Revoir Alger - Jean-Pierre Multedo - E-Book

Revoir Alger E-Book

Jean-Pierre Multedo

0,0

Beschreibung

Les écrits sur l'Algérie d'avant ne manquent pas, chacun y apportant sa part de mémoire et de nostalgie. En ce qui concerne notre auteur, ce qu'il a ressenti en arrivant sur place est cette impression d"avoir quitté sa ville la veille au soir. Alger, au premier abord, n'a pas changé depuis le départ des Français, et elle se présente en toute innocence et dans toute sa splendeur. L'accueil des habitants est toujours très chaleureux mais les visages familiers d'autrefois sont absents. Par contre, les murs anciens vous parlent et ils ont parlé car ils sont les meilleurs témoins de l'Histoire, et la pierre est la mémoire de l'Homme, bien avant celle des écrits. Alger la Blanche a exceptionnellement échappé aux dégâts des guerres successives. Elle est et restera le témoin précieux et ineffaçable de la France de nombreuses enfances.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 136

Veröffentlichungsjahr: 2017

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Table des matières

Prologue

Chapitre 1 – La Douane

Chapitre 2 – L’axe de la ville

Chapitre 3 – Blanc-bleu

Chapitre 4 – Place Bugeaud

Chapitre 5 – La tournée des horloges

Chapitre 6 – La vie à la Douane

Chapitre 7 – Les phalanstères

Chapitre 8 – Un tour dans le quartier

Chapitre 9 – Tous au Forum

Chapitre 10 – Le projet « Obus »

Chapitre 11 – Le Pavois et l’oncle Eugène

Chapitre 12 – Saint-Eugène

Chapitre 13 – Notre-Dame d’Afrique

Chapitre 14 – Les autres basiliques

Chapitre 15 – Les témoins de l’Histoire

Chapitre 16 – Sidi Ferruch

Chapitre 17 – À propos d’hôtels

Chapitre 18 – Lycée Émile-Félix Gautier

Chapitre 19 – À la Fac

Chapitre 20 – La caserne des zouaves

Chapitre 21 – L’axe Gambetta

Chapitre 22 – Hôpital Mustapha

Chapitre 23 – Marseille et Cannes – Juin 1962

Chapitre 24 – L’autre histoire

Conclusion

Prologue

Un retour à Alger, je ne l’avais pas particulièrement souhaité ni même envisagé, trop lié à mes occupations familiales et professionnelles. Alger, bien sûr, pays de mon enfance, j’y pensais tous les jours et j’en parlais souvent avec mes chers clients rapatriés qui ne pouvaient s’empêcher, entre deux prises de tension, d’évoquer leurs souvenirs et de me raconter leur vie de là-bas. On ne décide pas toujours de sa destinée et il m’est donc arrivé, dans le cadre de mes activités de médecin et de conférencier, de retourner en Algérie, à sept reprises. J’en ai profité, bien sûr, pour prendre quelques photographies des lieux de mon enfance afin de les présenter ensuite à ma famille et à mes proches. Ces clichés sont restés longtemps dans un tiroir, auprès des très anciennes photos de famille et des vieilles cartes postales que j’ai pu récupérer en grand nombre, ça et là.

Et puis vient le temps où l’on a tout son temps, le temps où il est encore temps de témoigner et de transmettre afin que rien ne se perde, de ce bon vieux temps qui a tant marqué nos esprits, et que le temps de l’Histoire semble avoir balayé d’un revers de main, effaçant les moments les plus douloureux comme les meilleurs.

J’ai commencé mon périple par « La Douane », lieu où j’ai vécu toute ma jeunesse, et je comptais en rester là. Mais j’ai dû répondre aux sollicitations de mes amis qui voulaient en savoir plus et j’ai entrepris une étude comparative, abondamment illustrée, des lieux qui m’étaient particulièrement familiers. Ce n’est pas dans un esprit volontairement critique, mais plutôt dans un but documentaire, afin de montrer que si nous ne sommes plus là-bas, nous avons laissé quelques témoins matériels de notre passage, et même, quelques regrets.

D’autre part, ce retour sur le passé a réveillé en moi des souvenirs personnels qui ont pour thèmes la famille, les amis, le parcours scolaire, le premier contact avec le futur métier, etc. C’est là qu’on peut se demander si ce long cheminement est le résultat d’une volonté personnelle ou plutôt le fruit du hasard. Quoi qu’il en soit, il est difficile de ne pas en parler lorsque la simple vue d’un bâtiment, d’une rue ou d’un monument provoque immédiatement en notre esprit un afflux incroyable d’images que l’on croyait à jamais enfouies au plus profond de nous- mêmes ! Ce phénomène est décrit par d’autres que moi qui sont retournés là-bas, et je comprends parfaitement ceux qui le redoutent et préfèrent tirer un trait sur le passé. Pourtant, le lien qui nous relie au passé, à nos ancêtres, est fait de souvenirs qui permettent de prendre conscience de notre identité et d’envisager l’avenir de nos enfants avec sérénité.

