Je ne veux pas mourir - Olivier Leconte - E-Book

Je ne veux pas mourir E-Book

Olivier Leconte

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Beschreibung

Cet ouvrage commence par une histoire mythique, celle des racines, puis de la continuité d'un peuple. Celui-ci façonne le territoire de France. Une famille unique depuis les origines accompagne ceux qui sont Français aujourd'hui. Si pendant l'antiquité le peuple s'est scindé en deux puis trois, en revanche, au moment du baptême de Clovis. Celui-ci s'est réuni pour constituer une oeuvre qui va éduquer les peuples grâce à la fidélité de la France, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la sagesse éternelle. Un matin d'hiver il y plus de deux siècles les ténèbres sont tombées sur les Français et pourtant en 2016 une petite flamme s'est allumée, une lueur d'espoir, le début d'une renaissance...

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Seitenzahl: 260

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Cet ouvrage est dédié…

aux enfants d’Henri IV.

au R.P. Marie Philippe.

Sommaire

Avant-propos

Une petite histoire de transcendance…

L’Homme au cœur des préoccupations

En bas de la croix

Le Rôle du Roi dans l’Histoire

Annexe I

Annexe II

Annexe III

Annexe IV

Avant-propos

Il faut cheminer longtemps pour prendre conscience de l’importance de l’enracinement territorial des hommes. Cet ancrage est le bien commun des habitants d’un pays et non une accumulation des racines des personnes vivant sur sa terre.

L’environnement républicain, mondial et européen organise son discours actuel avec des principes fallacieux afin de déraciner les peuples et rendre les habitants plus malléables.

Sous prétexte d’intégrer une minorité ou d’asseoir des préceptes mondialistes, financiers et des principes moraux que ses chantres ne respectent même pas, les indigènes devraient renier ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes. Une entité en soi, culturelle, spirituelle et historique.

Pourtant l’histoire nous éclaire : chaque pays a son propre vécu qui est une continuité de régimes politiques divers, de philosophies propres et d’un récit mémorable partagé par ses autochtones. La plupart du temps la paix règne et le peuple vit une relative quiétude faite de denrées accessibles, de sécurité, de travail pour tous et d’accès à la culture commune et aux distractions. En plus, si le peuple peut étancher sa soif de transcendance, alors le bonheur est à sa portée.

Pourtant des périodes peuvent aussi être sombres et mortifères. Les aléas de l’histoire ne nous permettent pas d’occulter les périodes tristes et nauséabondes des dictatures qui ont été mises en place avant la moitié du vingtième siècle et qui ont amené l’Allemagne, la Turquie, le Japon, l’Italie, la Russie ou l’Espagne à commettre des crimes monstrueux. Tous ont pris leur part à la tourmente y compris l’État français, mis en place en 1940, par des députés républicains issus de l’assemblée élue du front populaire de 1936. Mais pendant cette période ce pays n’était pas la France éternelle car ses valeurs et ses principes inaliénables n’étaient plus en vigueur, les références nouvelles étant dictées par la défaite, l’occupant et la dictature allemande, ce qui par ailleurs ne dédouane pas les complices et collaborateurs du despotisme nazi.

Nos racines germent dans l’histoire de ce chemin individuel et collectif qui amène à retracer les étapes de cette évolution. Il est impossible pour l’originaire du lieu de s’y pencher sans avoir un sentiment de vertige lorsqu’il découvre ce patrimoine qui l’entraîne et l’emporte vers ce qu’il est, et ce qu’il partage avec les autres habitants de son pays. Qu’il en prenne conscience ou non, qu’il soit endormi ou éveillé, c’est une découverte de tous les jours tant ce patrimoine est riche. Qu’il s’oppose et refuse cet héritage ou qu’il y adhère ou le rejette, le renvoi vers les racines communes ou individuelles est toujours ancré en lui. Renier ce que l’on est, c’est nier d’être soi-même, y adhérer c’est s’épanouir. Les origines forment le socle qui permet de grandir et de s’aimer. Les racines du pays de vie sont la source auprès de laquelle l’on s’abreuve pour savoir qui l’on est, pour se connaître et s’apprécier dans la continuité de ce dessein commun. Si nous avons la possibilité de nous détourner, refuser, détruire ces fondements et si nous pouvons nous donner le sentiment de l’indifférence, du reniement, voire de la haine contre nos propres valeurs, en revanche, il arrive, tôt ou tard, qu’un jour, après une ignorance ou un mensonge de plusieurs années, nous nous retrouvions confrontés à la vérité et soyons obligés de passer aux aveux : Être Français c’est faire sien plusieurs milliers d’années d’histoire. Si les origines communes sont complexes, en revanche, le fil directeur est le patrimoine judéo-helléno-chrétien, latin et royal de la France.

