Petit guide du parler québécois - Mario Bélanger - E-Book

Petit guide du parler québécois E-Book

Mario Bélanger

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Beschreibung

Savez-vous ce que signifient les expressions : passer le chapeau, avoir la chienne, se péter les bretelles, se tirer une bûche, se faire passer un sapin ? La saveur, la richesse et l'originalité de la langue québécoise vous attendent au détour de chacune des pages du Petit guide du parler québécois. D'abord conçu pour les étudiants étrangers fréquentant les universités du Québec, ce guide s'adresse aussi à tous ceux qui désirent se familiariser avec la culture québécoise : touristes, nouveaux arrivants, amateurs de musique populaire, de littérature, de cinéma ou de théâtre. Le livre intéressera également les Québécois.


À PROPOS DE L'AUTEUR


Mario Bélanger est un auteur québécois et rédacteur professionnel. Il est passionné depuis toujours par les mots, les langues, et plus particulièrement par la langue parlée au Québec. Agent d'information à l'Université du Québec à Rimouski pendant trente-deux ans, il a présenté son exposé sur la langue parlée au Québec à des centaines d'étudiants étrangers nouvellement arrivés.

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Seitenzahl: 255

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Table des matières

Dédicace

Avertissement

Avant-propos

Présentation

Des mots et des expressions du Québec

Lexique

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V-W

V

W

Y-Z

Y

Z

Annexes

Les premiers contacts avec la langue parlée au Québec

Les cousins d’Acadie

Quelques éléments d’histoire

Tendances de prononciation

Tournures et contractions

Les jurons

Masculin ou féminin ?

L’automobile et le garage

Sigles courants

Pour d’autres données

Remerciements

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du

Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Mario BÉLANGER, 1953

Petit guide du parler québécois

ISBN : 978-2-923662-87-9

1. Français (Langue) - Régionalismes - Québec (Province) - Dictionnaires

2. Français (Langue) -Québec (Province) - Idiotismes - Dictionnaires

3. Français (Langue) -Québec (Province) - Dictionnaires I. Titre II. Collection :

Québec 10/10

PC3643B442011 447'.971403 C2011-941162-8

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Tous droits de traduction et d’adaptation réservés ; toute reproduction d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

© Les Éditions internationales Alain Stanké, 1997, 2004

© Les Éditions internationales Alain Stanké, collection 10/10, 2011

Les Éditions internationales Alain Stanké

www.edstanke.com

Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et

Archives Canada, 2011

ISBN : 978-2-923662-87-9

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Version numérique

©2023 Éditions du Tullinois

www.editionsdutullinois.ca

ISBN version e-pub : 978-2-89809-323-4

ISBN version e-pub-PNB : 978-2-89809-324-1

Bibliothèque et Archives Nationales du Québec

Bibliothèque et Archives Nationales du Canada

Dépôt légal version E-pub : 3e trimestre 2023

Dépôt légal version E-Pub-PNB : 3e trimestre 2023

Nous remercions la Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec (SODEC) du soutien accordé à notre programme de publication.

SODEC-QUÉBEC

Dédicace

À tous ceux et celles

qui arrivent d’ailleurs et qui acceptent,

avec ouverture d’esprit et respect,

de venir au Québec pour mieux connaître

ce coin du monde et ses habitants.

Avertissement

L’utilisation du masculin dans cet ouvrage n’a pour but que d’alléger le texte

Avant-propos

Du terroir à la francophonie

Lorsque des Français, des Belges, des Suisses, des Haïtiens, des Marocains ou des Sénégalais rencontrent des Québécois, de quoi parlent-ils ? De villes et de paysages, bien entendu. De mentalités, de plaisirs du palais et de la chair, sûrement. De l’art et de la politique, sans doute.

Mais un autre thème revient souvent dans les conversations de tous ces francophones. Oui. Les couleurs et les variations de la langue française dans le monde. Et cet intérêt se manifeste aussi chez les Acadiens et les Franco-Ontariens, ainsi que dans les autres régions du globe où l’on parle français.

Dans la société québécoise, la langue est depuis longtemps « la » question par excellence. Une question d’identité, de reconnaissance. La langue parlée au Québec est à la fois tenace et languissante, hésitante et orgueilleuse, enjouée et mélancolique, blessée et vivace.

