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La révolution sociétale est un enjeu actuel majeur. À l'heure où les cadrans sont dans le rouge pour nous avertir qu'un changement de paradigme est la seule alternative pour pouvoir léguer un monde soutenable aux générations futures, cet ouvrage est un appel à la révolution des valeurs sur lesquelles se base notre société. Parce que la solution ne viendra pas d'en haut, chacun peut, et se doit, d'être un acteur du changement et militer activement et pacifiquement par ses choix et sa manière de vivre. Parce que le changement doit être vécu et que les solutions apportées se doivent d'être à la hauteur des enjeux auxquels fait face notre société, la mise en mouvement est ici encouragée en donnant de vraies solutions pratiques, des solutions qui permettent de se libérer de l'ancien système pour se mettre à construire le nouveau, en jouissant d'un bien vivre, d'un retour aux sources, à l'essentiel, au juste. La révolution sociétale est un changement de fond, de valeurs, de vision de la vie. Parce qu'il propose une analyse pragmatique ainsi que philosophico-spirituelle de la vie et de l'être humain, de son état naturel à son état en société, en plus d'un modèle de transition, de conseils et réflexions sur les aspects pratiques, cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui sont ouverts et intéressés par le changement. Particulièrement si vous avez décidé de bouger, d'augmenter votre autonomie, votre résilience et votre qualité de vie en créant une communauté d'aventuriers révolutionnaires...
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Seitenzahl: 224
Veröffentlichungsjahr: 2022
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PRÉFACE
PRÉSENTATION
QUOI, POURQUOI, OÙ, QUAND, COMMENT
LA REVOLUTION SOCIÉTALE
LE BOYCOTT ET LES ACTIONS À METTRE EN PLACE
LE SYSTÈME DE VALEURS PRIMORDIALES
LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE LA TERRE MÈRE
UNE VISION COMMUNE
TROUVER UN TERRAIN OÙ S’IMPLANTER
CRITÈRES À LA RECHERCHE D’UN TERRAIN
DEFINITIONS URBANISTIQUES
PERMIS D’URBANISME
LA DÉSOBÉISSANCE FERTILE : S’IMPLANTER SUR UN TERRAIN HORS ZONE D’HABITAT
L’HABITAT LÉGER
DE L’ÉTAT NATUREL DE L’HOMME À SON ÉTAT EN SOCIÉTÉ
CRÉER DES COMMUNAUTÉS ET VIVRE EN SOCIÉTÉ
R.O.I (RÈGLES D’ORDRE INTÉRIEUR)
COMMENT ÉTABLIR UNE JUSTICE ?
LA TAILLE DE VOTRE COMMUNAUTÉ
LE SYSTÈME DE GOUVERNANCE
LA NOTION DE PROPRIÉTÉ
COMMUNITY LAND TRUST
GESTION DES CONFLITS
LES RITES ET LA COHESION SOCIALE
LA SPIRITUALITE ET L’ÉPANOUISSEMENT PERSONNEL
L’ECONOMIE ET L’ASPECT PECUNIER
DIGRESSIONS SPIRITUELLES ET METAPYSIQUES
CE QUE LA SCIENCE NOUS DIT
CE QUE LES RELIGIONS RACONTENT
QU’EST-CE QUE LA CONSCIENCE ?
CE QUE L’HISTOIRE NOUS DIT
LE PROCESSUS DE CREATION
LA DUALITE DE LA VIE ET NOTRE LIBRE ARBITRE
CULTIVER LE BEAU
LE RISQUE DE LA POLARISATION DE LA SOCIETE COMTEMPORAINE
REFLEXIONS ET PISTES SUR DES ASPECTS PRATIQUES
HABITAT ET AUTO-CONSTRUCTION
AUTONOMIE ENERGETIQUE
L’EAU
DESIGN PERMACULTUREL
AUTONOMIE ALIMENTAIRE
SE REAPPROPRIER LES SAVOIR-FAIRE
UTILISATION DE LA TECHNOLOGIE
ECONOMIE DU RECYCLÉ
SE METTRE EN RESEAU
PRENDRE LE TEMPS
SE REAPPROPRIER DES TERRIROIRES
ANNEXES
Charte d’utilisation et de bonnes pratiques pour le prêt d’un terrain à entretenir et agradrer.
