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Patrick Saint Germain, jeune périgourdin vivait dans le nord de la Dordogne. Avide de romans d’aventures, de voyages et de rencontres, fuyant la solitude, il décida de reprendre sa vie en main. Il préféra écourter sa scolarité et connaître le monde. Il partit découvrir notre belle planète durant trente ans. L’Afrique et l’Amérique du sud, le pays des amazones : dix femmes pour un seul homme. Il réalisa ses plus grands fantasmes érotiques avec les plus belles filles de la Terre. Mêlant amour et découverte des peuples et leurs cultures, comme les Dogons du Mali aux Kogis de la Sierra de Santa Marta en Colombie. Bravant les dangers, dans le désert du Sahara ou sur la mer, dans une frêle embarcation, comme le chat aux multiples vies, il échappa plus de dix fois à une mort certaine. Au travers d’une vie riche en découverte et en mystères, il côtoya les chamanes du Sénégal et ceux d’Amérique du sud.
Il trouva alors refuge dans la spiritualité et les médecines douces…
À PROPOS DE L'AUTEUR
Patrick Saint Germain est né et a vécu durant 23 ans au Briodet de Saint Estephe dans le nord de la Dordogne. À l’âge de 18 ans, il part sans se retourner. Il découvre pour la première fois un premier pays, le Maroc. Deux ans plus tard, un camarade de classe, un Sénégalais, l’invite pendant un mois à séjourner chez lui. Il ressent à ce moment-là l’appel de l’Afrique. Le goût du voyage sera le plus fort. Il y retournera pour y vivre un an. Plus tard, il décide de découvrir l’Amérique du Sud et les Caraïbes, ces peuples et son appétit pour les femmes. Il ne cessera de voyager entre mers et montagnes. À travers son récit, Il vous fera partager ses aventures extraordinaires.
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Seitenzahl: 288
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Patrick SAINT GERMAIN
Les Aventures Extraordinaires de Patrick Saint Germain
Roman
Cet ouvrage a été composé et imprimé en France par
www.libre2lire.fr – [email protected], Rue du Calvaire – 11600 ARAGON
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN papier : 978-2-38157-006-8ISBN Numérique : 978-2-38157-007-5Dépôt légal : Juin 2020
© Libre2Lire, 2020
Épris d’aventure, d’évasion, de voyages, de mystères, d’ésotérisme, de nouveaux paysages et de liberté, Patrick Saint Germain nous amène avec lui jusqu’au bout du Monde. Dans des décors de rêve, parfois arides et lunaires, sur des terres de soleil jusque-là inconnues, l’homme en proie aux conquêtes et aux grands espaces, côtoie des femmes aux corps d’ébène, des métisses latino-américaines, aux chevelures exubérantes, avides d’amour et de passion.
De nouvelles cultures voient le jour et lui redonnent tout simplement goût à la vie.
Avec son franc parlé, l’auteur, Patrick Saint Germain, nous emporte avec lui, tout le long de son autobiographie, au milieu d’une palette de mots ensoleillés, aussi colorée que très Rock N’roll. Dans un univers hors du commun se mêlent, exotisme, fantaisie, expériences, couleurs du voyage, érotisme, sensualité, spiritualité, surnaturel, les thèmes clés que l’écrivain autodidacte ne se lasse pas d’aborder à travers les aventures extraordinaires de son récit, qu’il vient ici partager avec le lecteur.
Je me suis laissée gagner et emporter par la curiosité, par l’envie de tourner les pages toujours plus loin.
L’âme voyageuse de l’auteur retrace à merveille le parcours atypique d’un globe-trotteur en quête de sensations fortes. On ne peut être indifférent à un tel voyage au bout du Monde !
