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Tristan est invité au mariage de sa meilleure amie en Espagne, tout y est magnifique, le lieu de réception est complètement wahooou !
Mais Tristan n’a pas trop envie de faire la fête, il n’aime pas les mariages et encore moins lorsqu’il est célibataire. Mais c’était avant qu’il ne s’aperçoive que les témoins du marié étaient trop sexy et hyper bandant !
Il ne les lâchera pas du regard pendant toute la cérémonie, il devrait se tenir pourtant, Emilie ne serait pas super contente si elle savait qu’il voulait se taper le frère et le cousin de son mari.
Le mariage a désormais une toute autre saveur lorsque Tristan sait qu’il est désormais en chasse de Marc, 35 ans et frère du marié ainsi que Julian, 22 ans le petit cousin du marié… sur lequel va-t-il jeter son dévolu ? Faut-il vraiment faire un choix ?
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Veröffentlichungsjahr: 2020
Les Témoins du Marié
Stephen Lapointe
Tu verras, ça va être complètement dingue comme cérémonie !
C'est ce que venait de me dire Émilie lorsque l'avion a décollé. Il était tôt, j'étais très mal réveillé, mais je ne me remettais pas en cause ce qu'elle disait : un mariage, surtout celui de sa meilleure amie, forcément que ça va être quelque chose de fou.
J'avais participé à l'élaboration des plans de table, j'avais conseillé certains plats, ou donné mon avis sur la tenue des demoiselles d'honneur, et j'estimais moi-même avoir fait du bon travail.
Son mari, Carles, étant espagnol, voulait que le mariage ait lieu dans son pays natal, tout près du village où il avait grandi. Alors, dans ce vol direction le soleil, il y avait beaucoup de monde que je connaissais : de la famille, des amis, de vagues connaissances.
À terme, l'entourage de Émilie était devenu le mien tant nous étions proches, et ce depuis toujours, puisque nous nous connaissions depuis nos premières années à l'école.
C'était une vraie amitié qui a survécu à de longs séjours à l'étranger, une grosse dispute il y a dix ans et à de nombreuses cuites.
Et voilà qu'on volait maintenant vers le lieu de la réception pour préparer les salles, les repas, les jardins autour : le cadre était tellement luxueux qu'on se serait crus dans un conte de fées.
Elle m'avait montré des photos de l'endroit, et je devais bien admettre que c'était radieux. Nous allions logé à l'hôtel, et comme ça allait être le mariage de l'année, je ne m'étais pas privé de louer une grande chambre avec une belle vue, dans le lotissement à côté de la salle.
Quelques pas à me faire, et j'allais pouvoir vite me retrouver dans ma chambre ; et je suis sûr que même bourré, j'en serais capable.
Finalement, j'étais très heureux pour elle, même si une part de moi, très infime, demeurait jalouse de tant de bonheur. Ce n'était pas quelque chose que je connaissais, surtout depuis quelques mois où je multipliais les conquêtes et espoirs de conquêtes sans que rien de sérieux n'aboutisse.
Je voulais moi aussi m'endormir dans les bras d'un mec baraqué qui me tiendrait fort, ou rire avec lui, ou sortir avec lui, ou faire l'amour tout le temps. J'adore les mariages, surtout quand les personnes qui vont s'unir sont aussi proches, mais il y a un je ne sais quoi d'un peu triste à devoir y aller tout seul. Et comme je n'avais personne à emmener avec moi, c'était plus simple d'y aller seul. Pendant que je somnolais au-dessus des Pyrénées, je me disais que, peut-être, j'avais une chance de rencontrer quelqu'un là-bas. Si j'avais su ce qui allait arriver par la suite...
L'avion s'est posé sur le territoire espagnol, nous avons récupéré les valises avant de prendre la voiture de location pour rejoindre le lieu de la réception.
