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Oui, j'ai le don Ce livre n'est assurément pas un livre ordinaire. Il a l'air d'une autobiographie. C'est bien plus que cela, c'est un grimoire. Pour l'ouvrir et le lire, il faut donc savoir pourquoi, mais surtout être conscient qu'il fera resurgir des événements, des situations, des gens, des expériences de votre propre existence. Pourquoi ? Certains d'entre eux, nous les pensions soldés. Et s'ils avaient des messages à nous révéler sur nous-mêmes ? Des « apprentissages », des vérités que nous enfouissons au plus profond depuis toujours. Lire ce livre, c'est accepter de ressentir des énergies et accepter, ensuite, notre envie de chambouler ou de changer de tous petits détails de notre quotidien, comme guidés par notre intuition. Les « hasards », « coïncidences », « moments-clés » survenus comme par enchantement, cela vous dit quelque chose ? Entre ces lignes, vous en trouverez, beaucoup, mais plus que cela, vous réaliserez sans doute que vous en vivez tous les jours. Ne vous y trompez pas : une prise de conscience vous guette derrière chaque histoire, qui vous semblera anodine. Vous ne comprendrez peut-être pas sa portée immédiatement. Les mots prendront le temps d'infuser, les rêves viendront vous confirmer que ce n'était pas juste l'histoire de Margotte Scott. C'est un miroir. Bien entendu, vous n'aurez pas vécu les mêmes aventures ni ressenti les mêmes émotions. Mais il appelle votre inconscient et vous oblige à vous regarder, de l'intérieur, vraiment. Non, ce livre n'est pas un livre ordinaire, c'est une sorte de chemin initiatique, qui vous mènera exactement là où vous devrez être. Quand vous le relirez, dans quelques années, il en sera de même. C'est un grimoire intemporel. Tout comme le don, lire ce livre c'est accepter la médaille et son revers, c'est assumer ses décisions, même les plus incongrues à première vue. Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus. La clé est en chacun de nous, quand vous ouvrirez la porte, vous ne verrez plus la vie comme avant. Il vous faudra alors choisir de vivre avec votre « don », ou non. Bon voyage... Gioia Del Bosco
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Seitenzahl: 390
Veröffentlichungsjahr: 2020
A vous qui lisez ce livre,
A ma famille qui m’a permis de vivre toutes ces expériences
Mes ami(e)s qui font partie de ma vie et de ce livre
Mes clients qui me permettent de grandir chaque jour
Introduction
Qui suis-je ?
Quelle est mon histoire ?
PARTIE 1 : L’enfance
Stéphane - Mes apprentissages de défense
Une Belle partie de Pêche
Gain de la Moto
Match France-Yougoslavie
Concours de lancer de ballon
Mes 14 ans
Ma nouvelle vie commence !
Un contrat en alternance
Self-défense
Permis de conduire
PARTIE 2 Le passage à l’âge adulte et la vie de famille
Les patrons policiers
La Peugeot 306
Ulysse
CLIO 1.9 Diesel
Achat Appartement
Le patron pompier
Amsterdam
Un nouvel employeur
Est-ce le bon ?
Ma Rencontre avec Hermès
L’employeur et sa maîtresse
Un mi-temps avec le bulldozer
Vanessa
Grossesse à risques
Mucoviscidose
Naissance Valentine
Le Magnétiseur Robert
La Géobiologie
Le Magnétisme
Le coup de poing de trop
Le lait de chèvre
Jocelyne est entrée chez nous
Elsa
Parcours Gymnique
Yvonne perd ses dents
La Faucheuse
Le système de Robert se plombe
Ma nouvelle vie d’énergéticienne commence
Centre d’amincissement
Stop ! Plus de formations !
Les Bouteilles de lait
Travaux avec la lune
Fugue d’Amandine
Laure et Nathalie
L’ordinateur
Gabriel
Une annonce venue de là-haut
L’autoroute
Talisman
Une revue
PARTIE 3 Expériences avec mes clients
Solange
Loraine & Charles
Apolline
Sucrette et ses amies
Lapinou
Lilly
Jobart
Capucine & Victoria
CONCLUSION
Conclusion
Oui j'ai le don et si vous saviez tout cela souhaiteriez-vous l'avoir ?
Mon don, il a grandi chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, en moi et autour de moi.
Nous naissons tous avec le don, simplement, certains décident de le développer tandis que d'autres préfèrent le laisser en sommeil. Chacun agit selon sa vie et ses choix de vie.
Mon don, je le pratique au quotidien et je le polis, le lustre, tel un joyau, j'en prends énormément soin.
Au mois de février 2020, lorsque j'ai évoqué l’idée d’écrire un livre à trois femmes autour de moi, elles m’ont immédiatement proposé leur aide. Il était évident qu'elles allaient participer à l'écriture de ce livre. Mais de quelle manière ?
D’un commun accord, ce sera en lisant ce que j’écris. Ces 3 femmes ne se connaissent pas. Elles travaillent chacune à son rythme. Elles m’encouragent, en me demandant : « c’est quoi la suite ? » Et juste cette petite phrase qui n’a l’air de rien, me donnait encore plus l’envie d’avancer. Leur impatience m’a permis d’écrire ce livre en 2 mois.
On ne parlait pas énergies, mais, l’une d’entre elles, en lisant ces lignes s’est apaisée et a trouvé un équilibre dans sa vie de couple. La deuxième, quant à elle, a eu envie de ranger sa maison qu’elle ne l’avait pas rangée depuis 20 ans. La troisième enfin, a ouvert les yeux sur la force des énergies qui étaient à la fois constructives ou destructrices. Une de mes expériences vécues et relatée dans ce livre, a fait écho en elle et elle a ouvert les yeux sur une situation.
Ces trois femmes, par leurs remarques, ont su mettre en miroir ce que j'estimais être normal. Ce qui pour moi était un art de vivre - mon art de vivre - était pour elles, un moyen de transmettre aux gens ce que vivent les personnes qui ont développé leur don.
