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Le Jour Présent est un recueil de poèmes évoquant des thèmes variés (amours, histoire, société...) mais aussi de photographies. Entres formes classiques et formes libres, cette sélection retrace trente ans d'écriture et de prises de vue, entre 1995 et 2025.
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Seitenzahl: 93
Veröffentlichungsjahr: 2025
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30 ans de poésie, voilà ce que je propose à travers cette sélection de poèmes. Et même si ce recueil s’enrichira certainement de nouveaux textes à l’avenir, j’avais envie de marquer ces trois décennies en réalisant cet ouvrage.
Pour le rendre plus beau, j’ai voulu y joindre des photos qui me plaisent et j’ai prises sur une période quasi équivalente à celle des poèmes. Bien sûr, je prends des photos depuis bien plus longtemps, comme en témoigne celle ci-dessous, où je montre mes premiers « chefs-d’œuvre » à mes grand-mère et arrière-grand-mère, mais je n’ai pas puisé plus loin pour deux raisons : du temps de l’argentique, je dispose de peu de photos numérisées, et la valeur artistique n’est pas toujours au rendez-vous.
Plusieurs photos font partie de séries, de voyages, de thématiques… Elles ne sont pas toujours regroupées mais sont plutôt disséminées selon l’inspiration, pour illustrer les textes. Parfois, le lien est étroit entre les poèmes et les images, parfois non.
J’espère avoir réalisé un beau livre, liant deux passe-temps qui m’occupent beaucoup et qui pourront peut-être vous plaire.
L'instant présent est unique et si fugitif
Que nous devons le vivre comme un objectif.
Sébastien Gall
27 février 2025
Préface
Chapitre I – Le maître
Sonnet pour Anne-Gaëlle
La calade
Chapitre II – Beautés
La vie
Revers de mémoire
Premières terreurs
Une phrase
Splendeur et décadence
L’amour
À l’orée de ces mots se lient et se délient les maux
À une étudiante
Claire
Tantale 21
Chapitre III – Janet
À une Péruvienne
Rêves endormis
Cuando Te Conocí
La barca del Amor
Un jour
Sonnet pour Janet
Chapitre IV – Dans les trains
L’inconnue du train
À moitié vue
Un ange
Marseille-Paris
Chapitre V – Des racines et des ailes
L’invitation à la musique
Anguille sous roche
La plaine de l’avenir
Un joli jeudi
Memoire brune
Musique
Le vagabond
Loin
Un petit village
D’Aries à Antares
Cour d’école
Nouveau monde
Le peuplier et la raison
Solitudes
Laisser partir
Le fou dans mon rétro
Éther
Préjugé migrant
La parenthèse imprévue
Chapitre VI – Souvenir
Ignorance
Le dormeur de La Fontaine
Ignition
Laurent
Chapitre VII – Nature
Requiem de l’enfer
La libération
Le feu de Nature
Amazonas
Soleil d’automne
L’enfant de Rio
Poème sur le désastre d’Amérique Centrale ou examen de cet axiome : Dieu est amour
Chapitre VIII – Humanités
Société contemporaine
Les barques de la récolte
Art poétique
Le mal
La beauté
Le bar des sombres ruelles
L’absente absence
Destins cent fois
Élagage
Le désir
Sauras-tu ?
Saint-Écran
Belle, idiote et malheureuse
Quand la Terre était plate
L’ordalie
Une femme française
La rage
Folie collective
Dépendance
Notre Père
Invisible
La mesure de l’abîme
Chapitre IX – Histoire
Histoire démoniaque – Parties 1 à 4
Retour à Stonehenge
Afghanistan ou la 9e croisade
Les ruines de la non-invasion
Une septième croisade
• Poème premier : Une septième croisade
• Interchant premier : Avertissement
• Poème deuxième : Aigues-Mortes
• Interchant deuxième : Haines
• Poème troisième : La demoiselle
• Poème quatrième : D’Aigues-Mortes à Damiette
• Poème cinquième : Mansourah
• Interchant troisième : Espoirs
• Poème sixième : Le seigneur
• Poème septième : La Terre sainte
• Poème huitième : Une lame
• Interchant quatrième : Destinées croisées
• Poème neuvième et dernier : Le retour
Chapitre X – Recherches de la clé
Première recherche de la clé
Deuxième recherche de la clé
Troisième recherche de la clé
Chapitre XI – 9 to 9
1- À l’envers
2- Dans mes bras
3- Untouchable dream
4- Le cloître
5- Шишка
6- The tree
7- I can’t do it
8- Londres sans toi
9- Dans d’autres bras
Chapitre XII – Camille
Pour Camille
Les flots du hasard
Le gouffre
Insommnies
Fiat 500
Douleurs
Javel rouge
Chapitre XIII – Rubaiyat
#1 Le savoir
#2 Le temps
#3 Le manque
#4 Notre monde
Réflexion
#5 La parole
#6
#7
#8
Lexique
LE MAÎTRE
Sonnet pour Anne-Gaëlle
À marcher avec toi sur le grand sol brûlant,
Je ne connais ni ma chance, ni ta beauté
Et je vois tes cheveux blonds au soleil briller,
L'espoir dans le marron clair de tes yeux brillants.
