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Utiliser le pendule de Thoth, chargé de puissance et de vertus, c'est avant tout mettre à votre portée l'action à distance; c'est ensuite travailler vite et sans encombre avec le rayonnement des couleurs, des matières, des formes ... En d'autres mots, c'est agir et contrôler en utilisant les pouvoirs invisibles des choses qui nous entourent; c'est aussi savoir ce qui se passe ailleurs, c'est donc voir plus loin que les satellites, c'est entendre mieux que personne, c'est enquêter dans le passé comme dans le futur.
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Seitenzahl: 193
Veröffentlichungsjahr: 2014
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Lorsque Marc Roquart naît à Nanterre, en 1950, le pendule de Thoth est connu… Mais personne n’en parle : les archéologues qui l’ont découvert ne savent pas ce que c’est. Il s’agit tout au plus d’un simple bijou !
Sans se douter de ce qui l’attend, Marc Roquart devient ingénieur des Mines, spécialisédans les hydrocarbures. A vingt-deux ans, il trouve un emploi sur un pétrolier battant pavillon cypriote pour le compte d’un affréteur canadien.
Dans un monde profondément désaxéet tourmentépar une crise à son paroxysme, il va faire la rencontre de Habdil Kadr Massouni. Deux hommes que tout sépare vont dès lors vivre la fantastique aventure du seul maître pour le seul élève. Au fil des années, ils s’échangeront temps, soutien, amitiéet enseignement. Cela débouche aujourd’hui sur l’extraordinaire et mystérieuse aventure du pendule de Thoth.
Marc Roquart ne pensait pas débuter ainsi dans la vie active, mais son but n’était certainement pas de devenir cadre BC-BG derrière un bureau vernis surmontéd’écrans et de téléphones.
Pour illustrer la rencontre la plus déterminante de sa vie, un peu d’histoire s’impose. Parti en Écosse pour participer au boom pétrolier, il voit toutes les portes se fermer parce qu’il est jugéphysiquement trop malingre pour endurer la vie et le travail dans le milieu des plate-formes pétrolières.
Nous le retrouvons à Hull1 à la fin de 1972 où il s’était rendu dans l’ultime espoir d’y trouver du travail. En vain. Après ce nouvel échec, il lui reste juste assez d’argent pour regagner Paris. En attendant son train, il s’offre à boire et à manger dans un pub à proximitéde la gare et, involontairement, surprend une conversation entre trois hommes. L’un d’eux est le représentant d’une firme pétrolière, les deux autres sont respectivement le capitaine d’un tanker2 à quai et le représentant de l’armateur.
Cette conversation porte sur une cargaison de différents produits pétroliers qu’il fallait embarquer dans les cuves d’un bateau vétuste et mal entretenu. L’affréteur interdisait tout chargement tant qu’il n’aurait pas son subrécargue3 à bord. Le problème était simple : les hommes capables d’assurer ce genre de boulot sont soit sur une plate-forme en train de gagner gros, soit sur des navires modernes, négligeant les pauvres salaires que l’on gagne sous pavillons de complaisance…
1– Port de la côte est de la Grande-Bretagne.
2– Pétrolier.
3– Agent embarquéreprésentant les intérêts de l’affréteur.
– Si je comprends bien, vous aviez à peine posé le pied sur ce bateau que vos ennuis commençaient ?
M.R. – Exactement ! C’était infernal ! Les plans du tanker ne m’apprirent rien de ce qu’était la réalité. D’un côté, je me voyais déjà crapahuter dans les galeries d’entretien et les trous d’homme pour comprendre le réseau de tuyaux et en déterminer les avaries. D’un autre côté, les plans de chargement du capitaine étaient complètement irréalisables vu le triste état de ce réseau. Je ne nous voyais pas quitter Immingham avant au moins soixantedouze heures. Au bas mot : une perte de 75.000 dollars.
Et pourtant… lorsque nous avons quittéles Docks, il était seize heures pile ; une minute de plus et nous passions le weekend dans un des bleds les plus lugubres de tout le Royaume-Uni.
– Comment êtes-vous parvenu à charger les différents produits à temps et sans les mélanger ?
