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Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la guerre Iran-Irak en moins d’une heure !
Le 22 septembre 1980, Saddam Husein s’attaque au Chatt al-Arab et proclame sa domination du secteur. S’engage alors une guerre que l’on espère éclair, mais qui s’enlise rapidement. Trois ans plus tard, tout semble permis pour parvenir à ses fins, même le recours à l’arme chimique. Pourtant, la guerre est loin d’être terminée.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte politique et social de l’époque
• Les acteurs majeurs du conflit
• Le déroulement de la guerre Iran-Irak et sa chronologie (carte à l’appui)
• Les raisons du statu quo
• Les répercussions de la guerre
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Corentin de Favereau nous présente l’un des conflits les plus meurtriers depuis 1945, mais aussi le plus long. Prenant place au sein d’une lutte plusieurs fois millénaire, l’auteur permet au lecteur de mieux comprendre la situation actuelle du Golfe, mais également le rôle trouble joué par l’administration américaine au cours des événements, notamment quant à l’utilisation d’armes chimiques sur la population iranienne. » Stéphanie Dagrain
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles
La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.
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Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2014
S’inscrivant dans une lutte plusieurs fois millénaire entre l’Iran et l’Irak, la guerre de 1980-1988 (connue en Iran sous le nom de « Défense sacrée ») est l’un des conflits les plus meurtriers depuis 1945, mais aussi le plus long.
Alors que le président Saddam Hussein souhaite faire de sa république d’Irak une puissance incontournable de la région, l’ayatollah Ruhollah Mousavi Khomeini, quant à lui, projette d’exporter sa révolution islamique au-delà des frontières iraniennes et de l’étendre aux Irakiens. Prenant pour prétexte les multiples provocations autour de leur zone frontalière, Saddam Hussein lance ses troupes à la conquête du Chatt al-Arab (fleuve du Proche-Orient) et proclame sa domination complète sur ce secteur le 22 septembre 1980. S’enclenche alors une guerre que l’on espère éclair, mais qui s’enlise rapidement et prend les traits d’une guerre d’usure. C’est ainsi qu’après huit années de combats acharnés et au prix de plusieurs centaines milliers de morts de part et d’autre, aucune de ces deux grandes puissances du Golfe ne peut prétendre à la victoire. Toutefois, ce conflit pour le moins absurde à bien des égards, générant un épouvantable bain de sang et aboutissant à une situation économique désastreuse pour les deux pays belligérants, permet de renforcer l’emprise des deux hommes sur leur pays respectif et d’en assurer le pouvoir.
Bon à savoir
Un ayatollah (« signe de Dieu ») est un titre honorifique décerné aux plus hauts dignitaires chiites. Les ayatollahs sont considérés comme des experts de l’islam. Ils enseignent dans les écoles islamiques et se revendiquent comme descendants du prophète Mahomet (570-632) par son gendre, Ali (Ier siècle apr. J.-C.).
Le 22 septembre 1980, Saddam Hussein déclare la guerre à l’Iran en invoquant le désaccord d’ordre territorial qui gangrène les relations des deux voisins depuis plusieurs années. Pour lui, il s’agit de faire valoir ses droits sur des terres légitimement irakiennes, mais amputées cinq ans auparavant par un traité avec l’Iran.
À la suite de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et de la dislocation de l’Empire ottoman (1922) qui s’étendait alors sur une grande partie du Moyen-Orient, les frontières de la région sont entièrement redessinées suivant les intérêts des puissances occidentales victorieuses, à savoir la France et l’Angleterre. Or, tout au long du XXe siècle, ce découpage artificiel fait l’objet de nombreuses remises en question. Dans le Golfe, l’accord d’Alger de 1975 – par lequel l’Iran cesse d’apporter son aide militaire aux Kurdes irakiens en échange de la reconnaissance par l’Irak des frontières du fleuve Chatt al-Arab – est censé mettre fin aux tensions territoriales qui animent les deux pays. Or, l’enjeu autour du Chatt al-Arab, littéralement « rivière des Arabes », est considérable parce qu’il relie les zones pétrolières des deux pays. Ainsi, malgré l’accord passé entre les deux voisins, l’importance stratégique de cette zone ne manque pas d’entraîner de nombreuses provocations et confrontations jusqu’au rejet du traité par Saddam Hussein le 17 septembre 1980 et la conquête des territoires litigieux cinq jours plus tard.
Le saviez-vous ?
Les Kurdes sont les membres d’un groupe ethnique de langue propre et de confession principalement sunnite qui occupe les montagnes Zagros et Taurus du Sud-Est de la Turquie, du Nord-Ouest de l’Iran, du Nord de l’Irak et des territoires adjacents de Syrie et de Nakhichevan (république autonome de l’Azerbaïdjan). Malgré cet éclatement au sein de différents pays, un certain nationalisme kurde se manifeste dès la fin du XIXe