Charte des valeurs primordiales
La révolution sociétale est un enjeu actuel majeur. À l’heure où tous les cadrans sont dans le rouge pour nous avertir qu’un changement de paradigme est la seule alternative pour pouvoir léguer un monde soutenable aux générations futures, cet ouvrage est un appel à la révolution des valeurs sur lesquelles se base notre société. Parce que la solution ne viendra pas d’en haut, chacun peut, et se doit, d’être un acteur du changement et militer activement et pacifiquement par ses choix et sa manière de vivre. Parce que le changement doit être vécu et que les solutions apportées se doivent d’être à la hauteur des enjeux auxquels fait face notre société, la mise en mouvement est ici encouragée en donnant de vraies solutions pratiques, des solutions qui permettent de se libérer de l’ancien système pour se mettre à construire le nouveau, en jouissant d’un bien vivre, d’un retour aux sources, à l’essentiel, au juste. La révolution sociétale est un changement de fond, de valeurs, de vision de la vie. Parce qu’il propose une analyse pragmatique ainsi que philosophico-spirituelle de la vie et de l’être humain, de son état naturel à son état en société, en plus d’un modèle de transition, de conseils et réflexions sur les aspects pratiques, cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui sont ouverts et intéressés par le changement. Particulièrement si vous avez décidé de bouger, d’augmenter votre autonomie, votre résilience et votre qualité de vie en créant une communauté d’aventuriers révolutionnaires…
« Acheter une voiture électrique et manger bio ne suffira pas ! »
Qui suis-je pour me permettre de me proposer comme donneur de leçons à écrire un livre sur la révolution sociétale ? Il m’a été suggéré de me présenter afin que vous puissiez comprendre le cheminement qui m’a mené jusqu’ici. Ce n'est pas un exercice facile pour moi car je ne veux pas laisser une place trop importante à l’égo qui a ses propres objectifs et qui pourrait pervertir le sens de mes propos à vos yeux. Je me présente comme un militant révolutionnaire activiste et pacifique car je constate l’échec de notre société actuelle et ai décidé de vivre activement et pacifiquement le changement que j’aimerais voir s’opérer. Je suis quelque peu utopiste et anticonformiste par rapport au modèle que notre société nous propose, voir nous impose. Dès l’adolescence, je ne me suis jamais vu entrer dans le moule. Je ne voulais pas être un hamster dans sa roue qui se demande derrière quoi il court. Aller travailler pour quelque chose qui n’apporte pas vraiment de sens ne mérite pas, à mes yeux, d’y consacrer la majeure partie de sa vie en mettant tant d’autres choses, telle que la famille, de côté. Étant donné qu’il n’y avait, à priori, aucun métier qui m’apporterait un sens particulier et que j’aimais les sciences, j’ai opté pour des études d’ingénieur civil. Cela devait me donner l’opportunité d’avoir le choix plus tard de ce que je voudrais faire de ma vie et était socialement vu comme un signe de réussite dans mon entourage. Et comme j’étais passionné par l’aviation et tout ce qui vole, la mécanique des fluides était un chouette sujet d’étude. Mais la perspective de travailler pour une boîte aéronautique m’a refroidi lorsque j’ai dû simuler les premiers entretiens d’embauche avec ma cravate et ma serviette sous le bras lors de ma dernière année au salon annuel des entreprises de ma fac. Il me fallait quelque chose de plus passionnant et aventureux que des simulations informatiques à longueur de journée, cloîtré derrière un écran. J’ai donc décidé d’essayer de réaliser un rêve de gosse, celui d’être pilote de chasse. Ce qui a fonctionné. J’ai eu la chance de passer à travers les mailles de la longue sélection pour y parvenir et ai été pilote militaire pendant un peu plus de treize ans, évoluant au sein d’une escadrille opérationnelle sur F-16. Je suis passé d’élève pilote à simple ailier, jusqu’à finir instructeur tactique. Ce fut une période très excitante et palpitante avec beaucoup d’adrénaline, de l’aventure, des voyages, des images incroyables plein la tête et des relations sociales fraternelles au sein d’une équipe où on compte tous les uns sur les autres. Ça a aussi été un challenge par moment, familialement et personnellement, avec les missions opérationnelles. Avec tout cela, j’ai fini par