Le rêve d'une diétécienne - Carole Mouton Chervret - E-Book

Le rêve d'une diétécienne E-Book

Carole Mouton Chervret

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Beschreibung

L’objectif de l’auteure est de mettre en évidence les idées reçues très répandues au sujet de l’alimentation et de rétablir la vérité. Elle aborde les grands thèmes de la nutrition concernés par ce fléau qui conditionne les comportements alimentaires, crée des peurs injustifiées et surtout qui ne sont pas dirigées vers les vrais dangers alimentaires. Par la vulgarisation des phénomènes physiologiques et de la biochimie des nutriments, elle explique avec pédagogie les bénéfices de l’application au quotidien, des règles de la diététique. Le ton est dénonciateur envers ce que notre société a fait du contenu de nos assiettes et des croyances associées. L’ensemble des rumeurs sur l’alimentation, conduit à des comportements alimentaires à l’origine de bon nombre de nos maladies contemporaines. Le but de cet ouvrage n’est pas de faire peur mais au contraire, de rassurer. Nous pouvons tous adopter la meilleure alimentation qui soit, en adéquation avec nos besoins, sans oublier le plaisir du palais. Vous trouverez à la fin de chaque chapitre, ses conseils pour agir au mieux de votre intérêt et celui de la santé.

À PROPOS DE L'AUTEURE

Carole Mouton Chervret
Née en 1969 à Toulon, j’ai grandi à Bandol. Ma vocation est apparue comme une évidence à la naissance de ma fille Margo. Devenir maman m’a poussée à chercher la meilleure alimentation pour mon enfant.
Mes études et mes stages se sont déroulés au CHU de Grenoble. J’y ai créé mon cabinet diététique, dans lequel j’ai exercé avec passion durant 10 ans. C’est un retour définitif, dans ma région natale, qui m’a permis de me concentrer pour réaliser mon rêve d’écriture.

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Seitenzahl: 127

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Carole Mouton Chevret

Le rêve d’une diététicienne :

Mon objectif est de mettre en évidence les idées reçues très répandues au sujet de l’alimentation et de rétablir la vérité. J’aborde les grands thèmes de la nutrition concernés par ce fléau qui conditionne les comportements alimentaires, crée des peurs injustifiées et surtout qui ne sont pas dirigées vers les vrais dangers alimentaires. Par la vulgarisation des phénomènes physiologiques et de la biochimie des nutriments, j’explique avec pédagogie les bénéfices de l’application, au quotidien, des règles de la diététique. J’illustre mon propos avec mes recettes pour l’aspect pratique des recommandations.

Le ton est dénonciateur envers ce que notre société a fait du contenu de nos assiettes et des croyances associées. L’ensemble des rumeurs sur l’alimentation conduisent à des comportements alimentaires à l’origine de bon nombre de nos maladies contemporaines. Le but de cet ouvrage n’est pas de faire peur, mais au contraire de rassurer. Nous pouvons tous adopter la meilleure alimentation qui soit, en adéquation avec nos besoins, tout en n’oubliant pas le plaisir du palais. Vous trouverez à la fin de chaque chapitre, mes conseils pour agir au mieux de votre intérêt et celui de la santé.

SOMMAIRE

Avant-propos 6

Chapitre 1 - L’industrie agroalimentaire 10

1- Le sel 13

2- Les additifs 16

3- L’huile de palme 19

Chapitre 2 - Les fruits et légumes 22

1- Le diabète de type 2 33

2- Les maladies cardiovasculaires 34

3- Le cancer colorectal 35

Chapitre 3 - Les graisses. 38

1- Les graisses animales 38

2- Les graisses végétales 41

Chapitre 4 - Les protéines 46

1- Protéines animales 46

2- Protéines végétales 52

Chapitre 5 - Les produits laitiers 58

1- Le calcium 58

2- Les protéines 61

3- Le lactose 63

Chapitre 6 - Les boissons et apéritifs 70

1- Les boissons 70

2- Les grignotages 76

Chapitre 7 - Les glucides 80

1- Les sucres simples 80

2- Les sucres complexes 86

Mes recettes de cuisine 94

Remerciements 120

Avant-propos

Cet ouvrage est la synthèse d’un travail réalisé en cabinet diététique auprès de plusieurs centaines de patients.

La parole des patients, qui en ponctue les chapitres, est une réalité de la consultation diététique.

Elle est le reflet de ce que le grand public sait de la diététique.

Par le biais des médias qui diffusent beaucoup d’informations concernant l’alimentation, il y a une majorité d’inepties et de contradictions cycliques.