« Je sais (…) que la création est une grande roue qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un. » a dit Victor Hugo (à Villequier. Les Contemplations, livre quatrième - XV).

Mais, disait-il encore

« Le souvenir, c’est la présence invisible » (Philosophie prose, p.82, in Océan).

Et les souvenirs sont impérissables s’ils sont partagés.

CHAPITRE 1

La Douane

La Nouvelle Douane est née dans les cactus.

La Caserne des Douanes

Cette grosse bâtisse située en plein centre d’Alger, au numéro 19 de la rue Berthézène, abrita ma jeunesse, de 1938 à 1962, et fut au cœur de tous les événements heureux ou douloureux qui marquèrent cette époque à jamais disparue (disparue sauf dans nos mémoires et dans ces quelques photos d’époque).

C’était en ce début de XXème siècle, avant la « Grande Guerre ».

La rue Berthézène n’avait qu’un seul trottoir qui marquait la limite avec la brousse sus-jacente, laquelle deviendra plus tard un lieu historique : le Forum. Forêt dense et fortifications limitaient l’ascension du boulevard.

Elle n’était pas encore là, en 1905.

Elle est apparue tout en haut, dans les champs, en 1906.

Pour l’atteindre, il suffit de grimper les derniers escaliers.

On arrive enfin à la Direction des Douanes.

Le jardin Laferrière commence à prendre forme (1919).

Après la guerre de 14 -18, le souvenir de cet effroyable conflit sera matérialisé, dans un premier temps, par l’élaboration, à l’aplomb de la Douane, d’un square et d’un mémorial dédiés à Georges Guynemer, pilote de chasse aux cinquante victoires. Le mémorial fut déplacé en 1928 afin de libérer le terrain et d’y installer le grandiose Monument aux Morts dénommé alors « Le Pavois ». Guynemer a trouvé refuge tout en bas du boulevard Laferrière, au Square Bab- Azoun devenu pour lors « Square Guynemer ». Mais depuis 62, on a perdu sa trace et son envol parait définitif !

Années 20 – Travaux de fondations pour accueillir le Pavois.

1928 – Mise en place du Pavois et début des constructions au-dessus de la Douane.

Entre temps, la forêt a reculé pour laisser place aux nouvelles et hautes constructions du quartier Duc des Cars. Ce n’est pas du plus bel effet mais tout va s’arranger avec l’aménagement rapide et élégant du quartier du Forum.

Années 40 - Le quartier du Forum est terminé.

La colonne Bailloud au Fort-l’Empereur.

La colonne Bailloud domine tout Alger jusqu’en 1942.

Le lion de Caïn, au pied de la colonne.

Colonnes et lions

Entre les deux guerres, les arbres ont bien poussé, ainsi que le nouveau quartier du Forum, le Monument aux Morts de 14-18 et la Colonne du Fort-l’Empereur que l’on distingue tout en haut de la colline. Cette construction en béton n’était pas particulièrement remarquable, esthétiquement parlant. Elle fut élevée en 1912, à la mémoire des Morts de l’Armée d’Afrique (colonne Bailloud). Au pied de la colonne, on avait installé un magnifique lion en bronze, œuvre du sculpteur animalier Caïn. Haute d’une cinquantaine de mètres, la colonne fut détruite en 1943 sous le prétexte qu’elle servait de repère aux avions allemands qui venaient bombarder la flotte américaine dans la baie. En tous cas, la Douane était juste dans l’axe des éventuels largages et je me souviens des alertes et des descentes à la cave, perché sur les épaules de mon père.

Ce brave lion échappa au massacre et fut transféré à la caserne d’Orléans. On ne sait ce qu’il est devenu depuis. Par contre, il avait deux frères identiques, dus au même sculpteur Caïn, qui trônent toujours orgueilleusement devant l’Hôtel de Ville d’Oran, et ce depuis 1889.

Les lions d’Oran.

Les généraux aimaient les colonnes et l’on confond encore celle du général Bailloud avec celle du général Voirol, qui fut érigée en 1834, bien longtemps avant celle du Fort-l’Empereur, près du « bois de Boulogne », au point le plus haut d’Alger (210 mètres), dans le quartier de Hydra - La Redoute - Les Sources, en allant vers Birmandreis, afin de marquer le point zéro des routes qui allaient sillonner l’Algérie. L’intérêt de cette colonne pour les Algérois était le fait qu’elle situait la haute ville et le terminus du petit tramway qui les amenait au « bois de Boulogne », endroit privilégié pour respirer le bon air et pique-niquer sur l’herbe, à l’ombre des grands arbres, « comme à Paris, ma parole ! ».

