L'Arche de NoéE - Janine Rich-Jacquel - E-Book

L'Arche de NoéE E-Book

Janine Rich-Jacquel

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Beschreibung

Vous attachez de l'importance à l'orthographe ? Vous appréciez les belles histoires, notamment celles qui ont fait la renommée de leur auteur par-delà le temps qui passe ? Eh bien, ce livre de dictées est celui qu'il vous faut. Vous renouerez avec l'orthographe et ses règles en illustre compagnie : Homère, Ovide, La Fontaine, Musset, Andersen, Tolstoï, pour ne citer que les plus célèbres. Cependant, ne pensez pas que le monde dans lequel nous vivons soit oublié, il est là, bien présent, dans des histoires qui n'ont pas pris une ride et qui résonnent encore en chacun de nous. Après l'effort, le réconfort, dit le proverbe. Les quiz, agréables et faciles, sont là pour vous amuser tout en vous faisant réfléchir.

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Seitenzahl: 307

Veröffentlichungsjahr: 2019

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-Sommaire-

Introduction

Première partie : L'Arche de NoéE

Le mythe de l'Arche avant la Bible

Dictée n° 1 : Un mythe en soixante lignes

Les animaux de l'Arche

-Les animaux domestiques : l’âne, le coq, le cheval, la vache, le chat-

Dictée n° 2 : La ceinture d'Iris

Dictée n° 3 : Honni soit qui mal y peint !

Dictée n° 4 : Cheval de trait et cheval de Troie

Dictée n° 5 : Quelle sierra, quelle sierra !

Dictée n° 6 : La vache qui ne rit pas

Dictée n° 7 : Et Shakespeare dans tout chat ?

-Les animaux des prés, des bois et des champs : le renard, le loup, le lièvre, le hérisson, la chouette, le merle, l'araignée-

Dictée n° 8 : Un pari pascalien ?

Dictée n° 9 : Ce que fait le jeune n'est pas bien fait.

Dictée n° 10 : La bête du Gévaudan

Dictée n° 11 : Le hérisson et le lièvre

Dictée n° 12 : Chouette, une histoire !

Dictée n° 13 : Le merle blanc

Dictée n° 14 : Le fil de l'histoire

-Les animaux « sauvages » : le lion, la panthère, l'ours-

Dictée n° 15 : Manger du lion

Dictée n° 16 : La chanson de Mowgli (dictée juniors)

Dictée n° 17 : Un prof sympa (dictée juniors)

-Créatures sous-marines : la sirène, le chænicthys-

Dictée n° 18 : Le vœu de la sirène

Dictée n° 19 : Petit poisson deviendra grand

L'Arche de NoéE

Dictée n° 20 : Pandora et la ceinture d'Iris

Seconde partie : Le monde comme il va

La journée de la Femme

Dictée n° 21 : La petite dame en son village de Haute-Saône

Dictée n° 22 : La journée de la boulangère

Commémoration de la Première Guerre mondiale

Dictée n° 23 : Le moulin de la Caille

Dictée n° 24 : Le Chemin des Dames

Dictée n° 25 : Guerre et paix

Hier et aujourd'hui

Dictée n° 26 : Le voyageur et sa gouvernante

Dictée n° 27 : Souvenirs, souvenirs

Dictée n° 28 : Mariage pour tous

Dictée n° 29 : Nationale 19

Dictée n° 30 : L'étang des Roseaux

Dictée n° 31 : Le barbecue

Dictée n° 32 : Le vertige de la liste

Solutions des quiz

-Introduction-

Ce livre n'est pas un livre de dictées comme les autres. Il « revisite » le mythe biblique du Déluge (Genèse 7,1-12) et le modernise : Noé n'est plus un patriarche gouvernant sa tribu, mais une jeune femme intrépide et compétente, qui est chargée de sauver le monde, il ne s'agit plus de la colère de Dieu, mais de la disparition des espèces animales.

En faisant (ou en lisant) les dictées, vous réviserez votre orthographe en compagnie d'auteurs illustres : Homère, Ovide, Shakespeare, La Fontaine, Andersen, Musset, Tolstoï, Marcel Aymé, pour ne citer que les plus connus.

En ce qui concerne l'orthographe proprement dite, les ouvrages de référence sont ceux des concours d'orthographe :

le Petit Robert

le Petit Larousse illustré

le Dictionnaire des difficultés de la langue française

(A.V. Thomas et M. de Toro, Larousse)

Quand, dans une dictée, un mot, ou le sens d'un mot, n'est pas répertorié dans ces ouvrages, le renseignement est précisé dans les explications et provient le plus souvent du Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi).

Les notes de bas de dictée donnent la graphie des mots concernés par la nouvelle orthographe, orthographe qui n'est pas encore admise dans les ouvrages de référence précédemment cités.

-Première partie-

L’Arche de NoéE

-Le mythe de l’Arche avant la Bible-

-Dictée n°1-

Un mythe en soixante lignes

Dans l'immense bibliothèque palatiale éclairée par un puits de lumière, le grand scribe biseautait son calame. Les hiérodules taiseux l'éventaient pour appeler sur lui la bénédiction divine. Sardanapale, son maître1, lui avait ordonné de recopier à l'identique une tablette que ses agents avaient réquisitionnée : soixante lignes d'une écriture cunéiforme d'une rare élégance.