ne pas me trouver à ma juste place dans la société. Même si j’étais relativement épanoui, je réalisais que ce qu’on faisait n’aiderait pas l’humanité à aller mieux et à évoluer. Même si l’armée nous sert des grandes valeurs pour justifier ses actes et ses interventions, il me semblait que ça n’était pas les bonnes valeurs. La guerre au nom de la démocratie reste une guerre, et soutenir le système actuel de cette manière a quitté mes convictions. Nous avons alors imaginé, mon épouse et moi, comment nous pouvions vraiment vivre le changement avec nos deux enfants. Nous avons eu l’envie de retrouver une liberté, une autonomie, une manière de vivre plus riche de sens. Le manque de résilience de notre système, qui a été démontré ces dernières années, nous a également convaincu qu’il fallait trouver rapidement des solutions pour notre futur et l’avenir de nos enfants. Ne pas les laisser avec la déception de n’avoir rien pu faire et d’avoir laissé la société détruire leur planète. Les éduquer pour qu’ils aient le choix plus tard et soient suffisamment critiques dans un monde où on formate et asservit les peuples. Nous avons donc décidé de quitter nos emplois respectifs et de déscolariser nos enfants de 7 et 9 ans pour partir en camping-car à travers l’Europe à la recherche d’une nouvelle manière de fonctionner. La première étape consiste à se déconnecter et profiter d’une aventure enrichissante en famille. La seconde étape consiste à explorer, apprendre, découvrir des lieux et des manières de faire pour s’inspirer, et dans la troisième étape s’installer. Il s’agit de se réinventer et de réinventer la société de demain. Ce qui est motivant est qu’il y a énormément de personnes qui ont déjà franchi le cap et ont décidé de vivre autrement, librement. Mon côté utopiste me donne envie d’atteindre cette autonomie au sein d’une communauté. Il m’a fallu alors imaginer cette société et répondre aux questions existentielles. Ce qui m’a été permis dans notre mésaventure. Immobilisé par une double fracture à la cheville pendant les préparatifs du grand départ, notre initiation s’est vue retardée de quatre mois. Voulant, initialement, aider des gens en recherche de projet et de la manière de procéder pour vivre autrement dans notre système sociétal, j’ai commencé à rédiger un guide pratique sur les étapes importantes du changement. Il en est finalement ressorti une réflexion plus profonde sur l’être humain, la société, la spiritualité et la métaphysique, car ce sont les éléments de base de notre interprétation de la vie et de nos convictions, nos croyances. C’est le fondement de notre bien-être, des relations humaines et finalement de la société. Voilà donc ce qui devrait permettre de changer de paradigme et d’aller de l’avant. Le partager dans ce livre est, pour moi, une manière de militer et de promouvoir le changement que nous croyons possible. Comme il y a de la marge entre la théorie et la pratique, j’espère pouvoir partager, dans un avenir proche, ce que nous aurons réussi à mettre en place… Vous aussi, lancez-vous !
Cet ouvrage est une dissertation sur le pourquoi du comment parvenir à faire une transition vers la société d’après. Celle que nous vivons va forcément prendre un ou des tournants majeurs dans un avenir qui nous semble de plus en plus proche au vu des difficultés auxquelles elle fait face.
Il est grand temps d’effectuer ce changement, non pas seulement parce que cela sera une obligation dans un avenir plus ou moins proche, mais également car nous, moi, ma famille, nos amis et connaissances, une partie croissante de nos contemporains et particulièrement la jeune génération, aspirons à une société plus juste, plus libre, plus fraternelle, plus résiliente et plus respectueuse. Respectueuse de nos frères et sœurs les êtres humains, des êtres vivants, de notre mère la Terre.
QUOI ?
Il s’agit donc d’une esquisse, d’un point de départ pour proposer des solutions de transition concrète de nos manières de vivre et de fonctionner. C’est la révolution sociétale en marche dans un activisme pacifique, ici et maintenant. Parce qu’un rêve ne devient réalité que lorsque nous le mettons dans nos actions. D’abord, il faut rêver, ensuite le laisser émerger, en parler, le partager, mais après il faut surtout le vivre. Traduire nos pensées et nos paroles en actions concrètes. Le rêve devient alors réalité.
