Le marchand de masques - Marie Mahon - E-Book

Le marchand de masques E-Book

Marie Mahon

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Beschreibung

Cette fiche de lecture sur Le marchand de masques d 'Henri Troyat propose une analyse complète de l'oeuvre :

• une biographie d'Henri Troyat
• une bibliographie d'Henri Troyat
• un résumé du Marchand de masques
• une analyse des personnages
• une présentation des axes d'analyse du Marchand de masques d'Henri Troyat
• une analyse du style de l'auteur

Notre fiche de lecture sur Le marchand de masques de Henri Troyat a été rédigée par un professeur de français.

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Seitenzahl: 53

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Le marchand de masques

Henri Troyat

I. RÉSUMÉ

Qui fut Valentin Saragosse ?

Un écrivain au génie injustement méconnu de son vivant ? Un employé modèle au service des budgets de la préfecture ? Un sceptique passionné de religion ? Un amant fougueux et trop jaloux ?

Plus de cinquante ans après le suicide inexpliqué du romancier Valentin Saragosse, Adrien, son neveu, décide d’en écrire la biographie. Il mène l’enquête, interroge tout à tour les acteurs du passé, confronte leurs témoignages, les ajuste les uns aux autres comme autant de pièces d’un puzzle. Bientôt, tous les morceaux y sont et Valentin Saragosse renaît sous la plume industrieuse d’Adrien.

Mais, dans ce portrait littéraire, où est la vérité ? Où le mensonge de l’apparence ? Où la trahison de témoins à la mémoire défaillante ? Valentin Saragosse gardera son secret. Trompé par ce jeu de miroirs, l’homme s’effacera devant son double. Le masque dévorera la peau.

II. RÉSUMÉ DÉTAILLÉ

Première partie

Chapitre I

Paris, Hôtel de Ville, 1935. Valentin Sarabosse est un fonctionnaire de la préfecture de la Seine, affecté au service des budgets. Son chef de service est M. Duvallon et son sous-chef, une vieille fille osseuse, Mlle Albertine Filoutier. Souvent, au bureau, il laisse courir sa plume sur le papier bulle de l’administration pour satisfaire sa vocation d’écrivain. Ce jour-là, Mlle Filoutier doit le ramener à l’ordre et lui rappelle qu’il doit jeter un coup d’œil sur le dossier du métro. Au début de l’année, Valentin a publié son premier livre, Foudres. C’est un fiasco. Une vente nulle et aucun article dans les journaux. Son éditeur, Firmin Bolerio lui conseille de changer de genre. Le nouveau livre auquel Valentin travaille s’intitulera Le Gardien des égouts est sera encore plus virulent que le premier. Un bon paquet de feuilles gorgées de sang et de fiel ! Pour écrire, Valentin prend le pseudonyme de Saragosse.

Le bureau où travaille Valentin est situé au dernier étage de l’Hôtel de Ville. Sa modeste rémunération lui suffit à subsister. Il est content de son sort. L’écriture le console de bien des choses. À six heures, Valentin retrouve Gaston Pellurin, un ami employé de banque qu’il retrouve un soir sur deux pour discuter. Une fois par mois, les deux amis font un gueuleton dans un restaurant choisi par Pellurin. La mère de Valentin est morte lorsqu’il avait douze ans. Son père, retraité du P.-L.-M., habite avec son fils un étroit appartement de deux pièces et se charge des corvées ménagères. En quittant Pellurin, Valentin rejoint son père au café du coin. Ils rentrent tous les deux pour manger du jambon, une salade et un morceau de cantal. Valentin lui parle de ses tentatives littéraires et Raoul Sarabosse lui conseille d’écrire des choses plus faciles à lire pour le public.

Son père annonce à Valentin la visite dans la soirée de Georges, son frère de deux ans plus âgé que lui. Le jeudi est son jour. Coup de sonnette. C’est Georges. Valentin est sur ses gardes. Son frère est une insulte à tout ce qu’il est ou voudrait être. Lui aussi conseille à Valentin d’écrire autrement ce qui lui amènerait beaucoup de lecteurs et de fortes rentrées d’argent. Valentin ne répond pas et a hâte que son frère s’en aille. Son frère parti, Valentin se réfugie dans sa chambre et dresse le bilan de sa journée. Zéro sur toute la ligne. Il n’a rien pensé, rien écrit, rien entrepris de remarquable. Il a parfois envie de renoncer à toute ambition littéraire. À peine endormi, il ne rêve pas de livres mais de femmes.

Chapitre II

Valentin épluche un dossier sur l’éclairage public de la capitale. Il doit trouver de bonnes raisons afin de réduire les prévisions de dépenses pour le prochain exercice. Depuis une huitaine de jours, il n’a plus la même hâte de retourner à son Gardien des égouts. Il laisse son manuscrit croupir dans sa serviette et songe à l’abandonner définitivement. Soudain, il reçoit un appel de son éditeur qui l’invite à venir le voir à cinq heures pour s’entretenir d’une question délicate. Valentin accepte après avoir demandé à Mlle Filoutier la permission de quitter le bureau plus tôt. Quelques minutes plus tard, un ancien fonctionnaire maintenant retraité franchit le seuil d’une démarche hésitante. Mlle Filoutier l’accueille avec jovialité. Capuche rit à gorge déployée et proclame que son contentement dans l’indépendance dépasse tout ce qu’il a pu imaginer. Valentin le devine attaqué par le doux venin de l’ancienne routine. Valentin sera-t-il comme Capuche lorsqu’il quittera l’Hôtel de Ville au terme d’une longue et honnête carrière. À cette idée, son sang bondit et il songe à son livre comme à l’ultime bouée de sauvetage dont il dispose pour ne pas couler à pic.

Les Éditions Bolério sont installées rue des Saints-Pères. Valentin s’y rend à pied. Dans l’antichambre, il rencontre un confrère en la personne de Martial Monfils, un romancier qui a failli décrocher le prix Fémina l’année précédente. Il invite Valentin pour le lendemain à six heures chez lui. Il demeure à l’Hôtel du Périscope, rue Corneille. Il réunit quelques amis en toute simplicité. Valentin accepte et regrette aussitôt. Son éditeur entre dans le vif du sujet et déclare que Foudres est un bide total. Il transmet à Valentin une invitation de Mme de Gardisson, qui tient un salon littéraire et dont les avis sont très écoutés. Valentin promet de se rendre à l’invitation malgré sa répugnance envers ce genre de salon. Mais, il refuse la suggestion de Bolério, de se rendre à une vente de charité qui aura lieu le mois prochain, avec séance de signature. Mme de Gardisson présidera cette vente très importante. En quittant l’éditeur, il est persuadé d’avoir gâché sa dernière chance d’accéder à la notoriété.

Chapitre III