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Aton, le dieu égyptien du soleil, n'a pas dit son dernier mot...
« L’obsédante mélopée enfle et se répand à travers tout l’espace. Le tribunal est à pied d’œuvre, on va pouvoir commencer. Le premier jour du neuvième mois du cycle des soixante-quatre ans le Dieu-Soleil réclame son offrande. »
Comment Melinda Fields, enquêtrice à la Brigade Criminelle de Melbourne, se retrouve-t-elle à Berlin confrontée aux pouvoirs maléfiques d’Aton, le Dieu-Soleil de l’Égypte Antique ? Il est temps de vous perdre dans le dédale de cette étrange énigme…
De la même auteure, deux autres enquêtes menées en Europe par l'inspectrice australienne : Accents Graves et La mort à pleines dents.
Un thriller surprenant entre Melbourne et Berlin !
EXTRAIT
Une étuve, la sensation d’être brutalement plongé dans une étuve, c’est exactement ce qu’éprouve Mike en mettant le pied sur la passerelle. Il n’est pas neuf heures et les indécents 31° qui s’affichent en rouge au fronton de l’aéroport accentuent sa mauvaise humeur.
Le commandant de bord a bien prévenu les passagers qu’une canicule tout à fait exceptionnelle pour une fin août sévit dans la capitale allemande, mais Mike n’imaginait pas que l’air serait aussi sec et la lumière aussi aveuglante. Bien qu’Australien de souche, vivant à Melbourne depuis sa naissance, il n’aime pas la chaleur. Et voilà qu’il retrouve à Berlin les conditions climatiques extrêmes du plein été dans son pays. Décidément, ce séjour berlinois improvisé lui déplaît.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Amies de lycée, elles se sont quelque temps perdues de vue pour mieux se retrouver et combler leur besoin commun de prendre la plume. Elles partagent une passion conjointe des voyages et de l’écriture. Mary Play-Parlange écrit à quatre mains en parfaite harmonie de fond et de forme.
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Seitenzahl: 135
Veröffentlichungsjahr: 2017
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Table des matières
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ÉPILOGUE85
Mary Play-Parlange
La malédiction du soleil
Thriller
ISBN : 978-2-35962-391-8
Collection Rouge
ISSN : 2108-6273
Dépôt légal février 2013
©couverture Hubely
©2013 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays.
Éditions Ex Aequo
6 rue des Sybilles
Dans la même collection
L’enfance des tueurs – François Braud – 2010
Du sang sur les docks – Bernard Coat L. — 2010
Crimes à temps perdu – Christine Antheaume — 2010
Résurrection – Cyrille Richard — 2010
Le mouroir aux alouettes – Virginie Lauby – 2011
Le jeu des assassins – David Max Benoliel – 2011
La verticale du fou – Fabio M. Mitchelli — 2011
Le carré des anges – Alexis Blas – 2011
Tueurs au sommet – Fabio M. Mitchelli — 2011
Le pire endroit du monde – Aymeric Laloux – 2011
Le théorème de Roarchack – Johann Etienne – 2011
Enquête sur un crapaud de lune – Monique Debruxelles et Denis Soubieux 2011
Le roman noir d’Anaïs – Bernard Coat L. – 2011
À la verticale des enfers – Fabio M. Mitchelli – 2011
Crime au long Cours – Katy O’Connor – 2011
Remous en eaux troubles –Muriel Mérat/Alain Dedieu—2011
Thérapie en sourdine – Jean-François Thiery — 2011
Le rituel des minotaures – Arnaud Papin – 2011
PK9 -Psycho tueur au Père-Lachaise – Alain Audin- 2012
…et la lune saignait – Jean-Claude Grivel – 2012
La sève du mal – Jean-Marc Dubois - 2012
L’affaire Cirrus – Jean-François Thiery – 2012