Tia Bès
Le bonheur dans la vie d’un être humain, ne se doit pas forcément à des choses matérielles que la société lui donne, mais à un état de conscience qui lui vient du plus profond de son être, de l’intérieur de lui-même, de son âme, où toutes les réponses sur son existence, dans des vies passées, peuvent être consultées, en se connectant avec le subconscient par l’intermédiaire des rêves et des intuitions. Notre âme a vécu tellement d’expériences et est passée par tellement de chemins escarpés qu’il serait regrettable de ne pouvoir communiquer avec elle afin de résoudre tous ses mystères, sans faire l’effort de se concentrer, de méditer et de prendre conscience de notre existence. Nous avons la réponse à toutes ces questions ; toutes ces informations sont enregistrées à l’intérieur de nous-même. Nous sommes une source de savoir, il suffit de se connecter.
« Peut-être serions-nous les dieux que nous étions en train de chercher. »
Je peux dire que rien n’est fait au hasard dans la vie. Il y a toujours une vérité que nous devons essayer de comprendre dans chaque acte de notre existence. Nous allons parler de la vie et des voyages de Patrick Saint Germain, un être très spécial, avec une mission qui lui a été donnée ; très jeune sans savoir réellement pourquoi, il a été emmené à découvrir plusieurs continents qui lui ont permis de se retrouver lui-même. Il vécut une expérience atypique pendant que les honnêtes gens étaient imprégnés de concepts aliénants, comme ceux que nous trace notre système, déambulant de billebaude, comme un aventurier, comme un investigateur de phénomènes paranormaux, se délectant de mystères et de légendes. Amoureux de la vie, de la beauté, de la nature et des charmes des femmes, alimentant sans le savoir son enfant intérieur, d’une manière instinctive, il parcourait le Monde. Nous devons savoir interpréter les messages de nos guides, parfois par l’intermédiaire de personnes et de discussions, des mots que l’on entend quelquefois de la bouche d’autres gens croisés dans une ruelle ou assis à côté de nous dans un restaurant. Ceci peut s’appeler « canalisations ». Il se rendit compte très rapidement que quand les choses ne se réalisent pas après avoir insisté maintes et maintes fois, il vaut mieux trouver un autre projet. Cependant, si nous sommes dans une mission de vie et que tout s’enchaîne à merveille, il faut aller de l’avant sans se retourner. Nous sommes des aimants qui attirent des situations et des gens qui vibrent avec nos mêmes fréquences vibratoires. Ici se joue la dualité, entre le négatif et le positif :
« Si je vibre positif, c’est ce que je vais attirer que de bonnes et de belles choses. »
Patrick Saint Germain : ce sont toutes ses expériences, ses moments de douleurs, de plaisir, qui l’ont mûri avant l’heure. Tous ces événements ont été son université de la vie. Il n’a pas voulu être formaté par l’éducation qui pour lui était à l’opposé de son essence propre. Il a préféré laisser de côté les études assez tôt, parce qu’il ne se sentait pas motivé et n’arrivait pas à rentrer dans le moule. Il a été plus motivé par ce qu’il a appris dans son premier voyage en Afrique que par le fait d’obtenir un diplôme universitaire. Il a découvert plus de choses sur l’être humain, dans les sables du Sahara, avec les Touaregs et ses compagnons de voyage maliens et sénégalais que dans les cours de philosophie. Il a préféré profiter de la vie pendant sa jeunesse plutôt que d’attendre sa retraite, contrairement à ce que font les gens ordinaires. La vie se savoure en étant jeune. Notre société nous emmène vers des chemins trompeurs où beaucoup de personnes vivent du passé, préoccupées par le futur et ne se connectant pas avec le présent. C’est important de s’ouvrir à d’autres cultures, voir d’autres pays, d’autres formes de vie pour se rendre compte de ce que l’on est en train de vivre et ainsi valoriser la chance que nous avons d’exister. Patrick a voulu partager ses expériences avec ceux qui n’ont pas la chance de savourer la liberté ni même de pouvoir la toucher. Il a sûrement une étoile qui le protège énormément. Sa vie n’a tenu qu’à un fil à différentes reprises. Il a toujours eu une opportunité pour se sauver, comme une roche pour ne pas se noyer, une branche pour éviter le précipice, un pas pour éviter une balle, un poteau pour ne pas tomber d’un bateau en pleine nuit, une coupure à la gorge qui n’était pas suffisamment profonde. Il y a toujours eu cette étoile protectrice qui l’a sauvé de tant de dangers. Ne parlons pas de croyances, car depuis son jeune âge il a été élevé dans une famille très peu spirituelle, pour ne pas dire du tout. Il a souffert d’un manque d’amour comme beaucoup de gens de son époque. Il n’a jamais su qu’une puissante force intérieure l’accompagnait. Ce fut plus tard, à l’âge de trente ans, qu’il s’est remis en question quand un de ses amis lui a demandé comment il se situait au niveau spirituel. Il ne sut quoi lui répondre, et c’est à partir de ce moment-là qu’il a commencé à faire des recherches et à lire des livres de philosophie orientale de religion afin de découvrir tous les mystères du monde spirituel.