– Je vous avoue qu’au début, pour les six cents misérables dollars mensuels auxquels j’avais étéengagé, j’avais envie de tout laisser tomber. Puis, ce qui me remit d’aplomb, c’est le souvenir d’une scène que j’avais vécue à Metz deux années plus tôt, en juin. Je devais assister à une série de conférences dans le cadre de mes études. C’était ennuyeux au possible et je décidai d’aller me promener. Dans la vieille ville, je tombai nez à nez avec trois types du GDF1 en bleu de travail ; l’un d’eux tenait une baguette de sourcier. Je n’en revenais pas. J’étais totalement subjugué. Pensez, des presque collègues, qui pratiquaient une méthode de recherche qu’on a plutôt tendance à rejeter dans notre civilisation très technique.
– Ils cherchaient du pétrole ?
– Non, pas du tout ! Ils cherchaient des canalisations de gaz très anciennes dont ils n’avaient plus aucune trace. Il faut savoir qu’une grosse partie de leurs archives avait disparu après la guerre. Problème inextricable !
– Et ils les trouvèrent ?
– Oui, bien sûr ! Mais, ici, ce n’est pas tant le fait qu’ils aient trouvéqui compte ; c’est le fait qu’une institution comme GDF utilise un sourcier… Sourcier faisant peut-être même partie des ouvriers ou des employés de la maison ! C’est ça le progrès ! Dommage qu’ils n’en parlent pas.
Pourquoi des gens, dont le cartésianisme institutionnel fait qu’ils occupent des postes très importants, des gens sérieux, se soucient-ils tout à coup d’une méthode de prospection qu’ils rejetteraient en temps normal ? C’est simple ! De deux choses l’une : ou il y a danger imminent qui pousse l’homme à s’allier à la sagesse de la nature parce qu’il se sent impuissant et qu’il le reconnaît enfin ou un dirigeant intelligent décide d’emblée de travailler avec la sagesse naturelle parce qu’il sait d’avance qu’elle l’aidera. J’en déduis un fait fort simple : quelles que soient les décisions finales que prend l’homme et ce qui les motive, la nature nous rappelle sans cesse à l’ordre ; parfois avec douceur, parfois avec violence. Elle répète inlassablement qu’en principe elle est de la partie et qu’il ne faut pas l’oublier, sinon… Dans ce casci, nous pouvons penser que la décision d’employer un sourcier ou un radiesthésiste vient d’une expérience précédente qui fut concluante tout en ne procédant pas d’une crise. Car il faut bien le dire, les crises que nous vivons ne nous mènent pas souvent à la correction de nos erreurs ; entre autres dans nos entreprises, où nous agissons en total déni envers la nature.
Voilà, c’est le genre de réflexion qui, en plus du souvenir de Metz, me permit d’aborder et de mener à bien mon travail a priori impossible à réaliser.
– Je ne comprends pas. Vous n’aviez ni pendule ni baguette ?
– Non ! Mais le fait de me voir en train d’utiliser un pendule sur mon rafiot m’a mis de bonne humeur. Cela m’a calmél’esprit.
Bien sûr, par rapport au pendule, il n’y a pas de lien direct ! Mais, lorsque mes manches furent remontées, j’étais sans doute dans une telle disponibilitéd’esprit que la solution s’offrit d’ellemême. Du coup, je me suis promis de me documenter à fond sur la radiesthésie dès que l’occasion se présenterait.
– Une sorte de vœu en quelque sorte ?
– Absolument, c’est tout à fait cela ; mais surgissant spontanément avec l’enthousiasme d’avoir obtenu la solution la plus aisée, solution qui aurait pu m’échapper si j’étais restébraquésur l’image négative du début.
J’imagine que la pensée amusante de me voir arpenter le pont en professeur Tournesol a fait sauter la barrière du stress qui me bloquait. Ne trouvant plus cet obstacle du stress, la solution s’est présentée toute nue.
– Quelle était-elle, cette solution ?
– Il suffisait d’injecter de la vapeur dans tout le système de conduites. A partir de là, relever précisément, sur un plan neuf, ce qui ne fonctionnait pas et déduire un système de communications appropriéau matériel qui restait en état de fonctionner, fut un jeu d’enfant.
– Jeu d’enfant acceptépar le capitaine ?