Mes nombreuses expériences ont fait ce que je suis aujourd’hui, avec mes qualités et mes défauts, en tout cas, la richesse de mes pratiques diverses et variées m'ont permis de comprendre ce que vivaient les gens, de m'attarder ou non à leurs côtés pour les guider vers leur renaissance. Je leur ai offert le tremplin et eux seuls ont fait le choix de le saisir ou non.
Certains parcours ont été semés d’embûches mais je préfère parler « d'expériences », peu importe le nom qu’on leur donne, ce qui compte est le résultat final.
Lorsque je vois la sérénité qu’ont atteint les gens que j'ai aidés, ainsi que la paix intérieure qu'ils dégagent et diffusent en eux et autour d'eux, alors je me dis que mon don a été utilisé à bon escient.
Ce que j'adore c'est que les personnes qui en ont bénéficié et en bénéficient encore aujourd’hui, vont à leur tour partager et diffuser du bien-être dans leur entourage personnel et professionnel.
Dans ce livre, vous trouverez une partie de l'histoire de ma vie et des expériences vécues lors de mes séances. C’est ce qui a contribué à la construction de mon don.
Je m’appelle Margotte SCOTT qui est un nom d’emprunt, vous l’aurez tous compris. J’ai choisi ce nom car il sonne bien, à la fois dynamique et jovial. Tout ce que je suis. Et puis, petit secret entre nous, Margotte c’était le nom de ma poupée. Ah non ! Pas ma plus belle poupée, la plus moche ! Celle qui a des cheveux hirsutes impossible à peigner… J’adorais d’elle, son prénom et son sourire, il était tellement différent de celui des autres poupées. Sa bouche était ouverte et on voyait sa langue, bizarre pour l’époque, non ?
Mon enfance, je l’ai vécue du mieux que j’ai pu. Je me suis construite dans une famille nombreuse avec des challenges à relever.
Dans ce livre, je vais surtout me concentrer sur la seconde partie de ma vie, celle qui, je pense, vous intéressera le plus car elle vous permettra de voir de quelle manière on se construit avec un don. Elle vous renseignera aussi, sur ces rencontres que l’on croit anodines, mais qui nous font vivre des choses que l’on n’aurait jamais imaginées.
Pour commencer, laissez-moi vous présenter les personnages principaux que vous croiserez dans ce livre : Hermès, mon mari, avec qui j’ai deux enfants qui s’appellent Eléonore et Valentine. Mon mari a eu un enfant né d’une précédente relation, Amandine, avec celle que l’on nommera Yvonne. Je vous présenterai les autres personnages au fur et à mesure des évènements.
Dans ma construction, j’ai eu besoin de vivre une multitude d’expériences plus ou moins enrichissantes. Et contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes, c’est dans les périodes les plus dures de ma vie que j’ai été la plus heureuse.
Je m’explique, lorsque vous chutez très bas, vous avez deux possibilités, soit vous vous complaisez dans un rôle de victime (de la société ou d’un bourreau), soit, vous décidez que c’est une belle opportunité qui vous est donnée, pour grandir et vous élever. Et si vous vous sortez seul de l’impasse, votre victoire n’en sera que meilleure.
Depuis mon plus jeune âge, j’ai rapidement compris que je n’avais pas la vie de « Monsieur et Madame tout le monde ». Mais comment se construire lorsque l’on est jeune, avec toutes ces choses et évènements qui nous entourent ?
Lorsque j’étais malade, (à l’époque j’avais très souvent mal à la tête), la médecine ne pouvait pas grand-chose pour moi, je ne sentais pas, dans mon corps, les effets des traitements prescrits. La plupart du temps, les médicaments de l’époque s’appelaient « le sirop » alors je prenais du sirop sans grande conviction, je préférais largement le sirop aux fruits du supermarché car le graphisme de la bouteille la rendait jolie. Déjà à cette époque-là, inconsciemment, je me nourrissais énergétiquement de ce qui était joli.
Petite, je ne comprenais pas qu’en utilisant un sirop, la médecine pouvait soigner et guérir les gens. Mais, à cette époque, on ne cherchait pas à comprendre, notre maman nous disait « prends ce médicament », alors on le prenait sans réfléchir.
Il y avait également, la confiture rouge, qui servait à la base pour régler les problèmes de transit, et bien moi, j’aimais manger la confiture rouge même quand je n’en n’avais pas besoin. Mais ce que je retenais de cette confiture c’était la sensation de douceur qu’elle apportait sur mon palais. Mon corps aimait recevoir de la douceur.
Ensuite, j’ai eu droit au « Marinol » car en montagne nous avions des carences en iode : alors j’en ai bu. Il avait un goût fort agréable car c’était soi-disant de l’eau de mer. Et comme c’était censé faire du bien alors j’en prenais beaucoup en cachette.
Lorsque j’avais de gros maux de tête, il y avait un médicament qui était formidable, c’était le « Doliprane » en poudre car celui en cachet ne me faisait aucun effet. Cependant, chaque fois que j’en prenais, je déclenchais ensuite une crise de foie. Pour faire passer la crise de foie, je prenais un sucre avec de l’alcool de menthe et le mal de tête passait. Imaginez par quoi je devais passer pour enlever un simple mal de tête.
Par rapport à cela, ces 10 dernières années, je ne suis pas tombée malade. J’ai décidé qu’en 2020 je changeais de médecin traitant pour avoir quelqu’un avec un regard neuf. 2020, c’est l’année de l’excellence, du 20/20 et je souhaitais élucider le maximum de choses me concernant. Ma meilleure amie Victoire, (je la connais depuis l’âge de 14 ans), me parle d’un médecin chinois qui n’épargne pas ses patients, en leur disant leurs quatre vérités. Super j’adore !
Enfin un médecin qui va me remuer et m’aider à éclaircir les interrogations que j’ai mis en suspens dans ma vie. Rendez-vous pris, j’arrive devant un immeuble ancien ; le cabinet ressemble plus à un appartement qu’à un cabinet médical. Mais je ne m’arrête pas à cela, le médecin m’a proposé un rendez-vous à 7h du matin ce qui me convient parfaitement. La séance commence et elle me pose une multitude de questions, la date du dernier bilan sanguin, les maladies, les facteurs à risque dans la famille.