Blood on the docks – Bernard Coat traduit par Allison Linde – 2012
La mort en héritage – David Max Benoliel – 2012
Accents Graves – Mary Play-Parlange – 2012
7 morts sans ordonnance – Thierry Dufrenne – 2012
Stabat Mater – Frédéric Coudron –2012
Outrages – René Cyr –2012
Montevideo Hotel – Muriel Mourgue –2012
Séquences meurtres – Muriel Houri –2012
La mort à pleines dents - Mary Play-Parlange – 2012
Engrenages – René Cyr - 2012
Hyckz – Muriel combarnous - 2012
La verticale du mal – Fabio M. Mitchelli – 2012
Prophétie – Johann Etienne – 2012
Hyckz – Muriel CVombarnous – 2012
IMC – Muriel Houri - 2012
Crocs – Patrice Woolley – 2012
RIP – Frédéric Coudron – 2012
Ténèbres – Damien Coudier – 2012
L’affaire du Croisé-Laroche – Frédéric Coudron – 2012
616 – Frédéric Coudron – 2013
La malédiction du soleil – Mary Play-Parlange - 2013
Du même auteur
Dans la même collection
Accents Graves – Mary Play-Parlange – 2012
La mort à pleines dents - Mary Play-Parlange – 2012
À tous ceux qui nous soutiennent depuis le début
et nous donnent envie de poursuivre cette belle aventure.
L’Astre de Feu dispense généreusement bienfaits et calamités.
Il éclaire, mais brûle aussi, implacable.
— Berlin ? Tu vas à Berlin ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
— Eh bien, je mets tes bons conseils à profit : je rentabilise mon déplacement.
— Mon pauvre garçon, tu ne changeras jamais ; incapable décidément de te tenir à tes décisions.
Steve Velvet tourne les talons sans un regard pour son fils.
Vingt-quatre heures d’avion, un peu plus de vingt-quatre heures d’angoisse, de questions et de vaines suppositions le séparent encore de Berlin. Tout est allé si vite !
La voix d’Alex au téléphone… Sa voix grave, chaude, devenue rauque, sa parole saccadée en prononçant ces quelques mots : « Mike, viens tout de suite, je t’en prie ! Il se passe des choses graves. N’en parle à personne, surtout pas à ton père ! »
Aucun détail, aucune précision. Son ton affolé a convaincu Mike de sauter dans le premier avion.
Maintenant installé pour ce voyage interminable, il essaye de réfléchir calmement. Pourquoi Berlin ? Quel rapport avec le vieux ? « N’en parle à personne ! »
Il a quand même bien fallu le prévenir de la modification de ses projets. Son père… Steve Velvet ! Le célèbre Steve Velvet, le richissime propriétaire de la chaîne des Kangoo’s Restos, ces restaurants australiens qu’il a créés et qu’il veut implanter un peu partout en Europe, fort de leur succès en Amérique et au Japon !
La colère sourde que Mike a senti percer sous son mépris habituel à son égard l’a surpris et ajoute à son angoisse. Ce voyage en Allemagne était pourtant prévu de longue date. Il devait aller à Munich finaliser l’ouverture d’un deuxième restaurant après l’immense succès de celui de Berlin.
Au lieu donc de Munich, il va à Berlin et, du coup, rencontrera là-bas, non seulement le futur gérant du Kangoo’s munichois, mais aussi Werner Kaiser, actuel excellent dirigeant de l’établissement berlinois. Une initiative positive qui aurait dû réjouir son père, soupire Mike.
Il a quitté Melbourne Tullamarine International à seize heures cinq ; à cette heure-là normalement, il est au bureau et malgré son envie de ne plus penser à rien, il n’arrive pas à se détendre.
Une hôtesse blonde aux yeux bleus lui propose une coupe de champagne qu’il boit d’un trait. Il en demande une autre puis encore une autre et finit par sombrer dans un sommeil sans rêves.