La vie est belle si nous analysons que l’espace est froid et hostile. Exister relève d’un miracle. Nous devons remercier chaque instant quand nous nous levons le matin et profiter d’un autre jour de vie plein de jouissance.
« Nous sommes tous connectés, entre nous biologiquement, avec la terre chimiquement, avec le reste de l’espace atomique » ce sont les phrases cultes de Carl Sagan. La réalité est toute autre, les êtres humains ont perdu leurs essences, où tout ce qui compte est de gagner de l’argent et de consommer le pétrole de notre Terre sans se demander si elle nous a donné la permission. Nous devons retrouver nos racines, suivre l’exemple de certaines tribus, pleines de mystères, et savoir en garder le secret. Patrick s’est donc rendu chez les Dogons du nord du Mali avec leurs secrets bien gardés et les Kogis de la Sierra de Santa Marta en Colombie, un peuple qui vit encore en harmonie avec la nature, et qui nous observe en voyant de quelle manière nous la détruisons. Nos ancêtres nous ont laissé une belle planète et nous nous acharnons à la détruire irrémédiablement, en consommant des énergies fossiles comme s’il n’y avait pas d’autres ressources. Prenons le cas de Nicolas Tesla, un scientifique d’origine serbe qui, arrivé en France et mal compris a émigré aux États-Unis où il a découvert l’énergie libre qui aurait pu être distribuée gratuitement à toute la planète. Ses travaux furent occultés par les lobbys du pétrole afin qu’ils s’enrichissent en toute impunité en contaminant la Terre entière. Tesla est mort tout seul, sans famille, dans une chambre d’hôtel à New York, lui qui avait conçu la première voiture électrique sans batterie et une quantité incroyable de brevets. Il nous laisse un message amer :
« Que l’être humain avide de pouvoir et de richesse soit prêt à tout sacrifier afin d’assouvir ses désirs » !
Nous rencontrerons ici un message pour toute l’humanité qui veut se connecter avec une autre forme de vie, une autre forme de vibration :
Aller à l’essentiel, sentir la nature et les choses simples que nous donne la vie.
Tout ce qui vient de notre cœur est pureté et souvent notre mental, notre cerveau nous met sur un mauvais chemin. Nous devons savoir prendre des risques, ne pas être en compétition avec les autres, arrêter de croire qu’il faut avoir un diplôme pour faire de belles choses dans la vie ou de croire que le fait de travailler dans un bureau est la chose la plus gratifiante qu’il puisse nous arriver. Apprenons à dire non quelques fois pour pouvoir garder notre identité.
Je ne suis pas en danger, si je n’ai pas peur
Si je n’ai pas peur, si je sais qui je suis
Si je suis réellement qui je suis
Je sais que je suis un être divin.
