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“Fondée en 1927, la Légion de l’Archange Michel, plus connue en Europe occidentale sous le nom de Garde de Fer, reste un phénomène insuffisamment étudié ou systématiquement calomnié. Elle a pourtant marqué en profondeur l’histoire contemporaine de la Roumanie. Extrêmement original, plongeant ses racines dans des traditions archaïques intégrées à ce que Mircea Eliade a appelé le “christianisme cosmique” des Roumains, le phénomène légionnaire attira dans les années trente une partie importante de l’élite intellectuelle roumaine, notamment le philosophe Nae Ionescu (1890-1940), l’historien des religions et romancier Mircea Eliade (1907-1986), le moraliste Emil Cioran (né en 1911) et le philosophe Constantin Noica (1909-1987). Membres actifs ou simples sympathisants, ces quatre intellectuels dont deux ont acquis une célébrité mondiale soutinrent ou côtoyèrent l’action de la Garde de Fer. Les pièces de l’engagement légionnaire de chacun d’eux sont versées ici, formant ainsi un dossier très documenté, rempli de textes inédits en français. Une longue introduction du traducteur, une chronologie et une bibliographie complémentaire achèvent de faire de ce livre un indispensable outil de référence pour mieux comprendre tout un pan de l’histoire des idées au vingtième siècle”.(“Vouloir”, n. 109-113, oct.-déc. 1993)
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Veröffentlichungsjahr: 2013
Claudio Mutti
LES PLUMES
DE
L’ARCHANGE
Quatre intellectuels roumains face à la
Garde de Fer : Nae Ionescu, Mircea Eliade,
Emil Cioran, Constantin Noica Traduit de l’italien
par
Claudio Mutti,LES PLUMES DE L’ARCHANGE
Traduit de l’italien par Philippe Baillet
La présente version électronique, qui reproduit l’édition publiée en 1994 par les Éditions Hérode, à été réalisée par Nur-Art.net
© Edizioni all’insegna del Veltro, Parma, 2013
En couverture
DU MÊME AUTEUR
Le Symbolisme dans la fable. Les racines méta-historiques des contes de fées, Guy Trédaniel-Editions de la Maisnie, 1979
Symbolisme et art sacré en Italie. Du baptistère de Parme aux peintres hermétistes de la Renaissance, Archè, 1980
Introduction à l’œuvre de Werner Sombart, Éditions Hérode, Chalon-sur-Saône, 1993
Nietzsche et l’Islam, Éditions Hérode, Chalon-sur-Saône, 1994
La grande influence de René Guénon en Roumanie, suivi de Julius Evola en Europe de l’Est
NOTE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE SUR L’AUTEUR DE CE LIVRE
Claudio Mutti est né en 1946. Au milieu des années soixante, il adhère à la section italienne du Mouvement «Jeune Europe» fondé par le Belge Jean Thiriart, devenant rapidement l’un des responsables de cette section et collaborant à la revue du Mouvement, La Nazione Europea. Sous l’influence de l’œuvre de Julius Evola, il se tourne vers l’étude des doctrines traditionnelles d’Orient et d’Occident.
À l’Université, il mène de front des études de Lettres classiques et Littérature hongroise. De 1970 à 1974, il enseigne à l’Institut de Philologie finno-ougrienne et de Langue et Littérature hongroises de l’université de Bologne. Présenté dans la grande presse comme l’un des principaux théoriciens et activistes de la «droite radicale», Claudio Mutti est arrêté et incarcéré en 1974. Les autorités de l’université de Bologne ne demandent pas le renouvellement de son poste, arrivé à échéance. Plus tard, Claudio Mutti remporte un concours pour un poste d’enseignant à l’Institut de Culture Italienne (Bucarest). À la suite d’une nouvelle campagne de presse et d’une interpellation parlementaire du sénateur communiste Antonello Trombadori (“Est-il possible de charger un fasciste de la représentation de la culture italienne à l’extérieur?”), les résultats du concours sont purement et simplement annulés. Claudio Mutti sera de nouveau arrêté et incarcéré en 1979 et 1980. Il est chaque fois acquitté, mais voit sa carrière universitaire très sérieusement compromise. C’est ainsi que, depuis treize ans, toutes ses tentatives pour être réintégré dans l’Université ont échoué.
