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Dalida, eternal diva, tragic heroine This play explores her life through the men who loved, supported, or betrayed her: Lucien Morisse, Luigi Tenco, Richard Chanfray, François Naudy, as well as her friends and artistic patrons. A polyphony of voices, popular choruses, and ghosts intertwine to tell the story of a woman engaged in social struggles - defense of the homosexual cause, fight against AIDS, hymns of peace- yet profoundly desperate in her intimate life. Between glory and solitude, between light and darkness, Dalida chooses her destiny. A modern tragedy, where the stage becomes a mirror, and where collective memory merges with personal confession: "Life is unbearable to me. Forgive me."
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Seitenzahl: 151
Veröffentlichungsjahr: 2026
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Table des matières
1933-1987. Prologue : Dalida, naissance d’un destin
1987. Épilogue – Montmartre, statue, mémoire
Acte I : Les hommes autour de Dalida
1944–1945. Scène 1 : Le père brisé
1954–1987. Scène 2 : Les hommes autour d’elle
1956-1960. Scène 3 : Bambino et les parrains
1956–1986. Scène 4 : Des robes pour conquérir des hommes
1960–1980. Scène 5 : Entre paillettes et solitude
1961-1962. Scène 6 : Mariage et triomphe
1961. Scène 7 : Lucien Morisse, l’amour impossible
1967. Scène 8 : Luigi Tenco, Sanremo 1967
1967. Scène 9 : Sanremo, janvier 1967
1968. Scène 10 : Du tragique aux récompenses
1970s. Scène11 : La naissance de la diva tragique
1970s. Scène 12 : L’ashram et la voix
1973. Scène 13 : La cicatrice en tatouage
1973. Scène dramatique : Studio, 1973
1973. Scène 14 : Paroles… Paroles… et Gigi l’amoroso
1980-1981. Scène 15 : Le Palais des Sports et le diamant
1981.– Scène 16 : François Mitterrand, Élysée 1981
1983. Scène 17 : Paris, 1983 – Richard Chanfray
1983. Scène 17 bis : Richard Chanfray, Paris 1983
1987–1996. Scène parallèle 18 : Les hommes politiques et médiatiques autour de Dalida
1987. Scène dramatique 19 – Rue d’Orchampt, 1987
1987. Scène 20 : La mort aux trousses
1987. Scène 20 bis : L’amour à mort
1987. Scène 21: La vie m’est insupportable
Était-ce possible de la sauver ?
1987. Scène 22 : Ciao ciao Dalida
1988–1992. Scène parallèle 23 : Les hommes de la musique autour de Dalida
1988–1996. Scène 24 : Les hommes autour du mystère Dalida
1988–1996. Scène 24 bis : Le mystère Dalida
1990s. Scène 25 : Les hommes face au silence de Dalida
1992. Scène 26 : Sacrée soirée, 1992
1992 (fictif). Scène 27 : Herbie Hancock, Carnegie Hall
2022. Scène 28 : Ardisson ressuscite Dalida
Réserve Acte I : Les hommes autour de Dalida
1954. Scène 1 : Paris, 1954
1955. Scène 2 : Merci à Alfred
1956. Scène 3 : Les Numéros 1 de demain
1970–1980s. Scène 4 : La maison des hommes
1980s. Scène dramatique 5 – Dalida et la politique
Scène 6 : Dalida et Mitterrand
1981s. Dalida et Mitterrand
1981. Scène 7 : La folie Mitterrand
1981–2007. Scène 8 : Dalida sur Seine
1981–1987. Scène 9 : Uchronie – Dalida et la politique protectrice
Les torts causés par la politique
1983. Scène 10 : Les P’tits Mots
1987. Scène 11 : Le Temps d’aimer
Scène 12 : Les hommes de sa vie
Les hommes de Dalida
Les hommes de Dalida – constellation dramatique
Les hommes comme contre-chants
Scène du doute
Pourquoi Dalida s’est fait du mal avec ses hommes ?