Moi, Patrick Saint Germain, je suis né en 1959 en France, dans un petit village du Périgord Vert, département de la Dordogne, un lieu privilégié qui se trouve à égale distance du Pôle Nord et de l’Équateur, traversé par le 45e parallèle. Ce lieu bénéficie d’un climat parfaitement tempéré, une terre bénie par la nature et d’une très grande fertilité. C’est une référence mondiale en gastronomie de par ses produits et ses grands cuisiniers de renoms, comme disait ma grand-mère, pour rester modeste, une femme de la campagne, au caractère rude et au cœur fondant comme ses pâtisseries. Dans cette région, les aliments avaient un autre goût, par rapport à d’autres endroits. Seul, un palais très développé pouvait faire la différence, tout comme le bonheur de cueillir des champignons ou des giroles, derrière la maison, sans parler de tous les légumes du jardin. Les paysans élevaient une grande quantité d’animaux de la ferme, dans la plus grande tradition régionale, et fabriquaient le foie gras, connu mondialement. Ils s’étaient rendu compte que les oies, pendant l’hiver, avaient le foie beaucoup plus gros, car elles emmagasinaient des graisses pour lutter contre le froid. Mes ancêtres étaient des gens qui vivaient de leurs récoltes et conservaient leurs réserves de nourriture en prévision de la saison froide. Ils fabriquaient leur propre pain. C’était un mode de vie que beaucoup de gens aimeraient bien retrouver. Il ne manquait pas de main d’œuvre à cette époque. Tout le monde mettait la main à la tâche, mais certains fuyaient la campagne, attirés par le mirage de la société moderne, où ils se perdaient, sur des chemins révélés toxiques pour tous, ainsi que pour la Planète. Cette région avait aussi sa part de mystères, étant donné la quantité de grottes et de châteaux soudés par le calcaire, donnant lieu à de belles constructions de tout type, du Médiéval à la Renaissance. Il y en avait partout et chacune avait sa part de mystères et de légendes, comme celle du « Pont de la Charelle », lieu, où est mort au Moyen Âge, le fiancé d’une belle villageoise, car celle-ci n’avait pas voulu succomber aux avances du Marquis (propriétaire de la terre et de la chair des hommes). Il avait tous les pouvoirs même celui d’abuser des jeunes filles. Ce fut dans un terrible combat que les deux hommes perdirent la vie sur le pont. La légende disait que le fiancé s’était transformé en une colombe qui trouva domicile sur le clocher de l’église et le Marquis devint un serpent qui hanta le pont à jamais. Cet endroit resta envoûté et de nombreuses personnes furent portées disparues. Je connus un homme qui passa sur le pont en moto et sans raison apparente perdit le contrôle et tomba dans l’eau. Il resta plusieurs heures ainsi, avant d’être secouru. Par la suite une grave infection lui fit perdre l’usage d’une de ses jambes, ce qui changea complètement le cours de son existence. Voilà pourquoi, les légendes avaient leur part de vérité et devaient être respectées. Dans cette belle région, depuis le Moyen Âge, les nobles et la bourgeoisie avaient élu domicile dans ces belles vallées arborées pour y construire de somptueuses demeures et de nombreux châteaux de tous les styles, grâce à cette pierre tendre et calcaire qui bordait les bords des rivières de la Dordogne et de la Vézère, la même qui donna refuge aux hommes préhistoriques, ceux de Cro-Magnon, véritable berceau de l’humanité. Ils surent laisser de magnifiques peintures rupestres dans certaines cavités, représentant des scènes de chasse et leur vie quotidienne. Une d’elles, la plus prestigieuse fut découverte en mille neuf cents, lorsque deux enfants avaient réussi à se glisser dans une cavité qui les mena directement dans la grande salle de la grotte. Près de quatorze mille ans après leurs prédécesseurs, ils furent surpris par le Réalisme, des dessins fraîchement peints. Derrière notre maison de famille, il y avait une formation