Cet activisme est militantiste car, tel l’effet de propagation exponentiel d’une réaction en chaine, nos actions ont le pouvoir d’épandre notre message autour de nous et feront émerger de plus en plus d’actions de transition vers une société meilleure.
Finalement, c’est un militantisme pacifique car c’est un militantisme par l’exemple. Il met les solutions en avant et ces solutions sont positives et inspirées par l’amour. En effet, la société à laquelle nous aspirons pour demain est une société où les valeurs fondamentales sont des valeurs d’amour, l’amour de la vie, l’amour de son prochain. Il faut mettre fin au totalitarisme monétaire violent, égoïste et cruel.
Place à la révolution sociétale !
Oui mais quoi ? me direz-vous. Il s’agit d’établir des actions concrètes à pouvoir mettre en place à notre niveau : plus de liberté, plus d’autonomie, plus de résilience, plus de valeurs.
Le plan d’action n’est pas si compliqué :
Diminuer l’emprise du capitalisme sur vous en diminuant votre endettement bancaire.
Etablir un habitat accessible, écologique/responsable et qui agrade l’environnement.
Obtenir une autonomie énergétique et recentraliser les productions localement.
Obtenir une autonomie alimentaire et recentraliser les productions localement.
Changer le système de valeurs primordiales.
Réapprendre à consommer et se réapproprier les savoir-faire.
Prendre et se donner le temps de bien vivre et de développer des projets qui font sens.
Créer des communautés et utiliser la force du communautarisme pour l’entraide, l’échange de biens, de savoirs, de compétences.
Mettre en réseau les communautés et les acteurs du changement et recréer une économie de valeurs.
Ce que je vais proposer en première partie est un modèle pour créer des communautés d’aventuriers de la transition, qui se veut réalisable avec des moyens budgétaires modestes, pour des personnes qui ne sont pas propriétaires, et réalisable ici en Belgique en particulier, mais applicable partout, sans avoir de compétence particulière, que ce soit en construction, en agriculture / permaculture ou en sciences appliquées. Il faut surtout faire le premier pas, mettre la main à la pâte et trouver des interlocuteurs pour parler de ce projet. La philosophie est celle du « DIY » (‘’Do It Yourself’’), et l’aide dont on a besoin se rencontre en général naturellement le long du chemin. Ces démarches sont évidemment réalisables par d’autre moyens d’investissement si vous en avez la possibilité.
En deuxième partie, je vous emmènerai vers de plus larges réflexions sur la vie en société, l’être humain et sa conscience pour trouver un sens à ce que nous voulons créer après.
Je terminerai par quelques réflexions et conseils sur des aspects pratiques.
POURQUOI ?
Vous l’aurez compris, le changement ne viendra pas d’en haut. Ce sont les dirigeants, les méga-entreprises, les grands groupes de fonds d’investissements qui établissent les règles du jeu. Le système n’est pas fait pour la liberté individuelle ou l’émancipation, il assure l’ordre (hiérarchique) établi et vous enchaîne dans l’esclavagisme des temps modernes pour faire tourner frénétiquement la roue du capitalisme. C’est une course sans fin vers la croissance. De manière systémique, notre capitalisme est voué à l’échec tôt ou tard. Même si le système est maintenu artificiellement dans une position d’équilibre quelque peu instable afin d’éviter l’effondrement, à coups de grands tours de planches à billets, le système est basé sur une spéculation d’une création magique et spontanée de richesse. Cette spéculation oblige une croissance continue insoutenable, en matière de ressources aussi bien que moralement.
