Les porteurs de lumières - David Szlatala - E-Book

Les porteurs de lumières E-Book

David Szlatala

0,0

Beschreibung

Le père François offre l'hospitalité à Jean et Milli surpris par un orage. Il partage avec eux le repas et découvre leur rêves d'aventure à une époque riche d'innovations. Ce que le prêtre a du mal à concevoir. Cependant Jean garde constament près de lui une mystérieuse sacoche de cuir. Quand l'abbé tente d'en savoir plus, l'aventurier lui propose contre une grosse somme d'argent de devenir le gardien de son secret. Jean reviendrait récupérer la sacoche en des temps meileurs. vingt et un an plus tard, Jean tient sa promesse et revient au village. Mais bien des choses ont changé...

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 72

Veröffentlichungsjahr: 2015

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Du même auteur

Le secret des Dieux

La Chymère

Le vrai trésor du curé de Rennes le château

Remerciements :

Un grand merci à tous ceux qui ont encouragé ce projet :

Merci José, à qui je dois ce diable portant à bout de bras le monde ainsi que le frontispice.

À ma fille Andréa

"N’ayez pas peur !

Ouvrez les frontières des états, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement"

Karol Wojtyla.

Sommaire

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 1

Assis sur un banc, un homme contemple les étoiles dorées scintillant dans le ciel bleu roi qui habille l'abside de l'édifice.

La lumière tamisée par le grand vitrail enchante le lieu en cette fin d'après midi de Mars. On peut y voir la patronne de cette église oindre les pieds du seigneur à l'aide de ses longs cheveux roux dénoués. Ce signe distinctif ainsi que sa nudité veulent rappeler son repentir pour s'être laissée posséder par les sept démons.

Il est seul, devant l'autel orné d'un bas relief la représentant agenouillée dans sa robe d'or.

Les mains jointes, elle prie.

Elle a quelque chose de fascinant, empreinte de mysticisme.

N'est elle pas celle qui renferme le plus de mystères dans les évangiles canoniques ? Souvent confondue avec Marie de Béthanie, Marie Madeleine semble avoir été le premier témoin de la résurrection du maître, mais aussi la compagne du seigneur qu'il embrassait sur la bouche. Assis dévotement près de la sainte, tel un de ces moines guerriers qui jadis protégèrent la terre de ses ancêtres, il n'ose comme eux mettre un genou à terre, les deux mains sur le pommeau de son épée afin de la vénérer pleinement.

Il imaginait au travers d'une vision romantique et assez naïve, son arrivée aux Saintes Maries de la mer à bord d'un frêle esquif. L'embarcation ballottée par les vagues échouait sur une plage de sable blanc, bordée par une eau turquoise parsemée d'écume. L'équipage fatigué par cet interminable voyage foulait la nouvelle terre d'accueil en remerciant Dieu de les avoir épargnés.

Laissant derrière eux le dernier souvenir de leur terre natale se transformer en vestige, ils allaient amorcer une nouvelle légende traditionnelle en Provence.

Des bruits de pas le tirèrent de sa réflexion.

La faible lumière à l'intérieur de l'église renforce cette idée d'être dans un endroit irréel et peu rassurant.

La couleur pastel des murs dépourvus de décoration devraient pourtant conférer à cette maison de Dieu une douceur bienheureuse.

Les pas se rapprochent, une main se pose sur son épaule. Une voix profonde et rauque lui dit :

- Je vais bientôt fermer, mais vous avez encore quelques minutes devant vous.

Puis l'individu à la silhouette carrée, disparaît en ouvrant une porte, invisible au premier coup d'oeil sur le côté droit de la travée.

L'homme se lève dans un silence presque religieux.

Mais l'espace entre deux bancs étant comme toujours trop étroit dans une église, le bout de sa chaussure s'accroche au repose pied qui est à sa droite. Il trébuche et doit rétablir son équilibre au prix d'un claquement de pied sur le sol. Le "Nom de Dieu" qu'il lâche lui fait écho jusque dans le chœur. Presque comme un mauvais élève, il se dirige honteux vers la sortie. Dehors le ciel s'est assombri tel un mauvais présage. Il relève le col de sa veste, saisi par les bourrasques du vent qui vient de se lever.

Sur le pas de la porte, les gouttes de pluie qui commencent à tomber cinglent son visage. Derrière lui déjà, la silhouette qu'il a entrevue dans l'église, referme sur elle la porte et introduit une grosse clé à l'intérieur de la serrure. Dans un cliquetis métallique, elle fait jouer le mécanisme. En scellant ainsi la maison du seigneur, elle le pousse un peu plus vers la nuit qui est en train de tomber.