rocheuse assez intéressante, car elle était très petite, à peine cinq cents mètres environ, assez pour donner naissance à un glacier. Mais la particularité qui attirait aujourd’hui bon nombre de touristes, c’était un rocher de plusieurs tonnes, en équilibre sur une dalle. Une seule personne pouvait faire bouger « le roc branlant ». Il fut sans aucun doute un lieu de cérémonie, à l’époque des druides et des chamans du début de notre ère, de Merlin l’enchanteur et du Roi Arthur. Autour de la maison, ce fut mon terrain de jeu, moi petit enfant de la campagne, gardien des bois enchantés. Bien souvent, je venais seul m’asseoir et entrais dans un état méditatif et des images m’apparaissaient. Les yeux fermés, je voyais des scènes de cap et d’épées qui se déroulaient devant moi, avec une sensation de rêves lucides et tout à coup je prenais peur et partais en courant rejoindre la maison, sans me retourner de peur d’être suivi. J’étais bercé depuis mon plus jeune âge, par les mystères de notre existence et les lieux pleins d’énergie, sans savoir le pourquoi de la chose. Une connexion avec les éléments terre et eau m’avaient ouvert l’esprit, une certaine curiosité sur notre existence, notre place dans le cosmos. C’est de là qu’était né, ce besoin d’aventure, celui de découvrir de belles choses. L’école avait été pour moi assez ennuyeuse. Je me délectais de romans d’aventures, de grands explorateurs des zones polaires, de voyages intergalactiques, dans des engins spatiaux. J’avais lu, Marcel Pagnol, Frison Roche, Jules Vernes, Nostradamus, Léonard de Vinci. Je devais à ma famille et à mon pays, toutes les belles choses que j’avais apprises, comme par exemple, la cuisine et la pâtisserie. Je pus expérimenter une grande quantité de recettes et connaître des produits exceptionnels que me donnait cette terre bénie, sous la supervision de ma mère et de ma grand-mère, qui m’avait appris la recette du civet de lièvre, le jour où je lui avais demandé de m’apprendre à cuisiner. J’avais à peine dix ans quand je me mis à jouer avec les fourneaux et les casseroles. Derrière notre maison, à une distance de deux cents mètres, nous pouvions trouver des cèpes. Quelquefois, ma mère disparaissait quelques minutes et revenait avec de gros spécimens, prêts à être cuisinés avec de l’ail et du persil. Je ne regrettais pas d’avoir passé mon enfance dans cet endroit, bien que j’aie des moments de grande solitude. Ce n’était pas facile pour un enfant d’être à la campagne, loin des autres camarades du même âge. Paraît-il qu’avant notre incarnation, nous choisissions notre famille d’adoption, afin de libérer des karmas. Alors, je n’avais pas à me plaindre, il fallait juste accepter la réalité. Dans cette solitude, je m’habituais à me concentrer sur moi-même, à méditer sans savoir réellement ce que je faisais. J’écoutais les chants des oiseaux et des insectes, les animaux qui jouaient à cache-cache avec moi, les odeurs des châtaigniers, des fougères, comme celles des cabanes laissées par un groupe de boy-scouts qui s’étaient installés avec l’autorisation de mes parents, dans notre bois. Le jour de leur départ, je m’approchais doucement pour voir s’ils étaient réellement partis. Il n’y avait plus aucun bruit et ce que j’avais découvert allait me marquer à jamais. Un village troglodyte ou celui d’une tribu d’indien, une quinzaine de cabanes couvertes de feuillage de châtaigner, des chemins balisés avec des pierres, un mirador, un espace avec une cheminée, furent mon terrain de jeu pendant une année entière, avant que la nature ne reprenne sa place, que toutes les feuilles ne disparaissent et que le bois ne soit petit à petit rongé par les insectes, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de leur passage, seulement un souvenir. Je me souvenais aussi, d’une voisine de mon âge. Nous avions découvert nos corps d’enfants, nos premiers baisers, notre odeur mélangée à celle des fougères.
