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Pensées, d’ici à l’absurde présente deux dimensions de notre vie : la trivialité absurde qui surgit lorsque les évènements s’entremêlent de manière étrange et que l’incohérence domine, ainsi que notre propension naturelle à philosopher. C’est un ensemble de réflexions qui induisent un profond questionnement sur des sujets existentiels.
À PROPOS DE L'AUTEURAlexis Martinon étudie le monde avec une curiosité inlassable. Dans ses réflexions, il mêle philosophie, acceptation et joie pour donner naissance à des œuvres à la fois profondes et légères, capables de susciter le sourire tout en explorant le sens de la vie.
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Seitenzahl: 106
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Alexis Martinon
Pensées, d’ici à l’absurde
Essai
© Lys Bleu Éditions – Alexis Martinon
ISBN : 979-10-422-0328-3
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Préface
Suivez votre rêve
Au petit matin, vous vous rendez au pied de votre immeuble pour acheter vos journaux, votre kiosque les a mis de côté. Depuis des années, Alexis Martinon écrit pour ses amis lecteurs, ses amies lectrices. Ses ouvrages, comme vos journaux, vous réservent d’heureuses surprises. L’ouvrage Pensées, d’ici à l’absurde vous remplit de bonheur. Sa lecture vous offre de beaux rêves. Vous partez en promenade, vous rencontrez des amis, une guitare accompagne le chant des enfants, alors débute la fête.
Chaque pensée devient objet de réflexion, son sens acrobatique devient un jeu ironique ; vous souriez au spectacle qui se déroule sous vos yeux. Les mots deviennent des emblèmes destinés à mettre en doute le temps et sa ronde joyeuse.
À chaque ligne, l’utopie prend sa place et ne vous lâche plus ; et lorsque l’argent s’en mêle, vous vous questionnez : l’argent destiné à sauvegarder l’humanité devient-il un trésor ou un souvenir ? Christophe Colomb connaît-il son itinéraire à travers l’océan ? Est-il votre mentor, lorsque vous vous en inspirez ? Son intuition rejoint-elle la vôtre ? Vos projets ont le goût du bonheur de vivre et la paix des cœurs ? Chaque page de ce livre vaut tous les traitements. Vous aimerez le lire non pour partager une promenade au pays de l’ironie, mais pour goûter un propos sur la mort, compagne de notre existence. Son temps deviendra un ami, une escapade, le créateur de votre invisible. Ainsi, votre toile, votre sujet, vos pinceaux dialogueront avec l’infini en vous !
Vous serez de toutes les saisons, vous comprendrez le ronronnement de votre chat, vous donnerez à votre regard le temps d’apprivoiser l’espace et votre langue par ricochet utilisera les mots de la lune. Vous ne saurez de quelle manière tenir ce livre dans vos mains. L’auteur sait qu’il l’a écrit pour vous.
Rémy Hildebrand,
Président du comité européen Jean-Jacques Rousseau,
Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques
Ça ne vous a pas échappé, « D’ici à l’absurde » est une partie du titre de ce livre, c’est pourquoi tout naturellement nous commencerons par le décortiquer. Nous allons donc nous attarder sur la définition d’ici ainsi que celle de l’absurde.
Ici, c’est l’endroit où vous êtes. C’est l’endroit dans lequel vous vivez, l’endroit où vous allez, où vous vous déplacez. C’est parfois une ville et ça peut parfois être une région. Ici devient vaste et devient vague. Ici c’est chez nous, c’est notre pays. Ici c’est un continent, c’est l’Europe, ou l’Australie, tiens. Ici c’est enfin le monde, notre terre. Ici c’est une marque indéfinissable et sans limite, c’est une marque absurde.
L’absurde est ce qui nous entoure et qui n’est pas raccord, c’est une phrase qui fait tache au beau milieu d’un discours et qui déclenche l’hilarité. L’absurde c’est l’injustice commune des pauvres et des riches, qui ne fait rire qu’une partie d’entre eux d’ailleurs. L’absurde c’est la révolte sourde de ceux qui ne peuvent pas mener de combat. L’absurde ce sont les priorités qui ne devraient pas en être et les postériorités qui sont des urgences. L’absurde est drôle parce qu’il est décalé. L’absurde est triste parce qu’il est en prise au réel, et le réel fait mal. L’absurde est tout cela à la fois, et vous savez quoi ? Il se trouve ici ! (et partout…)
La vie a-t-elle un sens ? Voici sans doute LA question universelle, après peut-être « Pizza ou burger ? ». Cependant, pour y répondre, nous devons exprimer une définition claire de la vie, et ce n’est pas aussi simple qu’il paraît.