Scène polyphonique – Les hommes autour d’elle
Acte II : Combats
1970s. Scène 1 : Elle aurait dû être star de cinéma
1970s. Cycle : Dalida, voix des combats
1977. Scène 2 : Salma ya salama
1980s. Scène 3 : Les radios libres
Scène complémentaire – Après l’émission
1967–2007. Scène 4 : Dalida, icône des gays
Scène parallèle – Dalida, icône des gays
1980s. Scène 5 : Pour ne pas vivre seul
1986. Scène 6 : Il ne fallait pas jouer ce film…
Héritage
Acte III. Dalida, adorée et méprisée
Scène 1 : Les cinq mythes
Scène dramatique 2 : Un petit mythe
Scène dramatique 3 : De Bambino à tragédienne
Cycle : Les cinq mythes de Dalida
Dalida l’Orientale
Dalida Disco Queen
Scène dramatique 4 : Orientale et Disco Queen
Scène 5 : Prestige et ringardise
Scène hommage 6 : Dalida, l’Égyptienne
Épilogue choral : L’Égyptienne de France
Acte IV : Orlando-Dalida
Scène 1 : Mémoire ou argent
2023. Scène : Quand l’argent fait le bonheur
1987. Scène 2 : Orlando et le mystère
1990s. Scène 3 : Orlando, gardien de la mémoire
2017. Scène 4 : Orlando, stratège de la mémoire
1990–2022. Scène 5 : Séparer Yolanda de Dalida
1990–2020. Scène 6 : Le contrat rouge
1997. Scène 7 : Dalida, tralala et trémolos
1997. Scène parallèle – Réception critique du documentaire
1997. Scène 8 : Les Années Orlando
1990s. Scène 9 : La légende en devenir
2012. Scène 10 : Dalida, l’hommage des « bambinos »
2012. Scène 11 : Dalida, star éternelle grâce à Orlando
2022. Scène 12 : Orlando, gardien de l’éternité
2022. Scène 13 : Dalida au présent
2023. Scène 14 : Le frère de Dalida
Annexes
Résumé
Note d’intention
Cinq mots clés
Quatrième de couverture
Structure de la pièce
1940. Prologue
1987. Épilogue
Autre architecture proposée
Musiques libres de droits pour accompagner
Crédits photographiques
Costumes pour une troupe modeste
Références d’inspiration
Remerciements
FICHE TECHNIQUE – Pièce Dalida, tragédie polyphonique
Résumé / Synopsis
Structure / Structure
Musiques libres de droits / Royalty-free music
Crédits photographiques / Photographic credits
Costumes / Costumes
Références / References
Cinq mots clés / Five keywords
Note de mise en scène / Director’s Note
Indications de jeu / Acting directions
Lumière / Lighting
Musique / Music
Costumes / Costumes
Rythme / Rhythm
Chœurs / Choruses
Conclusion / Conclusion
Appel aux troupes et festivals / Call to troupes and festivals
Table des matières
Hyères, 17 novembre 2025. Contact : [email protected]
Date et lieu
Date scénique
: Nuit intemporelle, entre 1933 (naissance au Caire) et 1987 (mort à Paris).
Lieu scénique
: Un espace symbolique partagé entre deux pôles :
Le Caire
et
Paris
.
* Personnages
Narrateur collectif
(peut être joué par 2 ou 3 comédiens, voix polyphoniques).
Dalida enfant (Iolanda)
: silhouette ou jeune actrice, muette, traversant la scène.
Dalida adulte
: apparition lumineuse, sans paroles, comme une icône.
Chœur populaire
: troupe entière, représentant le public, les spectateurs, les témoins de son destin.
* Décor
Côté gauche
: évocation du Caire (palmiers stylisés, lumière chaude, tissus colorés).
Côté droit
: Paris nocturne (lampadaire, affiche de cabaret, rideau noir et doré).
Centre
: un miroir ou un cadre vide, symbole de la scène et de la mémoire.
* Musique et ambiance
Entrée sur une
musique napolitaine
(référence à
Guaglione
), qui se fond ensuite dans une chanson française (
Bambino
).
Transition vers une tonalité plus grave, annonçant le destin tragique.
* Mise en scène
Ouverture
:
Le chœur entre lentement, disposé en demi-cercle.
Le narrateur collectif prend la parole, en alternance, comme une polyphonie.
Texte dit par le narrateur collectif
(adapté du texte Wikipédia, condensé et scénique) :
Iolanda Cristina Gigliotti, née au Caire en 1933,
devenue Dalida, chanteuse et actrice française,
figure immense de la chanson,
aimée dans toutes les langues, dans tous les pays.
Elle a chanté plus de sept cents chansons,
elle a traversé les modes, les styles, les époques.
Mais derrière les lumières, derrière les sourires,
il y eut les drames, les absences, les hommes,
et une fin tragique, à Paris, en 1987.
Ce soir, nous ne raconterons pas toute sa vie.
Nous regarderons seulement les hommes qui l’ont entourée,
aimée, blessée, façonnée.
À travers eux, nous chercherons Dalida.