C’est à l’âge de seize ans, qu’en compagnie de plusieurs compagnons, j’avais fait la rencontre d’un personnage mystique. Je l’avais vu arriver calmement sur la place de l’église. Il semblait perdu. Je remarquais son regard énigmatique. Je n’avais jamais vu jusqu’à présent, quelque chose de semblable. Il était vêtu de noir, de la même couleur que sa grande barbe, portait un collier en forme de pentagramme, mais paraissait assez jeune à la fois. Mes amis avaient pris peur et s’étaient discrètement écartés. Il s’adressa à moi. Au fil de la discussion, il me révéla être un voyageur du temps, un peu comme le comte de Saint-Germain. Ce que je pus comprendre, c’était que des extraterrestres l’avaient amené sur une de leurs bases en orbite, autour de la Terre et qu’il avait vu Jésus, Mathusalem et Moïse, et que leur mission était de surveiller l’humanité, que la race humaine avait été importée depuis une autre Planète et génétiquement modifiée. Je connus des années plus tard, une histoire similaire avec les Annunakis, les Sumériens que nous expliquaient, si bien Anton Parks que David Hykes. Normalement, comme mes compagnons, j’aurais dû partir en courant en écoutant une histoire pareille. Mais, j’avais été très intéressé par cette expérience et je m’étais rendu compte que j’étais ouvert à tous ces mystères ; peut-être pour avoir lu des livres de science-fiction, qui m’avaient permis de m’interroger sur nos origines, et la théorie de l’évolution de Darwin commençait à me causer des doutes. Voulait-il me donner un message, allais-je connaître moi aussi pareille expérience ? Tout ceci ne faisait que me donner encore plus envie de percer les mystères de l’inconnu, du paranormal, de l’inexplicable comme dans une série que je regardais enfant « la brigade des maléfices », avec l’inspecteur Pommier et son assistant en train de pourchasser les vampires et débusquer les fées. Je voyageais pas mal dans ma tête et je savais qu’un jour ce désir allait devenir réalité.
Quand j’eus dix-huit ans, je partis faire mon service militaire. Ce qui devait être douze mois de galère se révéla devenir des vacances organisées. Je partis, pas très loin de chez moi, dans la ville de Bordeaux, grâce à un voisin qui avait le même nom que moi et qui bénéficiait d’un piston, par l’intermédiaire de son équipe de football. Mais le destin était encore une fois de mon côté. Se trompant de nom, ils m’envoyèrent à sa place dans les bureaux de l’armée, avec plus de civils que de militaires. Au lieu de faire des marches forcées, j’assistais à des footings avec des militaires et des civils, et je ne participais même pas. Comme j’étais chauffeur, je préférais attendre au buffet. Au lieu de monter la garde la nuit, ce furent des fêtes à n’en plus finir, en ville, ou dans l’appartement d’un collègue, de la cité universitaire. Je me rendais à la caserne avec ma voiture qui était garée en permanence à l’entrée. Une fois, notre Général de division dit à un Colonel qui était assis à côté de lui dans la voiture, de me dire que je devais le saluer et lui ouvrir la portière, quand il montait dans le véhicule. Il était vrai que j’avais perdu l’habitude, car personne ne saluait personne, dans cette caserne. Alors quand nous partions dans d’autres villes transporter nos officiers, nous nous faisions engueuler tout le temps. J’avais un ami qui était chef des cuisines et bien souvent, nous allions lui demander de nous faire griller un steak, tard dans la nuit. Après être rentrés du centre-ville, un samedi matin, notre capitaine nous convoqua tous. Et encore une fois, nous arrivâmes en retard. Il se mit en colère et nous dit de disparaître. Alors, nous partîmes à la Dune du Pilat toute la journée. Nos soirées mémorables se déroulaient au vieux port, qui était à l’époque plus un coupe-gorge qu’un lieu touristique, tout le contraire de celui plus récent, où se mêlaient les prostituées, la pègre, les marins de toutes nationalités, bien souvent aussi ivres que nous. Nous évitions toujours la bagarre, comme la nuit où nous avions été poursuivis par les propriétaires d’un bar, rue Sainte-Catherine, car nous avions éventré le mobilier, pour je ne sais plus quelle raison. Nous avions un bureau, tout près de celui du Général de division. Un jour, je ramenais une eau-de-vie de prune de mon Périgord natal, un alcool de presque soixante degrés, qui devait se boire avec modération. Il ne tint le coup que quinze minutes. Une demi-heure après, notre responsable, un adjudant, apparut, ses yeux sortant de ses orbites. La seule chose qu’il put nous dire fut :