C’est un mode d’expression fragile, en mutation, qui lutte contre l’envahissante langue anglaise, infiltrée partout. C’est la simplicité, la verdeur d’un dialecte qui survit dans le sillage du français de France, langue souvent capricieuse et forte en conventions.

La langue parlée par les Québécois est une langue qui chemine entre deux registres : à la fois dialecte pour initiés et héritage culturel mondial. Ainsi, non seulement cette langue est un mode d’expression typique, singulier, qui rayonne de part et d’autre des rives du fleuve Saint-Laurent, avec des mots et des accents qui témoignent d’une culture propre aux Québécois, mais encore elle est pour eux une langue internationale, qui leur ouvre des portes sur de vastes parties du monde, notamment l’Europe et l’Afrique. La réalité linguistique francophone au Québec s’inscrit entre ces deux pistes : un fier attachement au terroir et à la réalité du Québec parallèlement à une relation privilégiée avec la vaste francophonie. Ainsi se sont développées deux manières de parler qui vont côte à côte, qui se mélangent, qui se confrontent. Les Québécois parlent une langue qui est fondamentalement française, mais qui est truffée de mille et une tournures, intonations et significations qui leur sont caractéristiques. Leur recette ? Des archaïsmes, des emprunts à l’anglais, des néologismes – il le fallait pour décrire une réalité unique –, des extensions de sens. Brasser le tout, couvrir et laisser mijoter pendant plusieurs décennies, ajouter un peu d’accent et servir. Beaucoup de Québécois peuvent s’exprimer dans un français conventionnel qui se rapproche du français parlé dans certains milieux européens ou africains. Mais, entre le français cultivé et la langue populaire, il arrive que la plupart des Québécois passent d’un registre à l’autre, plus ou moins consciemment, sans prévenir…

Ainsi, le Québécois qui parle à une personne en position d’autorité sera tout naturellement porté à dire : « ce soir », « ici », « retourner », « maintenant », « en forme ».

Deux heures plus tard, le même Québécois qui s’adresse familièrement à son frère ou à son voisin pourra dire, tout aussi naturellement : « à souère », « icitte », « artourner », « astheure », « en shape ».

Une langue qui oscille entre deux registres ? Une hésitation constante entre deux façons de dire ? Les linguistes parlent de « situation diglossique ». Le phénomène n’est pas particulier au Québec, bien entendu.

Toutes les sociétés le vivent à divers degrés. Mais le cas du Québec, influencé par de grands courants américains, français et canadiens-anglais, mérite une attention spéciale.

D’une part, la langue conventionnelle, officielle :

c’est celle des ministères et des institutions publiques, celle de certains annonceurs et journalistes dans les médias, celle des relations avec les étrangers et des situations publiques, celle de l’écriture en général.

Une langue endimanchée, cultivée, qui s’apparente au modèle standard de la langue française. Et d’autre part, la langue de la vie courante, la langue orale, spontanée, parfois dépréciée, avec ses tournures vibrantes, ses raccourcis : c’est celle qu’on entend dans la rue, au restaurant et dans l’autobus, dans les lieux de travail, dans des discussions amicales, dans les tribunes téléphoniques à la radio, etc. C’est cette langue de tous les jours que j’ai choisi de décrire. Ce vocabulaire pittoresque, moderne, populaire, qui surprend les étrangers.

Malgré tout, la langue parlée au Québec partage de nombreux éléments de référence avec les variétés du français en usage dans les autres pays de la francophonie.

Les possibilités de compréhension sont remarquables. Il existe en effet un grand réservoir de français commun renfermant des mots qui sont accessibles, compris et employés par l’ensemble des francophones.

Certes, les Québécois achètent des dictionnaires, des revues et des livres venant d’Europe. Culturellement, ils sont branchés sur le réseau francophone international.

Ils consomment et produisent en français : chansons, films, émissions, romans, etc. Les Québécois sont fiers de faire partie de la grande famille francophone, ils revendiquent résolument l’usage de cette langue.

Il est facile et agréable de communiquer avec les francophones du monde entier en utilisant le français conventionnel. Cependant, s’ouvrir à la variété des expressions plus régionales permet d’enrichir la langue

de couleurs et de saveurs nouvelles. C’est pourquoi il importe de fournir une information accessible et pertinente sur les différences qui existent, de créer des ponts entre les diverses modulations de la langue.

