Les émois dans tous ses états - Xavier Danier - E-Book

Les émois dans tous ses états E-Book

Xavier Danier

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Beschreibung

Un recueil de poésies. Des années 1970 aux années 2000. Des émotions, de la tendresse, du rêve, de l'érotisme... Du loufoque d'une jeunesse qui se cherche. De l'émotion, de la naissance d'un amour à la douleur de la séparation, en traversant le doute ou l'exaltation ! Point de sonnets ni de pieds dogmatiques, seul le verbe et le chant qui s'en dégagent comptent ici.

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Seitenzahl: 54

Veröffentlichungsjahr: 2019

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A toutes les femmes qui fascinent et fascineront éternellement les hommes par leur seul sourire...

Retrouvez Xavier Danier sur Facebook :

https://www.facebook.com/xavier.danier.1

Des poésies de ce qui a été et de ce qui aurait pu être...

La plupart écrites lors de mes déplacements professionnels en imaginant l’assouvissement de mes fantasmes d'absolu.

La Femme dépositaire de nos émotions nourrit ces lignes et ces rimes en devenant ma maîtresse platonique. Je l'aime cette muse !

Je lui donne souvent un prénom à cette maîtresse, plusieurs prénoms par ailleurs selon les époques, ceux-là qui ressemblent à l'idée que je me fais de la femme idéale...

J'ai aimé ces personnages de fiction... d'un amour au delà de la raison !

Des instants à suivre maintenant, où dans ma solitude j'emmène l'une et l'autre dans mon délire amoureux...

Xavier Danier

Quelques poèmes épars... Un peu loufoques en œuvres de jeunesse. Puis plus intimes...

Sommaire

Je suis dégueulasse !

Mon arbre

Le vent dans le cèdre

Enfants

Il attend

La mort du poète

A vous les femmes

Le Baba Bête

Un Fréjus dans le cœur

Moi vouloir

Pourquoi ?

Acrostiche

Regrets

Fruit défendu

Balade

Sophie !

Chagrin

Anatomie

Florinha

Framboise

D'amour las

Le rossignol

Dans ma bouche

L'émotion

Le rayon vert

Par un soir de vent sur un coin de rivage

Je marie ton nom

Capitaine, Oh Capitaine

Je Tu Il... Nous

La Foi égarée

La vague ensablée

Ondine

Du St-Hubert au Veillon

Ton nom

La fiancée d'un soir

L'insondable féminité

Alpages

Le chant de l'amant

Tout laisser de côté

L'amour est une morsure

L'amour créateur

L'art

Mon bel amour

L'effondrement

L'amour confiant

Mariamour !

Composition à l'asiatique

J'imagine

Les infidèles

Flânerie

Le gris dans le cœur

Combien j'aimerais

La lune

Pour un Ave Maria

Saisir l'amour qui vient

L'éclipse

Ose le dire !

Les quatre saisons

De pied en cap

Linas 01/12/69

En réaction aux événements violents au Vietnam, au Tibet et au Moyen-Orient.

Je suis dégueulasse !

Pour qui ces pleurs ?

Pourquoi ces gens qui meurent ?

Ne suis-je pas ici pour vivre le bonheur ?

Partout où je vais, je ne rencontre que le malheur.

Pourquoi n'ai-je pas souffert avec eux ?

Pourtant enfant je vivais heureux !

J'ai faim, j'ai froid, j'ai soif...

Qui pourrait m'entendre puisqu'on ne veut pas m'écouter !

Je suis trop loin et pourtant tout à coté.

Ouvre tes yeux et regarde !

Aie la volonté de voir et tu verras !

Tu ne veux pas voir, tu ne veux pas regarder...

Que Dieu me garde, on se retrouvera !

« J'ai faim, j'ai froid, j'ai soif !

- Ta gueule, tu n'as pas le droit de parler.

- De quel droit ?

- Tu n'as que le droit de crever ! »

Crève de faim, crève de froid, crève de soif.