Quelques chiffres pour se faire une idée : Depuis 2011, la BCE (Banque Centrale Européenne) a imprimé près de 4000 milliards d’euros (cela représente plus d’un tiers du PIB de la zone euro) 1. Si vous étiez capable de compter à un rythme d’un incrément par seconde (ce qui devient difficile quand il faut dire « trois mille trois cent quarante-sept milliards, neuf cent quatre-vingt-huit millions, six cent cinquante-deux mille, trois cent quarante-neuf, … », par exemple), il vous faudrait 126 839 ans pour arriver à cette somme. La dette de la Belgique, à l’heure à laquelle j’écris ces lignes, dépasse les 485 milliards d’euros et augmente de 1000 euros environ toutes les deux secondes. Celle de la France dépasse les 2619 milliards d’euros et augmente d’environ 10 000 euros toutes les trois secondes 2. La conséquence d’une croissance forcée est une utilisation toujours plus grande des ressources disponibles. En 1979, l’économie mondiale nécessitait l’entièreté des ressources renouvelables par la planète sur une année. À l’heure actuelle, l’économie mondiale consomme plus de 1.75 fois les ressources renouvelables par an 3. Cela fait donc 43 ans que nous décimons ces ressources en creusant le déficit. Sans compter l’épuisement de ressources non-renouvelables, tels que les métaux précieux et semi-précieux, indispensables à notre économie et nos technologies actuelles. En 2020, l’UE publiait un rapport sur le bilan de matières premières critiques selon un critère de besoin et de disponibilité. 30 des 66 matières premières jugées indispensables à l’économie européenne se trouvent sous le seuil critique de disponibilité établi 4. Entendez ce que cela veut dire, mettez cela en corrélation avec la flambée des prix et la pénurie des matières premières que l’on connait en 2022, et saupoudrez avec les tensions géopolitiques qui atteignent des niveaux inégalés depuis la guerre froide (que ce soit avec la Russie ou la Chine) plus la crise énergétique actuelle, et vous obtiendrez, il me semble, le tableau de notre situation actuelle.
Outre les matières premières et les ressources, parlons du ravage occasionné sur la biodiversité.
Une espèce animale ou végétale disparait toutes les vingt minutes, soit 26 280 espèces disparues chaque année 5. 50% des récifs coraliens disparus depuis 1970, 50% de forêts en moins depuis 1990, 87% des zones humides disparues depuis le 18ème siècle. Un quart des espèces d’oiseaux et de poissons, un tiers des mammifères marins et la moitié des mammifères terrestres risquent de disparaitre d’ici la fin de la décennie en l’état actuel des choses 6.
Que font les États alors ? Les objectifs définis par la COP21 n’ont pas été respectés par la Belgique et les objectifs de la COP26 ont fait un débat houleux, ne cachant même plus l’inaction des États qui se livrent à une mascarade politique sur leurs ambitions climatiques (l’objectif belge de réduction des émissions de CO2 de 55% semble utopique si on voit que de 1990 à 2019, une réduction de 29 millions de tonnes de CO2 a été réalisée alors qu’il faut encore réduire ces émissions de 39 millions de tonnes entre 2019 et 2030).
Ce n’est pas faute de manifester dans les rues pour le climat, à Bruxelles, à Stockholm, à Paris, à Glasgow ou aux States. Les premières marches pour le climat aux Etats-Unis ont eu lieu dans les années 1970. Résultat après 50 ans à tirer la sonnette d’alarme, l’immobilisme… volontaire.
Ces constats, vous les connaissiez sûrement déjà. Ce n’est pas pour faire le pessimiste ou plomber l’ambiance, mais quelques chiffres comme ceux-là, ça remet à la masse.
Le changement ne viendra pas d’en haut. C’est à nous de le faire, ici, maintenant. Plus besoin de répondre à la question du QUAND ?
Vous me direz peut-être alors, à quoi bon ? Que puis-je y faire, ça ne changera quand même rien ? Je ne pense pas ! L’effet de masse forcera les choses. Le changement que vous inculquerez se répercutera en chaine vers d’autres personnes jusqu’à ce qu’une masse critique de la population milite activement pour la révolution sociétale. Alors, le point de bascule sera atteint et des changements majeurs suivront. L’histoire a montré que dans un groupe d’individus, seulement 20 à 25% de ceux-ci sont nécessaires à provoquer un basculement. La deuxième solution du changement sera un changement sans doute plus brutal et dicté par une crise profonde et violente. Mais nous n’avons aucun pouvoir sur cette issue-là. Alors que nous avons le pouvoir de choisir maintenant notre manière de fonctionner et que nous disposons d’un outil très puissant dans un monde dicté par l’offre et la demande : le boycott.
Et puis il va sans dire qu’on le fait pour nous, pour retrouver une vie plus riche de sens, de valeurs et de bien-être.
OÙ ?
Les modèles et réflexions de société et de communautés que je propose sont universels et applicables partout.