La destruction programmée de nos fondements historiques a commencée avec la terreur révolutionnaire, et le point de rupture fut cette matinée du 21 janvier 1793, à 10h22, par un froid glacial sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV qui se nomme « concorde » aujourd’hui. Le sang qui coula ce jour-là à Paris fut un crime abominable. Hasard ? Coïncidence ? Ce jour est celui qui a été choisi par l’Église depuis les origines pour faire mémoire de sainte Agnès, une fillette de 13 ans, anonyme romaine, innocente, pure et douce, intègre de corps et d’âme, martyrisée et décapitée en 303, place Navone à Rome, ancien lieu du stade de Domitien, après une tentative infructueuse de la faire périr au bûcher.

C’est par l’exemple de l’holocauste de cette presque jeune fille que tous les saints martyrs anonymes, ni béatifiés, ni canonisés, trouvent leur grandeur. Ce jour de sainte Agnès est marqué dans la ville éternelle par la bénédiction, sur l’autel au-dessus du tombeau de la sainte, des deux agneaux dont la laine sera utilisée pour le tissage des palliums remis aux nouveaux archevêques en la solennité des Apôtres Pierre et Paul. La messe est célébrée dans la Basilique Sainte-Agnès-hors-les-murs, église pontificale dédiée à l’adolescente. Un des agneaux porte une couronne de fleurs blanches pour la virginité et l’autre porte une couronne de fleurs rouges pour le martyre.

Après la bénédiction, les agneaux sont amenés jusqu’au Pape par les chanoines de la Basilique Saint-Jean-de-Latran, Cathédrale de Rome et du Monde, comme offrande et signe de leur attachement au pape. Ensuite les petits moutons seront élevés par des moniales jusqu’à leur tonsure. Enfin, la laine sera filée pour, après tissage, confectionner les palliums. Ceux-ci seront déposés dans une urne de bronze sous l’autel de la confession de saint Pierre à côté de la tombe de l’apôtre puis ils seront remis solennellement aux archevêques comme signe de leur communion avec le Très Saint Père.

C’est pour cela que les prières de ce jour en présence du Saint-Sacrement, marquent également l’attachement du fidèle à l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. C’est aussi l’image du bon pasteur qui sort de ces vingt-quatre heures, celle que l’on retrouve sur la croix pectorale de sa sainteté le Pape François. Le berger entouré de ses brebis qui porte l’agneau sur ses épaules. Celui qui va chercher ses ouailles égarées, image de la miséricorde, c’est aussi la parabole du fils prodigue… et du père qui accueille ses enfants dispersés.

La Sainte-Agnès 2016, n’est pas un jour comme les autres. Dans la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, Sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine, un prince, un représentant du peuple et une personne étant issue du peuple sont réunis en la Sainte présence du Christ pour faire acte de contrition de tous les débordements passés, non seulement en demandant pardon mais aussi en acceptant le pardon et en pardonnant. Une petite veilleuse va ainsi éclairer les ténèbres, ce sera un commencement…

Ils vont confesser tous les crimes et exactions commis par le peuple dans son ensemble, par ses représentants et par ses dirigeants depuis les temps les plus anciens, jusqu'à nos jours. Il n’est pas question de repentance. Cette confession ne concerne pas les méfaits et erreurs commis par des personnes vivantes aujourd’hui car celles-ci ont la possibilité d’accomplir par elles-mêmes et en toute conscience cette démarche.

En aucun cas il s’agit d’une demande individuelle de pardon de leur part pour ce qu’ils ont fait. Seuls ceux qui ont commis l’acte peuvent supplier pour obtenir la miséricorde de la victime contre qui l’acte a été perpétué. Ni les uns ni les autres ne sont aujourd’hui vivants.