La réplique de la colonne se trouve au cimetière de Besançon, auprès de la tombe du général Voirol.

La colonne Voirol, un jour de semaine et un dimanche.

Dans les années d’après-guerre (la seconde) : peu de changement sur les clichés d’époque sinon la disparition de la colonne du Fort-l’Empereur et l’apparition des superbes trolleybus des TA.

Boulevard et square Laferrière des années 50.

La construction de la Nouvelle Douane a précédé celle du quartier du Forum, comme en témoignent les cartes postales anciennes où elle apparaît au milieu des champs. Le futur boulevard Laferrière et le jardin du Monument aux Morts ne sont alors qu’à l’état de friches. Je ne savais pas qui avait conçu cette caserne, mais l’originalité de cette bâtisse ne m’avait pas paru spécialement remarquable, dans la mesure où j’y ai passé toute ma jeunesse. Avec le recul et la recherche de documents anciens, son aspect particulier m’a subitement interpellé :

« En jetant son dévolu sur les terrains occupés par la nouvelle caserne, l’Administration fit un coup de maître. Ces terrains sont, en effet, situés dans l’un des quartiers les plus beaux d’Alger. L’air et la lumière les inondent ; on y jouit, sur la mer et sur la campagne, d’une vue merveilleuse. En somme, c’est l’emplacement idéal pour y construire une caserne de douanes, c’est-à-dire un établissement qui participe à la fois de l’hôtellerie et du bâtiment militaire. »

(Afrique du Nord illustrée – BNF - La Nouvelle Caserne des Douanes à Alger -15 mai 1909).

Par-dessus les toits

Le quartier Laferrière – Forum s’est construit tout autour de la Douane. Alors que je cherchais à la comparer à d’autres bâtiments administratifs ou sociaux de la même époque, j’en ai trouvé un, tout à fait semblable dans son architecture et sa destination, mais ce prototype ne se trouve pas dans le quartier du Forum ni dans la ville d’Alger. Il est de l’autre côté de la Méditerranée, à l’autre bout de la France, en Picardie, dans l’Aisne plus précisément. Il est même classé « Monument historique » depuis 1991. C’est le « Familistère de Guise ».

Familistère de Guise comprenant Palais Social et Pavillon Cambrai (au premier plan).

La Douane d’Alger, son toit, sa cour, ses galeries.

Vue du ciel d’autrefois.

Même vue du ciel par Yann Arthus Bertrand en 2005.

Confirmation : absence du toit (vue satellitaire).

Quelques changements aperçus depuis l’Hôtel Albert.

En l’an 2000, apparemment, il y a eu quelques changements : la Douane a perdu son toit de tuiles et le Pavois est devenu cubique. Les mêmes vues du ciel en donnent confirmation.

Je reviendrai sur cette particularité qui a fait de cette maison, le Familistère de Guise, vieille cité ouvrière, un musée national. Mais auparavant, je voudrais revenir à « la Caserne des Douanes », cette structure imposante mais discrète, presque irréelle puisque personne parmi les anciens du quartier et ceux qui ont ramené des témoignages de là-bas n’en a fait mention, à l’exception de Jean Brua qui se souvient, sur le site Es’mma, des bagarres avec « les barbares de la Caserne des douanes et leurs alliés de la rue Berthelot ». Pour ma part, je me souviens surtout des copains du quartier avec qui nous partagions la même école de la rue Duc des Cars, et les parties de ballon et de patins à roulettes, en bas des escaliers du Forum, sur la placette (elle est encore là, occupée par des autobus, mais les gosses et les palmiers y sont toujours).

Rue Berthézène et placette des gamins située, sur ce cliché, au niveau des deux voitures.

La placette devenue, ce jour-là, parking de bus.

Les escaliers du Forum et le Gouvernement Général (GG).

En séminaire

Je l’ai revue, cette vieille dame, en 1990 puis en 1991, à l’occasion d’un congrès médical auquel m’avaient convié des confrères et amis algériens, dans le cadre de la médecine du sport et de la mésothérapie.

Congrès de Mésothérapie à Sidi Ferruch.