Derrière nous se trouvaient d'autres proches qui eux aussi roulaient en direction de l'endroit indiqué sur le GPS. Je partageais l'habitacle avec ma meilleure amie, sa sœur et le copain de celle-ci. Le marié avait pour mission de n'arriver que le lendemain, avec ses deux témoins : Émilie avait vivement insisté pour s'occuper de tout elle-même, Carles étant vraiment maladroit dans tout ce qu'il faisait.
Et le fait qu'il ne soit pas dans nos pattes nous arrangeait pas mal. Nous avons donc pu nous installer tranquillement avant de commencer à tout préparer, et ça commençait à devenir juste niveau timing.
Une partie de la famille du marié était venue nous prêter main forte, mais ça ne suffisait pas, car il y avait toujours quelque chose à faire en plus : laver les chaises à l'extérieur (cette idée des mariages d'été...), organiser les bouquets, préparer la piste de danse pour l'ouverture du bal. Dans vingt-quatre ils seraient mariés, et il restait encore beaucoup de travail.
Cela m'évitait déjà de penser que j'avais me retrouver seul dans ma chambre ce soir, et c'était une bonne chose d'avoir l'esprit occupé.
Émilie ne savait plus où donner de la tête, et j'essayais de la relaxer le plus possible, en le déchargeant de petites taches qu'elle n'avait pas besoin d'accomplir. Après tout, nous étions beaucoup autour d'elle.
Je te jure Tristan, ce mariage va me tuer !
Je pouvais voir la détresse dans son visage, et elle avait clairement besoin de se reposer. Lorsque le soir est arrivé, nous avons dîné au restaurant, payé par la famille de Carles. Il y avait pas mal de bruit, de monde, et on pouvait sentir sur mon visage que j'étais vraiment fatigué.
Émilie l'était aussi, alors, en nous excusant, nous avons pris la direction de nos chambres respectives, et après un gros câlin de réconfort, nous nous sommes vite couchés.
Pour ma part, je n'ai pas pu m'endormir tout de suite, et je suppose qu'il en était de même pour elle. Je ne faisais que me retourner dans mon lit, et ce jusqu'à trois heures du matin, pour une raison que j'ai mis du temps à accepter : j'avais envie de baiser.
C'était furieux comme pulsion, et je n'avais aucun moyen de l'assouvir : et pourquoi pas inviter un coup d'un soir dans l'hôtel où ma meilleure amie s'apprête à se marier tant qu'on y était ?
Je me suis donc contenté de me branler fort, très fort, à en foutre partout sur mon torse, en pensant à l'inconnu qui viendrait se glisser derrière moi pour me tenir fort, glisser son sexe puissant en moi, avant de me labourer le cul. J'étais très versatile comme garçon : prendre ou être pris m'importait peu finalement, du moment que j'arrive à jouir le plus possible de la situation.
Et puis, cela me permettait aussi d'avoir un plus large choix de partenaire. Se restreindre à une seule préférence sexuelle était castrateur, du moins était-ce mon avis.
Après cette masturbation et surtout après avoir récupéré du bout du doigt la semence qui parcourait mon ventre et mon torse, j'ai enfin réussi à m'endormir, et il était bien temps, car c'était une grosse journée qui nous attendait le lendemain.
Quelques heures après, le visage encore embrouillé de sommeil, j'avais pour mission d'aller accueillir le marié et de le conduire directement dans sa chambre pour qu'il se prépare pour l'église.
Les deux amoureux avaient déjà signé à la mairie, en France, et il fallait maintenant qu'ils s'unissent sous le regard de Dieu (ce que je trouvais finalement discutable, mais mon avis importait peu sur ce sujet).
Le plan allait se dérouler comme suit : Carles arriverait à l'autel le premier, puis Émilie viendrait en tenue, la plus belle de toutes, et lui serait sous le choc de la voir si sublime – pendant que je serais sur le premier banc, à faire semblant de réciter les psaumes que l'on devait chanter à l'unisson.
Alors, tandis que j'attendais patiemment devant la grande grille que le taxi amène le marié, je me suis rendu compte qu'il n'allait pas arriver seul, puisqu'il manquait ses deux témoins.