Il n’est pas pensable de demander pardon pour ses propres ancêtres qui eux n’auraient peut-être pas souhaité le faire. Il n’est pas souhaitable d’accueillir le pardon pour ceux qui nous ont précédés alors que ceux-ci n’auraient peut-être pas voulu pardonner. Il s’agit d’avoir une démarche de vivants au vivant dans sa sainte incarnation. Trois personnes face à leur créateur qui veulent prendre part au fardeau des fautes perpétrées en confessant les péchés de ceux qu’ils représentent pour participer au sacrifice du Christ, en répondant à l’amour du Seigneur par leur amour si c’est possible. Cette confession s’accomplit pour tous les péchés collectifs ainsi que pour ceux qui ont été commis dans le cadre des fonctions de responsabilité exercées par ceux qui nous ont précédés. Il ne s’agit en aucun cas des péchés individuels où le fidèle aurait pu demander lui-même le pardon au Seigneur. Il s’agit de demander, recevoir et donner… (Voir annexe I).

Quel renouvellement de l’histoire que ce sacrifice du 21 janvier 1793, sur l’autel de la république, de Louis, cet innocent condamné, martyrisé dans un simulacre de procès, assassiné sauvagement par décapitation, qui aimait profondément Dieu et les Hommes. Son testament, le jour de Noël, en fait foi (Voir annexe III).

Le sang de l’héritier du Roi David coula sur le sol de France dans le milieu de la matinée blafarde de ce triste jour d’hiver alors qu’il avait été versé une fois pour toutes, 17 siècles avant, sur le Golgotha à Jérusalem.

Ce sang royal est celui d’une longue lignée. Celle d’Abraham, de David, de Joseph d’Arimathie, de l’Empereur Constantin, du fils de Sainte Clotilde et de Clovis, de saint Louis et d’Henri IV. Le Sang Royal, le sang sacré. La France est tombée alors dans des ténèbres qui perdurent aujourd’hui : l’obscurantisme habité par la mort, le mépris de l’autre, l’égoïsme, la violence et la haine. Ce fut ensuite la période de la terreur avec un populicide doublé d’un mémoricide car encore aujourd’hui la république n’assume pas les exactions qui forment son socle et son fondement. Lorsque l’on découvre une station de métro ou des rues portant le patronyme du principal théoricien de la terreur « Robespierre », qui participa à la mise en place selon ses propres termes d’un « gouvernement fondé sur les principes de la vertu et de la terreur », nous pouvons nous demander légitimement si ceux qui ont décidé d’attribuer ce nom ont véritablement une conscience.

Certains cherchent à réhabiliter ce terroriste car il est évident que tout homme n’est ni totalement noir ni totalement blanc mais les massacres de septembre, les assassinats de masse des chrétiens et de leurs pasteurs et le populicide chouan, n’en déplaise aux négationnistes des horreurs révolutionnaires, ont bel et bien existé même si l’on refuse d’en parler ou d’en faire mémoire, d’où ce mémoricide républicain qui tue une deuxième fois les victimes en voulant les faire sombrer dans l’oubli.

Que dirait-on si, à Berlin, une station du U Bahn (Métropolitain) s’appelait « Adolf Hitler » ? Comment peut-on oublier, occulter ou nier ce qu’ont accompli de tels monstres sanguinaires ?

Le sang royal retombe encore et toujours sur le peuple Français qui n’a fait que subir la dictature révolutionnaire fomentée par quelques bourgeois et arrivistes en mal de richesse et assoiffés de pouvoir. Cette tête décapitée, par le mode opératoire, rappelle le premier évêque saint martyr de Paris : saint Denis. Mais l’analogie ne se situe pas qu’à ce niveau. C’est à la tête que l’on s’y est pris, c’est la France qui a été décapitée et le Roi est la tête du corps de la France comme le Christ est la tête du corps de l’Église. C'est-à-dire que la tête et le corps de l’un et de l’autre sont indissociables. Saint Denis a été décapité en bas du mont des martyrs (Montmartre) puis il a été enterré à l’emplacement actuel de la Basilique Saint-Denis, Nécropole des rois de France. Le lieu de l’exécution de Denis, le martyrium, caché du grand public, est un haut lieu primordial du christianisme. C’est aussi au pied de l’autel de cet oratoire que saint Ignace et ses compagnons par serment ont prononcés leurs vœux qui les ont amenés à créer la compagnie de Jésus.