Les personnes qui consultent s’en font écho en cabinet et rapportent cette parole en mentionnant un « j’ai entendu que », mais n’en connaissant pas la source, ils me demandent de valider leurs propos.

Heureusement, beaucoup d’entre eux transforment ces affirmations en questions.

C’est à ce moment précis que les connaissances scientifiques, validées par un diplôme d’État qui permet d’exercer au titre de diététicien nutritionniste, prennent toutes leurs valeurs.

En effet, tout le monde parle de diététique et chacun a un avis sur chaque aliment.

Et tristement, certains donnent des conseils diététiques.

Or, selon l’article 14 du code de la santé publique :

« Art. L. 4371-2. - Seules peuvent exercer la profession de diététicien et porter le titre de diététicien, accompagné ou non d’un qualificatif, les personnes titulaires du diplôme d’État mentionné à l’article L. 4371-3.

« Art. L. 4371-3. - Le diplôme mentionné à l’article L. 4371-2 est le diplôme d’État français de diététicien.

« Art. L. 4372-1. - L’exercice illégal de la profession de diététicien est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende.

La distorsion vient de là, ce n’est pas parce qu’on se nourrit chaque jour qu’on est tous diététiciens !

Malheureusement, la nutrition n’est pas une matière enseignée dans les cours magistraux de l’enseignement national.

C’est bien dommage, car se nourrir est un acte que l’on reproduit chaque jour de la vie, au moins 3 fois en général, mais sans consulter un diététicien, personne ne sait vraiment quels sont ses besoins nutritionnels et énergétiques.

Viennent s’ajouter les idées reçues en provenance des médias ou des personnes qui se croient autorisées à donner du conseil diététique, alors qu’elles ne sont pas qualifiées pour le faire, l’offre alimentaire des rayons de supermarché, la publicité pour tel ou tel restaurant…

Le résultat est que 80 % des personnes qui arrivent dans mon cabinet avouent ne plus savoir quoi manger et la plupart du temps sont en surpoids.

Je dénonce le mode alimentaire moderne à travers les différents chapitres qui sont la trame d’un suivi diététique que je propose en cabinet en 6 à 8 séances selon les besoins.

Je soumets chacun de mes patients à une enquête alimentaire pour connaître les désordres, puis, sur la base de leurs besoins nutritionnels et énergétiques, j’établis un programme alimentaire dont j’argumente chaque point avec les thèmes des 7 chapitres de cet ouvrage.

Mon rêve serait de ne plus avoir à contre-argumenter les « on dit ».

Parfois la rumeur est si puissante qu’il me faut prouver, grâce aux articles de la recherche scientifique, que la parole du diététicien est celle qu’il faut retenir parmi toutes celles qui parlent d’alimentation.

C’est mon travail et je le fais avec bonheur, car ma première mission professionnelle est l’éducation nutritionnelle de la population, à tous les âges de la vie, en fonction des particularités propres à chacun.

Et c’est avec la plus grande bienveillance que j’essaye de vous convaincre, à travers les 7 consultations diététiques, de la meilleure manière de s’alimenter pour rester en bonne santé grâce à l’équilibre alimentaire, car c’est l’essence même de la diététique.

Je suis convaincue que pour adhérer au concept d’alimentation diététique, il faut comprendre ce qu’est une bonne alimentation.

C’est pourquoi je me suis toujours attachée à décrypter les mécanismes en les expliquant de manière simple, sans jamais asséner un « il faut manger comme ceci ou vous devez arrêter cela » sans fournir une explication solide et argumentée.

Je suis persuadée que pour être convaincant, il faut être convaincue et crédible, par conséquent je respecte et j’applique les conseils que je donne, sur la base de la somme de connaissances acquises lors de mon cursus et des formations professionnelles régulières.

Chapitre 1

L’industrie agroalimentaire

Il me paraît indispensable d’aborder ce grand sujet en priorité.

En effet, le supermarché étant le lieu de toutes les tentations alimentaires, il est primordial de comprendre mieux ce qu’on y trouve. Des tonnes de produits alimentaires transformés et prêts à consommer.

Le problème est bien là : quand on remplit son réfrigérateur et les placards de sa cuisine avec des produits industriels, une chose est sûre, ils seront consommés à un moment ou un autre. À partir du moment où il suffit de tendre le bras pour attraper un produit qui nous fait de l’œil et qu’il n’y a plus qu’à le déposer dans son caddie, c’est foutu.

