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Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la bataille de la Somme en moins d’une heure !
Le 1er juillet 1916, Joseph Joffre lance à 7 h 30 la grande offensive dans la Somme. Son objectif est simple : soulager le secteur de Verdun en attaquant les Allemands là où ils ne s’attendent pas et relancer la guerre de mouvement. C’est le début d’une longue bataille. L’une des plus meurtrières de la Première Guerre mondiale.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte politique et social de l’époque
• Les acteurs majeurs du conflit
• Le déroulement de la bataille de la Somme et sa chronologie (carte à l’appui)
• Les raisons de la retraite allemande
• Les répercussions de la bataille
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Julien Wilmart nous plonge au cœur de cette bataille trop souvent oubliée dans la mémoire française, suite à l’horreur vécue par les Poilus à Verdun. Pourtant, Verdun doit tout à la Somme puisque, sans elle, le champ de bataille n’aurait pu être délaissé par les Allemands. Véritable enfer pour les soldats qui y ont pris part, la bataille s’avèrera pourtant stérile, mais restera symbolique pour les Britanniques et les Allemands. » Stéphanie Dagrain
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles
La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.
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Seitenzahl: 42
Veröffentlichungsjahr: 2014
Combat prenant place durant la Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme est le symbole de l’offensive inutile et coûteuse des stratèges de ce premier conflit mondial. Elle illustre parfaitement les conditions de vie épouvantables des soldats plongés dans des tranchées inondées et boueuses.
Quand Joseph Joffre lance « sa » bataille, il a les mêmes intentions qu’Erich von Falkenhayn (général allemand, 1861-1922) lorsqu’il attaque Verdun en février 1916 : mettre un terme à la guerre de position qui paralyse le front depuis 1914 pour relancer une guerre de mouvement qui aurait l’avantage de briser l’armée allemande. Les deux batailles sont d’ailleurs très proches l’une de l’autre et, outre leur déroulement parallèle, seront étroitement liées : l’une, la Somme, subissant l’autre, Verdun.
Lancée le 1er juillet 1916 dans le secteur de la Somme où doivent se rejoindre les armées française et britannique, la bataille se termine cinq mois plus tard, en novembre, avec, malgré une issue sans réel vainqueur, un léger avantage aux Alliés qui, en progressant peu, ont surtout porté un coup dur au moral des troupes allemandes. En effet, les Allemands échouent non seulement à Verdun, mais ils subissent à leur tour une guerre d’usure.
Si Verdun a fait oublier la Somme et l’a effacée de la mémoire française, cette dernière est ancrée dans les mémoires britannique et allemande suite au traumatisme que leurs armées ont subi, comme en témoignent les nombreux monuments commémoratifs et cimetières militaires de la Somme.
Après la défaite française à la guerre franco-allemande de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine – annexée par l’Allemagne –, la France se retrouve isolée sur le plan diplomatique. Entre 1871 et 1914, elle tente de se redresser sur le plan militaire et commence à rechercher des alliés européens que la puissance allemande inquiète. Toutefois, son objectif principal consiste à récupérer le territoire perdu.
De son côté, l’Allemagne – et son chancelier Otto von Bismarck (1815-1898) – veut isoler la France. Pour ce faire, ce dernier contracte une alliance, surnommée la Triple-Alliance ou Triplice, avec l’Autriche-Hongrie et l’Italie en 1882. Parallèlement, il encourage la France à se lancer dans l’aventure coloniale pour écarter toute idée de revanche dans les esprits français et espère ainsi la pousser dans une guerre contre la Grande-Bretagne. Mais, hormis quelques crises coloniales qui surviennent entre eux, les deux États se rapprochent face à la montée en puissance de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.
Par ailleurs, la France se rapproche également de la Russie en permettant aux investisseurs de placer des emprunts russes dans la bourse de Paris, ce qui permet aux deux nations de conclure une convention militaire en 1892, suivie un an plus tard d’une entente franco-russe. Cette alliance secrète et défensive sonne la fin de l’isolement pour la France.
Par la suite, la France tente de concrétiser son rapprochement avec la Grande-Bretagne et obtient en 1904 une série d’accords bilatéraux, surnommés l’Entente cordiale, qui met fin à leurs contentieux coloniaux en définissant des zones d’influence dans le monde pour éviter les conflits. Il s’agit d’une alliance défensive. Trois ans plus tard, la Grande-Bretagne et la Russie signent un traité délimitant leur sphère d’influence. Ce traité, appelé l’Entente cordiale, et l’alliance franco-russe de 1892 constituent la base de la Triple-Entente (dont les membres sont appelés les Alliés après le début de la guerre) formant un contrepoids puissant à la Triple-Alliance.
L’année 1914 marque le sommet des tensions entre les États européens, et plus particulièrement entre les pays membres des deux alliances, notamment à cause de différends coloniaux et de la pression que l’Allemagne fait subir à la France et à la Grande-Bretagne.
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale provient alors d’un évènement qui paraît, au premier abord, isolé dans l’histoire mondiale : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg (1863-1914), héritier de l’empereur d’Autriche, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) le 28 juin par un nationaliste serbe, Gavrilo Princip (1894-1918).