Assis en tailleur, il prit l'argile fraîchement2 aplatie en un rectangle qui tenait dans la main et commença à copier :

« Détruis ta maison, construis un bateau !»

Un dieu parlait et l'homme à qui il adressait cet ordre irréfragable se sentit écrasé par le destin.

« J'ouvre la clepsydre et l'emplis. Tu as six jours pour te sauver, toi et ta famille et tous les animaux. Le déluge (Déluge) arrivera le septième jour. »

L'homme et ses gens se mirent à l'ouvrage. Ils construisirent un vaste bateau, rond comme un panier. Il était fait de cordes de fibres de palmier tordues et tressées, renforcées par des arceaux de saule et de tamaris et d'un plat-bord de branches d'osier. On calfata l'ensemble avec de la poix fondue et les cabines qui attendaient leurs hôtes furent badigeonnées de créosote. Pour éloigner le mauvais œil, les flancs externes de l'embarcation furent décorés de cauris et de perles de lapis-lazuli. Ce gigantesque moïse achevé, il fallait regrouper tous les animaux vivant sur terre et volant dans le ciel.

Ce ne fut pas chose aisée de faire se ranger toute cette ménagerie. Bien que les grands fauves eussent dissimulé leur concupiscence naturelle derrière une merveilleuse bénignité, les bêtes de somme et de trait se tenaient loin d'eux, placides et confiants. Seul un aurochs3 retors broutait sans retenue les cynoglosses qu'on avait plantées pour guérir les maux de ventre. Les oryx, les gnous et les addax, par leur innocuité, attiraient les volatiles et deux huppes fasciées, prenant un peu d'avance, déployaient leurs ailes rayées de noir et de blanc façon Buren en une voluptueuse pariade. Tout près de l'Arche (arche), un gibbon et un cercopithèque se disputaient des dame-aubert séchées qu'ils avaient volées dans la réserve. Par leurs virevoltes synchronisées, ils avaient réussi à tromper la vigilance du monstrueux Cerbère (cerbère) que formaient un mastiff, un rottweiller (rottweiler) et un pitbull (pitbull) aux babines amarante et aux crocs étincelants.

Mais il fallait se hâter car les dieux irrités veillaient. « Les écluses du ciel s'ouvrirent. » Cahin-caha, l'immense couffin de branches et de bitume gagna le fleuve qui, sous les trombes d'eau, grossissait à vue d'œil...

Le texte de la tablette s'arrêtait là. Précédé d'une coterie d'astrologues, le grand scribe, ayant fini sa tâche, s'en fut saluer le roi.

Londres, British Museum, XXIe siècle (s.).

Dans son bureau encombré de livres, l'assyriologue vient d'achever le déchiffrage de la tablette mésopotamienne. Durant de longs jours, il a communié, par-delà les siècles, avec son prédécesseur, le scribe royal. Il pose sa loupe, range ses documents. Il a le cœur étreint par l'émotion.

Dictée librement inspirée de l'Arche avant Noé d'Irving Finkel (JC Lattès). Traduction d'Olivier Lebleu. Irving Finkel est conservateur adjoint au Département du Moyen-Orient au British Museum de Londres.

-Explications de l'orthographe et du vocabulaire-

palatial

 : qui appartient à un palais (TLFi).

biseauter

 : tailler en biseau.

calame

 : roseau taillé dont les Anciens se servaient pour écrire.

hiérodule

 : esclave attaché au service d'un temple.

Sardanapale

 : (668-631 av. J.-C) grand roi assyrien dont la bibliothèque était remarquable et dont les collections font le bonheur des archéologues. Il envoyait ses serviteurs s'accaparer de toute tablette qui lui semblait intéressante (

l'Arche avant Noé,

pp.

-

).

écriture cunéiforme :

écriture des Assyriens formée de signes en clous diversement combinés.

« 

Détruis

ta

maison, construis un bateau

 » : c'est par ces mots que débutent plusieurs versions du récit diluvien (

l'Arche avant Noé,

pp.133-134).

irréfragable

 : qu'on ne peut contredire.

clepsydre

 : horloge à eau (

l'Arche avant Noé,

p.

).

tamaris

 : arbuste originaire d'Orient.

calfater :

boucher avec de l'étoupe goudronnée les interstices de la coque d'un navire.

créosote :

mélange huileux de crésols et de phénols obtenu par distillation des goudrons du bois (

l'Arche avant Noé

p.199).

cauri (ou cauris) :

coquillage du groupe des porcelaines.

lapis-lazuli :

pierre fine d'un bleu d'azur. Au sujet de ces objets apotropaïques (coquillages et perles), cf.

l'Arche avant Noé,

p.196.

moïse :

couffin.

merveilleux :

cet adjectif a ici le sens d'extraordinaire, miraculeux.

bénignité :

bonté.

cynoglosse :

(nom fém.) plante aussi appelée langue-de-chien. À propos de son usage médicinal, cf.

l'Arche avant Noé

p. 28 et 428.

oryx, addax :

antilopes.

innocuité :

(sens littéraire) qui ne cause aucun dommage à autrui (TLFi).

volatile :

(sens archaïque) oiseau.

fascié :

marqué de bandes.