Le cœur de notre identité n’est pas palpable, car il est une prise de conscience que dans notre petite existence humaine il y a une dimension qui nous dépasse. S’il existe çà et là des témoignages concrets physiques comme les arts (architecture comprise) ou des montages intellectuels qui laissent des traces comme l’écriture, en revanche, il faut parfois recourir à l’archéologie pour échafauder des théories sur nos racines. Il existe pourtant un fil d’Ariane visible : c’est un lignage, une famille qui porte en elle plusieurs millénaires. Non pas celle des fils et filles de France car tous les français de vieille lignée quelle que soit leur couleur de peau, leur religion, leur lieu d’origine ou de naissance, le portent en eux, mais celle des enfants d’Henri IV, celle qui en plus des autres possède le sang royal, celui de David. Le réceptacle du sang royal et celui de la descendance capétienne de mâles en mâles par ordre de primogéniture était le bon Roi Henri.

Le sang de celui-ci a coulé sur le pavé parisien assassiné par un fanatique religieux, rue de la ferronnerie (à deux pas de la fontaine des innocents). Sur le sol, une pierre avec en son centre un blason avec les armes de France et de Navarre marque le lieu du triste méfait. Au dessus « HENRI IV » et en dessous « 14 MAI 1610 ». Après plusieurs générations, le deuxième frère de Louis XVI a été sacré puis la loi salique et le sang royal de David se sont séparés de nouveau, le dernier Roi ayant reçu l’onction, Charles X, n’ayant pas de postérité mâle régnante. (Louis XVIII n’a pas reçu le sacramentel). Aujourd’hui nous sommes face à un héritier de mâle en mâle par ordre de primogéniture, Monseigneur Louis de Bourbon, descendant de Louis XIV, père d’Eugénie, Louis et Alphonse, et plusieurs héritiers possibles du sang de David par le plus proche parent mâle du dernier roi ayant reçu l’onction. Ils sont tous, eux aussi, de la filiation de Louis XIV.

L’espoir de l’impossible miracle d’un descendant de Louis XVI qui serait à la fois de mâle en mâle et, ou, du sang royal de David semble servir la cause républicaine. Louis XVII est bien mort au temple. Les personnes de bonne foi mais peut être un peu crédules qui pensent le contraire font le jeu des républicains. Refuser l’assassinat de l’enfant-roi dédouane les révolutionnaires de l’infanticide et des tortures qu’ils lui ont fait subir. Si rien n’est impossible à Dieu, il est aujourd’hui raisonnable d’avancer qu’il y a deux possibilités de successions et que le nombre d’héritiers du Sang Royal et de même rang est important. Il est donc nécessaire de ne pas occulter cette opportunité qui est partie intégrante de nos racines. Mais revenons à l’enfant du temple et donnons les faits.

Louis-Charles de France est né le 27 mars 1785 à Versailles. À la mort de tuberculose osseuse de son frère aîné Louis-Joseph, le 4 juin 1789, il devient dauphin, héritier du trône de France. Après la journée du 10 août 1792, qui marque le début de la première terreur dont les massacres du 2 au 7 septembre feront 1500 morts à Paris et de nombreux autres à Versailles, Orléans, Meaux et Reims, l’enfant et sa famille sont enfermés au couvent des Feuillants. Le 13 août la famille royale est transférée à la prison du temple. Les républicains viennent de mettre le petit prince, un enfant de sept ans, en prison.

Le 29 septembre le Roi est enlevé à sa famille. Le 25 octobre l’enfant est séparé de sa mère et de sa sœur, mais retrouve son père qui s’attache à poursuivre son éducation. Le 11 décembre, au début du procès du Roi, il est arraché à son père pour retrouver sa mère, sa sœur et sa tante. Le 20 janvier 1793 il est autorisé à revoir son père une dernière fois. Le 21 janvier la république assassine Louis XVI.