***
Une étuve, la sensation d’être brutalement plongé dans une étuve, c’est exactement ce qu’éprouve Mike en mettant le pied sur la passerelle. Il n’est pas neuf heures et les indécents 31° qui s’affichent en rouge au fronton de l’aéroport accentuent sa mauvaise humeur.
Le commandant de bord a bien prévenu les passagers qu’une canicule tout à fait exceptionnelle pour une fin août sévit dans la capitale allemande, mais Mike n’imaginait pas que l’air serait aussi sec et la lumière aussi aveuglante. Bien qu’Australien de souche, vivant à Melbourne depuis sa naissance, il n’aime pas la chaleur. Et voilà qu’il retrouve à Berlin les conditions climatiques extrêmes du plein été dans son pays. Décidément, ce séjour berlinois improvisé lui déplaît.
Le taxi le dépose Potsdamerplatz à l’hôtel Marriott. Dès qu’il se retrouve dans sa chambre il range sur des cintres ses costumes de lin beige clair et sur les étagères, ses chemises. Été comme hiver il ne porte que des chemises bleues, il trouve que cette couleur flatte son teint mat et ses yeux noirs. Il en étale une sur le lit, à fines rayures blanches, avant d’aller prendre sa douche. Il reste un long moment sous l’eau presque glacée et réfléchit à la suite de sa journée.
Il a rendez-vous d’abord avec Werner Kaiser puis à seize heures trente avec Alex. Il espère bien pouvoir profiter de sa soirée pour boire avec lui quelques bières en terrasse à Hackescher Markt et profiter de l’animation du coin. Il sait déjà qu’il ne se couchera pas très tard, car comme toujours le décalage horaire le perturbe.
En quittant l’hôtel, Mike se dirige vers le Sony Center où son père a eu la très bonne idée d’implanter son restaurant. À treize heures précises, il se présente au Kangoo’s où l’attend le gérant.
Mike n’a aucune sympathie pour ce type qu’il juge vulgaire et dépourvu de classe ; c’est son père qui l’a choisi.
Il le salue froidement. C’est leur quatrième rencontre et comme à chaque fois, il se fait la réflexion que dans le genre frimeur, Werner Kaiser est plutôt beau mec ; et comme à chaque fois, il éprouve une vive satisfaction à le dépasser d’une tête !
Ils s’installent à une table un peu à l’écart. Mike commande un steak de kangourou accompagné d’une salade verte et d’une grande Pils. Kaiser se contente d’une bière.
Le bilan de cette deuxième année d’exploitation est tout à fait satisfaisant : une clientèle en augmentation constante, surtout pour le déjeuner, un personnel stable avec le cuisinier australien – c’est la règle dans tous les restos de la chaîne – bien intégré parmi ses collègues.
Werner Kaiser se lève pour accueillir trois clients style hommes d’affaires pressés, manifestement des habitués. Mike est obligé de reconnaître qu’il tient bien son rôle, efficace et affable juste ce qu’il faut.
Lorsqu’il revient s’asseoir, Mike lui rappelle leur rendez-vous du lendemain onze heures dans un salon du Marriott avec le futur gérant du Kangoo’s de Munich : celui-là, c’est le fils et non le père qui l’a recruté. Depuis quelque temps Steve Velvet lui délègue de plus en plus d’activités ; à soixante-deux ans, il a décidé de lever le pied pour se consacrer à sa grande passion, l’Égyptologie. Pour cette passion que Mike considère comme une sinistre lubie, il a tout abandonné et passe le plus clair de son temps reclus chez lui dans son vaste bureau. Tout abandonné, sauf son rôle de chef.
Mike parcourt le monde, visite chaque restaurant, préside les réunions et supervise les créations, mais il reste le « fils du patron ». Il se démène et se tue à la tâche, son père conserve le pouvoir et reste maître des décisions finales.
Son repas terminé, il prend congé, se retrouve dans la rue surchauffée et se dirige vers la Wilhelmstrasse où doit l’attendre Alex Erker.