Buren (Daniel) :

artiste français contemporain. On lui doit

les Deux Plateaux

, œuvre communément appelée « colonnes de Buren » en marbre

noir et blanc

dans la cour d'honneur du Palais-Royal.

cercopithèque :

singe d'Afrique.

dame-aubert :

(nom fém. invariable) variété de prune jaune d'un goût médiocre (Littré).

monstrueux :

qui concerne un monstre (objet ou être surnaturel qui

montre

la volonté des dieux). Ces 3 chiens forment une entité monstrueuse dont on voit surtout les 3 têtes aux redoutables mâchoires.

Cerbère :

chien à 3 têtes qui gardait l'entrée des Enfers dans la mythologie grecque.

mastiff :

dogue anglais.

amarante :

(adjectif invariable) rouge pourpre.

« 

Les écluses du ciel s'ouvrirent

 » : la Bible (

Genèse,

7.1-24)

assyriologue :

spécialiste qui étudie l'Antiquité assyrienne et babylonienne.

mésopotamien :

qui concerne la Mésopotamie, région de l'Asie ancienne qui comprend les territoires entre le Tigre et l'Euphrate (Irak actuel).

-Quiz de la dictée- Un mythe en soixante lignes

Quiz n°1 « J'ouvre la clepsydre et l'emplis. »

La clepsydre est une horloge à eau. Ce mot est formé de l'élément hydr-, du grec hudôr « eau ». Trouvez les mots formés de l'élément hydr- dont voici les définitions :

qui fixe l'eau (dans l'organisme)

mû par l'énergie que procure l'eau

ensemble des cours d'eau, des lacs d'une région

boisson faite d'eau et de miel

syncope survenant au contact trop brutal du corps avec l'eau froide

qui aime l'eau

bateau à fond plat mû par une hélice aérienne

qui a rapport à l'eau

Quiz n°2« Les écluses du ciel s'ouvrirent »

Il y a pluie et pluie.

Trouvez un maximum de mots qui désignent la pluie. Deux (dont une expression) se trouvent dans la dictée.

Une comptine célèbre invite une bergère à rentrer ses « 

blancs moutons

 » car « 

il pleut,il pleut

 ».

Il peut pleuvoir de différentes façons, plus ou moins imagées. Il pleut... À vous de trouver la suite.

Quiz n°3 « le déchiffrage d'une tablette mésopotamienne »

Le scribe du roi Sardanapale écrit sur une tablette d'argile. Sauriez-vous citer 3 autres supports d'écriture antérieurs au papier ?

Quiz n°4 « construis un bateau »

De quel bateau s'agit-il ? Dans ce cas, c'est la fameuse Arche. Mais il y a d'autres bateaux dont les définitions cachent des indices... sérieux.

Trois de mes semblables ont permis une découverte formidable, et quelques siècles plus tard, je suis devenue un... avion

Bien que mon nom évoque un destin cruel ou une punition infamante, Molière s'est servi de moi pour faire rire les spectateurs venus voir sa comédie.

Mon nom est composé de 2 mots anglais. J'étais destiné au transport des colis, puis en prenant des voyageurs j'ai fait fantasmer les aventuriers, les écrivains et, aujourd'hui, les metteurs en scène.

Je suis une petite embarcation de genre masculin. Je transporte du thé et du riz sur le fleuve Jaune d'antan.

Petit bateau de régate, j'ai peu de valeur, étymologiquement parlant.

Solutions p. →-→

1 maitre

2 fraichement

3 auroch

-Les animaux de l’Arche-

-Dictée n°2- La ceinture d'Iris

Cette dictée et la suivante ont été inspirées par l'ouverture au public de Lascaux 4 le 15 décembre 2016.

Elles avaient soigneusement installé leurs affaires et s'étaient préparées à la tâche. Sous le soleil de septembre, le château de Lascaux dorait ses pierres et dans le pré attenant à la ferme, l'herbe et les fleurs mêlaient leurs fragrances acidulées : plantain et sainfoin, sabots de Vénus, inules squarreuses au(x) corymbe(s) resserré(s), arroches aux bractées dentées.

Bien que les parents leur eussent interdit de peindre et infligé, comme à l'accoutumée, d'interminables pensums, Delphine et Marinette s'étaient empressées d'étrenner les boîtes de peinture que l'oncle Alfred leur avaient apportées. Identiques – comme les jumelles – et somptueuses, elles exhibaient, telle la ceinture d'Iris, des godets tout brillants qui allaient du jaune au carmin : un double arc-en-ciel dans la prairie. À l'ardeur de peindre déclenchée par cette riche palette, il fallait des modèles !

Mais voici que s'avancent l'âne, le petit coq noir et le cheval. Consentants ilotes (hilotes), ils sont prêts à éprouver le miracle de l'art. Les deux thaumaturges en robe à smocks et socquettes au crochet les prient sans ménagement de prendre la pose.

Sur la feuille de Marinette, l'âne put bientôt distinguer deux pattes marron, des oreilles longues comme un jour sans pain, une crinière qui « semblait la dépouille d'un porc-épic » et un manche de pioche en guise d'appendice caudal.