Et des différences, Dieu sait qu’il y en a ! Prenons le mot « char ». En entendant ce mot, beaucoup de francophones dans le monde penseront à un char d’assaut, d’autres à un char à boeuf, d’autres encore à une voiture à deux roues de l’Antiquité. Pour les Québécois, cependant, il s’agit avant tout du terme populaire qui désigne une automobile (sens que lui attribue le présent lexique puisque seul ce sens fait la différence). Tous les francophones du monde comprendront des termes neutres comme auto, voiture ou véhicule pour désigner cet objet usuel qu’est l’automobile. Tous saisiront aussi le sens des termes plus familiers comme bagnole et tacot. En France, il faut ajouter des mots du langage populaire comme guimbarde, chignole, caisse, tank ou tire, qui, dans le sens de vieille voiture, sont peu courants au Québec. Tout comme en Afrique francophone on entendra carcasse et sakabo. Au Québec, on pourra aussi désigner une vieille voiture qui fonctionne mal comme étant un bazou, un cancer, un bachat ou une minoune. Que de ressources dans une langue !

Les parlers français ne font pas exception… Il ne faut pas croire que les Québécois sont les seuls à présenter des particularismes par rapport à la langue française dite conventionnelle. Les Suisses, les Belges ou les Sénégalais qui s’expriment en français ont eux aussi leurs tournures et leurs accents, faciles à distinguer de ceux d’un Parisien. (Vous connaissez les « septante-trois » et les « nonante-cinq » de la Suisse ?) En Haïti ou à la Guadeloupe, le créole (mélange de français et de langues

africaines) côtoie le français conventionnel. À l’intérieur même des frontières de la France, il existe encore de multiples nuances entre les parlers de l’Île-de-France, de Normandie, de Picardie, de Provence, de Champagne, de Lorraine. Il faut lire le magnifique ouvrage d’Henriette Walter Le Français dans tous les sens pour bien comprendre l’étonnant cheminement des mots et la riche floraison de variétés à l’intérieur de la langue française.

Dans plusieurs pays de l’Afrique francophone, on a inventé avec beaucoup d’inspiration de nouveaux verbes à partir de mots courants : amourer (faire l’amour), enceinter (rendre enceinte), fréquenter (aller à l’école), cabiner (faire ses besoins), doigter (montrer du doigt), ménager (faire le ménage), boulotter (travailler), panner (tomber en panne). Génial, non ? Certains mots apparaissent dans un sens différent : toujours en Afrique, « pardonner » signifie non pas « accorder le pardon » mais « demander pardon ». Au Congo, « bronzer » équivaut non pas à « devenir plus foncé » mais à « devenir plus clair ». Au Zaïre, les « gros mots » ne sont pas des « mots injurieux » mais bien des « mots savants »… En plus, les francophones d’Afrique ajoutent au français qu’ils parlent de nombreux mots qui proviennent de leurs langues autochtones.

-

… aux autres langues

On observe d’ailleurs un phénomène semblable dans d’autres langues. Placez autour d’une table une vendeuse de Harlem, un fermier du Texas, un camionneur d’Édimbourg et une infirmière du Nigeria, et il n’est pas certain qu’ils saisiront tous bien clairement les nuances de la discussion qui se tiendra pourtant en anglais. Par exemple, today (aujourd’hui) se prononce « toudé » à Boston, « toudéi » à Londres et « toudaille » à Melbourne. Le mot beer (bière) se dit « bir » à Londres, « bèr » en Écosse. On mange des chips en conduisant un truck (camion) aux États-Unis, alors qu’on parle de crisps et de lorry en Angleterre. Corn désigne du maïs aux États-Unis et du blé en Grande-Bretagne ; fag signifie un pédé à New York et une cigarette à Londres. De façon semblable, subway et tube (métro), elevator et lift (ascenseur) ou sidewalk et pavement (trottoir) servent à désigner de chaque côté de l’Atlantique les mêmes réalités. Le citoyen espagnol de Madrid comprend très rapidement que la personne qu’il entend au téléphone vient d’Amérique latine seulement par son accent ou par les mots qu’elle choisit. Par exemple, le mot pollo (poulet) se prononce « pollio » en Espagne et « pojo » au Costa Rica. Les gens disent magnetófono (magnétophone), playera (tee-shirt) et coche (automobile) en Espagne alors qu’en Amérique, ils emploient plus couramment grabador, camiseta et carro. Des experts ont relevé plus d’une vingtaine de zones de dialectes en Amérique hispanique.

