9,99 €
Cet ouvrage est le produit d'une rencontre entre ces deux hommes fondée sur la reconnaissance du grand talent du peintre. François Rieux a donné la parole à ses pinceaux. Jean-Claude Millet est venu ajouter le verbe à l'image dans une démarche de médiation entre le peintre et sa peinture, entre la peinture et le public et entre la peinture et l'histoire. Dans ce livre, le sort de Marie Durand et les représentations faites par François Rieux sont abordées sous l'angle symbolique, de manière à accéder à la dimension universelle de sa résistance. Celle-ci appelle à s'opposer à tous les enfermement dans des murs réels ou virtuels mettant en cause la liberté de conscience.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2021
Nous remercions la municipalité de Montélimar d’avoir accepté d’accueillir la première exposition de l’œuvre de François Rieux consacrée à Marie Durand.
Nous la remercions au nom des artistes, mais aussi au nom de la Culture dont parlait André Malraux en inaugurant une Maison de la Culture en 1966 :
« Le temps vide, c’est le monde moderne. Mais ce qu’on a appelé le loisir, c’est-à-dire un temps qui doit être rempli par ce qui amuse, est exactement ce qu’il faut pour ne rien comprendre aux problèmes qui se posent à nous. Bien entendu, il convient que les gens s’amusent, et bien entendu que l’on joue ici même ce qui peut amuser tout le monde, nous en serons tous ravis. Mais le problème que notre civilisation nous pose n’est pas du tout celui de l’amusement, c’est que jusqu’alors, la signification de la vie était donnée par les grandes religions, et plus tard, par l’espoir que la science remplacerait les grandes religions, alors qu’aujourd’hui il n’y a plus de signification de l’homme et il n’y a plus de signification du monde, et si le mot culture a un sens, il est ce qui répond au visage qu’à un être humain quand il y regarde ce qui sera son visage de mort. La culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. »
Préface
Les dragonnades
L’arrestation
Quand Marie Durand est au centre de la toile
Quand Dieu est au centre de la toile
Quand la mort est au centre de la toile
Quand le peuple est au centre de la toile
Quand l’artiste est au centre de la toile
Marie Parle aux prisonnières
La tour de Constance du dénuement
De la musique
La foi et l’espérance
La folie
La force de la fragilité
La fragilité s’impose à toute humanité
La prière
Le peintre est lui-même au centre de la toile
Le portrait officiel
De l’importance de la lecture
Résister aux maux qui sont gravés
Résister aux maux qui sont gravés
Résister jusqu’au bout
Bibliographie
Dans la même collection
François Rieux habite avec sa famille à Coux, un petit village ancré au nord de Privas, chef-lieu du département de l’Ardèche, à quelques kilomètres de Pranles où Marie Durand vivait au hameau du Bouchet au début du 18ème siècle. Elle en fut éloignée pendant 38 ans suite à son incarcération à la Tour de Constance d’Aigues-Mortes du fait de son engagement et de celui de sa famille dans la foi protestante. Elle y revint finir ses jours. La maison est aujourd’hui consacrée au Musée du Vivarais protestant.
Mercurart est une structure à vocation culturelle tournée vers la littérature et les arts plastiques. Elle se consacre à des artistes qui s’expriment dans ce territoire. Installée à Mercuer à quelques dizaines de kilomètres de là, il était naturel d’être à l’écoute de François Rieux. Ne se présentait-il pas comme : « jeune peintre expressionniste contemporain intéressé depuis toujours à la condition humaine et au rêve intime de l’homme de s’élever et de s’affranchir de ses pesanteurs organiques d’être de chair et de sang ».
Lors de la présentation de son travail dans une exposition à Vals-Les-Bains, je perçus chez lui une grande sensibilité et « une patte », à partir desquelles il dépose, peut-être jette-il aussi, sur le tissu apprêté ou pas, au pinceau ou pas, ce qui sort de lui.
Mon attention fut plus particulièrement portée sur une toile intitulée « Constance ». Elle me conduisit à son atelier où une autre toile « Les 4 âges de Marie Durand » m’incita à me documenter sur cette femme dont je venais de découvrir l’existence.
Les lectures se succédèrent (1)
