Offert à son BOSS - Stephen Lapointe - E-Book

Offert à son BOSS E-Book

Stephen Lapointe

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Beschreibung

Michael est un ancien militaire bad boy, beau et cassé, il porte sur son corps les traces d’une explosion lors d’une mission en Irak, mais çà c’était son ancienne vie. Depuis Michael a rejoint une grande entreprise de cybersécurité, où ils traquent les “méchants” mais depuis son ordinateur, moins risqué ! Surtout pour sa femme July qui est rassuré. C’est l’heure des entretiens de fin d’années, il est convoqué par le grand patron et deux autres chefs. Le grand patron, Julian est multi-milliardaire et possède plusieurs entreprises aux Etats-Unis. Mais pourquoi le grand patron s’est-il invité à son entretien annuel ? C’est simple, il veut que Michael s’offre à lui ? Et cela devant ses 2 supérieurs ? Comment Michael va-t-il réagir face à cette proposition ? Que va-t-il négocier en échange ? Les 2 supérieurs ne feront-ils que regarder ?

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Offert à son BOSS

Stephen Lapointe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En me levant ce matin, j’ai encore une fois été forcé de regarder cette énorme marque qui me traverse le corps. July dormait toujours quand j’étais face à mon reflet, peux pas nier que je plais souvent, j’ai un physique avantageux, les yeux verts, les cheveux rasés et quelques poils qui dessinent ma mâchoire bien formée. Pour ce qui est de la musculature, je ne vais pas m’en plaindre non plus : des heures et des heures à la salle de sport avant mon assignation m’ont aidé à obtenir ces abdominaux qui la font tant craquer.

 

Debout depuis peu, je fixais d’un oeil pas très éveillé la balafre que j’ai eue pendant une mission en Irak. C’était il y a bien longtemps mais les souvenirs restent, ils sont là, bien présents ; et j’entends les bombes tomber à quelques mètres de moi, les tirs en rafale siffler près de mes oreilles, je revois des camarades tomber sous le coup des fusils ennemis, cachés dans les maisons vides de leurs habitants.

 

La “marque”, comme July l’appelle, part du haut du pectoral droit et vient terminer son ancrage au milieu de mon dos. Toute l’épaule est depuis cicatrisée, mais il m’arrive de ressentir une douleur certes faible, mais bien là. Cela fait maintenant cinq ans.

 

Cinq ans de traumatisme, pendant lesquels la peau s’est reformée pour devenir plus rose. Je suis marqué par la guerre, littéralement. Il y a eu un cri, je me rappelle vaguement d’un “attention Michael !”, mais quand cette grosse grenade a explosé si près de moi, je n’ai pu rien faire, obligé de ressentir les brûlures sur mon corps, l’épiderme qui s’arrache, et j’ai hurlé autant que j’ai pu avant de m’évanouir.

 

Je me suis réveillé dans un hôpital de fortune, avec le sentiment que ma vie était foutue, que j’étais complètement défiguré, que jamais je ne pourrai reprendre une vie normale. Le souffle de l’explosion a emporté avec elle toutes les possibilités d’une vie stable, j’étais prêt à ne plus rien attendre de personne, ou de quoi que ce soit ; j’étais prêt à finir seul, avec cette cicatrice pareille à une tranchée.

 

Quand je suis revenu, j’ai été complètement déboussolée, sans repères, et je ne remercierai jamais assez le hasard d’avoir mis July sur ma route : on s’est rencontrés dans un café plutôt banal, mais tout ne peut pas aussi extraordinaire que la guerre.

 

J’avais peur de me retrouver nu devant elle, de me dévoiler, j’avais l’impression de redevenir invalide, faible, peu masculin. Alors j’ai commencé par lui raconter certaines choses sur les combats, tout ce qu’elle voulait savoir – en omettant toutefois des détails plus intimes.

 

Je n’allais pas dévoiler devant la future femme de ma vie toutes ces nuits où on se sentait bien seuls entre mecs, on se branlait tous sur une photo qu’un camarade avait ramenée de son pays d’origine ; et parfois un collègue se dévouait, souvent pressé par un autre, pour entamer une série de fellations, c’était souvent le même d’ailleurs, mais j’avoue que j’ai bien kiffé lui jouir sur la gueule plusieurs fois.

 

J’étais réticent au début, mais comme je ne savais pas quand j’allais mourir, il était hors de question que je crève les couilles pleines. Je me souviens aussi d’une fois où on avait la nuit pour nous, fallait bien qu’on se repose entre deux rafales ennemies, alors on a beaucoup parlé avec les gars, on devait être p’tet six ou sept, tous bien musclés, pas un pet' de graisse, des vrais mecs entraînés à mourir et qui n’avaient rien à perdre, et très objectivement ils étaient beaux les camarades, une bonne gueule de dur, la p’tite barbe pour certains, d’autres complètement imberbes, et tu sentais clairement que certains pouvaient flancher en une demie seconde devant l’uniforme militaire.