Ce fut dans un état déplorable que nous partîmes à bord d’un véhicule, dans le vieux Bordeaux, accrochés aux fenêtres en criant :
Une force inconnue devait nous protéger, car vu le nombre d’insultes et nos passages au feu rouge, il ne nous arriva rien. Un compagnon étudiant en droit avait son appartement dans la cité universitaire et nous faisions souvent la fête avec des étudiantes. Nous pouvions passer la nuit chez lui, avant de rejoindre la caserne. Lors d’une de ces soirées mémorables, je découvris la « Ouija ». Je n’avais jamais entendu parler de cela et je n’étais pas très enthousiaste de me connecter avec des esprits. Ça pouvait être dangereux de communiquer avec l’Au-delà. Nous nous étions assis, tous les quatre, autour de la table ronde du salon. Une petite lampe de chevet sur la table d’à côté, éclairait d’une lueur pâle, nos mines déconfites. L’un d’entre nous invoqua un parent disparu. Le contact se fit très rapidement. Puis, il y eut un bruit très fort dans le plafond, comme si quelque chose venait de tomber. Nous eûmes très peur. Nous nous regardâmes et au même instant, la fenêtre s’ouvrit dans un grand fracas et une ombre traversa la pièce, comme dans un film d’horreur. Nous criâmes tous et allumâmes la lumière immédiatement. Philippe qui avait invoqué l’esprit avait une marque rouge sur la joue, comme s’il avait reçu une claque. Le danger de cette pratique, c’était d’être possédé par l’esprit qui pouvait sévir, dans certains cas, jusqu’à la mort de sa victime. Je crus m’être sauvé cette fois ou peut-être pas, je n’en savais rien.
Dans cette ville, j’avais vécu une vie de citadin, pour la première fois et ça ne me déplaisait pas ; le contact avec les femmes, non plus. En tant que chauffeur, nous devions conduire souvent des employées de bureau, faire des courses en ville. Il devait bien y en avoir cent, dans notre corps d’armée ; comme la secrétaire du Général, une belle latine fougueuse, qui me choisissait souvent. Un jour, dans le bureau du Général, dans une petite dépendance, où des documents étaient rangés, cette femme me demanda de l’aider. Juché sur un escabeau, je fus surpris quand elle me manifesta son envie de me toucher les fesses, à moins de dix mètres du Général. Ça ne me déplut pas, mais je restais sans voix. Notre Général était notre protecteur. Lui, qui avait trois étoiles sur son uniforme, était aussi l’étoile protectrice qui brillait pour nous dans le ciel. Un jour, un nouvel officier arriva et voulut chambouler notre quotidien. Notre chef s’en rendit compte et rapidement l’information remonta. Il fut convoqué par le chef suprême et furieux lui dit :
Comme toutes les bonnes choses avaient une fin, il fallut un jour quitter cette belle famille qui était devenue la mienne, et aussi oublier mes camarades, notre adjudant, et certaines secrétaires qui étaient des sœurs pour moi. Je gardais un très bon souvenir de cette expérience, contrairement à la plupart des appelés qui se sentaient mal et étaient contents de repartir. Moi, même si j’étais triste, cela ne voulait pas dire que j’aurais aimé m’engager dans l’armée. Pas du tout, j’étais trop indépendant pour ça. Mais, je ne supportais pas l’autorité. Alors que s’était-il passé, comment avais-je pu transformer une chose apparemment négative aux yeux de tout le monde, en quelque chose de positif ? Avec quelle magie, avais-je pu prendre la place d’un autre sans même y avoir pensé ?
À cette époque, j’avais beaucoup d’amis (es), ceux des boîtes de nuit, pour faire la fête comme disait un chanteur très connu, qui nous avait quittés en grande pompe. Nous sortions chaque fin de semaine. Tout paraissait facile, l’argent coulait à flots, il y avait du travail à revendre. Je vivais très affairé à découvrir ce monde de plaisir avec mes yeux d’adolescent. Ce fut vraiment quand j’avais commencé à me sociabiliser avec les autres, que ce qu’il m’avait manqué durant mon enfance naquit et me fut rétribué au quintuple. Mes premiers amours se multipliaient chaque fin de semaine à un rythme effréné. Mon sport favori, fut de séduire les jeunes filles sur les pistes de danse, moi qui n’avais jamais été un grand danseur. Les slows m’avaient sauvé la mise. C’était très facile et excitant de les embrasser, de sentir leurs cheveux qui sentaient bon le shampoing. Quelquefois, la soirée se terminait dans ma confortable voiture, achetée à cet effet. Il y avait trois types de garçons, ceux qui venaient regarder, ceux qui buvaient et cherchaient la bagarre, et moi le romantique !