L’Astre de Feu soumet le monde à ses humeurs :
tantôt guide bienveillant,
tantôt juge impitoyable qui condamne à mort.
— Mais qu’est-ce qu’il fabrique à la fin ?
Alex a déjà plus d’une demi-heure de retard. C’est Sophie la sœur aînée de Mike qui le lui a présenté à Melbourne. Journaliste à la très branchée revue allemande Artistika, Alex y est venu faire un reportage sur l’exposition consacrée à la XVIIIe dynastie des pharaons. L’expo s’est tenue de juin à décembre 2008 et a connu un extraordinaire succès dans ce pays neuf, peu familiarisé avec les civilisations antiques. Sophie, chargée des relations avec la presse, a d’emblée éprouvé une réelle sympathie pour ce garçon féru comme elle d’égyptologie.
Elle l’a également présenté à ses parents chez lesquels il a été reçu plusieurs fois. Toute la famille s’est entichée de ce mince jeune homme blond capable de tenir son auditoire en haleine en racontant l’histoire fascinante, mille cinq cents ans avant notre ère, d’Akhenaton fils du grand Amenhotep III.
Après le retour d’Alex à Berlin, ils sont restés en contact régulier et chaque fois qu’il y vient pour affaire, Mike l’appelle et s’arrange pour passer un moment avec lui.
Cette fois c’est sur l’insistance pressante d’Alex que Mike est là ; comme son ami le lui a demandé, il loue deux Segway qu’il règle avec sa carte visa.
— J’en ai ras le bol d’attendre ! S’il ne rapplique pas dans les cinq minutes je m’en vais, tant pis pour lui.
Quand il arrive enfin, Mike comprend tout de suite que quelque chose ne va pas. Il lui sourit d’un air crispé et prolonge leur accolade de façon inhabituelle.
Ils avancent sans dire un mot puis Alex se décide à parler :
— Excuse-moi pour le retard. J’ai la bizarre impression qu’on me suit et j’ai préféré faire quelques détours. D’où aussi les Segway qui permettent de se déplacer rapidement.
— Mais pourquoi et qui te suivrait ? demande Mike.
— Depuis l’appel de ta sœur, je suis paumé…
— Quel appel ? Qu’est-ce qu’elle te veut ?
— Elle m’a téléphoné jeudi matin. Elle était très perturbée et semblait complètement perdue. Ça m’a bouleversé. Mike, tu dois l’aider ! Ton père exige qu’elle se procure un throwstick en faïence bleue, exposé au British Museum où comme tu le sais elle fait des recherches dans les archives pour sa thèse.
— Un quoi ?
— Un throwstick, une sorte de boomerang à forte valeur symbolique retrouvé dans la tombe présumée d’Akhenaton.
— Mais, « se procurer » ça signifie quoi ?
— Eh bien, cela signifie tout simplement voler ! Ton père n’a pas l’air de s’en rendre compte et c’est bien ce qui inquiète Sophie. Il a ajouté qu’avec ce qui lui parviendrait de Berlin il serait enfin prêt. Ta sœur n’a rien compris à cette requête extravagante et elle a refusé. Mais l’insistance menaçante de ton père l’a affolée : « tu pourrais t’en repentir… Ce sont ses paroles exactes » ajoute Alex.
Mike s’arrête net et se laisse tomber sur un banc. Il est comme foudroyé par ce qu’il vient d’entendre.
— Mais pourquoi Sophie t’a-t-elle appelé plutôt que moi ?
— Tu es un homme très occupé. C’est aussi sûrement plus facile d’évoquer avec moi les idées aberrantes de ton père… Tu es son collaborateur direct, elle n’a pas voulu t’inquiéter. C’est moi seul qui ai pris l’initiative de t’informer, Sophie n’est pas au courant.