Mon but est, cependant, de donner des réponses à notre situation, en Belgique, en 2022, en fonction de sa situation juridique pour ce qui est de l’habitat, tout du moins. Bien sûr, il peut se faire à bien des endroits plus « sexy » et ensoleillés, mais il faut être capable d’effectuer le changement ici si on veut faire évoluer les choses sans devoir tous déserter notre terre natale. Il est, de plus, à noter que le belge est, en général, fort sympathique et apprécié pour son entrain et sa bonne humeur :)
Le véritable challenge de la Belgique n’est, d’après moi, pas le climat, mais bien l’accessibilité à la terre. Ça sera donc un point clé dans la recherche de solutions et j’espère, par la présente, pouvoir réunir propriétaires et aventuriers autour d’une vision et d’une méthode (une parmi tant d’autres).
COMMENT ?
Voici la vraie question.
Par la révolution sociétale, l’obtention de sa liberté en se détachant des emprises du système et la création de communautés pour vivre mieux, tout en essaimant les idées du changement.
Entrons dans le vif du sujet.
1https://www.challenges.fr/finance-et-marche/ou-sont-passes-les-4-000milliards-d-euros-injectes-dans-l-economie-par-la-bce_520551
2https://www.compteur.net/compteur-dette-belgique/
3https://trustmyscience.com/bilan-ressources-terrestres-annuelles-depasse/
4https://www.diploweb.com/L-autonomie-strategique-europeenneconcerne-aussi-les-matieres-premieres-critiques-Quel-bilan-dix.html
5https://www.planetoscope.com/biodiversite/126-.html
6https://www.la-croix.com/Sciences-etethique/Environnement/INFOGRAPHIE-Tous-chiffres-biodiversite-2019-0506-1201019969
Etape 1, en marche vers la révolution sociétale ! Mais quelle est-elle ?
La révolution sociétale est un changement de notre manière de fonctionner. C’est un profond changement de valeurs : boycotter l’argent comme valeur principale, dictant toutes les décisions et l’organisation de nos vies, et transitionner vers des valeurs d’amour, des valeurs humanistes. Il s’agit de redonner du sens à la vie en se reconnectant à notre nature profonde et aux autres. Notre société manque actuellement de spiritualité pour se donner un sens profond, une nécessité pour tendre vers le bien-être et une plus grande harmonie. Quand je dis spiritualité, n’y voyez pas de religion, je veux parler de compréhension et croyances profondes sur ce qu’est la vie. Appréhender la métaphysique de notre univers, ce qu’est la conscience, comprendre quel peut être notre rôle et se donner des buts dans notre évolution. Parce qu’il s’agit, selon moi, d’une nécessité, je vous invite dans une digression spirituelle et métaphysique un peu plus loin dans cet ouvrage.
L’histoire de notre société ne nous a malheureusement pas aidé. Cela a commencé avec la religion qui a été instrumentalisée comme moyen de pouvoir et de contrôle, se vidant de son sens spirituel initial et racontant une histoire en décalage avec le nouveau dogme de la science. Ensuite, la science nous a fait croire que nous pouvions tout déterminer, comprendre et contrôler. Elle nous a séparé de notre croyance d’appartenance à un tout, elle nous a individualisé. Pour empirer le processus, la technologie qui devait être au service des hommes, a été manipulée par notre système monétariste de telle sorte que l’homme est utilisé comme moyen économique. (Simple exemple, 99% de la technologie dans votre téléphone sert à accaparer votre temps de cerveau pour le vendre !). Nous avons alors été de plus en plus isolés les uns des autres (de manière contradictoire) et séparés de notre origine, la Terre. Voilà, d’après moi, l’origine du problème. Il faut opérer ce changement de valeurs, telle est la révolution.
Facile à dire, mais comment faire ? allez-vous me dire. Ce n’est pas compliqué. Le changement commence par vous-même. On ne peut pas changer les autres, seulement leur proposer de le faire car le changement vient de soi, de l’intérieur. Il faut, avec conviction et courage, progresser vers des valeurs qui vous semblent profondément justes. Certaines sont facilement partagées par tout un chacun, mais d’autres seront plus subjectives. La magie de la vie et de la conscience nous a donné quelque chose de fondamental, le libre arbitre. Choisissez alors en votre âme et conscience, au plus profond de vous-même, et ne condamnez pas ceux qui ne partagent pas vos opinions, car la conscience est subjective par nature et qu’il faut de tout pour faire un monde. Alors vous serez en route pour construire une société sur de vraies valeurs, pas uniquement sur l’argent.