L’accueil est toujours très chaleureux lorsque l’on revient au pays natal, particulièrement dans le cadre de la médecine et du sport, là où les frontières n’existent pas. Et mes hôtes tenaient vraiment à ce que je retrouve les lieux de mon enfance. J’y suis retourné à plusieurs reprises, toujours pour les mêmes raisons, et chaque fois avec le sentiment d’avoir quitté ce pays la veille au soir. Tout, ou presque tout, vous revient en mémoire car, si vous ne croisez que des inconnus dans les rues, les murs vous parlent et l’émotion vous gagne. Mon dernier voyage à Alger remonte à 2006, toujours à l’invitation du docteur Brahim Baba, lequel est décédé soudainement l’année suivante, à 49 ans. C’était un garçon intelligent et gros travailleur, passionné par le sport et la mésothérapie dont il était devenu « Président de la Société Internationale ». Il participait également au Comité Olympique et à la lutte anti-dopage. Il avait surtout un grand cœur et, sans lui, je ne serais jamais retourné là-bas, et je n’aurais pas ouvert le cahier de mes souvenirs…

La Douane et le Pavois.

Mes fenêtres (X) et le Pavois.

La Douane et le Monument aux Morts sont intimement liés dans ma mémoire. Et pour cause, le Pavois était à l’aplomb des fenêtres de notre appartement.

Mes fenêtres, entr’ouvertes, comme elles l’étaient dans le temps.

Bon, la Douane !

De l’extérieur, vue d’en bas et a priori (je n’avais pas encore vu le haut), elle n’a pas pris une ride, comme la plupart des immeubles du quartier : peinture extérieure immaculée, persiennes de bois marron, barres d’appui de même couleur, fenêtres à carreaux vitrés étincelants. Je repère immédiatement celle de ma chambre, au quatrième étage, ouverte sur une vue exceptionnelle qui, depuis les collines des Tagarins, englobe le GG (ex-Gouvernement Général), le Forum avec ses larges escaliers, la salle Pierre Bordes, le Monument aux Morts, le square Laferrière, l’hôtel Albert, la Dépêche Algérienne, la Grande Poste, la rampe Tafourah, le port et la Grande Bleue. C’est dans ce cadre historique, le boulevard Laferrière, que se sont déroulés, en grande partie, des événements qui ont marqué la destinée de ce pays. Je revois également la grande « Terrasse des Dupuis », endroit privilégié que les Dupuis partageaient avec la famille Scotto. De là-haut, on avait une vue sans égale sur le défilé des « grands » personnages de la République (et Dieu sait s’il en est passé, des plus ou moins sincères et des menteurs)…

La vue n’a pas toujours été aussi belle puisque j’ai pu assister, de ma fenêtre, un certain 26 mars 1962, à une partie de la fusillade de la rue d’Isly. Ma sœur Maguy et son mari René faisaient partie du défilé et ont pu échapper de justesse au massacre en entrant dans un magasin. J’étais installé devant mon bureau, occupé à préparer mes examens, lorsque la pétarade a commencé. Dans la Revue Historique des Armées, dossier : « La gendarmerie face à l’insurrection de Bab el-Oued »,

Benoit Haberbusch, son auteur, écrit : « Le 26 mars, vers 15 heures, en marge de la fusillade de la rue d’Isly, des coups de feu sont tirés sur l’escadron 6/1 par des armes individuelles à partir de l’Hôtel des douanes et des balcons bordant le square Laferrière du côté des numéros impairs ». Et Régine Desforges, dans son roman « Alger ville blanche », nous raconte la même histoire. Je peux vous assurer, en tant que témoin privilégié et « audio-visuel », qu’aucun locataire de « l’Hôtel des douanes » ne s’est livré à ce genre d’exercice : le fait qu’un douanier aurait tiré sur un gendarme, du haut de sa caserne transformée ce jour-là en hôtel relève de la pure fantaisie ! Et si cela s’était produit, la réplique aurait à coup sûr laissé des traces, et je ne serais peut-être plus là pour en parler.

Terrasse des Dupuis, point de vue privilégié des photographes.

Sur la terrasse

.

La Fête des Rameaux , rue d’Isly.

Église Saint-Augustin.

Père Debuquois (phot. Luc Dessault).

Cela dit, je reviens à la petite histoire de la Douane et à la famille Dupuis. Les Dupuis étaient de grands amis, comme en témoignent ces photos prises sur leur terrasse (1953) et celles de la rue d’Isly (1947), le jour de la Fête des Rameaux Notez le même costume sur mesure que nous avions, Paul Dupuis et moi, et le fameux rameau porteur de friandises et de chocolats qu’on allait faire bénir à Saint-Augustin ; car le Père Debuquois, fondateur et curé de Sainte-Marcienne n’était pas du tout d’accord avec ce détournement de rite qu’il jugeait païen.,.

Intra-muros

Après avoir inspecté la Douane de l’extérieur, je me demandais dans quel état devait se trouver l’intérieur. Une visite surprise « in situ » me fut proposée.

Entrée de la Douane (1992 – JPM).