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Chaque personne a un potentiel unique, une ouverture d'esprit qui lui est propre. Je vous propose l'éclairage d'un chemin inédit en partageant avec vous les enseignements proposés, au travers d'histoires vécues. Puissent-t-elles vous inspirer ! Voici les clés pour transformer votre vie et surmonter bien des épreuves. Elles vous aideront à accéder à l'élévation de votre taux vibratoire et à la découverte de qui vous êtes vraiment. Au fil des séances de relaxation, vous participerez à l'émergence d'une qualité de vie plus lumineuse, positive et aimante. Le diamant brut enfoui dans votre coeur pourra enfin se dévoiler et rayonner à votre propre rythme de conscience. À vous de le ciseler et de vous émerveiller des résultats acquis. Ce livre, unique en son genre, doit vous permettre de dépasser votre propre quête intérieure pour accéder au champ illimité du potentiel spirituel tapi en chacun de nous. Vous serez transporté dans l'univers du "sacré" où règne la joie et le bonheur d'exister !
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Veröffentlichungsjahr: 2020
Du même auteur aux Éditions Guy Trédaniel (Paris)
38 Huiles essentielles pour le Corps, le Cœur et l’esprit (livre et coffret de 38 cartes).
38 Huiles essentielles pour le Bien-être des enfants (livre et coffret de 38 cartes des anges).
Pour contacter l’auteur
« Vois en ton âme la porte de ton écoute intérieure
qui t’apporte des révélations.
Écoute la voix de ton cœur et de ton âme
et tu retrouveras ton chemin vers ta lumière.
Va et aime-toi dorénavant ! »1
Melchisédech
1Message canalisé par Carolle Crispo. (Secrets d’éveil et de bonheur pour s’affranchir de l’ego et de l’illusion - Ed. Le Dauphin Blanc.)
Introduction
Genève
Message des roses
Découverte du moi sacré
Rencontre tant attendue
Révélations
Réajustement du masculin et féminin sacrés
Estime de soi
Nouveau chemin de vie
Enfant terrible (1)
Enfant terrible (2)
L’emprise d’une âme
Enseignements
Nouvelle force de vie
Abandon programmé
Accueil d’une seconde force de vie
Confiance en soi
Rencontre d’une âme courageuse (1)
Rencontre d’une âme courageuse (2)
Rencontre d’une âme courageuse (3)
Choix de vie
Une fabuleuse amie
L’accompagnement autorisé
Mission de l’au-delà
Protection de l’au-delà (1)
Protection de l’au-delà (2)
L’Amour est toujours le plus fort
Intégration
Familles d’âme
Épilogue
Surfer sur les vagues de la vie
Le pouvoir d’attraction : demander et alléger nos pensées
La magie de la Vie
Aller capter l’énergie de sa propre source : telle est notre priorité
L’essence de l’être
Les miracles continuent…
Aéroport de Bangalore (Inde du sud)
Le sac à dos
Ma rencontre avec Saigeetha
Expansions de conscience
I : Vers l’ancrage — La purification du Soi
II : L’Amour de Soi
Toute petite fille, j’avais une passion, celle de monter à la cime des arbres. J’aimais me laisser balancer par le vent quel que soit le temps et cela au grand désarroi de mes parents. Chaque jour j’allais faire ma grimpette sans me soucier du danger. Parfois je sautais d’une cime à l’autre comme pour relever un défi. Mes parents, sidérés, me demandèrent un jour pourquoi j’étais attirée par le vide. Je leur répondis que j’aimais parler avec le ciel. Plus je ressentais le mouvement des nuages et plus j’étais heureuse.
Vers l’âge de 14 ans, en me rendant au chevet d’une tendre amie atteinte de mucoviscidose, je prenais l’habitude de me promener au Champ de Mars (parc de la Tour Eiffel de Paris), essayant de comprendre pourquoi son protecteur et ange gardien ne pouvait la sauver. Sarah avait une maturité exceptionnelle pour son jeune âge. C’était toujours elle qui me rassurait lorsque que je la quittais, les larmes aux yeux. Le jour fatidique où je vis un voilage noir aux longs cordages blancs sur la porte d’entrée de son immeuble, arriva.