Facile à dire, allez-vous encore me répéter, car dans notre société on n’a rien sans rien, et qu’il faut bien de l’argent pour vivre. C’est pas faux. Si si, j’ai bien compris, mais l’argent ne doit être qu’un outil. Il faut donc s’en détacher comme but en soi et en faire un instrument au service de ce que l’on veut créer. Il faut également se libérer de l’endettement bancaire le plus possible pour retrouver une liberté d’action. Cet endettement est la technique moderne pour vous enchaîner, avec votre consentement, à la course frénétique de la croissance économique. La seule et meilleure manière d’arriver à une autonomie juste (celle qui permet de ne pas détruire notre planète et ses habitants) est la diminution de nos besoins, énergétiques comme monétaires. Vous devez vous détacher de la croyance que le bonheur est matériel et boycotter le consumérisme insensé. Profiter et jouir d’une sobriété volontaire en se rapprochant de l’essentiel. C’est pour cela que je propose la formation de communautés, des êtres humains connectés qui partagent et qui s’aiment, dans un habitat abordable, proche de l’essentiel, notre mère la Terre, et capables d’échanger sans être contraint de rentrer dans une logique monétariste et égoïste. Ça sera le sujet du prochain chapitre.
Il est plus facile de redéfinir le système en partant d’une page blanche afin de ne pas tomber dans le piège de raccommoder ou d’accommoder des vieux processus qui ne fonctionnent pas. Ces communautés seront les semences pour la transition du reste du système.
Mais ça ne veut toutefois pas dire qu’il n’y a pas de solution pour vous si vous êtes déjà installé avec un emprunt bancaire. Vous pouvez avoir votre rôle dans la révolution sociétale. Parce que vous pouvez peut-être partager du terrain ou vous avez le pouvoir d’effectuer le changement de valeur et boycotter les systèmes nocifs. Vous pouvez également diminuer vos besoins monétaires par sobriété volontaire, et mettre en place des solutions pour obtenir un maximum d’autonomie, énergétique, en eau, éventuellement alimentaire, et vous assurer de la résilience. Faites en sorte de faire fonctionner une économie locale avec des acteurs qui œuvrent pour le mieux. Vous pouvez utiliser votre argent comme un bulletin de vote et l’utiliser où cela vous semble juste plutôt que de le donner à des systèmes nocifs. Vous pouvez vous mettre en réseau, participer à des collectifs et coopératives. Ou même vous défaire de votre emprunt et chercher une autre solution si vous le souhaitez. Car sinon la démarche sera peut-être plus ardue pour vous que pour quelqu’un qui (re)part d’une page blanche ; hélas, le système est bien fait pour rapidement vous ré-aspirer dans ses méandres.
Il ne semble toutefois pas réaliste de déserter toutes les villes non plus. Les solutions doivent être multiples, mais pour les villes, il faudra l’intervention de l’état pour promouvoir toutes les solutions durables, justes et équitables. Ça sera donc dans un second temps, quand le changement de mentalité aura déjà fait son chemin. Cela n’empêche pas les citadins d’effectuer leur changement de valeurs et d’exercer leurs boycotts.
La deuxième croyance dont vous devez vous détacher est la peur de l’insécurité et du manque. La société actuelle nous y imprègne profondément. Et nous avons tendance à vivre dans la peur. Nous avons peur de mourir, nous avons peur de ne pas être aimés, de ne pas être acceptés si nous ne nous conformons pas à la majorité, de ne pas être capables de subvenir à nos besoins, d’avoir un toit, une retraite. Cela fait partie de l’enchaînement qui emprisonne et empêche de changer. Or, la réalité nous rappelle que la mort fait partie de la vie, que nous sommes tous unis, faisant partie d’un tout, frères et sœurs, et que l’amour n’est pas une denrée qui peut être épuisée, l’amour se crée en donnant de l’amour. Que cet amour et le partage, avec toutes les ressources que la nature a prévues pour nous, nous prémunissent