Claudio Mutti est sans doute le meilleur connaisseur européen non-roumain du phénomène légionnaire. On lui doit de très nombreuses traductions de textes légionnaires, dont par exemple : Corneliu Z. Codreanu, Pentru legionari (tr. it. : Guardia di Ferro, Ar, Padoue, 1973); id., Carticica sefului de cuib (tr. it. : Il capo di cuib, Ar, Padoue, 1974); id., Circulari si manifeste (tr. it. : Circolari e manifesti, All’insegna del Veltro, Parme, 1980); Ion Mota, Cranii de lemn (tr. it. : L’uomo nuovo, Ar, Padoue, 1978).
Claudio Mutti est l’auteur d’une série d’études sur les contenus «méta-historiques» du folklore roumain, hongrois et ouraloaltaïque, dont certaines ont été traduites en français (cf. la page «Du même auteur»), ainsi que sur l’art sacré en Italie à la fin du Moyen Age et pendant la Renaissance. La plupart dé ces dernières études ont, elles aussi, été traduites en français (cf. «Du même auteur»).
Très intéressé par les néoplatoniciens, il a publié des éditions critiques (traduction, introduction et notes) de textes de Porphyre (Discorso contro i cristiani, Ar, Padoue, 1977), Salluste (Sugli dei e il mondo, Ar, Padoue, 1978) et Plutarque (Sulla E di Delfi, All’insegna del Veltro, Parme, 1981).
Claudio Mutti a fondé en 1978 les éditions «All’insegna del Veltro», dont il est toujours le directeur.
ÉCLIPSE ET RETOUR DE LA TRADITION.
AUTOUR DU MOUVEMENT LÉGIONNAIRE ROUMAIN
Juste avant et juste après la fin de l’ubuesque dictature stalinienne de Nicolae Ceausescu, on a pu lire dans la presse française des articles consacrés à l’histoire de la Roumanie au xxe siècle. Il y était parfois fait référence à un phénomène politico-religieux qui a profondément marqué cette histoire, de la fin des années vingt à 1945 et même au-delà (en fait, jusqu’à nos jours) : la Légion de l’archange Michel, plus souvent désignée en Europe occidentale sous le nom de Garde de Fer, et aussi de Mouvement légionnaire roumain.
Encore très mal connu en France, le phénomène légionnaire a pourtant suscité, notamment en Italie et aux États-Unis, un nombre assez important d’études, comme le lecteur pourra le constater en lisant notre préface, l’étude de Claudio Mutti et la bibliographie complémentaire établie par nous-même à la fin de ce livre. Le cas de la France est, sous ce rapport, plutôt paradoxal, quand on sait qu’une partie importante des émigrés roumains est venue s’installer, après 1945, dans notre pays, et que celui-ci est, avec les Etats-Unis et, surtout, l’Espagne, l’un de ceux qui ont accueilli le plus grand nombre de militants légionnaires.
Aujourd’hui encore, le lecteur français désireux de s’informer mais qui ne connaît pas le roumain - qui n’a donc pas accès aux nombreuses publications des milieux légionnaires de l’exil-, est obligé de se reporter à deux livres très datés. Nous voulons parler de celui des frères Tharaud, auteurs à succès des années trente et infatigables polygraphes. Bien informé sur le plan documentaire et historique, leur ouvrage n’en est pas moins très journalistique, donc superficiel. Il est en outre imprégné d’une forme d’antisémitisme particulièrement pénible, l’antisémitisme ricanant, narquois et satisfait, qui semble avoir été une spécialité française de la première moitié du xxe siècle. Le second est un petit livre écrit par un membre du Mouvement franciste de Marcel Bucard; apologétique mais non médiocre, ce livre ne saurait cependant être comparé à certaines études de caractère historique et sociologique parues à l’étranger.
Lesen Sie weiter in der vollständigen Ausgabe!
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