Bouleversée, je courus vers mon arbre favori de cet immense parc. Il m’apaisait. Tout en priant pour elle, je lui parlais en regardant le ciel. Me concentrant sur les nuages moutonneux et gris reflétant mon chagrin, mon esprit s’envola vers elle. Je reçus mes premiers messages aussi clairement que je peux vous entendre. Je n’attachais que peu d’importance à mes dons de clairaudience et je la retrouvais tous les soirs dans mes prières. Grâce à elle, mes visions intérieures s’amplifièrent. Je pouvais la ressentir et la voir dans son corps de lumière, tellement heureuse, souriante et libérée. Depuis lors, je n’ai jamais remis en question mes visions intérieures.
Le chemin intérieur nous aide à parcourir notre vie et non pas l’inverse. C’est lorsque l’on est aligné sur son vrai chemin de vie que tout prend forme. Mon métier de thérapeute a considérablement aidé à mon éveil intérieur grâce à la place essentielle que je lui ai donné. Ce fil d’or s’est façonné progressivement au fil des années. Je compris alors que les guides attendent le bon moment. Mes champs de connaissances et d’expériences de vie avaient atteint un niveau de pleine maturité et rien n’aurait pu me faire douter des messages reçus, accompagnés de visions créatrices. Voilà le programme que je vous propose dans Le cordon de lumière, ouvrage que j’ai commencé il y a quelques années et que les guides m’ont suggéré de reprendre lors du confinement que nous a imposé la pandémie de 2020.
Mon souhait est de vous amener à vous retrouver dans vos dons et vraies valeurs de cœur. Ce qui est propre à votre nature profonde afin que chacun d’entre vous puissiez vivre votre Êtreté dès l’instant où vous savez que vous n’êtes jamais seuls. Cela va demander une ouverture d’esprit, un lâcher-prise total face à vos croyances ou réflexes anciens. L’important est que vous puissiez vous reconnaître dans certaines de ces histoires vécues pour apprendre à être à l’écoute du langage du cœur, de vos intuitions, sans jamais douter.
Aujourd’hui, votre cœur est animé d’une soif de connaissances qu’il ne parvient pas à étancher et est donc ouvert à recevoir des enseignements. C’est pourquoi en fin d’ouvrage je vous propose d’enregistrer les expansions de conscience et à prendre des notes sur chacune d’elles.
Plus vous prendrez ce temps sacré avec vous-même et plus vous serez béni, aimé et votre vie en sera transformée. Chaque être humain a sa propre mission de vie. Il est lui-même le cocréateur de sa vie. Durant les semaines à venir, vous vivrez des changements inespérés émanant de votre propre résonnance à votre source. Vous dégagerez vous-même une onde vibratoire, proche du magnétisme. Certains d’entre vous découvriront leur propre Vérité et le véritable chemin d’accomplissement lumineux. Accueillez-les avec gratitude et allégresse.
Soyez dans la Joie, la Grâce et la Sérénité du lâcher-prise. Vivez dans l’amour créateur à tout instant et vous serez souverain(e) de votre vie. Vous pourrez entrevoir avec émerveillement les pouvoirs de votre Source qui est la pure essence de votre Êtreté divine.
Françoise Elliott
Comme je regardai d’un œil inquiet la houle du lac, je pris soudain conscience que je n’avais pas le choix. Je devais prendre une décision rapide. Mon horaire était serré et je ne voulais pas être en retard. Laisser attendre ma clientèle derrière la porte de mon cabinet était impensable. Sur-le-champ, je décidai de prendre mon courage à deux mains et de traverser le pont du Mont-Blanc. J’avançais à petits pas, mes pieds ne m’obéissaient presque plus tant le froid glacial de la bise me paralysait. Je me retrouvai rapidement dans un autre univers, celui des rafales de vent auxquelles succédaient les embruns mousseux des vagues de la houle qui, apparemment, rendaient le pont impraticable aux piétons.