Je ne t’ai jamais dit que lors de mon séjour à Melbourne, ton père m’a sollicité pour faire partie de la « Confrérie des Admirateurs d’Akhenaton » qu’il venait de créer. Passionné d’Égypte Ancienne j’ai trouvé séduisante cette proposition à laquelle j’ai adhéré avec enthousiasme, comme ta sœur d’ailleurs.
— Ah, je sentais bien que mon père délirait avec ses pharaons, mais une confrérie ! J’imaginais encore moins que Sophie se laisserait embarquer dans ce genre de truc.
— Au début, c’était plutôt séduisant. Il s’agissait d’un simple échange d’informations entre membres. Mais tout a dérivé peu à peu : Steve a adopté une posture de plus en plus directive qui ne me convenait plus. J’ai donc décidé, il y a trois mois environ de quitter la confrérie. La réaction de ton père à cette annonce a été d’une violence inouïe et j’avoue avoir eu peur. Le temps a passé, il ne m’a plus jamais recontacté, mais je reste persuadé qu’il m’en veut énormément.
— Et Sophie, elle a fait comme toi ?
— Je n’en sais rien, mais je suppose. Ça expliquerait qu’il la menace. Mike, je sens planer un danger que je n’arrive pas à cerner. Il vaut mieux qu’on ne nous voie pas ensemble. Je me suis installé chez ma mère où je me sens plus en sécurité ; je ne l’ai même pas dit à Chris, pour le tenir à l’écart de cette histoire. Je te recontacte dès que possible.
Avant que Mike ait pu ajouter un mot, il est déjà remonté sur son Segway.
***
La rencontre avec Alex a laissé Mike dans un état second. De retour dans sa chambre d’hôtel, encore sous le coup des révélations sidérantes de son ami, il surfe sur internet à la recherche de renseignements quant à la signification du fameux throwstick exposé au British Museum. Il s’agit bien d’une sorte de boomerang, un objet rituel symbole de renaissance et de vie nouvelle retrouvé dans la tombe d’Akhenaton ; il était destiné à assurer la régénération de Pharaon après sa mort.
Il poursuit en allant sur le site du Neues Museum où depuis l’automne sont regroupées toutes les antiquités égyptiennes de Berlin. Qu’a donc voulu dire son père avec cette déclaration sibylline adressée à Sophie ? « Avec ce qui me parviendra de Berlin, je serai enfin prêt. » S’agit-il là encore d’un objet qu’il voudrait s’approprier, papyrus, stèle, statue, bijou… ? Et surtout quel plan diabolique a-t-il échafaudé pour se le procurer ?
Après un instant d’hésitation, il saisit son portable et reste stupéfait par la violente réaction de sa sœur.
— Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Pourquoi Alex t’a raconté ça ? Il m’avait promis de le garder pour lui !
— C’est bien normal, il est inquiet pour toi. C’est notre ami, il essaie de te protéger.
— Tu te rends compte, si Papa apprend que tu es au courant, c’est la catastrophe ! Rien ne doit filtrer de ses projets en dehors du cercle d’initiés. À la manière dont il a réagi quand j’ai refusé de l’aider on sent bien qu’il est prêt à tout pour aller au bout. Je ne te cache pas qu’il m’a fait vraiment peur. Je t’en supplie ne t’en mêle pas et laisse-moi régler le problème.
— Et qu’est-ce que tu comptes faire ?
— Je dois en reparler avec Alex de toute urgence, mais pas par téléphone. Je vais faire un saut à Berlin.
— Dans ce cas, préviens-moi dès ton arrivée, on en discutera à trois dit-il en raccrochant sans attendre la réponse.
Mike tourne un moment dans sa chambre puis mû par une inspiration subite fonce chez Emma Erker qu’il a déjà rencontrée à deux ou trois reprises.
Elle l’accueille chaleureusement. Alex lui ressemble beaucoup : pas très grande, mince, blonde, elle a un visage fin un peu ridé éclairé par la vivacité de son regard vert.
— Votre fils est-il rentré ? Je dois absolument lui parler.