– Oui, au bout d’une bouteille de whisky et de deux heures d’âpre discussion, il admit que son plan de chargement devait être revu et corrigé.
– En quoi le problème des ouvriers de GDF était-il inextricable ?
– Lorsque vous devez retrouver une conduite enterrée depuis plus de cinquante ans dans le sol d’une ville, sans le moindre document d’archives pour vous guider, je crois qu’il n’y a pas d’autre mot. De plus, cette conduite se trouve au milieu de toutes les autres conduites, sous des trottoirs, traversant rues et carrefours et courant le long des collecteurs d’égouts, dans une vieille ville étroite, commerçante, passante… Imaginez ce que cela représenterait s’il fallait éventrer cette ville. Lorsqu’on est confrontéà un problème très difficile, les avantages qu’offre la radiesthésie pour régler ce problème sont évidents. Si, en plus, il y a urgence, danger éventuel, son aide devient inestimable.
– Un dernier point : vous dites que la nature tient à nous, nous fait des cadeaux. Mais il arrive qu’elle se venge terriblement. Voyez n’importe quelle catastrophe…
– La nature ne se venge pas. Elle vit et c’est nous qui ne tenons pas compte de cette vie. Or, comme elle a la puissance pour elle, il est normal que nous en prenions plein la figure quand une côte la démange.
Par exemple, dans le cas de tremblements de terre : est-ce la nature qui se venge lorsque des immeubles mal construits et posés n’importe où s’écroulent sur la population ?
– Et le pendule, dans tout ça ?
– C’est simple, il suffit de l’utiliser pour retrouver la réalitédes choses : leur simplicité. Prenez San Francisco : zone tellurique à gros risques. Si vous interrogez le pendule, à moins d’être un ignorant complet de la radiesthésie, jamais vous n’obtiendrez le moindre assentiment qui vous permettra de croire qu’à long terme il pourrait y faire bon vivre.
– Ce sont des problèmes très complexes ! Vous voulez sans doute dire leur complexité; le pendule sert à clarifier des aspect complexes ?
– Oui, d’accord, la vie est très complexe. Pour nous sortir d’une ornière quelconque, si nous utilisons la radiesthésie, nous devons d’ailleurs tenir compte de cette complexité. Il faut tout le temps avoir en tête un aspect exhaustif de la situation sur laquelle on travaille. Mais, pour arriver à une solution, on travaille par élimination, n’agissant que point par point et, je le répète, sans cesser d’envisager la situation globalement. Si vous pouvez agir régulièrement de la même manière, vous verrez que les problèmes auront tendance à s’amenuiser, voire à disparaître. Voilà à quoi peut servir le pendule et quel est son magistral pouvoir. Il vous mène forcément à la simplicité! Simplicitéque nous ne sommes plus à même de voir à cause de toutes les contingences que nous nous créons dans la vie.
– Vous avez donc tenu votre promesse !
– Oui !
– Et êtes-vous devenu radiesthésiste ?
– À part entière !
– Dans quelle circonstance utilisez-vous la radiesthésie ?
– Dans n’importe quelle circonstance ! Je puis l’utiliser à tout propos, dès qu’une question se pose.
– Donnez-moi un exemple !
– La situation actuelle ne le demande pas, mais… Admettons que je sois un tant soit peu mal portant : un rhume, par exemple ! Sur un bout de papier, je décline les aliments que j’ai sous la main ou qui me sont aisément accessibles. En deux coups de cuiller à pot, je découvre ceux qui me conviennent, qui me dynamiseront et me fortifieront pour contrer le virus.
Un autre exemple ! J’ai besoin d’un remède homéopathique. Le tube de granules que je possède est un peu vieux et je ne puis sortir pour en acheter un nouveau. Il me faut donc redynamiser les granules en ma possession, ce que je fais au moyen de mon pendule de Thoth…
– Peut-on savoir comment vous procédez ?
– Au pendule, je détermine d’abord la couleur correspondante au produit en bon état de conservation. Lorsque je la connais, j’utilise une pastille de la couleur en question comme témoin, j’y pose un doigt pour établir un bon contact et je lance mon pendule dans une rotation positive pour qu’il émette le rayonnement destinéà ranimer la puissance dynamique originale du remède que je dois prendre. Lorsque le pendule est lancé, je laisse la nature agir seule. Le pendule s’arrête quand la dynamisation voulue est atteinte.