Je regarde ton visage et le temps filant,
Les fontaines emplissent un air ensoleillé
De milliers de fines gouttes enluminées,
Éclairant l'arche de lumière, doucement.
Telles deux mains pures qui se rejoignent au ciel,
L'alliance nous unit et je te vois très belle.
Je te vois encor respirer ces doux parfums,
Les papiers effleurent tes vives joues claires,
Et je découvre la finesse de tes mains ;
Devant tant de charme, je ne veux que te plaire.
Vallée de Chamonix
La calade
Le soleil éclate sa lumière céleste
Sur le fer noir et luisant d'une balustrade ;
Les pierres chaudes témoignent de leur arcade
Que la figue au citron a substitué son zeste
Contre les graines d'une vie bien terrestre
Qui arpente la majestueuse calade
Qu'un pavé, une marche, en fait une cascade,
Une bouffée d'histoire pour l'être modeste.
À l'ombre d'un pin d'Alep tordu j'y repense,
N'est-ce pas cette venelle en Haute-Provence
Qui fit mon esprit l'esclave de la garrigue ?
La dépendance me tient et je veux son nom ;
Aucun, ni souvenirs, ni femme ne l'endigue,
Ma raison reste sur les chemins d'Esparron.
BEAUTÉS
La vie
Je m'en vais, je te quitte et je te regarde
Mon cher amour je prie pour que Dieu te garde.
Tous les matins j'ai vu tes cheveux s'éclairer
Et ton corps se rayer au travers des volets,
C’était à la rivière, tout près, je t’embrassais
J’y admirais tes mains et tes grands yeux bleutés.
Je m'en vais, je te quitte et je te regarde
Mon cher amour je prie pour que Dieu te garde.
Au cœur de nos vies s'étendait l'Amazonie,
Dans la jungle avec toi, le secret de la vie,
Tous ces moments de calmes donnés à l'oubli
De nos corps chauds mêlés, étendus sous la pluie.
Je m'en vais, je te quitte et je te regarde
Mon cher amour je prie pour que Dieu te garde.
Dans la tiédeur du crépuscule de l'été
Le noir gagnait le vert jusqu'à la canopée
Et j'en profitais une ultime fois pour t'aimer,
Me blottir dans tes bras ou bien pour te bercer.
Je m'en vais, je te quitte et je te regarde
Mon cher amour je prie pour que Dieu te garde.
Tu t'éloignes de moi, j'arrive à l'Empyrée,
Les anges m'emmènent mais je ne t'oublie pas,
Je te conduirai jusqu'à ce monde exalté
Mais pendant mon voyage, je rêve de toi.
Je m'en vais, je te quitte et je te regarde
Mon cher amour je prie pour que Dieu te garde.
Château du Taureau
Revers de mémoire
De mémoire acharnée je n’ai le souvenir
D’un désir si puissant et si fragile encore,
Qui chaque jour un peu plus prend sa place en mon
[corps.
Je voudrais m’arrêter et pouvoir te tenir,
Une main sur ton cou, dans mes bras te serrer
Me demander enfin si mon cœur sait l’amour,
Te donner un aveu que je dois sans détour ;
Je n’osais révéler ce doux rêve enterré
Que je gardais en proue, jadis, en phare, en vain...