Même phénomène du côté des Allemands, qui ont une langue écrite commune, mais qui s’expriment dans une diversité de dialectes. Dans le sud de l’Allemagne, en Autriche et en Suisse, nous apprend Henriette Walter, on utilise des mots différents de ceux qu’on emploie au nord de l’Allemagne pour dire : samedi, cravate, orange ou chaise. En Norvège, un interminable débat se déroule entre les défenseurs du vieux norvégien et les partisans de la langue moderne.

Pareillement, il existe des variations dans la langue « italienne » entre les Italiens du Nord et ceux du Sud. (Certains ont essayé de traduire une nouvelle de Boccace en 700 dialectes de l’Italie…) Même chose au Brésil et au Portugal : les natifs de Rio et ceux de Lisbonne ont leurs « écarts de langage », même s’ils s’expriment tous en portugais. On dira ônibus (autobus) au Brésil et autocarro au Portugal.

Partout, la langue est une chose vivante, qui se transforme, qui prend des couleurs, selon les lieux qu’on habite, selon les gens à qui on s’adresse.

Chacun apporte ses nuances

Ce qui vaut pour une population donnée vaut aussi pour un individu : chaque personne apporte des nuances dans la façon d’exprimer une même réalité, et c’est en partie ce qui fait la diversité et le pouvoir d’imagination du langage.

Un habitant d’une grande ville, peu importe laquelle, s’exprime souvent avec des mots, des intonations qui sont différents de ceux d’une personne qui vit à la campagne, à trente kilomètres à peine de cette ville.

Dans un parc, j’ai déjà entendu un enfant expliquer, tout naturellement, qu’il s’était « entorsé » la cheville. Un autre enfant m’a raconté qu’il avait réussi à « railler » tout seul la chaîne de son vélo, après que celle-ci se fut « déraillée » de ses engrenages. Un jeune sportif m’a expliqué qu’un lancer qui venait d’entrer dans le but n’était « pas faisable arrêter » (impossible à arrêter). Qui n’a pas un jour inventé un mot ou une tournure ? Certes, il existe un noyau solide dans lequel se concentre l’essentiel d’une langue. Cependant, dans chaque région du monde, les habitants ont tendance à moduler les intonations, à créer des mots, à donner des sens nouveaux, pour mieux décrire leur réalité, pour se distinguer des autres. Avec l’usage qui fait se répéter un vocable des millions de fois, dans des contextes différents, le mot se transforme peu à peu, dans sa prononciation sinon dans son sens. L’adjectif « nouveau » se disait novus du temps de Jules César ; le mot a gardé son sens dans les langues latines, mais il se dit maintenant nuovo en italien, nuevo en espagnol et novo en portugais. Certains mots se détachent parfois de ce qui se dit ailleurs, et ils restent confinés à une région, à un pays. D’autres mots voyagent, sont repris, empruntés par des populations éloignées, pendant des générations. Chocolat, un mot d’origine aztèque, et vodka, mot russe, ont fait le tour du monde et se sont incrustés dans de nombreuses langues. Et d’autres meurent tout simplement : au xviiie siècle, on disait, en bon français de France, incoupable (innocent), défermer (ouvrir) et fortuner (faire fortune).

Enfin, il existe pour chaque langue des niveaux de compréhension plus faciles que d’autres. Supposons que vous ayez appris l’anglais et que vous compreniez maintenant très bien un bulletin d’information télévisé dans cette langue (avec la diction soignée et les points de repère : noms connus, images, etc.). Par contre, vous aurez peut-être plus de difficultés à suivre un film en anglais, parce que le débit est plus rapide et que plusieurs phrases contiennent des sous-entendus, des sons escamotés. Mais quand vous arrivez à l’humour anglais, émaillé de jeux de mots et plongé dans un contexte spécial, alors là, la compréhension devient encore plus difficile. Bien qu’à un degré moindre, cette gradation existe aussi pour un étranger francophone qui arrive au Québec : chaque situation nécessite un degré différent de compréhension et d’adaptation.

Pour tous les francophones de la Terre, cependant, il sera beaucoup plus facile de s’adapter à la variété du français parlé au Québec que d’apprendre une autre langue. Et côté « découvertes », l’aventure devrait être tout aussi palpitante que d’apprendre une autre langue.