La séance commence, et je suis contente de moi je ne suis pas aussi traumatisée que je l’avais imaginé. J’avais entendu des échos des précédents patients, qu’ils étaient repartis en pleurs dont certains qui ne voulaient plus y retourner.
Elle me propose de me décontracter le dos en me faisant un massage chinois. J’accepte, je m’allonge, elle commence à me masser… Ah ah ! Je vous vois en train de penser à un massage doux et relaxant et bien figurez-vous que non, c’est tout le contraire ! Elle me laboure le dos, je me tortille dans tous les sens, je ne sais plus dans quelle position me mettre pour atténuer la douleur. C’est un cauchemar !
Mais je résiste, j’ai vécu des choses plus dures dans la vie… Ce n’est pas un petit massage qui va me mettre par terre.
Quand elle termine, elle me demande de me relever mais cela m’est impossible : mon dos est bloqué, je ris, je pleure, tout sort et je la vois ne sachant pas trop quoi faire. Je lui dis que mon dos se bloque parfois mais que là, il m’est impossible de bouger. Elle tente de m’aider, impossible de me relever de la table.
Soudain, une intuition me vient, je lui demande : « vous faites bien de l’acuponcture ? » Elle acquiesce et je lui propose d’essayer de me tourner et qu’elle me draine le foie. Tant bien que mal j’y parviens. Elle me pique sur différents points d’acuponcture. De manière assez surprenante, je ne ressens pas les souffrances comme lors de ma première et dernière expérience avec les aiguilles à l’âge de 14ans. Je ne suis plus un fakir sur une table de soin, j’ai certes ressenti une gêne, mais pas une incision qui traverse tout le corps.
Deux heures plus tard, je sors du cabinet, je suis « paf », titube sur le trottoir, vise un point à l’horizon et marche droit devant. J’arrive enfin à ma voiture. Cette séance a été très enrichissante car j’avais enfin l’impression d’avoir trouvé « mon » médecin généraliste. La journée se passe super bien, c’est une journée de congé et j’en profite pour nettoyer, trier, ranger chez moi.
En fin de journée, j’appelle le médecin pour prendre un nouveau rendez-vous car je souhaite avancer et libérer ce dos, qui ne me fait pas souffrir mais s’est bloqué hier… elle m’avait d’ailleurs demandé de faire une prise de sang. Le rendez-vous est pris pour le surlendemain matin à 7h00. Cette fois-ci la séance se déroule différemment, elle observe les résultats de la prise de sang faite la veille. Elle me détaille chaque ligne et m’explique que certaines lignes doivent s’additionner pour voir si nous sommes dans la tranche « en bonne santé ». Cependant un résultat l’inquiète, mon foie ne va pas bien, elle me communique une nouvelle ordonnance pour faire des analyses complémentaires. « Vous avez un foie d’alcoolique, vous devriez arrêter de boire ! » - « Difficile de m’arrêter de boire car depuis 2005 je n’ai plus bu un seul verre d’alcool ! » Elle ne me croit pas. Depuis ce jour, j’y suis retournée deux fois, et à chacune de mes visites, le médecin insiste sur le fait que je dois arrêter de boire. Je finis par lui expliquer pourquoi j’ai tout stoppé en 2005, non pas parce que j’étais alcoolique, mais parce que l’arrivée de mes enfants a été un électrochoc qui m’a poussée à complètement changer de vie.
Cette fois, le médecin me croit et essaie de comprendre ce que j’ai vécu sur le plan médical. A 14 ans, je suçais toujours mon pouce au grand désespoir de mes parents et de celui du médecin de famille. Je suçais mon pouce la nuit, jamais le jour alors je ne voyais pas en quoi ça les dérangeait. Nous parlons ensuite de mes nombreux accidents, de ski (à répétition), de parapente, de chutes diverses et variées… Je suis toute cassée, mais je m’en sors bien.
Au même âge, un rebouteux m’avait dit que j’avais des rhumatismes d’une vieille de 80 ans !
A l’âge de 17 ans, les médecins m’avaient découvert une hernie hiatale et m’avaient prescrit un traitement à vie. Mais je ne l’ai jamais pris ; dès que j’ai compris comment fonctionnait mon estomac avec l’histoire du clapet qui se lève et descend, j’ai visualisé qu’il fonctionnait correctement. Suite à cela, j’allais mieux. Parfois, j’ai eu quelques brûlures d’estomac que j’ai réglées en décalant l’heure de mes repas du soir, et en m’allongeant sur le côté gauche pour m’endormir. Dès lors, je n’en n’ai plus jamais souffert.
Je lui ai ensuite montré mes radios, lorsqu’elle a vu celle de mes cervicales, elle a immédiatement décelé une entorse. Elle m’a rassurée ; depuis des années je sentais une gêne sans que personne ne trouve rien, tant et si bien que j’avais arrêté de chercher une explication.
Nous sommes revenues à mon foie, et elle a enfin trouvé une explication en me disant que lorsque j’étais enfant, j’avais pris beaucoup de « Doliprane », et donc engorgé mon foie, d’où ce besoin de prendre de l’alcool de menthe sur un sucre pour me libérer en vomissant.
Je suis repartie de cette séance scotchée, en deux heures de temps ma généraliste m’avait cernée mieux qu’aucun autre ne l’avait fait par le passé. Je me suis renseignée sur le temps de régénération d’un foie apparemment il faudrait moins d’une semaine. Je me suis donc attelée à en prendre soin, avant de faire une nouvelle prise de sang et contrôler « si j’ai toujours un foie d’alcoolique ».
Vous vous souvenez, un peu plus haut, je vous disais la phrase suivante :
« A 14 ans je suçais toujours mon pouce au grand désespoir de mes parents et celui du médecin de famille. Je suçais mon pouce la nuit, jamais le jour alors je ne voyais pas en quoi ça les dérangeait. »
C’est à la naissance de ma seconde fille Valentine que j’ai eu l’explication. A l’époque, j’avais un pédiatre extraordinaire, qui donnait beaucoup d’explications sur les béabas de la vie. Lorsqu’il me parlait, les choses étaient limpides et logiques, je comprenais tout.
