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Cette fiche de lecture sur
Le défi d'Olga d'
Henri Troyat propose une analyse complète de l'oeuvre :
• une biographie de Henri Troyat
• une bibliographie de Henri Troyat
• un résumé de Le défi d'Olga
• une analyse des personnages
• une présentation des axes d'analyse de Le défi d'Olga d'Henri Troyat
• une analyse du style de l'auteur
Notre fiche de lecture sur Le défi d'Olga d'Henri Troyat a été rédigée par un professeur de français.
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Seitenzahl: 52
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Henri Troyat
Olga Kourganova, veuve de quatre-vingts ans, vit à Paris, enfermée dans le souvenir factice de la Russie des tsars, qu’elle a quittée encore enfant. Murée dans sa fermeté patriotique et dans sa nostalgie, elle est aujourd’hui affublée d’un fils quinquagénaire, mais infantile, subitement lâché, quand commence le roman, par ses deux amours : Caroline, dont il a divorcé plusieurs années auparavant, et Viviane, sa maîtresse. Les deux femmes ont en effet noué une amitié suspecte autant qu’inattendue, et viennent de décider de s’installer ensemble, contraignant Boris à retourner ronronner dans le giron maternel.
Olga se sent renaître : ravie de remettre la main sur son « vieux rejeton », elle se voit de surcroît offrir par un traducteur russe, aux allures pittoresques, la publication en français de ses souvenirs de pensionnat. D’abord méfiante, elle finira par accepter cette occasion de connaître une gloire tardive, et commencera sa carrière d’écrivain par une prestation magistrale sur le plateau de l’émission littéraire Paragraphes…
À partir de ce moment, sa gratitude envers la France, qui l’a adoptée et reconnue, contrebalancera chez elle l’appel d’un passé illusoire. La nécessité de renouveler son inspiration et le démantèlement de l’URSS communiste décideront-ils Olga à faire le voyage vers le pays natal ?
Nous sommes à Paris, en 1990, dans l’appartement d’Olga Kourganova, une vieille dame âgée de quatre-vingts ans. Olga vit seule, son mari, Victor Delorieux, étant mort d’une péritonite plusieurs années auparavant. Elle a un fils, Boris, âgé d’une cinquantaine d’années maintenant, propriétaire d’un restaurant appelé « Le Gogol » servant des spécialités russes. Les parents d’Olga, chassés par la révolution bolchevique sont venus s’installer à Paris, en 1920. Olga parle indifféremment le russe et le français mais elle préfère le russe pour exprimer ses sentiments profonds et surtout pour écrire. Elle a rédigé jadis une série de nouvelles plus ou moins longues en russe pour un journal de l’émigration. Depuis la mort de son mari en 1937, Olga a abandonné l’écriture et vit retirée dans sa coquille.
Les souvenirs servent à consoler Olga de sa morne vieillesse. Surtout ceux de Quairoy, en Seine-et-Marne, le pensionnat où ses parents l’ont placée dès leur arrivée en France. Les fillettes y étaient élevées dans le culte de la Russie d’autrefois mais on apprenait aussi le français comme langue accessoire. Il suffisait de franchir le seuil du château désaffecté qui abritait cette nichée de jeunes filles apatrides, en tablier bleu, pour se croire revenu en Russie, au temps du dernier tsar. À sa sortie du pensionnat, Olga avait épousé Victor Delorieux, un ingénieur-électricien de huit ans plus âgé qu’elle. Peu de temps après, elle mettait un enfant au monde. La folie de l’écriture avait commencé peu de temps après.
Ce jour-là, Olga reçoit un mystérieux coup de téléphone de son fils Boris qui veut lui parler de toute urgence. Olga est inquiète. À cinquante-neuf ans, Boris est de constitution fragile. Il a souvent des bronchites et des crises de rhumatismes. Il a divorcé voilà cinq ans de Caroline, une charmante Française et s’est mis en ménage avec une autre Française, Viviane. Les deux femmes travaillent au restaurant de Boris.
Dès que Boris est devant elle, mal rasé, la mine défaite, les yeux battus, Olga est sur le qui-vive. Boris lui annonce qu’il s’est disputé avec Viviane et qu’il doit quitter son appartement car Caroline désire emménager avec elle. Olga soupçonne les deux femmes de fricoter ensemble. Elle offre à Boris de revenir habiter avec elle. Boris accepte. Il ne lui reste plus qu’à récupérer ses valises chez Viviane. Le soir même, il couche chez sa mère.
Olga et Boris ont leur table réservée au Gogol, près du comptoir. Viviane vient prendre leur commande. Elle semble parfaitement à l’aise malgré la dispute de la veille. Le service est rapide. Cinq minutes plus tard, le bortsch est là accompagné de pirojkis fourrés à la viande. Lorsque les derniers clients quittent le restaurant, Caroline et Viviane s’assoient toutes deux à la table d’Olga. Viviane assure à Boris qu’il pourra venir manger au restaurant comme avant et qu’elle lui soumettra la comptabilité de l’établissement à la fin de chaque mois. Elle raconte à Olga que M. Dimitriev, le traducteur, a dîné au restaurant hier soir et lui a parlé d’elle. Il a lu les contes d’Olga dans un journal russe et se demande s’il ne pourrait pas les adapter en français pour ensuite les soumettre à un éditeur. Olga trouve l’idée absurde. Viviane n’insiste pas. Les employés du restaurant, ayant terminé leur travail, partent en les saluant au passage. Viviane appelle un taxi pour Olga et Boris. Olga, bien installée dans la voiture, déclare à Boris que Caroline n’arrivera jamais à faire la vraie cuisine russe.
Après deux semaines de cohabitation avec sa mère, Boris reconnaît que la situation n’est pas désagréable. Il a récupéré sa chambre de jeune homme, se lève tard, prend son petit déjeuner au lit et se rend à sa modeste librairie de la rue Visconti. Il y fait commerce de livres russes d’occasion. À midi, il rentre à la maison et déjeune avec sa mère. L’estomac plein, il s’accorde une heure ou deux de sieste et retourne à la librairie. À sept heures, il ferme le magasin et rallie la salle chaude et accueillante du Gogol. À son arrivée rue Jacob, sa mère est déjà couchée. Les lunettes sur le nez, elle regarde la télévision. Boris embrasse sa mère et réintègre sa chambre. Cette routine rassure Boris. Cependant, un soir, au Gogol, il a la surprise de voir un petit homme barbu s’avancer vers lui en souriant. C’est Dimitriev, le traducteur. Il entretient Boris d’un vieux projet. Il s’est amusé à traduire en français un des récits d’Olga : Les Demoiselles du château. Il désire le consentement d’Olga afin de le présenter à un éditeur. Il donne le manuscrit de sa traduction à Boris afin qu’Olga puisse le lire. Après son départ, Boris se sent investi d’une mission filiale. Il a hâte de quitter le restaurant et de rentrer chez lui. Il a de nouveau un but dans l’existence.