-o0o-

Ce livre n’est pas un ouvrage savant, exhaustif et détaillé. C’est plutôt un outil de vulgarisation qui vise à faciliter la compréhension de la langue populaire parlée dans le Québec contemporain dans ce qu’elle a de différent. Vous y trouverez des explications pratiques et

une sélection de mots et de tournures courantes que les Québécois utilisent « en marge » ou « en surplus » du français usuel.

Voilà ! Francophones du monde entier, nous parlons la même langue de base. Nous nous comprenons assez facilement. Mais il existe des nuances qu’il est utile de prendre en considération. Nos peuples font partie de la même grande famille francophone, ce qui n’empêche ni l’un ni l’autre d’avoir sa personnalité propre et ses fantaisies.

Présentation

Des mots et des expressions du Québec

Ce lexique présente une sélection de mots et d’expressions qui sont couramment utilisés au Québec. La plupart sont de niveau familier ou populaire et relèvent surtout de la langue orale. C’est pourquoi je vous invite à lire les phrases à haute voix, pour mieux en saisir toute l’originalité et la saveur. En règle générale, chaque entrée du lexique est suivie d’une phrase en italique qui donne un exemple concret de l’emploi du mot ou de l’expression. Viennent ensuite, entre parenthèses, les équivalences habituelles en français standard ou dans la langue parlée en France du ou des mots en caractères gras dans l’exemple. Le cas échéant, quelques informations sont données sur l’origine, sur une particularité à prendre en considération ou sur des détails de prononciation ou de niveau de langue (après les mentions A., V., R. ou *). Les chiffres 1., 2., 3., etc. indiquent les différentes significations et les emplois possibles d’un même terme.

Certains des mots et expressions de ce lexique sont déjà connus par les francophones des autres pays, mais les Québécois leur prêtent un sens autre, ou les écrivent ou les prononcent différemment. Les exemples indiquent en quoi ils sont différents. Les définitions ne sont donc pas exhaustives.

Plusieurs de ces mots et expressions bien français

étaient en usage en France au xve, au xvie et au xviie siècles – comme chandelle, s’assire, barrer la porte, piler sur les pieds, avoir de la jasette ou se gréyer pour sortir. Ils sont encore aujourd’hui couramment employés au Québec, même s’ils ont un usage limité ailleurs dans la francophonie.

Dans le lexique, la mention « V. Vieux français » signale ces archaïsmes. D’autres mots et expressions ont été forgés au fil du temps et des circonstances pour répondre à la réalité du Québec. Comme l’explique l’Énoncé d’une politique linguistique relative aux québécismes, « les québécismes doivent principalement servir à dénommer des réalités concrètes ou abstraites qui n’ont pas de correspondant ou qui ne sont pas encore dénommées en français, ou pour lesquelles les dénominations québécoises qui les expriment ont acquis un statut linguistique ou culturel qui les rend difficilement remplaçables1 ». Beaucoup de ces mots valent d’être découverts, goûtés, comme de nouveaux fruits pour la grande francophonie. Les entrées relatives à ces mots portent la mention « Recomm. OLF » (recommandé par l’Office de la langue française).

Par ailleurs, les Québécois utilisent dans leurs conversations courantes une quantité importante de mots et de tournures influencés par la langue anglaise.

Vous en trouverez un bon nombre dans ce lexique.

1. Office de la langue française, Énoncé d’une politique linguistique relative aux québécismes, Québec, 1985, p. 16.

Plusieurs voient dans cette réalité une contamination grave de la langue. D’autres, en dérision, disent que cela démontre simplement que nous ne sommes pas sourds face à nos tonitruants voisins américains et canadiens-anglais.

Certains Québécois les emploient abondamment, sans en être toujours conscients, mais d’autres les évitent systématiquement. Beaucoup de ces mots sont inscrits depuis longtemps dans la culture populaire, dans la langue de tous les jours, et ils sont difficiles à déloger. L’emprunt peut se justifier s’il n’existe pas dans la langue française d’équivalent pour désigner la réalité en question. Plusieurs recommandent toutefois d’employer autant que possible les termes français. Pourquoi dire joke alors que les mots blague, farce, plaisanterie et boutade font partie du vocabulaire ? Souvent, les Québécois

connaissent les mots dans les deux langues (par exemple « pneu » et tire, « pare-chocs » et bumper), mais emploient l’un ou l’autre selon les circonstances. D’ailleurs, si les Québécois ont tendance à utiliser les anglicismes dans la langue familière, ils font des efforts pour les éviter dans le discours soigné ou officiel. Aussi, il faut préciser que les anglicismes adoptés par les francophones européens ne sont pas toujours les mêmes que ceux qui sont en usage au Québec. Les mentions « A., mot anglais, anglicisme, calque de… ou dérivé de… » indiquent ces mots.