A la naissance de Valentine, je suis allée chez lui faire la série de vaccins imposée par la médecine. Inconsciemment, lorsque j’allais acheter le vaccin à la pharmacie, je m’adressais aux puissances célestes pour enlever de ce vaccin tout ce qui était toxique et qui ne devait pas entrer dans le corps de mon enfant. Etrangement, Valentine réagissait mieux que sa sœur Eléonore à qui je n’avais pas fait cela.
La séance vaccins étant terminée, nous échangeons avec le pédiatre et je fais un peu d’humour, en disant que décidément mes deux filles vont avoir des problèmes avec la médecine plus tard car Eléonore suce ses deux doigts et Valentine, suce son pouce en se frottant le nez. Le pédiatre éclate de rire et me demande pourquoi je lui dis cela. Je lui raconte que par le passé le corps médical m’avait reproché de sucer mon pouce et que cela avait duré jusqu’à mes 14 ans !
C’est à ce moment-là, que j’ai vu que la vie est bien faite : il a fallu que j’attende d’avoir 33 ans pour savoir qu’il ne faut surtout pas interdire à un enfant de sucer son pouce ; sur le palais, il y a en effet des terminaisons nerveuses, des zones hypersensibles qui calment le bébé lorsqu’il les caresse avec son pouce.
Forcément, je repense à ma belle-mère Jocelyne, qui m’imposait de donner une tototte, sucette ou lolotte à mes filles, pour leur bien car elle ne supportait pas qu’elles sucent leur pouce ou leurs doigts. Quand je demande au pédiatre son avis, il me répond que la sucette n’a pas la précision du doigt de l’enfant.
Au cours de mon expérience énergétique, j’ai découvert plus tard que dans le pouce, il y a des ramifications d’énergies qui se diffusent dans le palais alors que la sucette est un corps mort. Cela m’a encore plus confortée sur le fait qu’il était préférable pour mes filles d’utiliser le matériel qu’elles avaient à portée de main. Je ne vous cache pas qu’en mon absence Jocelyne donnait une tototte à mes enfants mais cela m’importait peu, car ce que souhaitais, c’est que mes filles suivent leur instinct. Elles seules savent ce qui est bon pour elles.
En écrivant ce livre je comprends également pourquoi j’ai arrêté de sucer mon pouce à 14 ans. Cette année fût une année-virage de ma vie, je vous en parlerai un peu plus tard.
Nous allons maintenant enchaîner sur les histoires réelles que j’ai vécues ; tout est vrai, rien n’a été modifié. Je vous souhaite de passer de bons moments en ma compagnie. Installez-vous confortablement, on y va ! Soyez les bienvenus à bord de l’avion qui vous conduira sans détours au travers de l’histoire de ma vie.
Stéphane - Mes apprentissages de défense
Une Belle partie de Pêche
Gain de la Moto
Match France-Yougoslavie
Concours de lancer de ballon
Mes 14 ans
Ma nouvelle vie commence !
Un contrat en alternance
Self-défense
Permis de conduire
Ma vie d’enfant se déroulait à peu près normalement : je jouais en extérieur les jours de congés et les jours d’école, j’apprenais et faisais mes devoirs. Je me souviens que lorsque j’étais en classe de CP, Stéphane m’a appris mes premières bases de défense physique. En fait, il venait à la récréation m’apprendre la bagarre sauf qu’il n’y allait pas de main morte. Mon papa m’avait appris que lorsque l’on se battait, il était interdit de taper dans certaines zones qui faisaient très mal, mais, avec mon ami, Stéphane, il n’y avait pas de zones interdites. Il était fort et moi je devais me dégager de toutes les prises qu’il faisait.
J’ai appris à boxer, avec lui, on se donnait des coups de poing. Et comme il se débrouillait toujours pour que personne ne nous voit, j’ai appris jour après jour à me défendre. Cela a duré quatre ans, nos combats étaient de moins en moins fréquents car je les gagnais de plus en plus souvent.
Il est vrai qu’en parallèle, j’avais pris de la force ; mes cousins avaient une ferme et lorsque nous faisions les vendanges ou les foins j’essayais toujours de faire les tâches où il fallait utiliser la force : tourner la manivelle pour faire le cidre, presser le raisin, porter les bottes de foin ou ramasser les seaux de patates…
Un jour, nos combats se sont arrêtés net, mes parents m’avaient changé d’école. Je n’ai plus vu mon ami mais je m’en suis fait d’autres. Curieusement dans ma nouvelle école, les garçons jouaient à d’autres jeux et c’est ainsi que j’ai appris à jouer aux billes et que je me suis perfectionnée dans le football, mon sport préféré à l’époque mais il n’existait pas d’équipe de filles.
Je me souviens encore de mon premier match dans ma nouvelle école. Il y avait deux meneurs., qui nous avaient dit de tous nous mettre en ligne pour former les équipes. Etant une fille, j’avais été la dernière à être choisie. Mon équipe pestait d’avoir la fille dans ses rangs, mais bientôt, les choses changèrent… Je faisais partie des premières personnes que l’on choisissait. Et oui, grâce au ciel, mon premier match dans la nouvelle école avait été transcendant, j’avais marqué plusieurs buts et fait gagner mon équipe.
A cette époque-là, je me souviens que je savais déjà ce que pensaient les gens., je pouvais donc anticiper certaines de leurs actions. Mon poste de défenseur me permettait de savoir de quel côté les joueurs allaient tirer le ballon et je les stoppais très souvent avant que le goal n’ait eu le temps de réagir.
Cet attrait pour le jeu m’a amenée à souvent participer à des concours, auxquels la grande majorité des fois, je gagnais.