– Ah bon ! C’est fantastique ! Et… peut-on faire ça avec n’importe quel pendule ?
– Heu… ! Non, je ne le pense pas. Certaines matières utilisées pour la fabrication des pendules sont trop… comment dire… trop lourdes, trop denses. Lors de la formation des galaxies et des planètes, certains éléments ont subi de trop nombreuses transformations. Je pense au cuivre et aux alliages à base de ce métal qui sont souvent utilisés. Non ! Pour obtenir un pendule émetteur, il vaut mieux qu’il soit fabriquéen matériaux moins complexes, des bases de silicium sous forme de combinaisons oxygénées, des corps simples, des silicates naturels… Mais attention, cela ne veut pas dire qu’un pendule traditionnel ne puisse pas servir pour faire de la radiesthésie de base. Je précise simplement qu’un pendule comme le pendule dit de Thoth est un bien meilleur émetteur qu’un pendule en bronze. D’ailleurs, dans les ordinateurs, les matériaux utilisés pour le transport de l’information sont des roches dites silicieuses. Si nous en étions restés au bronze, personne ne parlerait d’ère informatique, ère de communication.
– Tout est lié, les techniques de pointe et les sciences occultes…
– Comme vous dites, tout est lié ! Mais pas dans le sens où on l’entend généralement. Qu’est-ce que la technique de pointe, sinon l’occultisme millénaire mis à jour ? Que veux dire le mot occulte ? C’est un adjectif qui qualifie ce qui est cachéet inconnu par nature ! Mais cachépar qui et pourquoi ? Pourquoi inconnu ? Parce que nous avons oublié!
– Pourquoi avons-nous oublié?
– Par fatigue et lassitude ; parce qu’on s’en fout ! Le commun des mortels veut, aujourd’hui, du pain et des jeux… télévisés de préférence.
– Croyez-vous que le problème soit si grave que cela ?
– Oui, il est très grave ! Prenons la science officielle : elle ne reconnaît pas les sciences parallèles, sous divers prétextes, y compris celui de marcher sur ses brisées, alors qu’en réalité, c’est tout le contraire. Au nom d’on ne sait même plus quel étrange droit, acquis par dieu seul sait quel fumeux stratagème, la science officielle s’approprie tout ce qu’elle a envie de reconnaître parce qu’à un moment ou à un autre, elle y voit son intérêt personnel. Il n’est pas étonnant que, face à de telles méthodes terroristes, certaines découvertes ne soient pas révélées ou disparaissent tout simplement. Nous, radiesthésistes, nous n’avons pas de problème avec la science… C’est elle qui s’en crée avec nous. Nous, au contraire, nous sommes les premiers à la reconnaître. Elle est utile ! Mais il est malheureux de constater que, dans certains cas, elle s’occupe plus de nous que de ses propres affaires… S’adresse à nous qui veut, nous nous contentons d’être naturels et vrais ! L’ennui pour la science, c’est que nos recherches ne nous coûtent rien ou presque si on compare nos frais aux milliards qu’elle investit tous les jours pour arriver aux résultats que nous obtenons par des moyens comparativement beaucoup plus simples. Moyens qui n’ont pas d’auditoire à cause de l’anathème jetépar cette science officielle, quand elle ne submerge pas tout sous ses énormes battages publicitaires.
– Comment un ingénieur de l’École des Mines, spécialiste de l’or noir, en arrive-t-il à renoncer à tout ce qui l’a fait, construit et éduqué?
– Je ne renonce à rien ni ne renie rien. Ma formation est très précieuse à ma quête actuelle. Seulement, je ne conçois pas qu’il soit possible de vivre sereinement en refusant, a priori, une connaissance qui ne demande qu’à être prise en compte, une connaissance donnée gratuitement.
– Comment ça donnée ?
– Je reviens à ce que je disais tout à l’heure. La nature pense à nous constamment, elle donne sans compter. Si nous vivons sans en tenir compte, c’est alors à nos risques et périls.