Aussitôt, l'âne de s'étonner de n'avoir que deux pattes. Et Marinette de répliquer avec l'assurance du néophyte : « De profil, je ne vois que deux pattes ! »

La feuille de Delphine présentait un gigantesque coq ébouriffé, noir comme les ténèbres les plus obscures. À côté de lui, un camaïeu de gris était censé représenter un minuscule cheval. Qu'il avait l'air godiche, mal campé sur ses pattes ! La vue de cette œuvre d'art du XXe siècle aurait chagriné un artiste magdalénien quelque peu spéléologue d'il y a dix-huit mille4 ans ! En découvrant cette grisaille réduite, le quadrupède, si fier de son gabarit, hennit douloureusement tandis que le coq, camail gonflé, criait à tue-tête : « C'est bien moi le plus gros ! »

Son plumage, qui se rapportait à son ramage, bouffait comme les atours endeuillés d'une vieille marquise. Il se voyait déjà en « phénix des hôtes de ces bois ».

Le soleil déclinait sur la prairie. Les deux artistes en herbe, déçues et embarrassées, remballèrent le matériel en cinq sec. Déjà les parents arrivaient. Harassés, courbatus (courbattus) et taciturnes, ils avalèrent un plat de gaudes. Les petites leur avaient préparé – en souvenir de leurs origines franc-comtoises – leur mets préféré. Les parents allèrent se coucher, se congratulant l'un, l'autre d'avoir des filles si obéissantes. Ils ne se doutaient pas de ce qui les attendait... (À suivre...)

-Explications de l'orthographe et du vocabulaire-

s'étaient préparées :

verbe pronominal employé avec l'auxiliaire être, mais l'accord se fait comme s'il s'agissait de l'auxiliaire avoir. On accorde donc le participe avec avec le COD placé avant,

s'

mis pour

elles

(fém. pl.).

inule :

(nom fém.) aunée (plante à fleurs jaunes).

squarreux :

qui est sec et rude au toucher (Littré). L

'inule squarreuse

est aussi appelée herbe aux mouches (

Guide des fleurs sauvages

, Richard et Alastair Fitter, Marjorie Blamey, Delachaux et Niestlé).

corymbe :

(nom masc.) ombelle (inflorescence dans laquelle les pédicelles insérés en un même point du pédoncule s'élèvent en divergeant pour disposer leurs fleurs dans un même plan).

arroche :

(nom fém.) plante à feuilles triangulaires.

bractée :

(nom fém.) feuille souvent colorée à la base de laquelle se développe une fleur.

s'étaient empressées :

verbe essentiellement pronominal (qui n'existe que précédé de

se

ou

s'

), on fait donc l'accord avec le sujet

Delphine et Marinette

(fém. pl.).

apportées :

le participe passé employé avec avoir s'accorde avec

que

, pronom relatif COD, mis pour

boîtes de peinture

(fém. pl.).

ilote :

esclave.

thaumaturge :

faiseur de miracles.

smocks :

(nom masc. pl.) fronces décoratives, rebrodées avec des fils de couleur.

ténèbres :

ce mot est du genre féminin.

camaïeu :

peinture où l'on n'emploie qu'une seule couleur avec des tons différents.

magdalénien :

relatif à la période de la préhistoire définie grâce aux vestiges découverts dans les cavernes de La Madeleine (Dordogne).

grisaille :

peinture monochrome en camaïeu gris.

camail :

longues plumes du cou et de la poitrine du coq.

ramage :

chant des oiseaux.

bouffer :

(sens étymologique) être gonflé.

gaudes :

nom féminin employé au pluriel pour désigner un mets à base de bouillie de farine de maïs.

-Commentaires de la dictée-

L'évolution du mot pensum : une évolution qui donne à penser

Ce mot, de son étymologie à son sens actuel - même s'il est un peu passé de mode -, a une évolution intéressante : si sa forme latine n'a pas changé, son sens, quant à lui, a évolué.

Le mot latin

pensum

désignait le « 

poids

de laine que l'esclave devait filer par jour ».

Il signifia ensuite « tâche quotidienne, fonction, devoir ».

Le mot quitta l'univers domestique pour entrer dans la langue des collèges où il prit le sens de « travail supplémentaire donné comme punition à un élève ».

Le sens moderne apparaît enfin : « travail (surtout de de lecture ou d'écriture) qui ennuie et que l'on fait sans intérêt » (TLFi).

Le mot pensum renvoie au verbe penser et le mot poids (de laine) au verbe peser, ce qui n'est pas un hasard (pour bien penser, ne faut-il pas peser le pour et le contre ?). Penser vient du latin pensare, signifiant « peser », « apprécier ». Ce même verbe pensare a donné peser puis panser, « prendre soin », « soigner » (le Petit Robert).

Le mot ramage ou comment on passe d'une branche au chant « des hôtes de ces bois »

L'évolution du mot ramage mérite l'attention de tous ceux qui aiment la petite histoire qui se cache derrière l'évolution de certains mots.

Ramage

vient du nom ancien

ram

,

raim

,

rame

auquel s'est ajouté le suffixe -

age

et son premier sens est celui de « rameau », « branchage ».