A l’âge de 6 ans, j’assistais à un concours de pêche avec ma famille. Mon papa prépara ma canne à pêche, je lançai le fil dans l’eau puis lui dis : « Est-ce normal que ce soit lourd comme ça ? » Mon papa me répond : « Mais oui c’est normal, regarde bien le bouchon et préviens-moi quand il bouge ». Je dis « Papa, papa, il bouge » « Ce n’est pas possible, tu viens de lancer le bouchon, sois patiente !». Je trouvais que ça bougeait au bout de l’hameçon et le monsieur d’à côté dit à mon papa :« Je crois que votre fille a bien attrapé quelque chose ! ». Alors, mon père leva les yeux sur ma canne à pêche, se jeta dessus, et rembobina énergiquement le fil : au bout, nous découvrîmes une magnifique truite !
Le vieux monsieur n’en revenait pas ! En fait dès mon lancer, l’hameçon avait attrapé la truite par la nageoire dorsale. Il répétait : « Jamais vu ça ! Bah bon Diou si j’avais cru voir ça dans ma vie... Jamais vu ça… ». Une grande joie m’envahit ; grâce à cela, j’avais gagné une boisson ! J’avais pêché le premier poisson. Ma maman m’avait accompagnée, pour boire mon lot bien mérité. Alors que nous approchions du pas de porte du bar, je vis des pépés accoudés au comptoir en train de boire leur verre de blanc. Ma maman marqua un temps d’arrêt, tous les pépés nous regardaient. Je ne la sentais pas à l’aise, elle était déjà timide. Tout à coup un pépé éternue : je crois rêver, un truc sort de sa bouche, glisse sur le sol et vient se poser là, devant nos pieds… J’éclate de rire, ma maman serre ma main pour me faire comprendre que ce n’est pas le moment de rire car l’heure est grave. Je la regarde et lui dis : « mais ce sont des dents !». Le pépé ne se dégonfle pas et vient ramasser son dentier à nos pieds. Quand nous avons raconté l’histoire à mon papa, il a, lui aussi beaucoup rigolé.
A 8 ans, j’ai gagné une moto grâce à un célèbre journal pour enfants. Je n’avais rien dit à personne. Pour ce concours, il y avait des questions sur des pilotes et surtout la question subsidiaire était de donner le poids du pilote, de son casque et de sa moto. Grâce à mon intuition j’ai gagné, j’étais la plus proche.
Un élève de l’école m’a vu en photo dans le journal et je suis devenue la star, la fille qui joue bien au foot et qui en plus gagne une moto !
Je vais vous raconter ce qui s’est passé avec mon bolide. Nous allons la chercher au magasin, je donne mon bon de gain au vendeur. Je suis accompagnée de mon papa et de mon tonton qui a un Renault trafic. Le commerçant va chercher ma moto dans l’arrière-boutique. Je la vois arriver et suis impatiente de l’essayer. Elle est magnifique, avec de belles jantes dorées, je l’adore déjà !
Mon père, qui a fait du moto cross par le passé, et mon oncle sont aussi contents que moi. J’ai le droit de choisir un casque, je le prends blanc avec une mentonnière bleue. C’est la grande classe !
Ils chargent ma moto et nous rentrons chez mon oncle qui habite près de chez nous. Nous arrivons et ils me la mettent en marche en m’expliquant qu’il y a une sécurité au niveau du frein et que je dois l’enlever quand je démarre. Deux coups de kick et je suis partie !
Devant moi un champ immense, comme j’habite à la campagne. Le champ monte je pars à vive allure, au maximum de ma vitesse. Arrivée en haut, je lève le pouce pour leur montrer que tout va bien. Ils me répondent en me faisant signe de revenir, puis vient la descente, j’accélère, je suis en « hyper vitesse » et je vais encore plus vite avec l’effet de descente. La moto va un peu vite à mon goût donc je freine, sauf que je ne comprends pas ce qui m’arrive, je vole par-dessus la moto et tombe à terre. J’ai mal partout mais ça va. Je me relève rapidement par peur des remontrances de mon père, et d’être privée de moto ce que je ne souhaite surtout pas.
Mon papa et mon oncle arrivent vers moi en courant et j’attends que ça crie… mais mon oncle ramasse la moto pendant que mon papa vient vers moi. Il essaie de faire rouler la moto mais la roue avant ne tourne plus. Je crois que j’ai fait une grosse bêtise. J’ai cassé ma moto après 1/4 d’heure d’utilisation ! Quelle déception ! Nous retournons chez mon oncle, et mon papa voit vite le problème, le câble de frein s’est enroulé autour de la roue, ce qui a causé ma chute.
Nous montons dans la camionnette avec la moto. Les deux sont remontés à bloc, nous retournons au magasin. Dans ma ville à l’époque, il y avait deux marchands de motos. Mon père savait qu’il ne fallait surtout pas aller chez celui-ci, il avait encore eu la preuve ce jour-là qu’il avait raison. Je pense que le commercial devait commencer à préparer ses oreilles car il allait en entendre des choses… Arrivés sur place, nous descendons, ainsi que la moto. Ils se dirigent droit vers le vendeur et l’insultent tous les deux en même temps. « Vous auriez pu tuer un enfant ! Vous en avez conscience ? » A ce moment-là, je compris que ce n’était pas moi qui avais fait une bêtise. J’étais soulagée. Le vendeur, complètement effrayé, préféra changer la moto ! Les deux frères repartaient donc apaisés, rassurés et heureux de leur duo, et du résultat obtenu. Ils formaient vraiment une belle équipe les frérots ! Mon père a révisé son jugement sur ce magasin, finissant par dire qu’ils étaient coopératifs. Mon histoire a vite fait le tour du village et chaque habitant y allait de sa petite phrase.
Plus tard, nous recevions la visite de mes cousins qui habitaient hyper loin… « 30 minutes de la maison ». L’un d’entre eux, toujours plus fort que tout le monde, voulut faire un tour sur MA moto. (Personne ne pouvait normalement aller sur ma moto). Je démarre MA moto et lui demande s’il faut lui expliquer comment ça marche ? Il me dit qu’il sait conduire, je le laisse donc faire... Nous sommes tous là à le regarder partir, sa famille et la mienne. Il accélère, et fonce tout droit sur le chemin quand soudain nous l’entendons hurler : « Où sont les freins ? où sont les freins ? » Nous lui répondons : « A la poignée ! A la poignée » Trop tard… il s’était lamentablement encastré dans la haie de mon oncle !