Chapitre 2

- Vous avez tout l'air d'une brebis égarée.

L'étranger n'a pas le temps de lui répondre. Leurs regards semblent attirés par l'ombre qui se tient à l'autre bout de l'allée menant à l'entrée de l'église. Un ange aux cheveux blonds et à la silhouette harmonieusement cintrée dans une robe blanche à corsage, vient à leur rencontre d'un pas décidé. Bravant la colère du ciel ; l'apparition sous son parapluie ; semble sortir de nulle part.

Le prêtre est au comble de la surprise lorsque l'ange se met à parler à son voisin d'une voix douce et mélodieuse.

- Jean, tout va bien? Venez vous mettre à l'abri vous allez être trempé.

- Heu mon père, je vous présente Milli, ma fiancée. Nous faisons actuellement le tour de l'Europe. Par erreur nous avons suivi le chemin menant à ce village, qui est fort charmant d'ailleurs. Milli a eu alors une soudaine envie d'admirer la vue donnant sur la vallée, depuis le promontoire qui se trouve un peu plus haut, au bout de la rue. Quant à moi en l'attendant, j'ai trouvé refuge dans votre église. Mais je manque à tous mes devoirs. Je me présente, monsieur Jean.

- Ah! C'est donc vous l'étranger avec un léger accent germanique dont tout le village parle !

Le prêtre crut lire une certaine inquiétude sur le visage de l'inconnu, qui était devenu soudain d'une pâleur effrayante.

- Soyez donc mes hôtes pour la soirée, en attendant que les auspices vous soient plus clémentes demain. Vous aurez ainsi tout le loisir de me narrer vos aventures.

Sans attendre leur réponse, le serviteur de Dieu entraîne ses invités vers le presbytère, une vieille bâtisse accolée à l'église. Le groupe emprunte un chemin de gravillons, évitant ainsi de piétiner dans la mare de boue qui s'était formée devant l'édifice à cause de la pluie qui redoublait maintenant de violence.

L'entrée donne sur un couloir assez large qui aboutit à un escalier en colimaçon menant au premier étage.

A gauche, se trouve la cuisine. Une marmite en fonte mijote, suspendue par une chaîne au dessus du feu de la cheminée. Une odeur réconfortante de viande et de vin s'en échappe. En son centre trône une table ronde en bois, garnie de couverts et d'assiettes de porcelaine dure de couleur blanche ; décorées finement de motifs bleu ciel.

- vous attendiez quelques invités mon père ?

Un grondement semblant venir des profondeurs de la terre fait trembler les murs de la maison.

- la foudre n'est pas tombée loin cette fois-ci mes amis. Mais entrez donc.

Laissez moi vous débarrasser de votre parapluie ma chère et installez vous confortablement. Pardonnez par avance ma maladresse mais Marie ma servante, est allée rendre visite à ses parents. Nous sommes donc seuls ce soir. Auparavant, elle a eu la bonté de me préparer un bœuf aux pruneaux dont vous me direz des nouvelles. C'est pour sûr une excellente cuisinière.

L'étranger devint soudain mal à l'aise serrant fort contre lui une pochette de cuir.

Désirez vous boire quelque chose ?

- Heu ma foi oui, si le breuvage est d'ici. Nous apprécions beaucoup les découvertes culinaires.

- Alors j'ai ce qu'il vous faut.

L'abbé se retourne et se dirige vers le mur adjacent à celui de la cheminée. Sans effort, Il fait coulisser vers la gauche l'un des panneaux de planches reliées entre elles par deux linteaux en croix. Ses invités découvrent alors une réserve abritant quelques tonnelets de vin ainsi que trois ou quatre caisses en bois. Il se saisit de l'une d'elle, assez lourde semble-t-il pour lui arracher un grognement. Il en sort deux bouteilles, les considère d'un œil satisfait et les pose sur la table.

- On vient de me livrer, j'aurais de quoi tenir un siège" lâche-t-il avec un petit sourire malicieux. Tout en tentant de déboucher l'une des bouteilles, il se lance dans un discours passionné.

- À une trentaine de kilomètres de là, vers la fin du seizième siècle, les moines d'une abbaye bénédictine ont découvert le procédé de transformation du vin blanc en vin effervescent.

La blanquette (c'est son nom) signifie littéralement "petite tâche blanche" dans la langue du cru, car celle-ci est présente sur le bout des feuilles de la vigne de son cépage: "le Mauzac". Lorsque il est mélangé avec dix pour cent de Chardonnay, on obtient un mousseux brut.

Après un petit "poc" contenu qui laisse admiratif son auditoire, il verse le liquide doré dans les coupes qui se trouvent devant lui.