Cependant, j’avais la volonté de prendre ce risque qui me remettait dans la peau d’une incorrigible adolescente. Devant moi, Genève émergeait dans toute sa splendeur. Le vent était comme un monstre pervers. Il s’engouffrait dans mon manteau par vagues successives. Mais je ne voulais plus faire marche arrière. J’avais l’impression d’être figée et de faire du sur place.
Déséquilibrée par la force des rafales, tout en réalisant que je tenais à peine debout, je tentai vainement de me concentrer sur mes pieds.
« Allez, ma fille, pense à ancrer tes pieds au sol… et d’un… et de deux… et de trois… oui, tu vas y arriver, m’encourageais-je intérieurement. »
Je continuais à tituber gentiment tout en prenant conscience qu’au fond, j’aimais cette sensation folle et totalement irrationnelle de m’envoler dans les airs.
Les gréements des porte-drapeaux du pont commençaient à s’affoler autour de moi, résonnants de leur bruit métallique, me plongeant dans un univers de sons si aigus qu’ils devenaient presque insoutenables aux oreilles. J’avais du mal à respirer. Ne pouvant plus faire face au vent, je dus tourner la tête du côté de la rade. Les rafales tourbillonnaient de toutes parts de plus en plus violemment. Mon visage était piqué au vif. Nullement inquiète de cette absurde décision, je ressentais même un certain plaisir tandis que je me laissais éblouir par le spectacle qui se déchaînait sous mes yeux. Je n’avais de volonté que pour avancer et éviter de tomber. Le trottoir était copieusement aspergé de trombes d’eau successives que je tentais d’éviter au mieux.
En quelques secondes, je m’étais engouffrée au milieu d’une tempête. La force du vent redoublait ; je pénétrai au cœur de la tourmente, l’esprit ailleurs.
Riant intérieurement, je refusais de prendre conscience de la dangerosité de la situation. Je me disais qu’ils auraient dû fermer l’accès au pont mais les barrières métalliques se seraient-elles aussi envolées ? Cependant, j’étais là, bien présente, courbant l’échine pour lutter contre les projections d’embruns qui jaillissaient de partout. Malgré mes tentatives de protection des bras et des mains, un malin petit crachin finissait par s’infiltrer jusque dans mes sous-vêtements. Je luttais désespérément pour maintenir mon équilibre en prise aux assauts d’insidieuses bourrasques de vent.
Évidemment, j’aurais pu rebrousser chemin. « Qu’est-ce qui t’a pris ma fille ! me grondai-je intérieurement. »
Mes pensées se bousculaient comme pour donner raison à la douce folie qui m’envahissait. Je n’avais d’autre choix que de parler à mon corps. Consciente qu’il se glaçait au fur et à mesure de mon avancée, je n’étais plus en mesure de déterminer si j’avais fait le bon choix ou pas. La seule solution me venant à l’esprit pour ne pas paniquer, était d’ordonner à mon cerveau de me tenir au chaud. Bien sûr, me disais-je intérieurement, tu vas pouvoir y arriver, si seulement tu ne détestais pas autant le froid !
L’espace d’un instant, j’enviais les automobilistes qui circulaient sur le pont à petite vitesse avec la plus grande prudence. Ils devaient vraiment me prendre pour une cinglée. Au moins, eux avaient mis leur chauffage et prenaient tout leur temps pour admirer la tempête en pleine effervescence. Je m’amusai à l’idée qu’ils devaient certainement se poser des questions sur l’énergumène qui traversait le pont à ses risques et périls. Riant de bon cœur, le visage camouflé sous ma capuche violette, mon manteau capeline gonflé par le vent, je m’imaginais un instant tel un oiseau prenant son envol. Je devais avoir l’air d’un hurluberlu sorti tout droit d’un film de Federico Fellini. « Je suis vraiment folle à lier… qu’est-ce qui m’a pris de prendre une telle décision » me répétais-je inlassablement ?
Redressant la tête, je ne pouvais m’empêcher d’admirer l’hallucinant spectacle qui se jouait sous mes yeux. Genève, la toute-puissante, courbait l’échine. Non loin de moi, le jet d’eau se dressait comme un fantôme en pleine danse endiablée, luttant désespérément pour tracer sa longue flèche argentée dans le ciel déjà obscurci par les lourds nuages noirs qui obstruaient l’horizon.