L’enfant est orphelin une première fois.

En prison, le petit garçon devient le Roi de France Louis XVII selon la tradition immémoriale et immuable. A huit ans, le 3 juillet 1793, la république l’enlève à sa famille et le livre à Antoine Simon et à sa femme, brutes répugnantes, inéduquées, frustres et incultes qui vont servir les intérêts de la révolution en échafaudant des accusations d’inceste contre la reine Marie-Antoinette qu’ils feront consigner, dans le procès-verbal en reconnaissance d’inceste, par l’enfant sous l’emprise probable de l’eau de vie et des menaces de coups. Après un procès qui n’est qu’une suite d’affabulations infâmes, odieuses, perverses et cruelles, la mère du petit Roi est assassinée par les républicains le 16 octobre 1793.

L’enfant est orphelin une seconde fois.

Trois mois plus tard, le 19 janvier 1794, Louis est enfermé au secret dans une pièce étroite et obscure, sans hygiène, sans recours ni secours, dans un isolement inhumain et total. La nourriture lui est servie par un guichet et les personnes qui lui apportent ne lui adressent pas la parole. Il passe la journée accroupi et vit dans ses excréments. La gale le ronge et la tuberculose l’affaiblit chaque jour dans d’horribles souffrances. Son état de santé se détériore inexorablement. Le 28 juillet 1794, l’enfant a neuf ans et les républicains décident de le sortir de son calvaire en le confiant à un autre tortionnaire moins virulent qui va s’occuper de lui et de sa sœur. Mais le petit Louis est mutique et psychologiquement détruit. Le 6 mai 1795, la tuberculose s’aggrave puis se complique d’une péritonite.

Le 8 juin 1795, l’enfant martyr meurt, sans assistance, se pliant dans d’épouvantables douleurs.

À dix ans, Louis est délivré, par la mort, de la torture infligée par la république Française. L’enfant, successeur du sang royal de la lignée de David, s’éteint par la volonté et les raffinements de cruauté des révolutionnaires. Saint martyr, lui aussi, dont la mort cruelle et barbare n’est pas commémorée par ce tour de passe-passe inouï de la république d’entretenir, chez les crédules, l’espoir d’une survivance qui dédouanerait les révolutionnaires de l’assassinat d’un enfant. Car comment faire mémoire d’un évènement qui n’aurait peut-être pas eu lieu. Pourtant, le cœur prélevé sur l’enfant du temple lors de l’autopsie a été scientifiquement et historiquement authentifié tout au début du XXIème siècle.

Le 8 juin 2004, un Prince de France, 13 ans, descendant de Louis XIV et de Charles X (le dernier Roi ayant reçu le sacramentel), qui est par Louise d’Artois un des héritiers du Sang Royal de David, porte solennellement le cœur de Louis XVII dans la nécropole des rois de France pour le déposer dans sa dernière demeure. Les funérailles sont enfin célébrées après un oubli de plus de 209 ans, par Dominique Lebrun, recteur archiprêtre de la Basilique Cathédrale de Saint-Denis qui deviendra évêque de Saint-Etienne, puis Archevêque de Rouen. C’est sous son ministère pastoral qu’à Saint-Etienne du Rouvray, en l’église Saint-Etienne est assassiné par des fanatiques islamistes le père Jacques Hamel qui au moment de son agression, regardant son meurtrier dans les yeux lui dit « Va-t-en Satan ! ».

Avant la république il y a eu une autre France, chrétienne et royale, généreuse, qui n’engendrait pas le mal mais qui luttait contre celui-ci. Une France qui était grande, respectée, qui rayonnait sur le monde. Une France altruiste, qui apportait paix et sagesse, et qui demande aujourd’hui à redevenir un phare pour éclairer les nations. Une France de la vie et de l’amour.

C’est pour cela que mon propos va commencer par une histoire, qui tient du mythe, des contes et légendes pour certains, de la tradition et de nos fondements culturels pour les autres. Quelles que soient les convictions intimes de chacun, ce récit crée nos racines. Cette histoire est le socle commun à tous les Français, elle est créatrice de notre identité et de notre civilisation.