Employé au pluriel, le mot désigne un dessin représentant des rameaux, des feuilles, des fleurs ou des arabesques sur tissu, papier ou tout autre support décoratif. La locution « à ramages » est particulièrement employée.

Comme le prouve La Fontaine dans ses vers fort célèbres, on voit le mot

ramage

prendre le sens de « chant des petits oiseaux » qui peuplaient ces branchages et par extension, celui de « tout chant d'oiseau ».

Par analogie, ramage peut désigner « un langage humain, souvent abondant et dénué de sens », le langage des très jeunes enfants, par exemple (TLFi).

La déesse Iris

Iris dont le nom signifie arc-en-ciel est la messagère des dieux dans l'Iliade et dans les poèmes homériques. Dans l'Odyssée, elle est remplacée par Hermès (Mercure). Au chant V de l'Iliade, elle vient au secours d'Aphrodite blessée (cf. Commentaires de la dictée Petit poisson deviendra grand), monte sur le char d'Arès (Mars), prend les rênes, fouette les divins coursiers qui s'élèvent dans le ciel, retirant ainsi la déesse de l'Amour d'un combat trop dangereux. Selon Robert Graves (les Mythes grecs), elle est la messagère des dieux, particulièrement, celle de Zeus et de son épouse Héra (Junon). Il signale cependant qu'elle aurait attaché avec sa ceinture un lion gigantesque et l'aurait emporté dans les montagnes de Némée. Tuer et dépecer ce lion allait être le premier des 12 travaux d'Héraclès (Hercule).

Vêtue d'une tunique plutôt longue, Iris est représentée sur des céramiques, les cheveux retenus par un bandeau. Elle a des ailes d'or accrochées à ses épaules et à ses chevilles et tient à la main un caducée. Elle ressemble étonnamment à Hermès, le messager des dieux (https://www.mythologica.fr).

La ceinture d'Iris est, comme le suggère le texte de la dictée, l'arc-en-ciel.

Marcel Aymé et les Contes du chat perché

Marcel Aymé (1902-1967) est l'auteur quelque peu oublié de romans et de contes. On peut le regretter car il a une belle plume et un grand sens de l'humour et du ridicule. Les éditons Gallimard, 1939, dans la collection Folio présentent 17 contes, parmi lesquels « Les boîtes de peinture ».

Delphine et Marinette sont les deux héroïnes des Contes du chat perché. Elles ont moins de 20 ans à elles deux, se ressemblent comme deux gouttes d'eau – Marinette, l'aînée est un peu plus blonde – et forment une seule et même entité face à leurs parents qui n'ont pas de caractère distinctif eux non plus et agissent toujours de concert.

Bien que l'on soit dans le domaine du conte, la description que fait Marcel Aymé du monde rural français d'avant la Seconde Guerre mondiale ne manque pas de réalisme. Les parents des jumelles sont des paysans qui triment dur et ne sont pas riches pour autant. Ils ne peuvent s'acheter le bœuf qui manque à l'attelage et le remplacent par un cerf (« Le cerf et le chien »). Seul compte pour eux le travail et le mot « loisirs » est absent de leur vocabulaire. Le cadeau de l'oncle Alfred (« Les boîtes de peinture ») ne leur agrée pas : peindre, selon eux, ne sert à rien si ce n'est à tacher des tabliers qu'il faut ménager. Pour récompenser les fillettes qui ont bien travaillé à l'école, ils leur offrent un objet qui sera d'une utilité certaine : chacune reçoit un plumier tout neuf (« Le problème »).

Cependant les contraintes du conte sont respectées : les animaux de la ferme parlent et se comportent comme des êtres humains. Cornette, la vache, pratique la délation et la vengeance (« Les vaches »). Dans ce même conte, le cochon, présomptueux, avec sa fausse barbe de maïs, se prend pour un fin limier et mène une enquête qui n'aboutira pas. L'histoire devient une parodie fantaisiste de roman policier, fondée cependant sur un sentiment bien réel, la xénophobie. On pourrait multiplier les exemples montrant que les animaux ont un comportement bien trop humain.

Sous l'apparence magique du conte, l'auteur présente la société dans son ensemble avec un certain pessimisme, comme le ferait un moraliste. Cette œuvre peut être lue comme des contes pour enfants mais les adultes peuvent apprécier le style, les remarques pleines d'un humour original et les talents d'observateur et de peintre de l'auteur qui s'attache à décrire la comédie humaine. Ces Contes sont, malgré le pessimisme né de la description des travers humains, un vrai bonheur d'écriture et un vrai régal de lecture !

-Quiz de la dictée- La ceinture d'Iris

Quiz n°1 « l'herbe et les fleurs mêlaient leurs fragrances acidulées »

Le mot fragrance désigne une odeur agréable. Trouvez des synonymes qui désignent :

une odeur

une bonne odeur

une mauvaise odeur

Quiz n°2 « des godets tout brillants qui allaient du jaune au carmin »

Donnez une dizaine de nuances de rouge. Les plus passionnés d'orthographe pourront préciser quels adjectifs se rapportant à cette couleur sont invariables.

Quiz n°3 « des oreilles longues comme un jour sans pain »

Citez des expressions comportant le mot pain qui suit un infinitif.