Frappées par la cadence de la houle, les rives semblaient disparaître dans un halo de mousse blanche qui s’acharnait à recouvrir les maigres blocs de rochers bordant les rives, dessinant ici et là, de lugubres squelettes de givre.
En ce jour de printemps, Genève la bourgeoise n’avait rien perdu de sa majestueuse identité. Puissante comme un roc et d’allure hautaine, elle se donnait une fois de plus, malgré son apparente fragilité, l’air d’être inébranlable telle la figure de proue d’un navire fantôme.
Je n’avais d’autre choix que de laisser mon esprit vagabonder dans une rêverie théâtrale tandis que j’avançais péniblement sur ce mythique pont du Mont-Blanc. Je revoyais par beau temps ces ravissants petits bateaux jaunes que l’on appelle « les mouettes », sillonnant la rade pour transporter des touristes émerveillés. Ils font partie du paysage tout comme les cygnes qui savent si bien glisser au fil de l’eau pour réaliser le parfait cliché des cartes postales touristiques.
Pourtant, ce matin, la rade est vide, sans âme qui vive, livrée à elle-même dans sa lutte contre la bise rugissante. L’horizon se teinte d’une profonde couleur noire. Le pire est encore à venir me disais-je tout en faisant bien attention où je posais les pieds. Regardant le jet d’eau, je m’étonnai qu’il soit encore en fonctionnement.
Tout en avançant de plus en plus difficilement, mon esprit se mit à vagabonder. Je réalisai un court instant, qu’enfant, j’adorais le vent. Je restais comme hypnotisée à regarder la mer en folie, gonflée par les vagues qui se déchaînaient sur les rochers de la Côte Sauvage bretonne. Je pouvais regarder ce spectacle des heures entières sans me lasser. Non loin de là, les bateaux avaient pris refuge à l’abri du Port Maria. Amarrés par de solides chaînes, ils se pliaient dangereusement au caprice des vagues déferlantes tels de petites coques bien fragiles face aux éléments de la nature. Les voiliers de plaisance, leurs haubans sous pression, paraissaient lutter contre les assauts des vagues menaçant de lâcher leurs amarres. Ce premier souvenir en appela un autre, tout aussi puissant !
De nous trois, j’étais l’équipière favorite de mon père. Il avait su me communiquer sa passion des régates, sans compter l’exemplaire discipline du marin de haute mer dont j’étais si fière. Barreur de génie, mon père s’expérimentait en ma compagnie à rechercher les limites du bateau qu’il barrait en pleine régate ; ce qui était loin de me déplaire, moi qu’on honorait du titre d’aventurière de la famille. Quelle jouissance de voler sur les crêtes blanches et mousseuses des vagues. J’avais une telle confiance dans sa passion enivrante.
Le goût du risque attisait mon père depuis toujours et j’adorais cette complicité qui nous liait au-delà des mots. J’aimais sentir son regard admiratif lorsque je prenais la décision en quelques secondes de sauter littéralement hors du bateau en position de « trapèze ». Parfois, d’un œil amusé, il s’essayait à tester mon endurance, m’avertissant à la dernière minute des paquets de vagues au risque de me faire passer par-dessus bord. Mes yeux alors remplis d’eau salée, me piquaient au vif, mais qu’importe, c’était l’épreuve à passer pour tout jeune skipper qui avait la prétention d’être endurant et fier de l’être. Apparemment, mon père m’a laissé en héritage son goût de l’aventure qui n’avait de loi que celle des extrêmes.
Mon imagination battait son plein tandis que brusquement je constatai que je n’avais plus froid. Mon cœur s’était réchauffé au contact de ce joyeux souvenir d’enfance qui, non seulement me rajeunissait, mais me remplissait d’une étonnante énergie.
J’étais heureuse de ressentir toutes ces émotions en hommage à mon paternel.
Une pensée complice et pleine de gratitude vibra vers lui. Il nous avait quittés six mois auparavant, en bon capitaine, pour naviguer cette fois-ci sur un océan de paix et de lumière où les régates pouvaient être quotidiennes au gré de ses désirs imaginaires.
