter un rêve, une idée à la réalité. Cette confrontation est indispensable, mais doit se faire à travers un filtre : celui de vos objectifs et de vos valeurs.

Si vous voulez faire une épicerie de quartier bio parce que vous partagez les valeurs de l’agriculture biologique et que vous souhaitez recréer une dynamique dans le quartier où vous vivez, vous aurez sans doute beaucoup de mal à vous retrouver dans un projet de supermarché bas prix et ce, même si la réalité démontre que c’est plus rentable !

Bien se connaître et déterminer ses valeurs et ses objectifs dès le départ sont donc indispensables. Ce point est développé un peu plus loin dans le chapitre qui lui est consacré.

1.2.6 Entretenir sa motivation

Le travail de préparation d’un projet est un travail de longue haleine. Les moments d’euphorie y sont souvent nombreux. Heureusement, car les moments de découragement aussi et sont souvent à la mesure de la passion avec laquelle on s’investit dans la concrétisation de son idée ! Nous l’avons dit, l’entourage du porteur a ici un rôle important à jouer. Mais la trame de fond vient de vous : il s’agit de l’auto-motivation. Elle est déjà bien présente en vous puisque vous êtes en train de préparer votre projet d’entreprise. Reste à la conserver, à l’entretenir …

Quelques petits trucs peuvent vous y aider :

gardez toujours en tête les raisons pour lesquelles vous souhaitez devenir indépendant et réaliser ce projet d’entreprise et pas un autre. Pour ce faire, écrivez-les et conserver le document à vue ;récompensez-vous chaque fois que l’occasion se présente : un nouveau contact établi, une étape de votre projet franchie, … Un resto en amoureux, un jour de repos, l’achat d’un nouveau DVD,… Identifiez ce qui vous fait plaisir et formalisez-le dans le processus de préparation de votre projet ;consignez dans un livre d’or les témoignages des bons moments : photos, réponses à un mail, bonnes impressions de fin de journée, … restez concentré sur votre objectif même quand vous êtes déçu ou contrarié. Revenez en arrière sur tous les obstacles déjà franchis, vous n’allez pas mettre tout cela à l’eau ?!

1.2.7 L’avis du micro-entrepreneur

La préparation de mon projet a duré une année. Le temps de suivre des études en gestion commerciale, de réfléchir à toutes les composantes de mon projet et de trouver des alliés.

Dans les faits, les 2 principes qui m’ont causé le plus de difficultés ont été « entretenir sa motivation » et s’« entourer ». En effet, une année

a été nécessaire pour me trouver des alliés, c’est-à-dire à la fois des personnes de mon entourage prêtes à me soutenir ainsi qu’un bon comptable et des conseillers en création d’entreprise qui ne parlent pas chinois.

En outre, un grand nombre de personnes, collègues et connaissances, ont tenté de me dissuader de faire le pas et n’ont pas du tout compris mon choix quand j’ai décidé de quitter mon emploi de salarié. La préparation de mon projet s’étant bien déroulée, je me sentais forte de ces acquis et je ne me serais laissée décourager pour rien au monde !

2. La définition de mon profil de créateur

2.1 Qui suis-je ? Quel est mon projet ? Quels sont mes objectifs ?

L’établissement de votre profil de créateur prend en compte vos motivations et valeurs, vos compétences et vos contraintes. Bien vous connaître, vous permettra d’aborder sereinement les questions de fond que sont : « Suis-je la bonne personne pour mon projet ? », « Mes objectifs et mon profil sont-ils compatibles ? ».

2.1.1 Mes motivations et valeurs

Vos motivations sont les raisons pour lesquelles vous souhaitez réaliser ce projet. Expliquer ses motivations, c’est répondre à la question : « Pourquoi est-ce que je me fixe cet objectif ? Pourquoi est-ce que je veux étudier ce projet ? ».

Les valeurs sont un petit peu plus difficiles à cerner, mais revêtent d’une grande importance. Les valeurs représentent ce qui est important pour vous, c’est ce qui se cache à l’arrière de vos motivations et qui fait qu’elles sont ce qu’elles sont.

Lorsqu’on interroge des porteurs de projet sur les motivations qui les poussent à devenir indépendants, les réponses qui reviennent le plus fréquemment sont les suivantes :

pour être mon propre patron, avoir des responsabilités ;pour enfin faire ce que j’aime ;pour avoir des horaires plus flexibles pour les enfants ;pour travailler de chez moi ;pour avoir un plus gros salaire :pour travailler avec mon conjoint :pour saisir une opportunité :

Ces motivations n’ont pas fait l’objet d’un travail de confrontation à la réalité, elles représentent l’image que le porteur de projet a sur le statut de l’indépendant couplée à sa propre recherche. Mais à l’arrière de chacune de ces motivations, le porteur de projet a toujours une ou plusieurs valeurs. Les connaître, c’est savoir jusqu’où vous serez prêt à aller dans le compromis, dans le cas où vos motivations ne pourraient pas être atteintes à 100%, c’est pouvoir vérifier que vos motivations sont bien exprimées et que vous êtes sur la même longueur d’ondes que vos partenaires autour du projet.

Reprenons les motivations les plus souvent exprimées et ajoutons-y les valeurs qui peuvent être à leur origine :

pour être mon propre patron, avoir des responsabilités : liberté ;pour enfin faire ce que j’aime : réalisation professionnelle ;pour avoir des horaires plus flexibles pour les enfants : famille ;pour travailler de chez moi : confort, famille ;pour avoir un plus gros salaire : sécurité, reconnaissance sociale ;pour travailler avec mon conjoint :pour travailler avec mon conjoint : famille ;pour saisir une opportunité : risque, aventure.

Ces valeurs sont bien entendu exemplatives et non exhaustives. D’autres valeurs fréquentes sont : la solidarité, l’honnêteté, la fidélité, l’autonomie, la reconnaissance, le pouvoir, la tradition, … L’idée unique étant ici d’illustrer les propos. En fonction des personnes, les valeurs à l’arrière d’une même motivation ne seront pas les mêmes. Reprenons, la dernière motivation « Pour saisir une opportunité », la valeur à l’arrière présentée ici est la prise de risque, mais elle pourrait aussi être l’argent si la personne est convaincue que cette opportunité est particulièrement lucrative. Dans ce cas, on comprend aisément que si l’opportunité ne se présente finalement pas, les conclusions de ces deux personnes ne seront pas identiques et les choix qui en découleront pour la suite non plus !

pour avoir un plus gros salaire; pour travailler avec mon conjoint; pour saisir une opportunité.

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons et/ou valeurs. Il y a juste une correspondance à réaliser entre vos attentes et ce que pourra réellement vous apportez la réalisation de votre projet d’indépendant. Etre conscient de ses motivations et valeurs est une des clefs qui vous permettront de vous positionner par rapport aux conclusions économiques de votre projet.

Prenons le cas d’Anne, jeune dame de 34 ans. elle souhaite ouvrir un restaurant bio familial le weekend, business la semaine. elle décrit ses motivations comme telles :

« Je fais ce choix parce que je suis convaincue du bio et j’ai envie de faire partager ma passion aux familles qui composent ma clientèle. Les valeurs sous-jacentes à ces envies sont la nécessité de préserver la nature et de veiller à sa santé ».