Une nuit, à deux heures du matin, chez ma mère, chez qui j’habitais encore, quelqu’un frappa à la porte. Elle s’était levée horrifiée, sans savoir qui pouvait demander de l’aide à cette heure aussi tardive. Elle essaya d’ouvrir le plus rapidement possible, les yeux engourdis par le sommeil, quand tout à coup, elle découvrit son fils aîné, un personnage original, qui ressemblait à un gaulois, de par sa rudesse, les cheveux jusqu’à la ceinture, une grande barbe et une casquette en cuir. Quel tableau ! Je me levais vite, pour ne pas en rater une miette. Cela faisait trois ans qu’il était parti vivre au Venezuela, après une déception amoureuse. Son épouse, une belle Marocaine, était partie avec son meilleur ami. Quand on avait une belle femme, pour la garder, il valait mieux ne pas avoir d’amis. Il avait erré de droite à gauche un certain temps, avait même abandonné son travail et la ville de Marseille, où ils vivaient, pour soulager son immense douleur. C’était une amie à lui, une autre Marocaine, mais mariée à un Vénézuélien qui l’avait invité à passer quelque temps dans ce pays magnifique qui était à son apogée au niveau économique, le pétrole y coulant à flot. Il était donc parti pour changer de vie, sans beaucoup d’espoir de revenir en France. Il s’était retrouvé dans une ville sans âme qui croulait sous une chaleur intense. Rapidement, on lui indiqua où aller chercher fortune, sur la côte orientale du pays, dans la ville de Cumaná, au bord de la mer des Caraïbes, baignée par des vents alizés. Là, où régnaient le calme et la gaîté d’une population, propre à certaines villes du pays, chez un Français expatrié lui aussi, qui était en train de monter un restaurant. Les deux hommes avaient de nombreux points en commun et étaient devenus amis rapidement, sans aucune relation de subordination. Ils s’étaient même associés. L’établissement était devenu un site à la mode pendant quelques années, où se rencontraient la bourgeoisie et les intellectuels, lors de fêtes mémorables qui n’en finissaient pas, jour après jour. Dans une insouciance totale, leurs vies n’étaient plus que plaisir et business. Jusqu’au jour, où tout s’était effondré. Tout le monde faisait comme bon lui semblait, certains se servaient dans la caisse et les dettes commençaient à s’accumuler petit à petit, et l’argent à manquer. Les belles femmes qui les accompagnaient partaient en même temps que la clientèle. Le petit groupe de Français qui s’était formé avait littéralement explosé. Chacun avait une vie et une histoire différente.
Il m’avait mis l’eau à la bouche avec ses histoires de pirates des Caraïbes. Je ne demandais qu’à repartir au plus vite, d’autant plus qu’il m’avait ramené, un film super-huit sur leurs vies en mer. Il m’invita à partir avec lui, mais avant, je devais terminer une formation à la chambre de commerce de Périgueux et trouver de l’argent pour financer cette expédition. C’était l’époque du reggae et de Bob Marley, mon prophète. J’avais soif de soleil, de tropiques et de cocotiers. Tout s’annonçait comme je me l’étais imaginé. Nous pouvions programmer notre futur par la visualisation. Il suffisait d’avoir une énergie positive, une vie saine sans trop de soucis et d’imaginer ce qui nous était le plus cher, et le but que nous voulions atteindre ; tout cela facilement, avec une visualisation créative. Cela pouvait paraître farfelu mais ça marchait. Toute ma vie j’allais être amené à appliquer cette technique.