Nous le rejoignons pour l’aider à se relever, il est sonné. Je ressors ma moto de la haie, contente qu’elle soit en bon état. Mon cousin s’en est finalement bien sorti, avec plus de peur que de mal ! Nous avons souvent ri en nous remémorant cette histoire...
Le temps passant, j’ai continué à vivre avec mes ressentis et je crois bien que c’est ma cousine qui m’a montré la voie….
Ma cousine, en participant à un concours sur une boîte de petits pois, a remporté des places pour assister au match France-Yougoslavie au stade Geoffroy GUICHARD (dit le Chaudron) à Saint-Etienne. Bien qu’il y ait beaucoup de route, nous décidions d’y aller. J’allais voir mes idoles Joël Batz et Dominique Rocheteau : j’étais aux anges. Je connaissais également les autres membres de l’équipe de France.
Quand nous arrivons à l’entrée du stade, il y avait beaucoup de monde. J’étais impressionnée, savourant chaque instant. Quelle chance j’avais d’être là ! Après avoir montré nos billets à l’entrée, nous allons nous installer sur des sièges numérotés, situés près des cages de foot. Le match commence, les spectateurs sont déchaînés, les tambours résonnent, les gens hurlent des chants appris par cœur. L’ambiance est à son maximum, je n’en reviens pas que les joueurs soient si petits. Un coq avait été lancé sur le terrain pour symboliser la France. Il aurait dû sortir au bout de quelques minutes, sauf que les gens n’arrivaient pas à l’attraper. Il allait rester toute la durée du match ! J’ai tellement ri à la vue ce spectacle que je me souvenais davantage des évènements autour du match que des joueurs.
Soudain, alors qu’un joueur s’était blessé, le médecin de l’équipe Yougoslave entra sur le terrain pour le soigner. Manque de chance, il tomba subitement, frappé par une crise cardiaque, fut évacué par l’ambulance et mourut quelques heures plus tard !
Mon père, me dit : « c’est dingue, dès que tu es là, il se passe toujours quelque chose. » Nous sommes rentrés chez nous, tristes pour ce pauvre médecin Yougoslave mais heureux d’avoir passé une super belle soirée. Je crois que la France a gagné ce soir-là mais je ne me souviens plus du nombre de buts marqués, ni qui a marqué. Même je suis sûre que Batz a été à la hauteur.
Juste une petite anecdote liée à l’un de mes apprentissages.
Cette année-là, j’étais super heureuse d’avoir un album panini, car j’aimais suivre le foot. Ce n’étaient pas mes parents qui me l’avaient acheté : mes potes de l’école qui me l’ont offert, en ayant un en trop ! Ils me donnaient même les images qu’ils avaient en double. D’ailleurs j’avais quasiment terminé l’album et je me le suis fait voler à l’école. Mes potes qui trouvaient cela injuste, voulurent me rendre justice. Mais moi je me disais tant pis, la personne devait en avoir plus besoin que moi.
Alors que j’avais 12 ans, il m’est également arrivé de me faire voler un stylo offert à ma communion. La fille l’a mis dans sa culotte, de nombreux élèves l’ont vu faire. Le professeur n’a pas cherché à le récupérer car il disait que c’était de ma faute, car lorsque l’on a des objets de valeur on doit les laisser à la maison.
Tout était dit ! J’ai donc très vite compris que je ne devais pas m’accrocher au matériel car un jour il était là et le lendemain, il pouvait disparaître à jamais.
Nous sommes en 2020 quand j’écris ce texte, mon mari vient de m’appeler car ce match est justement retransmis en replay. Encore une synchronicité.
Deux ans plus tard, la victoire fut également de mon côté, lors d’une fête de village. Nous devions lancer un ballon de baudruche muni d’une étiquette avec nos nom, prénom et adresse et celui qui arrivait le plus loin gagnait un lot. Pour ce jeu, j’y suis allée au feeling, je me suis complètement laissé porter par mon intuition qui m’a dit de lâcher le ballon à un certain moment, à un certain endroit et j’ai encore gagné le lot.
J’étais en classe de 5ème. L’école était compliquée pour moi, car je sentais beaucoup de choses dans la classe qui me perturbaient. Ces choses dont je parle, aujourd’hui je les appellerais énergies. J’ai baigné dans un bain d’énergies car mon collège était immense, et qui dit immense dit grande quantité d’énergies.
J’adorais les récréations car je jouais à la balle. Nous devions la lancer ou la rattraper à tour de rôle. Je me suis démarquée dans ce jeu, j’avais ma propre méthode pour la rattraper. Dès qu’elle arrivait sur moi, je la captais en la serrant fort sur mon cœur alors que les autres élèves la rattrapaient avec leurs deux mains.
Plus tard, un médecin m’en donna l’explication. Je ne voyais pas les reliefs, ce qui a expliqué une bonne partie de mes chutes ou de mes manières de faire dans la vie quotidienne. Ce jeu a remplacé les matchs de foot. J’y étais également très douée, arrivant régulièrement en finale.
Les jours se succédaient et j’avais de plus en plus souvent mal à la tête. Je me soignais avec des « Dolipranes » en sachet qui déclenchaient des crises de foie, suite à quoi je prenais de l’alcool de menthe sur un sucre pour me faire vomir et dégager mon foie. J’étais régulièrement absente de l’école, je ne tenais pas debout.
Avant les médecins appelaient cela « crise de foie » mais je ne connais pas le mot équivalent aujourd’hui. Mes symptômes étaient toujours les mêmes, maux de tête, nausées, je ne tenais pas de bout tant la tête me tournait et je devais toujours regarder un point fixe sur la tapisserie de ma chambre pour ne pas partir. Parfois ma langue partait en arrière dans ma bouche et lorsque cela se passait, j’avais l’impression de décoller.