Du point de vue d’un dictionnaire, « la vie est un phénomène biologique de la naissance à la mort ». Sans être de nature fouineur, je ne cache pas que j’aimerais en savoir un peu plus que ce que cette définition nous propose. Avec la même logique – qui veut que nous connaissions les concepts de naissance et de mort, alors qu’ils sont le fruit de la définition de la vie –, cette définition pourrait se résumer plus simplement encore en « la vie est un phénomène » voire encore en « la vie » ou même en « … ». Qu’est-ce que la naissance sans notion de vie ? Qu’est-ce que la mort sans notion de vie ? Qu’est-ce qu’un phénomène sans notion de durée et qu’est-ce qu’une notion de durée sans notion de vie ?
Notre cher internet nous renseigne, toutefois, un petit peu plus avant en nous expliquant que « La principale caractéristique d’un être vivant, par rapport aux objets inanimés et aux machines, est qu’il est un corps qui forme lui-même sa propre substance à partir de celle qu’il puise dans le milieu. » Et on ne parle pas ici de mafia, soyons clairs. En revanche, et avec cette définition, un caillou peut être vivant. Mais on avance.
Hubert Reeves, quant à lui, présente la vie comme une continuité de grands événements cosmologiques, comme une suite logique qu’une infime ligne démarque, la pensée. Nous sommes des poussières d’étoiles, elles-mêmes poussières d’un horizon qu’aucun navire n’aura le privilège de dépasser, le big-bang. Nous sommes les enfants de tout cela. La vie est selon lui « Une tendance naturelle des éléments à se complexifier ». C’est sans doute l’explication la moins compréhensible, mais certainement la plus juste.
Cependant, la réponse « C’est quand ça bouge tout seul » aurait été tout aussi appropriée, peut-être même mieux comprise et certainement beaucoup plus proche de la réalité que nous observons tous les jours : un chat, ça bouge tout seul.
La pensée (et la vie donc, mais a priori, vous avez suivi) nous amène son lot de questions, dont celle du sens.
Notre recherche de sens nous est personnelle, et elle est formée par un tiraillement entre notre environnement et notre for intérieur ou notre intuition. Si elle est correctement effectuée, cette recherche de sens n’aboutira certainement jamais. C’est ce qui lui donne tout son charme, mais très sûrement aussi ce qui apporte une telle frustration.
Gérald de Palmas se soucie de n’avoir « qu’une seule vie », « que quelqu’un l’aide » à « trouver le remède ». Peut-être que le remède serait, pour lui et pour nous, de laisser une trace de notre passage afin d’exister éternellement.
Mais se poser la question du sens de notre vie et de la vie en général ne nous cache-t-il pas d’un vrai sens ? Est-ce absurde de se poser la question ? Ou est-ce absurde d’en attendre une réponse ?
Pourrait-on imaginer que finalement, toutes les questions que nous nous posons seraient le sens de la vie en lui-même ? Exister, et donc a priori vivre, c’est se questionner et questionner le monde dans lequel nous vivons.
Peut-être la réponse serait plus futile que ça et pourrait se trouver alors dans… la barbe !
La barbe donne-t-elle un sens à notre vie ? Elle est à la mode, certes, et nous cultive lorsque nous la cultivons (en apparence tout du moins), elle pousse et nous pousse à devenir différent. Cependant, la barbe peut aider à trouver une voie… après tout pourquoi pas, mais peut-elle nous aider à trouver un sens ? Rien n’est moins sûr, puisque si elle peut paraître distinguée dans certains milieux, d’autres la réfutent totalement. Et nous ne parlons ici que d’une barbe pour un homme !
Et c’est là que l’on se rend compte qu’en termes de misogynie l’on a encore du progrès à faire, la barbe chez la femme est non seulement totalement sous-représentée, mais qui plus est très largement, si ce n’est conspuée, au moins mal vue.
