Landru (roman historique) (Édition résumée) - Arthur Bernède - E-Book

Landru (roman historique) (Édition résumée) E-Book

Arthur Bernède

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Beschreibung

Landru (Roman historique) reconstitue avec précision l'affaire Henri-Désiré Landru, de ses annonces matrimoniales aux disparitions, de la villa de Gambais à la traque puis au procès. Bernède y déploie un style feuilletonesque, vif et documentaire, mêlant articles, reconstitution et dialogues scéniques. L'après-guerre, l'essor du fait divers et les débuts de la police scientifique infusent ce récit d'une inquiétude sociale diffuse. Écrivain prolifique du roman populaire, journaliste et dramaturge, Arthur Bernède (1871–1937) maîtrise un art du montage hérité de la presse et de la scène. Cofondateur en 1919 de la Société des Cinéromans, il sait convertir le battement médiatique en fiction. L'éclat national de l'affaire, ses archives, et sa curiosité criminologique nourrissent un récit documenté, spectaculaire et moral, sensible aux ambiguïtés de la justice moderne. On recommandera Landru à quiconque s'intéresse aux histoires vraies, à l'histoire de la justice et aux formes populaires qui interrogent le crime. Malgré les biais d'époque, le livre offre une plongée saisissante dans la France de guerre et d'après-guerre. Sa tension narrative et sa sobriété documentaire en font une porte d'entrée exemplaire dans la culture du fait divers. Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l'auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l'édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l'éditeur.

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Veröffentlichungsjahr: 2026

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Arthur Bernède

Landru (roman historique) (Édition résumée)

Édition enrichie. Affaire des disparues de Gambais : enquête feuilletonesque entre presse sensationnaliste, police scientifique et procès médiatisé
Introduction, études, commentaires et résumé par Gabriel Laurent
Édité et publié par Quickie Classics, 2026
EAN 8596547890508
Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l’auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l’édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l’éditeur.

Table des matières

Introduction
Synopsis
Contexte historique
Landru (Roman historique)
Analyse
Réflexion
Notes

Introduction

Table des matières

À l’ombre des bonnes manières, le roman expose la mécanique froide d’un mensonge prédateur. Landru, roman historique d’Arthur Bernède, puise dans un fait divers qui a sidéré la France du début du XXe siècle pour composer un récit à la fois documenté et romanesque. Paru dans l’entre-deux-guerres, il s’ancre dans une société bouleversée par la Première Guerre mondiale, où la respectabilité se heurte à de nouvelles formes d’anonymat. Sans s’enfermer dans l’exactitude judiciaire, Bernède transpose l’affaire qui porta un nom devenu emblématique afin d’en éclairer les ressorts humains. Le lecteur entre ainsi dans une fiction solidement arrimée au réel, attentive aux détails sociaux autant qu’aux mouvements intérieurs.

Sans tout révéler, on peut dire que le livre suit la trace d’un homme à l’identité trouble, dont la promesse de bonheur domestique ouvre la voie à une série de disparitions et de soupçons. Ce fil narratif se déploie à travers enquêtes, recoupements et scènes de vie quotidienne, produisant une tension continue plutôt qu’un simple effet de mystère. Bernède privilégie une narration claire, cadencée, qui ménage l’émotion sans sacrifier la lisibilité des faits. Le ton demeure sobre, presque clinique par moments, mais s’autorise des fulgurances dramatiques lorsque l’intime et l’actualité se rencontrent.

Inscrit dans la veine du roman populaire et nourri par la matière brûlante d’un dossier criminel réel, Landru adopte les codes efficaces du feuilleton tout en revendiquant la distance du roman historique. Le cadre est celui de la France de l’après-guerre, partagée entre l’aspiration à la stabilité et les fractures laissées par le conflit. Bernède joue de cette toile de fond pour éclairer des gestes ordinaires — correspondances, démarches administratives, rendez-vous — qui, mis bout à bout, font naître un drame collectif. Le rythme alterne exposés factuels et scènes intimistes, de sorte que l’enquête devient aussi un portrait de société.