À travers elle, nous chercherons nous-mêmes.
Gestes
:
Dalida enfant traverse la scène, tenant une petite couronne de concours de beauté.
Dalida adulte apparaît en fond, éclairée par un projecteur, immobile, comme une statue vivante.
Le chœur se tourne vers elle à la fin du texte, en silence.
Clôture du prologue
:
Musique s’éteint doucement.
Noir.
* Source d’inspiration
Texte adapté de
Wikipédia – Dalida
(consulté en novembre 2025).
* Ce prologue sert à installer le cadre : une vie immense, une figure tragique, et l’angle choisi pour la pièce — les hommes de Dalida.
* Lieu : Cimetière de Montmartre, devant la statue d’Aslan.
* Personnages :
Dalida (voix fantôme, lumineuse).
Orlando (frère, gardien de mémoire).
Chœur populaire (spectateurs, anonymes).
Chœur artistique (couturiers, chanteurs, pairs).
Chœur critique (journalistes, biographes).
* Mise en scène
(La statue d’Aslan est éclairée d’une lumière blanche. Les chœurs se rassemblent autour.)
Chœur populaire : « Nous venons encore, déposer des fleurs, chanter ses refrains. »
Chœur artistique : « Elle fut élégance, elle fut voix, elle fut lumière. »
Chœur critique : « Dalida, héroïne tragique, mémoire éternelle. »
(Orlando s’avance, voix fraternelle.)Orlando : « Je suis resté. Je veille. Elle vit encore dans vos cœurs. »
(La voix de Dalida s’élève, ultime, douce et grave.)Dalida : « J’ai aimé. J’ai chanté. J’ai souffert. Mais je demeure. »
(Les chœurs se superposent, polyphonie finale.)Tous : « Dalida ! Dalida ! Dalida ! »
(Silence. La statue reste seule, baignée de lumière intemporelle.)
Noir.
* Sens dramaturgique
Montmartre
devient le théâtre ultime, lieu de mémoire et de pèlerinage.
Orlando
incarne la fidélité et la transmission.
Les chœurs
réunissent peuple, artistes et critiques : polyphonie collective.
Dalida fantôme
conclut : elle n’est plus sauvée par les hommes, mais par la mémoire universelle.
Dalida a sombré dans la dépression à cause d’une succession de drames intimes : plusieurs de ses compagnons se sont suicidés, elle a vécu un avortement qui l’a rendue stérile, et son immense célébrité l’a enfermée dans une solitude écrasante. Ces blessures répétées ont nourri un mal-être profond qui l’a poursuivie toute sa vie.
Les suicides de ses compagnons
:
Luigi Tenco, chanteur italien, se donne la mort en 1967 après le festival de Sanremo. Dalida découvre son corps.
Plus tard, Richard Chanfray (dit « le comte de Saint-Germain ») se suicide en 1983.
D’autres hommes proches d’elle, comme Mike Brant, meurent tragiquement. → Ces pertes répétées ont créé un sentiment de fatalité et de culpabilité chez elle.
L’avortement et la stérilité
: En 1967, enceinte d’un étudiant de 18 ans, elle avorte en Italie. L’opération la rend stérile. Elle vit dès lors avec la douleur de ne jamais pouvoir avoir d’enfant.
La solitude derrière la gloire
: Malgré 170 millions de disques vendus, Dalida se sent isolée. Les projecteurs et la célébrité accentuent son sentiment d’incompréhension et de vide3.
Un rapport complexe à la scène
: Elle chante
Mourir sur scène
comme une prophétie. La scène est son refuge mais aussi le lieu où elle exprime son désir de disparaître.
Comment intégrer cela dans une scène dramatique
Pour une troupe populaire, il est essentiel de montrer les hommes de sa vie comme des miroirs de ses blessures :
Luigi Tenco
: scène de Sanremo, loge silencieuse, Dalida découvrant le corps.
Richard Chanfray
: appartement parisien, ambiance disco qui s’éteint brutalement.
Orlando
: frère protecteur, mais témoin impuissant de ses nuits de souffrance.
Les hommes politiques et médiatiques
(Mitterrand, Sevran, Guazzini) : ils l’honorent, mais ne peuvent combler son vide intérieur.
Le chœur peut incarner la voix de la société, qui célèbre ses succès tout en ignorant ses blessures. Dalida, au centre, oscille entre lumière et obscurité, entre gloire et solitude.
Lieu : Maison familiale du Caire, 1944–1945.
Personnages :
Le Père (violoniste, revenu du camp).
La Mère (figure protectrice).