Mais ne le dis pas car on pourrait t'entendre...

Linas 12/02/70

Mon arbre...

Hier j'ai vu un arbre. Il était grand, il était vieux...

Comme il faisait chaud, je me suis assis sous son ombrage.

Peu à peu je m'assoupis. Et je fis un rêve...

« Bonjour me dit une grosse voix affaiblie par l'âge.

Tu es bien le seul qui soit venu profiter de mon maigre feuillage. D'habitude on profite de mes branches pour y accrocher quelques pendus.

- Quoi, c'est toi le chêne de la ballade ! Tu es encore beau et vaillant pour ton âge.

- Ne m'admire pas tant car je suis à plaindre. Tous ceux qui sont venus avant de perdre la vie m'ont maudit. Je n'ai qu'un usage, celui de faire mourir avant l'âge.

Demain encore un autre me maudira... »

Je me réveillai le soleil couchant et descendis à la ville.

Comme j'avais faim et pas d'argent, je volai la bourse d'un passant.

De cette bourse j'en mangeai tout son pesant.

Hélas, le volé était un méchant !

On m'arrêta, on me jugea...

« Tu seras pendu ! »

De mon cachot je voyais mon arbre sur la colline.

Il était grand, il était triste.

A l'aube on m'emmena là-haut sur la colline.

J'arrivai près de mon arbre...

Mais on ne pouvait plus me pendre car il s'était pendu...

Paris Fac Psy 01/04/1988

A propos d'une jeune femme admirablement jolie, assise en face de moi dans le RER... Égyptienne, Palestinienne, Iranienne, Libanaise, Syrienne ?

Le vent dans le cèdre...

Cèdre, reçois la caresse du vent,

Comme le souffle fleurant d'un été qui vient...

Celui qui embrasse l'azur,

Celui qui frise ta ramure,

Celle qui rend l'âme si pure.

Laisse-moi envelopper de mon haleine

Ta peau caramel et vêtir ton envie...

Couvrir ta nudité, couvrir tes printemps

D'un rien de folie,

Couvrir d'une vague de plaisir

Le berceau de tes désirs, la douceur de ton être.

Cèdre reçois la caresse du temps,

Celui qui passe ou s'installe

Dans le cœur frémissant,

Reçois ma caresse inattendue

Dans notre fuite en avant...

Cèdre reçois la caresse d'un enfant

Qui pour un moment éphémère

Cherche le sein quiet de la bonne terre...

Cèdre reçois la caresse d'un amant... qui passe !

Marseille-Orly dans l'Airbus AIR INTER 01/12/89

Enfants

Jour de pluie, les enfants ennuient.

Jour de soleil, les enfants émerveillent.

Un Picou né tard dans la nuit.

Un Bidouille qui a bon sommeil.

Une Pistouille à patins à roulettes.

C'est chouette d'avoir une nénette !

Jour tout blanc, les enfants embêtants.

Jour tout noir, les enfants espoir.

Le premier arrive avant son temps.

Le deuxième reste au dortoir.

La troisième pète un sourire.

Une petite nana, quel plaisir !

Jour de rien, petits vauriens.

Jour de tout, petits roudoudous.

L'un joue au petit malin,

L'autre au grand méchant loup,

Et la dernière à se faire peur.

Une petite sœur, quel bonheur !

Jour de Pâques, Papa craque.

Jour de Noël, Maman belle.

La benjamine se dandine.

Le puîné fait des pieds de nez

A l'aîné qui répond tac au tac.

Où sont les comptines de nos veillées ?

Jour de fête, vive la galette.

Jour de l'An, encore un printemps.

L'herbe pousse et jeunesse se passe.

La vie si douce en tendresse valse

Autour de notre chœur d'amours.

Et tournera jusqu'à la fin du jour.

Aéroport Marseille Marignane 01/12/89

Il attend...

Sur la jetée, face à la mer

Il s'est assis au pied du mur,

Ce mur horizontal au goût de sel