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Pierre-Jean André décide, de façon humoristique et sans retenue, d'aborder l'un de ses thèmes de prédilection : la politique. Pour son quatrième ouvrage, il choisit une fable, forme rare au XIXe siècle : étonnant mélange de faits historiques précis et d'actualité.
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Seitenzahl: 29
Veröffentlichungsjahr: 2017
Du même auteur
Révolution 2068, Claret-Production, 2004
Élections 2012, Mode d’emploi, Arjo Production, 2011
Charlie Hebdo, Martyrs ou kamikazes ?, ONEC Conseil, 2015
Prologue
Premier épisode
Chapitre 1 : Le premier mandat…
Chapitre 2 : Sept ans après…
Deuxième épisode
Chapitre 1 : L’homme
Chapitre 2 : Moi Président
Chapitre 3 : Le pays des deux mondes
À l’Assemblée
Dans la rue
Chapitre 4 : Le règne
Les frondeurs
L’apôtre : p.
Les nuits debout
Les syndicats
Chapitre 5 : L’écologie
La grâce
Chapitre 6 : Emmanuel
Le menu du jour J
Et après ?
Il était une fois,
Dans la Gaule romaine,
Deux puissants seigneurs,
Nommés respectivement
François de Jarnac et François de Tulle,
Qui sévissaient cyniquement
Sur le peuple de France
Pendant les années troubles
De la fin du XXe
Et du début du XXIe siècle.
François de Jarnac
Était au jeu d’échecs
Ce que François de Tulle
Était au jeu de dames.
L’un fin renard rusé, calculateur,
L’autre d’un naturel séducteur.
Ils décidèrent l’un après l’autre,
De hisser ce vieux pays, la France,
Au premier rang des déserts intellectuels,
Pour redonner au peuple
Le statut flamboyant d’esclave.
Avec les années,
Ils s’affairèrent aussi
À réduire l’activité économique,
En steppe industrielle,
Pour sauver l’ouvrier
De l’enfer du bien-être.
Enfin, ils assurèrent le développement
D’une caste gloutonne
Labellisée « sécurité de l’emploi »
Rapidement incontrôlable
Sous l’emprise d’une épidémie
De burn-out
Contractée lors de la grande
Vaccination nationale aux 35 heures.
Rien de bien grave,
Selon Martine, professeur de Lille et
Spécialiste du temps libre.
Il s’agit des effets secondaires reconnus
du RTT/Rejet du Temps de Travail.
À la fin de leur règne,
Nos deux rois trébucheront
Sur leurs tapis de mensonges,
Entraînant avec eux
L’illusion et l’espoir
D’une idéologie salvatrice
Pour un monde meilleur
Et plus juste.
Mais revenons sur notre doyen.
François Ier de Jarnac dit le Monarque,
Est un vieux briscard de la République.
Avant de devenir roi,
Il siégeait sur les bancs
De l’assemblée des dissipés,
Profitant d’une France attardée, cloisonnée,
Coupée des réalités,
Peuplée de veaux, de moutons
Et de lapins de garenne,
Au fin fond de l’Europe.
Maître François avait compris
Les failles des partis pris.
En créant sa propre enseigne,
Il triait sur le volet
Les esclaves, les soumis,
Les fidèles à sa cause.
Tous inférieurs à ses yeux,
Il jactait d’une ville à l’autre
Au rythme régulier et sans fin
D’idées populistes.
Le lavage de cerveau plagié
Dans l’histoire de la charité chrétienne,
Enrobé de Laïcité,
Inspiré d’obédiences maçonniques,
S’enracine peu à peu
Dans cette nouvelle gauche molle
Des années soixante-dix.
Il arrive même à convaincre
Les plus rouges des idées
En leur promettant de siéger
En marge d’une assemblée.
Mais lorsque Maître François de Jarnac
Accède aux manettes du pouvoir,
Il est le premier de La lignée des Énigmatiques.
Il navigue à vue dans les eaux troubles
Des idées politiques imparfaites.
Il va de bâbord à tribord
Au sein du palais royal élyséen.
Une grappe de jeunes vassaux
L’entourent en protecteurs,
Ou plutôt de petits fusibles
Jetables à la première surchauffe.
Sa garde rapprochée
Aux couleurs de métaux précieux
Sévit dans la somptueuse caravelle
Nommée Bercy et livrée pour la cause.
Ce glouton paquebot,
Aux soixante-dix mille galériens,
Est toutefois équipé
D’une gourmande pompe à fric,
Rivalisant avec le mammouth
De la rue de Grenelle,
Mais dont le torchon