C’est ce récit fondateur et merveilleux que je vais raconter.

Comme les racines permettent de se poser, c’est aussi grâce à elles que nous pourrons nous projeter dans l’avenir.

C’est pour cela qu’il faut lire cet ouvrage en gardant son cœur d’enfant, c'est-à-dire sans volonté d’en tirer parti à des fins personnelles. En convertissant son propre cœur pour œuvrer au bien commun et à la paix entre les hommes, dans nos familles, communautés, villages et la société dans laquelle nous vivons, ainsi nous serons acteurs dans la continuité de ce récit. C’est pour cela que la dimension sociale et politique ne suffit pas, il en faut aussi une qui soit humaine et spirituelle.

-I-

Une petite histoire de transcendance…

Un soir, un matin, le soleil était-il au rendez-vous ? Temps orageux ou mer d’huile ? Que la marée soit montante ou descendante est-ce bien important sur la côte méditerranéenne du côté de l’embouchure du Rhône à Oppidum Priscum (ancienne forteresse devenue Les Saintes-Maries-de-la-Mer) ? Comment savoir aujourd’hui les conditions d’abordage de ce bateau en l’an 42 ? A son bord ont pris place des disciples du Christ qui étaient en bas de la croix le vendredi 7 avril 30.

Quelques années auparavant, Joseph d’Arimathie, le disciple du Christ présent au pied de la croix le Vendredi Saint, avait demandé à Ponce Pilate, le corps du Christ après la crucifixion. Oncle du crucifié et noble juif membre du Sanhédrin, il avait fait déposer la dépouille à proximité dans son propre sépulcre taillé dans un rocher en revendiquant le droit de récupérer l’enveloppe charnelle du défunt au titre du plus proche parent mâle de Jésus de Nazareth. Peu de temps après la résurrection, Joseph a migré en Provence et a continué son chemin vers la Bretagne (sud de l’Angleterre actuelle).

Plus de dix ans ont passé et en l’an 42 ont débarqué : Lazare de Béthanie, celui qui était mort et gisait dans son tombeau lorsque quelques jours avant sa passion, Jésus, le ramène à la vie. (Le Christ ne le fait pas ressusciter car Lazare retourne au milieu de l’humanité dans son corps humain et ne revient pas à la vie dans son corps glorieux) ; Marie-Madeleine, sœur de Lazare, disciple du Christ. Elle est présente en bas de la croix le vendredi saint et découvre la résurrection du crucifié. Après son débarquement elle évangélisera la Provence et se retirera à la Sainte-Baume. Elle sera enterrée à Villa-Latta (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume); Marthe, sœur de Marie-Madeleine et de Lazare, disciple du Christ, accueille chez elle Jésus à Béthanie, elle est en bas de la croix et assiste à la résurrection de Jésus. Elle quittera Oppidum Priscum pour évangéliser Avenio (Avignon) puis Tarusco (Tarascon) où elle aura sa sépulture ; Maximin, intendant de la famille de Béthanie et l’un des soixante douze disciples de Jésus Christ évangélise avec Marie-Madeleine la cité d’Aquae Sextiae (Aix-en-Provence). Il crée hors de la ville le petit oratoire Saint-Sauveur (à l’emplacement de la Cathédrale actuelle) pouvant contenir une douzaine de personnes, afin d’y prier et d’y célébrer les messes. Le futur saint y enferme des reliques du Saint-Sépulcre et y consacre les autels. Malheureusement les sarrasins ont détruit l’oratoire et les saintes reliques lors de l’une de leurs incursions vers le VIIIème siècle ; Marie-Salomé, demi-sœur de sainte Marie mère de Dieu, est l’épouse de Zébédée et la mère de Jean l’évangéliste et de Jacques le majeur. Elle est en bas de la croix et accompagne Jésus au tombeau avec Marie-Madeleine et sainte Jeanne ; Marie-Jacobée, présente en bas de la croix, est une autre demi-sœur de sainte Marie. Elle est la mère de Jacques le mineur, Joseph le juste, Simon et Jude ; Sidoine, l’aveugle né à qui le Christ donna la vue en sortant du temple. Celui-ci évangélisa Augusta Tricastinorum (Saint-Paul-Trois-Châteaux sous le nom de saint Restitut) puis il devint l’évêque d’Aix à la mort de saint Maximin ; Suzanne, Disciple de Jésus qui l’assista pendant son ministère ; Marcelle dont le sarcophage est placé dans la crypte de la Basilique à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume avec ceux de sainte Marie-Madeleine, du massacre des saints Innocents et de saint Sidoine ; et d’autres personnes encore. Pourquoi ces amis de Jésus sont-ils partis de Galilée pour la Gaule ?