Par-delà l’intrigue, l’ouvrage interroge la crédulité et le besoin d’attachement, l’attrait des apparences et la fabrication publique d’une figure du mal. La presse et l’opinion, présentes en sourdine, forment une caisse de résonance qui transforme un dossier judiciaire en miroir des peurs collectives. La question de l’identité — noms, papiers, récits de soi — traverse le livre, révélant combien la modernité facilite les métamorphoses. Il en ressort une méditation sur la responsabilité individuelle et les angles morts des institutions, où la vérité n’est jamais donnée d’emblée mais patiemment recomposée par fragments, témoignages et incohérences.

Le roman offre aussi un regard sur les sociabilités du temps: agences, annonces privées, réseaux informels par lesquels se nouent attentes matrimoniales, entraides et illusions. Dans une société en recomposition, où beaucoup cherchent à refaire vie et statut, la promesse d’un foyer devient une monnaie fragile, que certains exploitent avec méthode. Bernède montre comment la solitude, la mobilité accrue et la bureaucratie peuvent créer des interstices favorables aux impostures. Ce n’est pas un simple catalogue de turpitudes, mais un diagnostic sensible des vulnérabilités ordinaires, qui éclaire autant les aspirations que les pièges d’une modernité encore neuve.

Lu aujourd’hui, Landru résonne par sa lucidité sur la fabrication médiatique des affaires criminelles et sur notre appétit de récits vrais. À l’ère des plateformes et des identités en ligne, sa réflexion sur le masque social, la confiance et la vérification des faits garde une actualité saisissante. Le roman invite à interroger notre position de lecteur-spectateur: que cherchons-nous dans ces histoires, et à quel prix? En refusant la complaisance, Bernède propose une éthique du regard, qui confronte la curiosité à ses responsabilités et rappelle que la vérité judiciaire et la vérité humaine ne coïncident pas toujours.

Landru se prête à une lecture attentive aux transitions, aux silences, aux échos entre scènes privées et espaces publics. On y goûtera l’efficacité d’une architecture narrative qui avance par strates, chaque détail requalifiant le précédent, jusqu’à dessiner une image plurielle plutôt qu’un verdict simpliste. Sans déflorer l’issue, rappelons que l’intérêt principal tient moins au dénouement qu’à la manière dont se construisent les certitudes et se fissurent les évidences. C’est pourquoi ce roman, à la fois ancré dans son époque et traversé de questions intemporelles, continue de parler aux lecteurs d’aujourd’hui.

Synopsis

Table des matières

Landru, roman historique d’Arthur Bernède, prend pour matière l’une des affaires criminelles les plus retentissantes de la France du début du XXe siècle. S’inspirant du dossier qui défraya la chronique pendant la Grande Guerre, l’auteur installe d’emblée un climat de pénurie, de deuil et de déplacements qui fragilise les liens sociaux. Sur ce fond, un homme à l’allure convenable exploite les annonces matrimoniales et la solitude de femmes isolées. Le récit, sans céder au sensationnalisme, épouse la progression d’un piège fondé sur l’apparence, la promesse et l’effacement méthodique des traces, et en fait l’emblème sombre d’une époque en crise.

Au centre, une figure romanesque inspirée d’Henri Désiré Landru avance sous divers pseudonymes, polie et méticuleuse. Elle recrute ses futures épouses par courrier, visite appartements et pensions, rassure par une aisance étudiée, puis presse des décisions rapides. Bernède montre la mécanique des promesses, des procurations et des bagages expédiés, tandis que les proches perçoivent des dissonances tardives. Les déplacements entre Paris et la banlieue installent un théâtre discret fait de villas, de portes refermées et de registres soigneusement tenus. Sans forcer l’horreur, le roman éclaire la rationalité froide d’un projet qui transforme l’intimité en opportunité et la confiance en marchandise.

Le tableau des victimes, que l’auteur esquisse par leurs démarches, lettres et habitudes, met en relief les fragilités d’un temps de guerre : veuvages précoces, économies modestes, craintes de l’isolement. La correspondance devient un espace d’espoir et de négociation, où les termes de l’avenir s’échangent contre des gages concrets. Des parents inquiets déposent des signalements, mais l’enchevêtrement d’identités, d’alias et de déplacements rend l’alerte difficile à centraliser. Bernède insiste sur la lenteur administrative et la dispersion des indices, tout en conservant une distance qui laisse parler les documents. Le roman avance par touches, accumulant symptômes plutôt que révélations fracassantes.