Ex : avoir du pain sur la planche

Donnez le contraire de :

pain

sec

pain

frais (2 épithètes)

pain

blanc (2 épithètes)

Solutions p. →-→

4 dix-huit-mille

-Dictée n°3- Honni soit qui mal y peint !

L'aube blanchissait les collines quand la ferme se réveilla sens dessus dessous. L'âne n'ayant plus que deux pattes ne faisait que choir comme s'il fût devenu épileptique. Le cheval, réduit à une taille lilliputienne, s'était caché derrière des javelles de vieux paisseaux afin de se protéger d'un monstre nouveau : un coq noir aussi gros qu'un gros hippogriffe qui avait transformé l'écurie en capharnaüm. Sa cervelle d'oiseau se trouvant désormais à quelque deux mètres du sol, il souffrait d'hypoxie.

Ce coq avait toujours été ombrageux. Il jalousait le plumage immaculé, discrètement ocellé du circaète jean-le-blanc, le regard hypnotique du harfang nyctalope et, plus que tout, les talents oratoires du mainate polyglotte de la voisine chiromancienne. Il rêvait de détrôner le vieux Chantecler et faire main basse sur son harem crêté. Les parents, pour qui sa noirceur n'était pas de bon augure, avaient la chair de poule en le voyant.

Il fallait agir. Les parents, après s'être frotté les yeux, appelèrent le vétérinaire. Ce dernier, bien que disciple de Comte, était un peu chaman(e) (shaman). Il trouva vite la solution.

À la une du journal, des pisse-copies exaltés commentaient la nouvelle : quatre garnements venaient de découvrir une grotte, la chapelle Sixtine de la préhistoire. Diligemment, le vétérinaire engouffra tout son monde dans un van. Destination : les fabuleuses peintures pariétales de la grotte.

« Ce que l'art a fait, l'art doit le défaire », pensait le clerc ès sciences ethnologiques.

À la lueur d'une baladeuse, sur les parois de claire calcite du coniacien, s'élançai(en)t une kyrielle d'animaux. Bêtes et gens regardaient, gueule et bouche bées...

Le miracle eut lieu à la sortie de la grotte : tels des mystes transfigurés par la révélation, l'âne recouvra toutes ses pattes, le cheval, capable à nouveau de tirer le chariot5, ruait des quatre fers. Le coq, redevenu banal volatile, voyait son avenir noyé dans une tourie de cahors (à la ferme, on ne lésinait pas sur le cru régional).

Déjà les ordres parentaux pleuvaient comme à Gravelotte et les petites s'empressèrent de fixer le cacolet sur le dos de l'âne pour regagner la ferme.

Quoiqu'elles convinssent en aparté qu'elles devaient faire des progrès dans le domaine des beaux-arts, elles étaient rassérénées et quêtaient l'absolution du vétérinaire. Il leur fit un clin d'œil subreptice et déclara tout de go aux parents : « Comme vos demoiselles sont mignonnes et si... obéissantes ! »

Dictées (très) librement inspirées par « Les boîtes de peinture » et « Le petit coq noir », les Contes du chat perché, Marcel Aymé, Gallimard, 1939.

-Explications de l'orthographe et du vocabulaire-

s'il fût devenu :

le plus-que parfait du subjonctif se substitue au plus-que-parfait de l'indicatif

était devenu.

Ce tour pour exprimer une supposition appartient à la langue soutenue.

javelle :

fagot de sarments ou d'échalas.

paisseau :

échalas (pieu de bois que l'on enfonce dans le sol au pied d'un arbuste pour le soutenir).

hippogriffe :

animal fabuleux, moitié cheval, moitié griffon.

quelque :

adverbe invariable, synonyme d'environ.

hypoxie :

diminution de la quantité d'oxygène utilisable par les cellules de l'organisme. Ce mot est souvent remplacé dans la langue courante par l'expression « mal des montagnes ».

ocellé :

parsemé d'ocelles (taches).

circaète :

oiseau rapace nocturne.

circaète jean-le-blanc :

grand oiseau à longues ailes et large tête, dessous du corps et des ailes blancs à petites taches, en contraste avec la haute poitrine sombre. (

Oiseaux de France et d'Europe

, R. Peterson, Paris, Delachaux et Niestlé, 1994, p. 214-215).

harfang :

oiseau rapace nocturne.

chiromancienne :

personne qui lit dans les lignes de la main.

s'être frotté les yeux :

dans ce verbe pronominal, le pronom

s'

a la valeur d'un complément indirect et peut se remplacer par

à eux

, l'accord se fait comme s'il s'agissait de l'auxiliaire avoir. Dans ce cas précis, il n'y a pas d'accord puisque le COD

les yeux

suit le verbe.

Comte (Auguste) :

(1798-1857) philosophe français à l'origine du positivisme (doctrine qui se réclame de la seule connaissance des faits, de l'expérience scientifique).

chaman :

personne censée communiquer avec le monde des esprits.

pisse-copie :

rédacteur, journaliste payé à la tâche (terme péjoratif).

diligemment :

rapidement. Adverbe formé sur l'adjectif « diligent ».

pariétal :

exécuté sur des parois rocheuses, synonyme de « rupestre ».