Je passais environ 3 jours par mois au lit. Dès lors, je connaissais chaque millimètre carré de la tapisserie aux motifs de l’époque. Ces motifs je les avais nommés, il y avait :
- une Marie-Christine, que j’imaginais comme une dame à bascule,
- une Denise qui était là pour la transmission…
Il s’agissait des deux personnages principaux ensuite suivant les périodes il y en avait d’autres qui venaient s’y ajouter
Récemment, ma fille Valentine, m’a raconté que dans sa classe, un garçon lui avait confié que se trouvait un « Max » derrière la porte de la classe tandis qu’une de ses copines voyait une fillette dans les rideaux. Cela a immédiatement fait écho à mon passé avec la tapisserie car j’avais oublié tout cela.
J’ai d’ailleurs eu l’occasion de me rendre dans l’école de ma fille, qui était également la mienne quand j’étais enfant. Lorsque je suis entrée dans la cour de récréation, j’ai retrouvé toutes les sensations de mon enfance. Les bonnes, comme les mauvaises.
Le collège a été réaménagé mais lorsque je suis entrée dans le couloir principal et que sur ma gauche j’ai vu la classe de 5ème dans laquelle j’étais, je me suis subitement sentie moins bien. J’ai dû canaliser mon énergie, pour éviter de tomber dans les pommes. L’énergie est toujours aussi lourde, et je ne comprends pas pourquoi. Cette école est un établissement catholique et une chapelle est située deux étages au-dessus de mon ancienne classe.
Comment un lieu religieux peut-il être autant chargé d’énergies négatives ? J’y réfléchirai plus tard.
Alors que nous nous dirigeons vers la classe de ma fille et arrivée sur le pas de porte, j’ai eu un mouvement de recul : face à moi il y a des dessins accrochés en banderole au-dessus du tableau il s’agit de calavera (tête de mort mexicaines colorées). Pour la plupart elles étaient très colorées, avec des couleurs très vives mais il y en avait une qui se détachait des autres, une qui me faisait peur. Elle était coloriée en noir et l’enfant avait fait couler du sang de la bouche de la tête de mort. C’était un cauchemar, une entité s’était mise dans le dessin. Je l’ai libérée en la faisant passer dans la lumière, car elle voulait venir sur nous.
Nous sommes parties de la classe car le professeur que nous devions rencontrer n’était pas là. Nous avons terminé par faire le tour de tous les couloirs du collège et j’ai compris pourquoi Valentine revenait toujours nerveuse de l’école. L’énergie du lieu était extrêmement glauque. Le mois suivant mon passage au collège, il y eut le confinement de mars 2020 et j’ai prié pour que les pères profitent de ce moment afin de libérer l’école des énergies stagnantes, allant même le dire à un des Pères qui m’a assuré qu’ils priaient chaque jour.
Les petits camarades de Valentine m’ont fait repenser à mes 12 ans. Avec mes premiers émois énergétiques. J’étais donc souvent malade, et, chaque fois mes parents m’emmenaient chez le médecin, le diagnostic est toujours le même : « crise de foie ». J’aurais préféré qu’ils trouvent le fond du problème car je n’aimais pas être malade. Puis, un nouveau symptôme s’est mis en place.
Un matin, alors que je faisais chauffer du lait dans une casserole, j’ai eu subitement mal à la tête, me suis sentie flagada, mes jambes tremblaient, j’étais soudain cotonneuse. C’était cool, je me sentais planer et n’avais plus mal nulle part. Soudain, ma vision se troubla, j’essayais de fixer un point sur l’horizon sans y parvenir. C’est la chute. Le gros bruit a attiré ma maman qui appela mes sœurs pour me relever. C’était la première fois que je tombais dans les pommes, le début d’une longue série qui dura 2 ans.
Le médecin pensait que je ne mangeais pas assez. Ma maman me gavait donc encore plus alors que les repas étaient déjà copieux. Nous mangions trois repas dans la journée, plus le goûter pourquoi en rajouter ? Je me sentais comme une oie que l’on gave. Mais cela allait vite s’arrêter car malgré tous ces repas j’allais encore tomber dans les pommes.
Ma maman cessa alors de me gaver et je recommençai à manger normalement. Je les sentais tous désemparés et flippés de ce qui pouvait m’arriver à tout moment. Ils me demandaient régulièrement si j’allais bien.
Un matin, j’ai eu du mal à sortir de mon lit. Ma tête tournait bien que ce soit le début de la journée... Je luttais pour me lever, n’aimant pas me plaindre. Je réussis enfin à m’extirper de mon lit, à me tenir debout et me dirigeai vers la cuisine. Ma vision était moyennement claire. Alors que je chauffais mon lait, ma vue se troubla dangereusement, mes jambes devinrent cotonneuses, j’ai juste eu le temps d’appeler ma famille au secours. A leur arrivée, le sol se déroba sous mes pieds, je tombai.
Lorsque je me suis réveillée, j’étais dans mon lit. Mes sœurs, ma mère et mon père se tenaient autour de moi, tandis que je me demande ce qui s’est passé. Je me rendormis, me sentant très faible. La suite, c’est eux qui me l’ont raconté, j’ai tout oublié.
Récit d’une de mes sœurs, qui je crois, est encore traumatisée, de ce qu’elle a vu à cette époque-là. :« Margotte est devenue tout pâle, s’est mise à trembler, son corps était tout raide, et j’ai appelé les parents ».
Notre père, (qui avait fini depuis peu sa formation de secourisme), m’a sauvé la vie et dit que c’était une crise d’épilepsie. Il s’est jeté sur moi pour saisir ma langue, évitant que je ne l’avale. Mes deux sœurs qui se trouvaient dans la chambre étaient terrifiées et pleuraient. C’était hyper violent à voir. Ma maman quant à elle appela les pompiers. Et…
Je suis allée chercher la signification du mot épilepsie « Le mot est issu du grec et signifie « attaque », « être saisi » ou « être pris par surprise » ». Energétiquement je viens de trouver aujourd’hui la symbolique de ce qui m’arrivait. Je devais être attaquée énergétiquement.
Je me suis juste réveillée dans le camion des pompiers sans comprendre ce qui m’arrivait. En tous cas, dans ce camion, je me dirigeais vers une autre vie ça c’était certain….