D’abord pour fuir les persécutions d’Hérode Agrippa qui est monté sur le trône de Jérusalem en 41. Ensuite, parce qu’ils ont été envoyés pour convertir les nations et enfin parce que cette terre de Gaule était loin de Jérusalem. Ont-ils été mis sur une barque à la dérive ? Cela semble peu propice à un si long voyage. Ont-ils été contraints d’embarquer sur un bateau ou le capitaine avait comme consigne le les déposer sur une côte le plus loin possible ? C’est une hypothèse judicieuse, mais tout simplement, contraints de partir, ne sont-ils pas allés se réfugier dans un endroit qu’au moins l’un d’entre eux connaissait ? Cette possibilité semble la plus vraisemblable. Plusieurs parmi eux vont arriver pour évangéliser la Provence en 42 ou 43. D’autres encore, vont débarquer un peu plus tard, envoyés par saint Paul et saint Pierre : Eutrope l’égyptien, prédicateur, vivant à Antioche, qui en arrivant en Provence inhuma deux saints innocents près d’Orange où il fut plus tard enterré à leurs côtés. Il fut actif pour lutter contre l’idolâtrie avec Trophime qui s’installa en Arles pour annoncer les Évangiles ; Ruf, fils de Simon de Cyrène qui aida le Christ à porter sa croix et Probace évangélisateur de Provence décédé à Tourves. Voilà déjà le commencement de nos origines judéo-chrétiennes. Nous ne pouvons pas, en outre, oublier cette tradition juive d’emporter les morts lorsqu’ils savent qu’ils partent pour un voyage sans retour. Les restes humains de sainte Anne les accompagnent pendant ce périple. (Une autre tradition les fait apparaître plus tard à un retour de croisade, mais une tradition en vaut une autre…) Quoiqu’il en soit, les reliques de la mère de Marie ont trouvé refuge sur le sol de France.

Cette Église primitive, n’est pas encore celle de Rome, ce n’est pas encore l’Église Paulinienne qui prendra le relais un peu plus tard avec les missionnaires venus de la capitale du monde antique. Ils sont un groupe de juifs qui prêchent la parole de l’oint de Dieu, du Messie, du Christ. Nous ne savons rien des rites et peu de chose des crédos et des hymnes de cette époque. L’hypothèse la plus vraisemblable était qu’ils se réunissaient, baptisaient, priaient, lisaient l’ancien testament, proclamaient la nouvelle alliance, racontaient la bonne nouvelle de Jésus-Christ et partageaient la Sainte Eucharistie et le Précieux Sang. Ils étaient Juifs-Chrétiens. Les hypothèses sont osées mais il est probable que certains d’entre eux respectaient les dogmes et rituels juifs comme la circoncision et les interdits alimentaires. Comme le kaddish (version juive du « notre père »), prière de sanctification et de glorification du nom de Dieu, récitée aujourd’hui le plus souvent par les endeuillés.

En débarquant en Provence, ces missionnaires qui pour la plupart étaient en bas de la croix le Vendredi Saint et qui ont pu voir le Christ ressuscité ont changé le sol de la Gaule, ils ont apporté une nouvelle manière d’approcher la spiritualité, celle où Dieu est le chemin, la vérité et la vie. Celle du message d’amour et de paix.