– Vos connaissances vous ont tout de même ététransmises par un maître ?
– Oui, mais ces connaissances sont d’ordre naturel. Elles viennent de la nature et n’ont jamais ététrafiquées par l’homme – parce qu’il n’y arrive pas – , d’où ma relation directe à la nature.
– Prenons le problème inversement. Vous êtes radiesthésiste : comment votre formation de base peut-elle vous être utile alors que vous avez coupéles ponts ?
– Je le répète, les ponts ne sont pas coupés…
– Dans un sens, ils le sont. La science officielle ne vous reconnaît en rien !
– Ah ! Mais dans ce sens-là, ce ne sont pas mes oignons. La science soigne son image de marque comme elle l’entend, mais le négativisme qu’elle affiche ne lui apportera rien de bon. Et puis, toute la science officielle ne réagit pas de cette façon absurde : voyez pour preuve l’actuel débat sur l’homéopathie qui tend de plus en plus vers la métaphysique !
Quant à moi, pour en revenir à votre question précédente, je n’ai pas coupéles ponts. Mes bases intellectuelles me sont absolument nécessaires pour atteindre le style de vie qui me convient et que je n’aurais jamais pu atteindre si j’avais étémarginal dès le départ et si je l’étais resté.
– Votre maître l’était bien, lui ?
– Oui et non ! Il était marginal pour qui ? Pour nous autres, Occidentaux. Mais en réalité, il a étééduquécomme vous et moi, et c’est grâce à cela qu’il est devenu ce qu’il est. Tout est dans l’éducation qu’on reçoit. Peu importe laquelle d’ailleurs, pourvu qu’il y en ait une.
1– GDF : Gaz de France.
– Et dans votre cas, où et quand avez-vous précisément reconnu ce don de radiesthésie et tout ce qui gravite autour du pendule de Thoth, ce bijou que vous voulez faire connaître ?
– La radiesthésie n’est pas un don, c’est une technique que chacun peut intégrer en un minimum de temps et qui permet de percevoir cette qualiténaturelle de tout ce qui existe et qui n’est autre que le rayonnement de tout être ou chose existant. Tout vibre dans la nature, tout y est énergie et donc possède une signature qui permet d’être reconnue et de communiquer. Il suffit de se mettre à l’écoute. Ce don, comme vous dites, n’est rien d’autre qu’une suite de désirs : entendre la vie, l’écouter et vivre à son rythme. Et plus on écoute, plus on entend ! Chacun peut comprendre cette démarche et la faire sienne.
Ensuite, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je saute sur l’occasion que vous me donnez de parler du pendule de Thoth en tant que bijou.
Vous n’avez pas tort de lui donner ce nom ! De tout temps les Égyptiens ont portéen bijou, sous des formes très variées : peigne, bracelet, etc., le papyrus stylisé, symbole par excellence de leur réalité. Personnellement, je porte mon pendule en sautoir. Il risque moins de prendre un mauvais coup qui pourrait le briser. Dans une poche de pantalon ou de veste, n’importe quoi peut l’abîmer. Dans un sac, on peut le voler, alors que sur la poitrine, il est vraiment en sécurité.
Mais il y a une autre raison pour le porter ainsi : ce pendule étant un régulateur de vie, son rayonnement est dès lors à portée de la presque totalitédes organes essentiels : le cœur, les poumons, le système digestif, la matrice qui accueille l’enfant, etc.
Donc un bijou, d’accord ! Parce qu’on le porte comme tel, mais aussi pour ses qualités et ses pouvoirs !
Quant à moi, pour en revenir à mon activitéde radiesthésiste contenue dans la question, l’expérience vécue à Metz était essentiellement une prise de contact entre un acteur et moi, le spectateur. Mon amour pour la radiesthésie naît sur le Georgina Kef…
– Au moment où vous faites le vœu de vous adonner à sa pratique ?
– Pas tout à fait ! Quelques heures plus tard seulement !
– Vous pouvez nous raconter cela ?
– Oui, mais je voudrais préciser avant tout que je vais dévoiler un savoir millénaire tellement important qu’il me reste un fond d’appréhension vis-à-vis de ceux qui utiliseraient le pendule à des fins troubles. Agissant de la sorte, ils s’exposent ainsi que leur entourage à de gros dangers. De réels dangers, irrémédiables et mérités. C’est ce que certains appellent le choc en retour, résultat de toute action négative.
