La patrie française - Jules Lemaître - E-Book

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Jules Lemaître

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Beschreibung

RÉSUMÉ : "La patrie française" est une oeuvre qui explore les multiples facettes de l'identité nationale française à travers une série de réflexions et d'essais. Écrite par Jules Lemaître et François Coppée, deux figures littéraires influentes du XIXe siècle, ce livre se penche sur les valeurs, les traditions et les symboles qui forment le socle de la nation française. Lemaître, connu pour son approche critique et analytique, examine les aspects culturels et historiques qui ont façonné la France moderne, tandis que Coppée, poète et dramaturge, apporte une sensibilité littéraire qui enrichit le discours patriotique. Ensemble, ils offrent une vision nuancée de ce que signifie être français, abordant des thèmes tels que la langue, l'art, la politique et la société. Le livre invite le lecteur à réfléchir sur le rôle de la mémoire collective et de l'héritage dans la construction de l'identité nationale. Par son style à la fois érudit et accessible, "La patrie française" s'adresse à ceux qui souhaitent comprendre les racines et les enjeux contemporains de la France, tout en célébrant la diversité et la richesse de sa culture. Ce texte, bien que profondément ancré dans son époque, résonne encore aujourd'hui, offrant des perspectives éclairantes sur les défis actuels de la nation. L'AUTEUR : Jules Lemaître (1853-1914) était un critique littéraire, dramaturge et essayiste français. Il est reconnu pour ses critiques incisives et ses essais qui ont marqué le paysage littéraire de la fin du XIXe siècle. Membre de l'Académie française, Lemaître a contribué à la vie intellectuelle par ses réflexions sur la littérature et la société. François Coppée (1842-1908), quant à lui, était un poète et dramaturge dont les oeuvres expriment souvent un profond attachement à la France et à ses valeurs. Membre de l'Académie française également, Coppée est connu pour ses poèmes empreints de sentimentalisme et de patriotisme. Les deux auteurs, issus de milieux différents, ont trouvé un terrain d'entente dans leur amour pour la France, ce qui les a amenés à collaborer sur "La patrie française". Leur association a permis de combiner l'analyse critique de Lemaître avec la sensibilité poétique de Coppée, créant ainsi une oeuvre qui reflète la complexité et la richesse de l'identité française. Bien que leurs carrières aient pris des chemins distincts, leur collaboration reste un témoignage de leur engagement envers la culture et l'héritage français.

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Seitenzahl: 36

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Table des matières

ALLOCUTION DE M. FRANÇOIS COPPÉE

L'ŒUVRE DE LA "PATRIE FRANÇAISE" DISCOURS-PROGRAMME PAR JULES. LEMAITRE

I

II

PARIS BUREAUX DE «LA PATRIE FRANÇAISE» 97, RUE DE RENNES

La Ligue de la Patrie Française a repris, le 13 octobre 1899, la série de ses conférences avec l'important discours de M. J. Lemaître, qu'elle offre à ses amis.

La Ligue s'était placée jusqu'ici sur le terrain des principes généraux et s'était uniquement consacrée à défendre dans une crise périlleuse l'idée de Patrie et le respect de l'Armée.

Son Président lui fournit aujourd'hui un programme national d'action politique.

Nous engageons tous les bons Français à le méditer, et à contribuer selon leurs forces à son exécution.

L'approbation enthousiaste de la Presse et de l'opinion publique a montré qu'il répondait aux désirs de tous et aux besoins de l'heure présente. Chaque citoyen y a trouvé enfin la formule exacte du devoir qu'il a à remplir.

Ainsi ont été immédiatement confirmés les applaudissements dont un millier de braves gens de toutes les classes de la société l'ont salué à la salle des Agriculteurs de France.

Sur l'estrade se trouvaient la plupart des membres du Comité, et de nombreuses notabilités du monde des Arts, des Lettres, des Sciences et de la Politique: MM. Maurice Barrés, Marcel Dubois, professeur à la Sorbonne; Henri Lavedan, de l'Académie française; Henri Houssaye, de l'Académie française; Longnon, professeur au Collège de France; Amagat, de l'Académie des Sciences; le général Mercier, le lieutenant-colonel Monteil, Rougon, ministre plénipotentiaire; Forain, Frédéric Plessis, René Doumic, Félix Jeantet, Jules Domergue, Paul de Saint-Léger, Gaston Legrand, Edouard Clunet, Baffier, Paulin Méry, Georges Bonnamour, Maurice Spronck, Duval-Arnould, Léouzon-le-Duc, d'Aubigny, Noilhan, Baron, Leret, Gabriel Syveton, Louis Dausset, etc., etc.

La présence de plusieurs délégations ouvrières achevait de donner à cette réconfortante cérémonie son véritable caractère d'union sociale et nationale.

ALLOCUTION DE M. FRANÇOIS COPPÉE

Mesdames, Messieurs,

Je vous dois un mot d'explication sur le changement du lieu de nos conférences. Cette salle de la Société d'horticulture où nous avons entendu tant de voix éloquentes, où nous avons vibré ensemble de patriotisme, nous était devenue bien chère. Il nous a fallu l'abandonner cependant, parce qu'un des prêtres de Flore de la rue de Grenelle est un franc-maçon, et que nous sommes, à ses yeux, de trop séditieux personnages.—Les agriculteurs de France sont plus libéraux; ils veulent bien nous louer cette salle, et nous les en remercions, avec le regret, toutefois, de n'y plus pouvoir réunir un aussi grand nombre d'amis que naguère.

Nous nous retrouvons dans une heure bien triste. Au lendemain de notre dernière réunion, un ministère s'est constitué, dont les trois principales têtes sont: un avocat, fameux pour avoir défendu l'un des plus gros bénéficiaires de l'ignoble affaire du Panama, un collectiviste ayant toujours professé les plus dangereuses théories, et un vieux prétorien, célèbre par sa bravoure et par sa cruauté. En prenant le pouvoir, ce ministère ne dissimulait pas qu'il était tout acquis à la cause du condamné que l'on ramenait alors de l'île du Diable; il reçut aussitôt le nom de ministère de l'acquittement. Il ne put cependant obtenir cet acquittement, grâce à la fermeté des juges et des témoins militaires, et, parmi ces derniers, je suis heureux de saluer ici le général Mercier, qui a déployé, pour le triomphe de la vérité, tant d'intelligence et de courage.

Après un tel échec, ce ministère devait disparaître, semble-t-il; cependant il est encore là, grâce à la coupable fatigue de l'opinion, et surtout à l'inexcusable faiblesse des représentants du peuple, qui n'opposèrent à tant d'iniquités commises, que de vaines et stériles protestations. Les hommes néfastes qui composent ce ministère gouvernent depuis quatre longs mois par l'arbitraire et la violence.