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La mésothérapie définie à l'origine par son fondateur; le docteur Michel Pistor , n'est pas une médecine parallèle. C'est une technique thérapeutique qui, en tant que telle, nécessite une mise en application très précise . elle consiste en des injections intradermiques de quelques gouttes d'un mélange médicamenteux préalablement dilué et appliqué au plus près de la région malade. "Peu, rarement et au bon endroit" disait Michel Pistor qui ajoutait avec modestie: "Je ne sais pas comment ça marche, mais ça marche". Ses disciples se sont efforcés de répondre à cette question fondamentale du mécanisme d'action de cette méthode simple mais particulièrement efficace dans bon nombre d'indications, particulièrement dans le traitement de la douleur.
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Seitenzahl: 39
Veröffentlichungsjahr: 2023
La mésothérapie
La peau
La troisième circulation
Le système glymphatique
Les cellules gliales
La circulation lymphatique intracrânienne
Acupuncture et méridiens
Conclusion
Addendum 1
Addendum 2
Bibliographie
Définie à l’origine par le docteur Michel PISTOR, la mésothérapie est une technique d’administration médicamenteuse qui consiste en des injections intradermiques de quelques gouttes de mélange actif préalablement dilué. Ces injections sont pratiquées au plus près de la région malade, « peu, rarement, mais au bon endroit ». Elles se font habituellement avec une seringue et une aiguille spécifique de 4 mm de long, l’aiguille de Lebel. Cette aiguille est passée à 6 mm afin de devenir « sous-cutanée ». Puis des novateurs ont décidé que ce n’était pas suffisant, et ils ont préconisé des « injections sous-cutanées profondes », à l’aide d’aiguilles de 13 mm.
Enfin, d’autres ont pensé qu’il valait mieux augmenter les doses afin de mieux imprégner les tissus et pour ce faire, ils ont introduit la méthode de « méso-perfusion », méthode qui semble avoir intéressé le docteur PISTOR sans arriver vraiment à le convaincre…
L’originalité de la mésothérapie dépend, avant tout de la faible quantité de produit injecté et de la faible profondeur d’’injection du produit ou du mélange de produits plus ou moins dilués. La réaction à ces dérives sous-cutanées ne s’est d’ailleurs pas fait attendre puisqu’une scission s’est produite au sein même de la Société Française de Mésothérapie et qu’une nouvelle école s’est créée avec « l’ID thérapie » de Daniel CORBEL. La Société Italienne de Mésothérapie a suivi cette démarche et a adopté cette nouvelle dénomination (Manuale Intradermoterapia Distrettuale - Sergio Maggiori).
Le fait est qu’il est encore difficile aujoud’hui, de mettre tout le monde d’accord sur la façon de pratiquer la mésothérapie et d’en définir les limites.
Si l’on veut bien faire la part des choses, (et je pense qu’il n’est jamais trop tard pour cela), il convient de revenir sur le lieu même du désaccord...la peau.
La peau est un organe complexe qui couvre et protège toute la surface du corps, mais sa structure et son épaisseur varient notablement d’un endroit à l’autre de son étendue, et il n’est pas question de piquer partout de la même façon, que ce soit en profondeur ou en quantité. On ne sait d’ailleurs plus trop bien ce que l’on fait dès que l’on dépasse le derme et c’est alors qu’il faut réfléchir sur le bien-fondé de ce geste et sur sa dangerosité.
Si tout le monde s’accorde sur le fait que l’épiderme et le derme sont les constituants principaux de la peau, il y a désaccord sur les tissus sous-jacents.
Sur le plan anatomique et histologique, les avis divergent notablement depuis trois siècles, et les plus grands spécialistes en la matière ne sont toujours pas d’accord sur la description de la peau, et sur la dénomination des différents éléments qui la constituent.
Pour le professeur GROSSHANS, il ne fait aucun doute que « la peau est constituée de l’épiderme, du derme et de l’hypoderme ; donc, l’hypoderme n’est pas sous-cutané… ». Et pour preuve à l’appui, il publie, en 2001, une étude portant sur la recherche d’un éventuel tissu cellulaire sous-cutané : « Le tissu cellulaire sous-cutané existe-t-il ? ». (Service de Dermatologie et Institut d’Anatomie Normale des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg - étude en deux parties - Auteurs : MARQUART-ELBAZ C ; VARNAISON E ; SICK H ; GROSSHANS E ; CRIBIER B - Annales de dermatologie et de vénérologie - 2001 – vol.128 – n° 11).
Contenu : « La définition du tissu cellulaire sous-cutané est ambiguë et ne fait l’objet d’aucun consensus. Un questionnaire a été envoyé aux professeurs et chefs de service de dermatologie français leur demandant quelle était la définition du tissu cellulaire sous-cutané. Sur 37 réponses, les opinions variaient beaucoup et peuvent être classées en 3 catégories :
1) TCSC et hypoderme sont des synonymes,
2) le TCSC sépare l’hypoderme des plans profonds,
3) le TCSC englobe tous les tissus situés en profondeur de l’hypoderme.
Afin de préciser les réalités anatomiques de la partie profonde de l’hypoderme, nous avons réalisé une étude morphologique de coupes de tissu normal (60 prélèvements sur 3 cadavres)… ».
Résultats : « À plusieurs endroits, il y a en profondeur du tissu adipeux, une couche lamelleuse dont les fibres sont en continuité avec celles des septa interlobulaires, et qui renferme encore souvent de la graisse. Il n’y a nulle part de tissu particulier sous cette couche…Cependant, cette zone correspond à un plan de clivage comme toutes les couches constituées de tissu conjonctif lâche. Aucun tissu particulier ni aucun espace virtuel n’a pu être mis en évidence sous la peau. Rien ne justifie donc la persistance du terme « tissu cellulaire sous- cutané ».