– Qu’est-ce qui vous incite à parler ?
– L’ère du Verseau qui sera la prochaine grande préoccupation du monde… Cela a d’ailleurs déjà débuté! Considérant le pendule de Thoth face à l’ère du Verseau, nous sommes obligés de remarquer que la symbolique essentielle émanant d’eux est l’eau. Le souchet1 royal, dont le pendule reprend les formes, est non seulement une offrande faite aux dieux et aux grands, mais aussi l’expression d’un dieu ; dans ce cas-ci, il s’agit de Thoth, le dieu qui organisa le monde. Or ce dieu doit précisément revenir sous le signe du Verseau pour rendre à l’homme sa sagesse ; cette sagesse sera le lot de tous ceux qui se prépareront à la recevoir, de tous ceux qui ouvriront leur cœur et leur esprit pour l’accueillir.
Les moyens sont multiples pour y parvenir ; mais le pendule de Thoth est certainement l’un des moyens les plus appropriés, car les liens entre symboles identiques sont terriblement solides et ne peuvent qu’aider l’homme à être digne de recevoir cette sagesse promise pour bientôt.
– Eh bien ! Espérons que ce message soit entendu ! Donc, vous êtes sur le Georgina Kef depuis quelques heures déjà. Remis de vos premières émotions, vous vous en sortez plutôt bien ! Qu’arrive-t-il ensuite ?
– Vous avez déjà eu un petit aperçu de l’état du Georgina Kef. Sans être vraiment vieux – à l’époque il devait avoir dix-sept ou dix-huit ans – , ce rafiot était mal entretenu. Appartenant à Dieu sait qui, il battait pavillon de complaisance, cypriote pour être précis. Des trente-deux hommes à bord, trois avaient, en principe, une vague idée de ce qu’était la mer, ils étaient grecs : le capitaine, qui ne parlait presque pas l’anglais et qui n’était pas porteur du bon brevet ; le second, lui, véritable capitaine de la Royale d’avant le putch1 et le chef-mécanicien qui passait son temps à faire repeindre la machine. Le radar était défaillant, le gonio fonctionnait par intermittence, toutes les trompes et avertisseurs étaient morts. La seule chose qui pouvait encore servir, en matière de positionnement maritime, était la cloche. C’est là que débute vraiment l’histoire.
Nous venions de quitter les docks d’Immingham2. Sortis de l’estuaire de Humber River, ayant tout juste contournéla Spurn Head pour filer plein nord en direction de la Norvège, nous nous enfoncions rapidement dans un brouillard qui allait nous accompagner tout le long du voyage jusqu’à Trondheim. La nuit tombait, c’était la fin de l’automne. Le capitaine donna ce qui ressemblait à des ordres, à savoir, qu’en l’état désastreux de l’équipement du tanker, quelqu’un devait être postéà la cloche pour sonner douze fois toutes les trente secondes.
En cas de collision, la surprise aurait au moins eu l’avantage de ne pas être totale. Ceux qui auraient pu en faire les frais auraient connu la peur avant l’horreur !
Blague à part, le second et moi-même, nous nous mîmes en devoir de réparer le radar sur le champ. Il avait rejoint le bord vingt-quatre heures après mon arrivée… lui aussi s’était fait piéger. Sans radar, nous allions au devant d’un suicide. Le capitaine nous laissa faire et s’en alla en maugréant à propos des imbéciles qui n’avaient plus le flair d’antan.
Il faut savoir que la mer du Nord est la mer la plus peuplée du monde. Des bateaux-poubelle en cours de vidange, le dumping, aux plates-formes de forage et d’extraction, on ne compte plus tout ce qui flotte parmi l’incroyable quantitéde pétroliers qui la sillonne tous azimuts. Si on ajoute à cela le trafic maritime habituel, les ferries, la pêche et la plaisance : un écran radar vierge n’est plus concevable dans ces eaux-là ! La preuve, c’est que cette mer du Nord, si chargée et encombrée, se remplit et se vide par une Manche qui porte le doux sobriquet de rail.