ès :

contraction de « en les ».

clerc :

personne instruite.

coniacien :

étage géologique du crétacé supérieur (Larousse).

bée :

adjectif féminin, vient de

béer

, être grand ouvert.

myste :

(nom masc.) celui qui, particulièrement à Éleusis (ville grecque où, dans l'Antiquité, on célébrait les mystères liés au culte de Déméter, déesse de la Fertilité), a reçu le premier degré de la révélation.

tourie :

grande bouteille.

pleuvoir comme à Gravelotte :

se dit quand il pleut fortement (c.f. commentaires).

cacolet :

bât composé de deux sièges à dossier fixés de chaque côté du dos de la bête de charge.

-Commentaires de la dictée-

Chantecler

Chantecler, le coq, est l'un des personnages du Roman de Renard, œuvre composée de 27 « branches » ou récits indépendants en octosyllabes (vers de 8 syllabes) rimés. Les deux personnages principaux de cette œuvre fort longue (plus de 100 000 vers), qui s'étend du XIIe au début du XIVe siècle, sont le goupil, Renard (Renart), et son adversaire perpétuel Ysengrin, le loup.

Ces récits satiriques mettent en scène des animaux, nous faisons connaissance avec Brun, l'ours, Tibert, le chat, la poule, Pinte, etc. Tous les animaux ont une famille et certains occupent une position sociale précise : ainsi Noble, le lion, est le roi des animaux, il fait la guerre, rend la justice et exerce sa majesté au milieu d'une cour qui le flatte. Ces animaux vivent comme les hommes, nous assistons à une transposition du monde animal au monde humain.

Le Roman de Renard est une œuvre satirique qui parodie la littérature sérieuse du moment : les chansons de geste (du mot latin gesta signifiant « exploits », ensembles de poèmes épiques relatant les exploits d'un même héros, par exemple Roland, le neveu de Charlemagne) et les romans courtois dans lesquels l'amour « courtois », la « fine amor », a remplacé la geste héroïque, le meilleur exemple de ce genre littéraire étant Tristan et Iseut. À la parodie, s'ajoute la satire sociale. Comme les Fables de La Fontaine, les auteurs du Roman de Renard critiquent la nature humaine et mettent en avant ses défauts : avarice, orgueil, lâcheté, crédulité, flagornerie...

Un passage célèbre concernant Chantecler l'oppose à Renard, « l'universel trompeur » (Branche II, v. 297-351 et 369-441). Renard s'est glissé dans le clos de Constant des Noues, le propriétaire de Chantecler. Il flatte si habilement le coq, en vantant la voix puissante de Chanteclin, le père de Chantecler, qui chantait les yeux fermés et était entendu de tous « d'une grande lieue » que le coq, ne voulant pas être le fils indigne d'un tel père, succombe à la flatterie : le voilà qui chante à belle voix en fermant les yeux. Renard en profite pour se jeter sur lui et l'emporter afin d'en faire un repas depuis longtemps convoité. La femme du métayer qui a assisté à la scène avertit Constant des Noues. Il lance aussitôt ses chiens à la poursuite du voleur. Et tous les mâtins de courir après le goupil. Chantecler, qui voit sa dernière heure arriver, se décide lui aussi à recourir à « une ruse ingénieuse », il persuade Renard de répondre aux insultes et de lancer à son tour une moquerie bien sentie à la meute hurlante. Quand Chantecler « sent se desserrer la bouche [de son ravisseur], il bat des ailes, se dégage et s'envole sur un pommier ».

L'auteur conclut : « Il n'est si sage qui ne fasse folie : Renard qui trompe son monde, fut trompé cette fois. »

La chapelle Sixtine

Appelée à l'origine la chapelle de Sixte du nom du souverain pontife (le pape Sixte IV) qui la fit construire de 1477 à 1483, la chapelle Sixtine est l'un des joyaux du Vatican et peut-être, à l'heure actuelle, le lieu le plus connu des palais pontificaux. Sa voûte décorée de fresques qui demandèrent à Michel-Ange un travail de 4 ans furent inaugurées en 1512 par le pape Jules III. Le mur du fond présente une immense fresque, le Jugement dernier, due elle aussi au génie du célèbre peintre florentin. Après 6 ans de labeur, l'œuvre fut dévoilée par Paul III en 1541.

La chapelle doit sa célébrité à son exceptionnelle décoration qui réunit les plus grands artistes de la Renaissance parmi lesquels Michel-Ange, Le Pérugin, Botticelli et Ghirlandaio. Restaurée de 1981 à 1989, elle a retrouvé des couleurs plus vives qui n'ont pas manqué de déclencher la polémique. Parcourue chaque année par un très grand nombre de touristes mais aussi de scolaires venus du monde entier, elle est victime de sa célébrité.

La grotte de Lascaux ou « la chapelle Sixtine de l'art pariétal »

Le nom de Lascaux vient de Las Coutz, La Coux, du provençal « cous » ou « cas » qui désigne un endroit pierreux. Un petit domaine seigneurial y est attesté depuis le début du XVe siècle qui comprenait tout ce qu'un hobereau campagnard avait besoin pour vivre et marquer son rang : logis seigneurial, métairie, moulin...

La découverte de la grotte

Le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat découvre la grotte avec 3 camarades, Jean Clauzel, Maurice Queyroi et Louis Périer.