La première idée reçue est de considérer que parce que ces produits sont en vente libre, ils ne représenteraient aucun risque.

On aurait tendance à croire qu’ils sont vérifiés et estampillés « bon à consommer », et puis après tout, tout le monde le fait !

Certes, d’un point de vue purement sanitaire, sauf exception d’intoxications alimentaires mortelles toutefois, pour le reste, on ne va pas mourir foudroyé après l’ingestion d’une tranche de jambon sous blister !

Cependant, la consommation régulière, sur plusieurs années, des sels nitrités qu’elle contient sera responsable d’un grand pourcentage de cancers de l’estomac.

Les nitrites, dans un milieu acide comme celui de l’estomac pH 5.5, se transforment en nitrosamine qui est un agresseur toxique pour la paroi stomacale.

Parole de patients :« non mais moi je ne suis pas concerné par les produits industriels, je n’achète jamais de plats cuisinés, et au dîner, jamais de viande, seulement une petite tranche de jambon blanc. »

Il est vrai que ce genre de produit paraît être un produit de base inoffensif, mais pour se conserver pendant plusieurs semaines dans un réfrigérateur, l’industriel y ajoute des additifs, donc ce n’est plus une simple tranche de jambon.

Au supermarché, je peux remplir mon caddie de vodka, whisky et tout autre alcool dont je suis censé savoir, même s’ils sont en vente libre, que boire 1 litre de rhum par jour est susceptible d’être dangereux pour mon foie.

Après tout, si j’ai plus de 18 ans et que j’ai de quoi payer, ce n’est ni la direction du magasin, ni la caissière et encore moins la caisse automatique qui vont me dire que ce n’est pas bien de boire des litres d’alcool.

Cela illustre combien un produit en vente libre peut représenter un risque !

En vente libre ne veut pas dire « c’est OK », vous pouvez y aller autant que vous voulez, loin de là !

Parole de patients :« J’ai une application sur mon téléphone qui m’aide à choisir ce que je peux acheter et qui est bon pour ma santé, moi je ne prends que ceux dont la note est A ! »

La belle invention !

Avec ce genre d’application, on peut même trouver des chips avec la note A !

Ce n’est pas parce que certains sont moins pires que d’autres, qu’ils sont bons à consommer !

On parle là de produits du quotidien.

L’évaluation est donnée pour 100 gr de produit, c’est pourquoi le beurre, qui est un aliment de qualité s’il est consommé en quantité adéquate, est pourtant noté C.

Évidemment 100 gr de beurre par jour est tout à fait déconseillé, au même titre que 100 gr de chips, sauf si c’est exceptionnel.

Mais aucune nuance n’est faite.

Chaque jour, je reçois en consultation des personnes qui n’ont pas vu le mal et qui consomment très régulièrement des saucisses Knacki, des nuggets de poulet, des crèmes desserts, des yaourts allégés, des tranches de dinde « forme tranche de jambon », des viennoiseries, de la pâte à tartiner, du surimi, des jus de fruits, des biscuits soi-disant pour le goûter des enfants, des céréales de petit déjeuner, des biscuits apéritifs, des cordons bleus…

C’est à l’infini, en réalité cela représente 80 % de ce qui est disposé dans un supermarché dans les rayons alimentaires.

Alors pourquoi est-ce si dangereux de considérer que ce qui est proposé est une option possible d’achat ?

Pour trois raisons principales que je vais développer, mais qui ne sont pas exhaustives.

1- Le sel

Il est massivement utilisé dans l’industrie agroalimentaire pour deux raisons principales : fabriquer des produits qui pèsent plus lourd et stimuler l’appétit.

La première raison : on sait que le sel retient l’eau, c’est un phénomène naturellement bien connu, si nous mangeons beaucoup de sel, nous pèserons plus lourd sur la balance car nous faisons de la rétention d’eau dans nos tissus.

C’est ce que reproduisent les industriels dans leurs produits, transformés ou non.

Si dans un mélange quelconque, on ajoute du sel et de l’eau, le produit final va peser plus lourd que sans cet artifice physico-chimique.

On sait aussi que certaines chairs de viande et de poisson sont infiltrées, par le biais de seringues géantes équipées d’une multitude de très fines aiguilles qui introduisent de la saumure dans les filets de poulet et de saumon par exemple. Le produit fini peut gagner 30 % par rapport à son poids initial, je rappelle que les produits industriels ont un prix au kilo.

Autrement dit, comment fabriquer un produit qui pèse lourd avec un coût de production faible ?