Iolanda (enfant, future Dalida).
Chœur (voix de mémoire).
Décor :
Une pièce sombre, violon posé sur une chaise.
Fenêtre entrouverte sur la chaleur du Caire.
Mise en scène :
(Le père entre, silhouette amaigrie, tenant sa tête.)Père : « Les migraines… ma carrière… tout est gâché. »
(Il s’assoit, le violon reste muet. La mère le regarde, inquiète. Iolanda se cache derrière elle.)
Mère : « Tu es revenu, mais la guerre t’a brisé. »
(Le père se lève brusquement, instable, voix dure.)Père : « Silence ! Je ne veux plus entendre de musique. »
(Iolanda tremble, traumatisée. Le chœur s’élève, voix graves.)Chœur : « L’enfant subit la violence. La mémoire s’imprime. »
(Un an plus tard, le père s’effondre. La mère pleure. Iolanda s’approche du violon, le touche du bout des doigts.)
Iolanda : « Père, tu es parti. Mais ta musique, je la porterai. »
Noir.
* Cette scène montre la traumatisation fondatrice de Dalida : un père revenu brisé, instable, violent, puis disparu trop tôt. Elle porte dès l’enfance la mémoire d’une musique interrompue, qui deviendra sa propre voix.
* Lieu : Plateau nu, décor minimaliste.
* Date scénique : 1954–1987, condensés en une seule soirée.
* Personnages :
Dalida (au centre, silhouette lumineuse).
Lucien Morisse (patron d’Europe 1, mari bref).
Richard Chanfray (amant fantasque, alias comte de Saint-Germain).
Bruno Coquatrix (patron de l’Olympia).
Orlando (frère, directeur artistique).
Chœur populaire (fans, voix de la mémoire).
* Décor :
Un micro au centre.
Autour, des chaises vides occupées tour à tour par les hommes.
Lumière changeante : dorée pour les succès, sombre pour les drames.
* Mise en scène :
(Dalida chante quelques notes de Bambino. Lucien Morisse s’avance.) Morisse : « Je t’ai lancée, je t’ai épousée. Mais je n’ai pas su rester. » (Il s’efface dans l’ombre.)
(Richard Chanfray surgit, flamboyant.)Chanfray : « Je voulais briller, mais je n’ai trouvé que le vide. » (Il disparaît, laissant une odeur de gaz imaginaire.)
(Bruno Coquatrix s’avance, carnet en main.)Coquatrix : « Tu étais mon étoile à l’Olympia. Mais les paillettes ne suffisent pas à remplir une maison vide. »
(Orlando s’approche, prend la main de Dalida.)Orlando : « Je suis ton frère, ton gardien. Mais je ne peux pas être l’homme que tu espérais. »
(Le chœur s’élève, polyphonie douce.)Chœur : « Trois amours disparus… une femme sans enfant… une vie ravagée. »
(Dalida baisse la tête, murmure.)Dalida : « Vous m’avez tous laissée seule. »
(Silence. Le chœur reprend en écho. Noir.)
* Cette scène montre que les hommes de Dalida — Morisse, Chanfray, Coquatrix, Orlando — ont chacun joué un rôle décisif : ils l’ont portée, exploitée, aimée, accompagnée… mais aucun n’a pu lui offrir l’équilibre qu’elle cherchait.
* Repères historiques
1956
: Dalida enregistre
Bambino
, qui devient un immense succès en France.
1957
: Elle est invitée à l’Olympia, consacrée par le public et soutenue par Lucien Morisse (Europe 1) qui orchestre sa carrière.
Fin des années 1950
: Elle croise Charles Aznavour et Gilbert Bécaud, figures déjà établies, qui l’accueillent dans le cercle des grandes vedettes.
1960
: Norman Granz, impresario américain (fondateur de Jazz at the Philharmonic, manager d’Ella Fitzgerald), s’intéresse à elle pour une ouverture vers les États-Unis, notamment New York.
* Interprétation scénique
La scène se déroule donc entre 1956 et 1960, avec un point focal en 1957 :
Studios d’Europe 1
→ Lucien Morisse lance Dalida sur les ondes.
Olympia (1957)
→ Elle triomphe avec
Bambino
, entourée des “parrains” de la chanson française.
New York (1960)
→ L’ouverture internationale, grâce à Norman Granz, marque l’élargissement de son horizon.
* Lieu : Studios d’Europe 1, puis Olympia, puis New York.
Personnages :
Dalida (jeune chanteuse en ascension).
Lucien Morisse (directeur d’Europe 1, stratège).