Aujourd’hui est un jour unique, différent de celui d’hier. J’ai bien l’intention de le vivre aussi intensément que possible puisqu’il a commencé ainsi, en honorant la mémoire du « capitaine ».
Quelques minutes plus tard, j’atteignais enfin le Jardin anglais de l’autre côté de la rade. Le plus dur était passé. Heureusement, mon lieu de travail n’était qu’à une encablure d’immeuble de là. Tout autour de moi les arbres du parc gémissaient, douloureusement pliés par les tornades de vent qui les tenaillaient violemment de toute part. J’avançai à grands pas vers l’horloge fleurie.
En quittant les assauts menaçants de la bise glacée, je savais qu’une journée bien chargée m’attendait. Comme un signe, elle défilait déjà dans ma tête. Je percevais intuitivement les visages des gens que j’allais accueillir en me remémorant brièvement la nature de leurs attentes. Parfois aussi, la joie qui nous envahissait intimement lorsque nous nous quittions, le sourire aux lèvres et l’esprit apaisé.
Doucement, je reprenais pied avec la réalité de mon quotidien.
* * *
Mon métier de thérapeute a été une vocation tardive. Malgré des études en histoire de l’art, le destin en avait décidé autrement. J’ai résisté de toutes mes forces. Je ne voulais rien savoir du paranormal ou de l’irrationnel. Mais un jour, par hasard, au cours d’un voyage aux Philippines, je rencontrai des êtres exceptionnels ayant de grands pouvoir de guérison. L’heure venait de sonner. Je savais alors que je devais reprendre le flambeau familial. Jamais au grand jamais, je ne me serais attendue à vivre ce long chemin parsemé d’études complexes et d’expériences hors du commun. J’avais, certes, hérité de dons familiaux mais il m’a toujours été difficile d’accepter la différence. Ma vie n’avait pas été de tout repos comme je l’aurais tant désiré. À ce jour, je dois quand même avouer que ces dons ont largement contribué à développer mon amour profond pour l’âme humaine.
Les personnes qui viennent me consulter ont, pour la majorité d’entre elles, un grand besoin de parler et de se sentir comprises dans la traversée de leurs épreuves de vie. Je les accueille les unes après les autres, et la plupart du temps, je ne vois pas passer les journées. Les saisons se succèdent tout aussi rapidement. Si parfois les gens m’annoncent leur départ en vacances, je sais, d’ores et déjà, que je peux envisager les miennes.
Servir et soulager les souffrances d’autrui est un émerveillement de chaque instant. Si seulement tous ceux qui m’ont consultée pouvaient imaginer une seconde qu’en leur offrant mes services de cette façon, ils ont nourri ma force de vie de mille et une faveurs la rendant aussi riche que passionnante !
J’ai toujours eu le sentiment d’être privilégiée face à d’autres modes de vie et par rapport à d’autres professions. D’après un vieux dicton, « plus on donne et plus on reçoit ». C’est vrai, je reçois de multiples façons, tant et tant de belles choses… un immense merci à l’Univers… mon cœur est rempli de gratitude !
Le fait d’y songer me remplit d’un sentiment de plénitude intérieure. Et si c’était cela le vrai bonheur ! Être au service des gens a toujours été mon rêve de petite fille et même si, jeune adulte, j’ai favorisé des études universitaires, mon cœur ne s’est jamais vraiment fermé aux autres, bien au contraire.
Vingt-huit années se sont écoulées depuis l’ouverture de mon cabinet, période toute aussi fructueuse que laborieuse. Mais n’est-ce pas le prix à payer pour vivre une vraie passion ? Passion qui m’anime toujours aussi intensément d’une joie profonde.
Souvent je me dis que pour rien au monde je ne voudrais faire un autre métier. Je bénis chaque jour le ciel et plus encore mes guides, maîtres ascensionnés, anges et archanges, peu importe leur dénomination, c’est leur vibration d’amour inconditionnel qui me donne le signal en m’enveloppant dans une bulle de douceur infinie. L’intelligence de la lumière œuvre dans l’Acceptation. Et oui, je réalise l’immense chance qu’ils m’ont offerte d’être consciente de leur généreuse présence. Ne m’ont-ils pas comblée de leurs grâces infinies ? Moi, plutôt rêveuse et quelque peu sauvageonne, j’étais loin d’être préparée à recevoir cette longue initiation aux traversées douloureuses parfois, du sacro-saint discernement ; Amour et Compassion m’apprivoisant au passage d’une infinie patience et discipline stricte.