De l’eau et du sel, ça ne coûte pas cher !

Le problème est que le consommateur achète de l’eau et du sel au prix de la viande ou du poisson ! Trop cher pour une trop faible valeur nutritionnelle !

La deuxième raison : on sait très bien ce qui va arriver à notre paquet de chips si jamais on l’ouvre en regardant la télévision ! Si on commence, aucune chance de pouvoir s’arrêter. Quitte à le finir totalement écœuré, il n’en restera pas une.

Le sel à un effet chimique sur notre comportement alimentaire : par l’intermédiaire de nos papilles qui vont exciter l’hypothalamus, qui est le centre de la satiété, et cela perturbe notre appétit.

Si on en prend une, à coup sûr, le paquet y passe ! Il est plus facile de dire : non, je n’en prendrais pas, que de dire : j’en prends juste une et j’arrête !{1}

Alors que pour les produits salés, nous en connaissons les effets, ce n’est pas forcément le cas pour les produits sucrés.

Et là, c’est pire que tout, sucre + sel, c’est le cocktail gagnant pour fabriquer une véritable bombe chimique et hormonale (que je développerai dans le chapitre sur le sucre).

Pourquoi les enfants ont-ils un comportement déviant face à leur bol de lait et leur paquet de céréales au chocolat ? Il n’y a qu’à les observer, ils remplissent leur bol plusieurs fois jusqu’à ce que le lait ait fini d’absorber toutes ces céréales hyper sucrées et salées jusqu’à ce qu’on ne puisse plus en mettre !

Du gavage vous dis-je !

Incontrôlable et addictif.

Serait-ce de la manipulation ?

Une chose est certaine, le sodium (Nacl), ou sel de table, au-dessus de 5 gr par jour (recommandation OMS), est un facteur aggravant des maladies cardiovasculaires (première cause de mortalité dans le monde) car il augmente, à terme, l’hypertension artérielle, sans parler de la décalcification osseuse !{2}

De nos jours, on constate une élévation gravissime du nombre de personnes atteintes d’hypertension artérielle, notamment car elle se produit chez des patients de plus en plus jeunes.

Avant l’arrivée massive des produits industriels dans le quotidien des consommateurs, l’hypertension artérielle était une maladie de personnes âgées.

Le problème, c’est que ces produits sont considérés comme la base de l’alimentation chaque jour, alors qu’ils ne devraient être consommés que de manière exceptionnelle.

Parfois on oublie que les choses les plus simples sont les meilleures et qu’on n’a pas besoin de passer ½ heure en cuisine pour passer à table : 2 œufs au plat, une salade verte, un morceau de pain, un bout de fromage, une compote de fruits et au lit !

Temps de préparation, au moins 5 minutes !

Dans un repas très simple comme celui-ci, il y a tous les ingrédients d’un repas parfaitement équilibré, simple, savoureux, c’est l’idéal.

La différence avec un repas – raviolis avec farce quelconque et crème dessert – au-delà de l’équilibre alimentaire, est que dans la première solution, il n’y a aucun produit industriel transformé, bourré d’additifs et de sel !

Et le temps de préparation est le même.

2- Les additifs

Les fameux E 100 à E 1580, qui envahissent la liste des ingrédients notés aux dos des paquets, boîtes et sachets des multiples produits industriels.

Les additifs alimentaires, qui ont pour fonctions de conserver, émulsifier, stabiliser, colorer, corriger…

La majorité d’entre eux étant toxiques, ils provoquent des symptômes allergiques et digestifs, mais lorsqu’on dépasse la DAJ (dose admissible journalière), ils sont cancérigènes !

La DAJ ne devrait pas être atteinte dans le cadre d’une alimentation diversifiée dans laquelle viennent s’introduire, à dose modérée, les produits transformés de l’industrie agroalimentaire.

Mais pour la majorité des consommateurs, les produits transformés sont la base de l’alimentation quotidienne.

Il y a une inversion totale de l’usage qui en est fait ; alors qu’elle devrait être exceptionnelle, elle est devenue systématique.

La raison : la praticité ?

Non : l’addiction ! Et la destruction du « palais » ! En effet, la récurrence de cette consommation agit sur les papilles qui ne s’y retrouvent plus face à un produit simple.

Je m’explique : comment apprécier quelques carottes fraîchement râpées, ou des brocolis vapeur avec un filet d’huile d’olive, derrière l’ingestion d’un verre de soda au cola ?

Impossible, les papilles sont sursaturées des composants chimiques de la boisson, qui les rendent insensibles aux produits de base.