Mais d’une vérité je m’abandonne à toi
Car la passion me brûle d’un rire narquois ;
Viens avec moi savourer l’ivresse d’un vin
Et goûter à la vie qui là-bas nous attend :
Traverser l’océan et remonter les fleuves
Franchir les montagnes qu’une eau limpide abreuve,
Sillonner les forêts, tous les jours, de tous temps,
Marcher dans les sentiers, les paupières mouillées,
Sentir faiblir nos pieds puis nos bien lourdes jambes,
Laver nos fronts souillés et puis poursuivre ensemble,
Sans jamais de repos sans avoir tout fouiller,
Et revenir en paix dans la douceur du soir.
Là, au fond de la nuit pesante de la jungle,
Où le tissu s’accroche à nous comme une épingle
Nos peaux moites et usées par l’épaisse terre noire.
Mais dans le bruissement incessant des insectes,
Je reconnais à travers une haute flamme
Ma plus fidèle amie devenue cette femme.
C’est dans ce seul décor qu’en ta foi je détecte
Nos deux immenses joies, vocations accomplies,
Douce fille assagie par une étendue verte,
Tu vaques à tes pensées de tes prunelles ouvertes,
Si bien que la Nature à tes désirs se plie,
Et s’abreuve à tes yeux de ton puissant respect.
Les arbres et ta beauté m’inspirent cette envie,
La joie de voir en toi autant de poésie,
Et la force de vivre ce désireux attrait.
Premières terreurs
Mes yeux contrastés entre le bonheur de la voir et l’Angoisse de l’ineptie, scrutent l’horizon et se perdent dans un dédale de reflets et d’illusions. Ma quête de l’absolue pureté n’est-elle qu’une illusion ou un véritable pas dans l’avenir ? La Peur me monte au cœur. Et je ne vois rien.
Un dernier regard dans toutes les directions, un regard sans espérances, un regard vidé de tout sens. La vérité m’épuise. Et je la vois. D’où sort-elle ? Je ne l’attendais pas ici. Mon cœur tressaille, ma raison me quitte, ma présence est nulle ; seuls mon âme et mon esprit se concentrent en un point. L’espace se résume en une source et en un cœur ; elle et moi, tour à tour. Elle, un cœur, que dis-je ? Effondrement de l’esprit.
Une absence, une aubaine. Je sors. Et je la vois. D’où sort-elle ? Je ne l’attendais pas ici. Je l’approche avec toute la méfiance qui me caractérise aujourd’hui. Et c’est dans une lenteur incroyable qu’une vérité arrive à mes yeux. C’est une perle. Elle, une perle, que dis-je ? Effondrement de l’âme.
Je reviendrai demain, armé de mon âme et de mon esprit. Et je me battrai.
Une phrase
Une phrase a volé dans un air lourd, pénétrant mes tympans avec une infinie douceur. Cette phrase était pour moi. Pas de témoin et pas de traces, elle a volé jusqu’aux confins de mon espace.
Elle est prisonnière de mes mots qui ne demandent qu’à répondre. Mais je ne peux pas répondre ; la douceur est telle que mes mots ne sont plus. Seule subsiste une pensée pure, sensible et indescriptible.
Une phrase courte et percutante m’a changé et m’a aidé.
Mais au fait, de qui vient cette phrase ? Non, je refuse de le croire et je ne sais plus quoi penser. Je me suis égaré.
Splendeur et décadence
Tu es sortie de l'ombre par la porte de l'intolérance et tu as éclaté d'égoïsme et d'égocentrisme. Au milieu de mes errances je t'ai trouvée, avec toute la bassesse que tu contenais. Tu rabaissais toute ta contenance derrière le masque froid de ta beauté. Paradoxe du monde et de l'évolution, voici que je te vois entre splendeur et décadence. Tu débarques sans prévenir, me laissant à ma terreur et ma curiosité devant ta mesquine magnificence. Et là, je découvre. Je découvre deux visages. Lequel écouter ? Lequel me regarde ? Lequel m'entrouvre les entrailles et m'oblige à te céder ? Lequel me dit soudain que tu n'es pas seule ? M'est avis que le plus mauvais n'est pas celui qu'on croit.
Alors je suis perdu, je te cherche, je te trouve… et je te déteste. Un regard de travers et aucun prétexte. Tu rivalises contre le vent. Regarde-toi, jeune fille, tu es capricieuse et jalouse, jalouse, jalouse ! ! ! Mais pourquoi ?