Charles Aznavour (artiste confirmé).
Gilbert Bécaud (vedette flamboyante).
Norman Granz (imprésario américain).
Chœur populaire (public français et américain).
Mise en scène :
(Lucien Morisse entre, excitée, brandissant une partition.)Morisse : « J’ai trouvé ton titre ! Bambino. On l’enregistre cette nuit. Demain, il passera toutes les heures à l’antenne. »
(Dalida chante Bambino. Le chœur populaire s’élève, voix enthousiastes.)Chœur : « Bambino ! Bambino ! Numéro 1 des ventes ! »
(Quelques semaines plus tard, Olympia. Charles Aznavour la regarde depuis les coulisses.)Aznavour : « Tu es jeune, mais tu tiens la scène. Tu seras bientôt vedette. »
(Gilbert Bécaud, énergique, la prend sous son aile.)Bécaud : « Tu es ma vedette américaine. Le public t’adoptera. »
(Dalida voyage aux États-Unis. Norman Granz s’avance, contrat en main.)Granz : « Quinze ans à Hollywood. Tu seras star internationale. »
(Dalida hésite, puis refuse.)Dalida : « Non. Ma voix appartient à la France. »
(Le chœur américain murmure, déçu. Le chœur français s’élève, triomphant.)Chœur : « Dalida ! Notre Bambino, notre star. »
Noir.
* Cette scène montre la constellation masculine qui entoure Dalida : Morisse qui orchestre son premier grand succès, Aznavour et Bécaud qui l’introduisent à l’Olympia, Granz qui lui offre Hollywood. Elle choisit de rester en France, affirmant son identité culturelle.
* Lieu : Palais Galliera, exposition des robes de Dalida.
* Date scénique : 2017, mais traversée par les souvenirs des années 1956–1986.
Personnages :
Dalida (figure centrale, voix fantôme).
Luigi Tenco (chanteur italien, amour tragique).
Lucien Morisse (patron d’Europe 1, mari bref).
Richard Chanfray (comte de Saint-Germain, amant flamboyant).
Alain Delon (ami, partenaire de
Paroles, paroles
).
François Mitterrand (ombre politique).
Orlando (frère, gardien des robes).
Chœur populaire (visiteurs, fans, touristes).
Décor :
Robes exposées sous verre : bustier rouge de Dessès, longues robes austères de Balmain, costumes disco de Fresnay.
Écrans diffusant ses chansons.
Les hommes apparaissent tour à tour, chacun lié à une robe.
Mise en scène :
(Dalida, voix fantôme, s’élève dans la salle.)Dalida : « J’ai gardé toutes mes robes. Elles sont mes secondes peaux. Elles disent mes conquêtes, mes blessures. »
(Luigi Tenco s’avance, silhouette fragile. Derrière lui, robe longue de Balmain.)Tenco : « Ciao amore, ciao… Tu voulais me sauver. Mais je suis parti. »
(Lucien Morisse apparaît, carnet en main. Derrière lui, robe bustier rouge de Dessès.)Morisse : « Je t’ai lancée, épousée, puis abandonnée. La gloire n’a pas suffi. »
(Richard Chanfray surgit, flamboyant. Derrière lui, costume disco rose de meneuse de revue.)Chanfray : « Je voulais briller. Mais je n’ai trouvé que le gaz et la nuit. »
(Alain Delon s’avance, sourire complice. Derrière lui, robe fluide de Loris Azzaro.)Delon : « Paroles, paroles… Je t’ai offert l’amitié, mais pas l’amour que tu cherchais. »
(Mitterrand apparaît, silhouette sombre. Derrière lui, tailleur de Jitrois.)Mitterrand : « Tu étais une étoile. Mais la politique n’a pas su te protéger. »
(Orlando s’avance, ferme les vitrines.)Orlando : « J’ai gardé chaque robe, chaque accessoire. Pour que vous la voyiez encore. »
(Le chœur s’élève, polyphonie des visiteurs.)Chœur : « Des hommes pour conquérir des hommes… Mais aucun n’a su la sauver. »
(Dalida, voix fantôme, dernier mot.)Dalida : « La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi. »
Noir.
* Cette scène montre que les robes de Dalida ne sont pas seulement des costumes : elles incarnent ses relations avec les hommes, ses conquêtes et ses drames. Chaque tenue est liée à un homme, et ensemble ils composent la tragédie de sa vie.
Lieu : Plateau nu, un micro seul au centre.
Date scénique : 2005, mais la scène rejoue les années 1960–1980.
* Personnages :