La Gaule n’était pas un terrain vague ou un terrain en friche. Le sol était labouré. Il était prêt à recevoir les graines de la Chrétienté. Cette terre était faite non seulement d’une grande spiritualité, mais aussi de culture grecque, latine, celte et celto-ligure. Mélange de philosophies grecques et latines, de contes et légendes celtes, de règles de droit, de découvertes scientifiques et d’arts élaborés. Tout ceci véhiculé par les normes politiques romaines et les échanges commerciaux grecs. Les gaulois parlaient leurs dialectes celtes, mais aussi le latin et le grec pour ceux qui avaient un contact avec les autres peuples. Le pourtour méditerranéen était le centre du monde. Comment renier Socrate, Platon, Aristote, Épicure, Démocrite, Diogène, Homère, Pythagore, Thalès, Cicéron, Épictète, Ovide, Pline l’ancien et Pline le jeune, Marc-Aurèle, Sénèque, Tacite, Plutarque… et tous les autres hommes de l’Antiquité qui nous apportent encore aujourd’hui une substance commune dans laquelle nous pouvons nous reconnaître. Car elle a fait ce que nos ancêtres ont été et fait encore ce que nous sommes.

Notre Histoire est fascinante en raison de l’enchaînement des faits. On tente de nous faire croire que cette succession est pur hasard et que les évènements n’ont pas de liens entre eux. Pourtant l’enchainement de faits de l’histoire n’est qu’une succession logique d’actes posés au même instant. Dans le domaine des idées, un principe à un moment donné, même dans un temps reculé va à terme engendrer un nouveau principe. Si d’un premier abord il n’y a pas de sens de l’histoire, mais un principe qui donne un nouveau principe et ainsi de suite, en revanche, d’un point de vue purement logique on peut admettre que l’histoire est une succession de faits qui par des choix découlent les uns des autres. C’est pour cela qu’il existe tout de même un vrai sens de l’histoire car c’est avec la dimension culturelle et spirituelle que l’on comble le fossé de ce qui manque pour donner un sens. Nous sommes totalement dans le fait traditionnel et théologique lorsque nous réfléchissons sur cette succession d’évènements.

Nous avons eu plusieurs fois depuis la révolution française des changements de régimes divers et variés. Certains très éphémères, d’autres plus ancrés dans la mémoire collective. Mais rien de tout ceci ne serait arrivé sans un long processus de murissement qui prend ses racines au plus profond de l’évolution des hommes qui ont vécu sur la terre de France. Certes ce pays que nous connaissons aujourd’hui est le fruit d’une longue maturation et d’un processus irréversible. Jamais nous ne retournons dans l’ancien temps. Les choses du passé appartiennent au passé, mais celles du futur ne sont pas irrémédiablement inscrites dans le marbre. Rien n’est définitif et seul ce qui compte et s’avère incontournable est ce qui s’inscrit dans le cœur d’un peuple. L’identité collective ne saurait mentir et ceux qui croient que l’évolution ne peut aller que dans le sens qu’ils souhaitent en niant ce que nous sommes, se trompent. Il ne leur appartient pas de décider de l’avenir et, s’ils veulent l’imposer, le peuple irrémédiablement se révoltera et mettra fin à leur volonté de réduire l’évolution à une vue de la société qui ne correspond pas aux aspirations intérieures des femmes et des hommes qui sont enracinés dans une foi profonde et plus de deux mille ans d’histoire collective. Sur cette terre cultivée, travaillée, étanchée par la sueur et nourrie par le sang de leurs ancêtres, les Français ne sont pas prêts à perdre leur âme.

La France tire donc ses racines des valeurs chrétiennes de ce débarquement de Provence. Les Gaulois sont devenus romains et grecs dans leur vie quotidienne. Pourtant ils restaient attachés à leurs origines Celtes et Celto-ligures.

Dans un petit coin de Gaule déjà plusieurs siècles avant notre ère, du côté des Carnutes, dans une caverne à l’emplacement de la cathédrale actuelle de Chartres, une statue de la Vierge devant enfanter, est vénérée avant les premiers chrétiens puis par ceux-ci. En 1432, Charles VII rappelle que « l’église (de Chartres) est la plus ancienne du royaume de France, qu’elle a été fondée par la prophétie en l’honneur de la Vierge avant l’incarnation du Christ, et que la Vierge a été honorée dans cette église de son vivant. » Dans des lettres de l’année 1579, le roi Henri III rajoute qu’avant la naissance du Christ ce lieu de vénération a été fondé en l’honneur de la Vierge Marie. En janvier 1638, Louis XIII affirme : «