Je les remercie du fond du cœur d’avoir su me guider au gré des expériences heureuses et complexes de la vie, m’éclairant inlassablement de leurs conseils tout en m’initiant si patiemment à l’écoute intérieure. Je souhaite à tous les êtres de la terre de vivre quelques bribes de cet enseignement afin de découvrir combien leur propre vie est source d’initiation et d’émerveillement. Les épreuves sont souvent des passages obligés qui nous mettent en face à face avec nous-même. L’égo doit rendre les armes et une fois la traversée réalisée, elles offrent tant de bénédictions. Le chemin de la vie continue sans qu’on y attache trop d’importance.
Parfois, avec un peu de chance et beaucoup d’intentions positives, il nous suffit d’une simple prise de conscience, pour être propulsé(e) vers le meilleur de nous-même.
La vie reprend le chemin de sa vraie mission d’âme en toute simplicité.
Ma journée de consultations se déroule en douceur. Encore toute imprégnée de l’énergie positive qui avait baigné mon cabinet dans la matinée, je reçus dans la journée un bouquet de roses. Les roses sont devenues de belles messagères du plan divin qui, au fil des années, ont été des marques de bénédictions affirmant la gratitude et la complicité des guides à mon égard.
« Tu es dans le juste, Françoise… alors avance sans te poser trop de questions ! »
En cette veille de week-end, j’emporte mes roses avec précaution sachant qu’elles auront une place privilégiée à la maison.
Ce dimanche matin, je décide de me lever aux aurores. C’est toujours le moment le plus serein et le plus calme de la journée. Sous mes yeux, la vue est grandiose. Je me délecte un instant. Comme par magie, j’ai l’impression d’être transportée dans un tableau impressionniste. Au loin, les longues crêtes enneigées du massif du Jura dessinent majestueusement l’horizon qui en douceur s’empourpre timidement d’une belle lumière inondant tout le paysage de grands rayons marbrés jaunes et roses. Dans mon champ de vision, le lac Léman s’étire paresseusement de toute la splendeur de son long ruban bleuté. Aujourd’hui, la bise semble s’être calmée. Le ciel s’anime de teintes pastel dévoilant ici et là les arbres encore embués de sommeil. Comme dans une toile magique, il semble s’alléger dans cette douce brume matinale. Selon un expression bien bretonne, le temps va peut-être « virer au beau ».
Je vais inspecter le jardin après la tempête. Mes petites chiennes sont ravies de respirer le grand air et en profitent pour gambader allègrement sur les hauteurs du terrain.
La pelouse est détrempée mais mes arbres ont fort heureusement résisté aux assauts de la tempête. Si le temps est beau, je vais en profiter pour tailler les rosiers. Ils sont plutôt en piteux état.
J’aime ce jardin aux senteurs de lavande, de romarin et de rose surtout après la rosée du matin. Prendre soin de ma roseraie est pour moi un vrai rituel, comparable à une méditation. Les roses savent me le rendre car elles me renvoient à l’humilité et à la patience. Chaque année, à la lune d’octobre ou de novembre, je les taille et les retaille en leur parlant. Il m’est arrivé d’écouter mon intuition et de repiquer une tige au niveau des nœuds par-ci et par-là. Au printemps suivant, j’ai la joie de constater que ces tiges ont donné de nouvelles petites pousses qui deviennent de nouveaux rosiers. Je reste convaincue qu’elles ont un langage qui leur est propre.
Les roses sont de vrais miracles de la nature. C’est un enchantement que de vivre en leur compagnie. Cet endroit sauvage qui m’environne est un véritable cadeau que la mère-nature m’a offert.
Demain, une nouvelle semaine commence, et j’ai fait le plein d’énergie.