Je ne me souviens pas du trajet car je dormais profondément. Mon corps passait par tous les états, j’entendais la voix lointaine des pompiers, ils me saoulaient, répétaient en boucle : « comment tu t’appelles ? » Je répondais mais ils devaient être sourds vu qu’ils me reposaient la question en boucle, sans arrêt. Puis j’ai entendu : « On la perd ! » Je ne savais pas ce qu’ils voulaient dire…
A mon réveil, un bruit de bip bip me dérange, j’ai envie de l’arrêter mais je n’y arrive pas. J’entrouvre les yeux et me demande où je suis. Je ne comprends rien, où est mon petit déj ? Où sont les miens ?
J’ouvre les yeux un peu plus grands, et vois un lit à côté de moi. Une dame y repose avec les yeux fermés. Je la regarde, elle dort. Autour de moi, il y a des fils, des tuyaux, des machines je n’y comprends rien. Une dame habillée de blanc vient me voir et me demande si je vais bien. C’est le cas, je pète le feu, je suis dans une forme olympienne ! Mais je ne sais pas ce que je fais là ni pourquoi je suis couchée. L’infirmière m’explique que j’étais dans le coma, que j’irai mieux à présent.
Mon père entre dans la chambre, salue le monsieur qui est à côté de moi et me dit que c’est un de ses collègues de travail, venu voir sa femme, qui occupe le lit à côté du mien. Très bien, mais je rentre quand moi ? Personne ne le sait, cela dépend de ma stabilisation (encore un mot qui restera gravé en moi). Je me rendors. Après quoi, il va m’arriver quelque chose dont je vais me souvenir à vie. Je dormais profondément et au loin j’entendis une dame, ma voisine de chambre, qui souhaitait qu’on lui apporte des poireaux.
Dans mon sommeil, je ne comprenais pas pourquoi les infirmières tardaient comme ça à lui apporter ses poireaux. C’est simple non, si quelqu’un demande des poireaux on lui apporte comme ça elle se tait et n’empêche pas les autres de dormir. Mais personne ne se bougeait, ça m’a saoulée ! Je décidai donc de lui apporter ses poireaux, je la rejoignis dans un univers blanc et cotonneux pour la conduire vers ses poireaux. « Et voilà ! Elle est contente et en plus elle se tait. C’était pas si compliqué ! » Moi, en revanche, je dois faire le choix de rester ou partir avec elle, je choisis de la laisser là et de partir.
Le lendemain, je fus transférée dans le service des adolescents. Je suis incapable de vous dire combien de temps j’ai passé dans le coma ni combien de temps je suis restée à l’hôpital. Lorsque j’ai fait rechercher les informations par différents médecins, personne n’a retrouvé quoi que ce soit sur mon dossier, c’est comme si cela n’avait jamais existé. Heureusement que ma cousine m’avait rendu visite pendant mon séjour et m’avait offert un jeu que je garde encore aujourd’hui sinon je demanderais encore si je me suis vraiment retrouvée dans le coma à l’hôpital.
Quelques temps plus tard, j’ai demandé à mon papa comment allait la dame qui était à côté de moi aux soins intensifs, il m’a répondu qu’elle était décédée, la nuit précédant mon transfert dans un nouveau service. C’est ce jour-là, où j’ai pris conscience de la valeur de la vie.
Après des années, j’en ai déduit que j’avais accompagné cette dame vers le grand tunnel du paradis et qu’en plus elle était partie avec ses poireaux, elle doit être sacrément bien là-haut.
De retour à la maison, je me rétablis peu à peu. L’école, c’est fini. Les professeurs ont décidé d’un commun accord que je devais me reposer et que les cours et les devoirs attendraient que je me sente mieux. Cette période me permet d’échafauder un plan de vie, mon plan de vie. Il y a une chose dont je suis sûre, c’est que je suis une battante, j’ai envie de travailler pour gagner mon indépendance. Pas parce que je suis mal chez moi, juste parce que j’ai envie de vivre ma vie. Je commence par lister le contenu des placards de vaisselle de mes parents et je note tout sur une feuille blanche. Ce document me permettra de pointer au fur et à mesure mes achats. Je note également mon permis de conduire, une voiture et un appartement… Petit plus, je souhaite assister à une vente aux enchères et m’acheter un bien en viager… Je suis désormais prête à avancer dans ma vie.
Une maman, proche de mes parents, me propose régulièrement de faire du baby-sitting, pour que je m’entraîne à m’occuper de ses enfants. Et donc, chaque fois que je gagne mes « petits sous », (c’est comme cela que je les ai nommés), j’achète un objet repris dans ma liste de vaisselle.
Un jour, mon professeur d’anglais, Madame Bunny (comme le lapin) demande l’autorisation à mes parents de venir me voir. Ce qu’ils acceptent. Je n’en reviens pas, un prof se déplace jusque chez moi, c’est du jamais vu ! Même mes parents en sont étonnés. Sauf que ce jour-là, ma vie va basculer. En effet, le professeur demande à me parler en présence de mes parents.
Elle nous dit : « Margotte a de très belles capacités mais elle ne peut pas s’épanouir dans un système scolaire classique. » Mes parents se décomposent. Que souhaite-t-elle nous faire passer comme message ? Mon père lui demande de préciser. Elle ajoute : « Votre fille s’épanouirait totalement dans une école technique ». Les mots sont lancés, à l’époque c’était l’école des nuls mais moi ça me plaisait d’essayer. Dans mon école, une lignée de ma famille avait tracé la voie, pour la plupart de très bons élèves, tous, dans le peloton de tête des premiers de la classe et moi, je devais partir ailleurs… Finalement ce n’est pas plus mal, comme ça les profs me verront autrement que comme la cousine de l’excellent Pierre, Paul ou Jacques…
Madame Bunny l’avait bien compris. Elle me regarde droit dans les yeux et me demande. « Que souhaiterais-tu faire comme métier plus tard ? » Je lui réponds : « m’occuper d’enfants ». Elle en prend bonne note et demande à mes parents l’autorisation de rechercher un établissement scolaire qui sera plus adapté à mes compétences. Mes parents se concertent et finissent par accepter.