Robot, le chien, poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou d'environ 20 cm de diamètre, Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité, il pense qu'il s'agit d'un souterrain qui mène au château de Lascaux. Quatre jours plus tard, le 12 septembre, Ravidat et ses 3 compagnons découvrent la grotte et ses magnifiques peintures. Le préhistorien Henri Breuil sera le premier scientifique à être prévenu de la fabuleuse découverte.

La grotte, classée monument historique le 27 décembre 1940, est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.

Lascaux 4

Le Centre international d'art pariétal de Montignac abrite Lascaux 4, situé sur le versant opposé de la colline où se trouve la grotte originale. Il a été ouvert au public le 15 décembre 2016. C'est l'aboutissement d'un projet à la fois scientifique, artistique et touristique. Ce vaste ensemble de 8500 m2 a un double objectif : faire revivre au visiteur les mêmes sensations que celles éprouvées par les 4 adolescents qui ont découvert la grotte en 1940 et assurer une sanctuarisation totale du site historique.

On peut rappeler que Lascaux 2 est un fac-similé qui présente 90% des fresques, inauguré en 1983, après la fermeture de la grotte originale en 1963. Quant à Lascaux 3, c'est une expo itinérante qui reprend l'essentiel des merveilles de la grotte (Le Monde.fr).

Gravelotte

Gravelotte est une commune située dans le département de la Moselle. Le nom de la commune apparaît sous la forme de Graveium en 1137. Le village fut détruit au début du XIVe siècle. Reconstruit par une famille noble messine, Gravelotte souffrira des 3 guerres franco-allemandes de l'histoire contemporaine.

La fameuse « bataille de Gravelotte », en fait, regroupe 2 batailles de la guerre franco- prussienne de 1870 : la bataille de Rezonville, le 16 août 1870 et la bataille de Saint-Privat le 18 août 1870. On ne sait si l'expression « pleuvoir comme à Gravelotte » est née de la densité du tir des armes à feu lors des affrontements ou du grand nombre élevé des soldats tombés sur les champs de bataille. C'est une bataille importante, qui marque un tournant de la guerre pour 2 raisons : elle voit la destruction de l'armée française du Rhin et c'est la dernière bataille où la cavalerie a joué un rôle important, une dernière bataille avant l'apparition d'affrontements avec l'emploi d'unités de combat plus modernes.

-Quiz de la dictée- Honni soit qui mal y peint !

Quiz n°1« Honni soit qui mal y peint ! »

« Honni soit qui mal y pense » est la devise :

de l'Ordre de la Jarretière, le plus important de la chevalerie britannique

du comte de La Suze, après des critiques émises à l'encontre de Richelieu qui l'avait nommé gouverneur de Belfort (cf. la dictée

Manger du lion

)

des Templiers après que Philippe IV le Bel les eut chassés de France

mise en exergue aux

Contes du chat perché

Quiz n°2 « un coq noir aussi gros qu'un gros hippogriffe »

Trouvez les mots commençant par hipp(o)-, élément du grec hippos « cheval » et répondant aux définitions suivantes :

Je suis le cheval du fleuve, mon

étymologie

le prouve.

Je pourrais être le cheval de la mer mais ma petite taille m'en dissuade.

En tant

qu'adjectif,

je qualifie la diligence, le carrosse, le fiacre, etc.

Quel cirque au départ ! À l'arrivée, me voilà devenu champ de courses.

Quiz n° 3 Au fil du texte

Relevez les 7 mots qui appartiennent au champ lexical des croyances et des rites plus ou moins religieux ou superstitieux.

Quiz n°4 « Diligemment, le vétérinaire engouffra tout son monde dans un van »

L'adverbe diligemment est formé sur l'adjectif diligent qui signifie « rapide ». Quel est donc, alors, l'un des premiers sens du nom diligence ?

Solutions p. →-→

5 charriot

-Dictée n°4- Cheval de trait et cheval de Troie

(Le narrateur est une narratrice.)

Parmi les vocables qui ont marqué mon enfance, le mot cheval évoque une solide comtoise aux muscles puissants, saillant sous une robe isabelle aux reflets auburn. Quoique sa crinière n'eût pas besoin d'un quelconque colifichet pour que son champ de vision fût dégagé, elle répondait au nom inattendu de Barrette. Pourquoi, me direz-vous ? L'enfant peu avisée que j'étais n'a jamais posé la question. Son conducteur n'était pas l'épigone de l'aurige de Delphes, mais un boit-sans-soif au portemonnaie (porte-monnaie) dégarni, amateur de gros rouge qui tache et son teint était cramoisi comme une sébile de pressoir. Il attelait Barrette à un chariot6 et à Dieu vat, les voilà partis !

Les gros sabots de la jument martelaient la route et tous deux avançaient d'un train de sénateur. Elle ne cédait pas aux invites répétées des coquelicots nacarat qui bordaient les fossés. Elle n'était pas une de ces gourgandines incapables de résister aux charmes opiacés des corolles ponceau qui tremblotaient dans l'air d'été ! Ils arrivaient enfin à un carrefour et là, pareille à une servante maîtresse7 à qui rien ne saurait donner sur les nerfs, elle soulevait nonchalamment les paupières. Son regard d'onyx foncé