Je crains alors devoir oublier cette histoire pour me rendre à l’évidence : rien de matériel ne saurait nous aider à trouver un sens. L’ironie se jouant de nous, il se pourrait tout à fait que rien d’immatériel ne nous y aide non plus ! Nous laissant pauvres ères baigner dans nos incertitudes et questionnements sans fin !
Mais j’y songe, peut-être qu’une boussole pourrait nous l’indiquer, ce fameux sens ? Peut-être est-il tout simplement par ici, ou par-là ?
Cependant, l’univers est né d’une erreur de la nature : les particules de matière que nous connaissons sont le fruit d’un combat titanesque des premiers instants de l’univers primordial.
Alors qu’au contact de particules d’antimatière elles devaient s’annihiler mutuellement, ne laissant derrière elles que de l’énergie pure, il y’a eu, à un moment donné, un chouia plus de matière que d’antimatière.
Les restes, environ une particule sur un milliard, ont formé l’intégralité de l’univers que nous connaissons.
L’univers par rapport aux quantités de choses potentiellement existantes devient donc de :
Sa taille nous est inconnue. Nous ne pouvons voir qu’une infime partie, l’univers observable, que l’on peut comparer à l’horizon cosmologique. Cette bulle représente 45 milliards d’années-lumière de rayon autour de notre terre. En d’autres termes, TOUT ce que nous voyons est contenu dans cette bulle. Mais TOUT ce qui EXISTE dépasse outrageusement cette bulle.
Il nous sera toujours impossible de voir au-delà, réduisant ainsi nos connaissances des confins de notre propre maison et augmentant par le même biais notre frustration.
Mais la maison dans laquelle vous êtes, la planète sur laquelle vous habitez et le système solaire dans lequel vous évoluez perpétuellement ne sont que des grains de sable tourbillonnants au fond d’un océan dont vous ne pourrez jamais prendre la mesure.
Chaque grain de sable est un monde, chaque grain de sable est séparé de son voisin par une distance immense de vide, chaque grain de sable est unique et chaque grain de sable renferme potentiellement son abîme de grandeur.
Admettons que nous ne voyons (et ce n’est qu’une supposition) qu’un millième de l’univers.
On notera alors :
Dans cet univers observable, la densité de matière qui le compose ne dépasse pas quelques atomes par kilomètre carré.
Et, alors que frissonnant dans ce vide intergalactique, l’on pourrait se perdre à tout jamais, on a la chance de pouvoir y voir plein d’amas de galaxies, sortes de géants nuages abritant des centaines de milliers de galaxies. Nous sommes perdus au beau milieu d’un spectacle dont la grandeur nous est, au mieux, impossible à appréhender. Notre galaxie, la Voie lactée – de cent vingt mille années-lumière de diamètre – se trouve perdue dans l’immensité d’un système d’amas de galaxies nommé Laniakea, d’une taille d’environ cinq cents millions d’années-lumière. La lumière que nous recevons donc de l’extrémité de ce superamas de galaxies a été émise il y a plus de cinq cents millions d’années.
Notre Voie lactée peut se représenter donc ainsi :
Vertigineux ? Mais plongeons encore plus loin. Vous voyez le tout petit point qui brille en comparaison de cet immense éclair ? C’est notre soleil mis côte à côte avec l’étoile la plus grosse jamais observée : UY Scuti, 1700 fois plus grosse que lui.
Le système solaire en comparaison de notre étoile ne représente que 0,14 % de sa masse totale.
Et là, perdue au milieu d’une course elliptique, qui vacille comme un nuage dans l’ouragan de Jupiter, nous.
Notre Terre, notre planète, enfin là !
Si l’on s’approche d’encore plus près, on peut constater que d’infimes choses s’activent, se meuvent.
De la vie !
Ces imperceptibles choses sur un minuscule bout de cailloux provenant d’un coin sombre et perdu de l’univers naissent, vivent et meurent !
Et parmi toutes ces choses, vous, lecteur ! Bonjour.
Vous trouviez les événements qui vous entourent accablants ou tristes, n’est-ce pas ? Eh bien, regardez plus loin et ressentez le tout dont vous faites partie. La chance que vous soyez est infime, et elle est d’autant plus belle. Comme disait Pascal, les « silences éternels de ces espaces infinis m’effraient ».