Dans certains cas, l’entrée comporte diverses remarques (R.) utiles sur le mot ou l’expression. L’astérisque (*) peut ajouter une précision sur le niveau de langue. Une annexe regroupe des renseignements sur l’adaptation à la culture et à la langue du Québec pour des étrangers ainsi que quelques éléments historiques, puis des informations sur les tendances de prononciation, sur les tournures et contractions, sur les jurons et sur les genres. On y trouve aussi des renseignements sur l’automobile et le garage, et une liste des sigles courants.

Lexique

A

Il ne faut pas […] sous-estimer le sentiment d’attachement que chacun, consciemment ou inconsciemment, éprouve pour la façon de parler de sa région natale et qui le fait résister au processus de nivellement qui se dessine autour de lui.

Henriette Walter

Le Français dans tous les sens

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a pron. pers. A vient juste de partir. (Elle.)

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à prép. 1. Est-ce qu’il a pris son petit déjeuner à matin ? (Ce matin.) R. Le « à » est utilisé dans des expressions courantes : à soir (ce soir), à terre (par terre), à tous les jours (tous les jours). 2. J’ai trouvé le livre à Monique. C’est le garçon à Fernand. (De.) 3. À prochaine ! (À la prochaine !)

R. Après à, l’ellipse de l’article « la » est fréquente : mettre quelqu’un à porte, jouer à bourse, passer à banque, aller à messe, être à place de quelqu’un, etc.

-

abreuvoir n.m. Je prends une gorgée d’eau à l’abreuvoir et je te rejoins. (Fontaine, robinet, où se désaltèrent… les humains.) R. Normalement, en français, l’« abreuvoir » sert uniquement aux animaux.

-

abrier v. 1. As-tu abrié tes pivoines pour l’hiver ? (Recouvrir,

mettre à l’abri.) 2. Peux-tu abrier le bébé pour ne pas qu’il prenne froid ? (Couvrir.) 3. v. pron. Abrions-nous bien pour dormir, il fait froid dehors. (Se couvrir.) R. Ce verbe se conjugue comme « briller » devant un e muet : J’abrille.

V. Vieux français.

-

académique adj. Il a obtenu un emploi dès la fin de son année académique. (Scolaire, universitaire.)

A. Academie. Anglic. dans ce sens.

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accomoda tions n.f.pl. Nous avons des accomodations pour tout votre groupe. (Capacités d’hébergement, commodités.)

A. Anglic. dans ce sens.

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accoté, e adj. 1. J’étais accoté sur le mur quand elle est apparue. (Appuyé.) 2. Il préfère vivre accoté plutôt que de se marier. (En concubinage.)

-

accoter v. Il est capable d’accoter les meilleurs guitaristes.

(Faire concurrence à.)

-

acétate n.f. Au congrès, il a présenté ses schémas sur des acétates pour expliquer sa recherche. (Support transparent.) R. Mot le plus souvent employé au féminin pour désigner une feuille en acétate.

-

achalandé, e adj. Le pont Jacques-Cartier est très achalandé à l’heure de pointe. (Encombré.)

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achalant, e adj. Elle trouve ce beau garçon un peu achalant.

(Exaspérant.) V. Vieux français.

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achaler v. Ils se sont fait achaler près de l’école. (Harceler,

importuner.) V. Vieux français.

-

achigan n.m. Il n’y a plus beaucoup d’achigans dans ce lac. (Poisson, perche noire.) R. Mot amérindien.

-

adon n.m. Je l’ai rencontré par adon. (Hasard.) V. Vieux français.

-

adonner v. 1. Ça adonne bien, je pars pour Montréal. (Arriver à propos, bien tomber.) 2. v. pron. Il s’adonne très bien avec nos enfants. (S’entendre.) V. Vieux français.

-

affaire n.f. 1. Pourquoi je fais ça ? Pour gagner ma vie, c’t’affaire ! (Évidemment.) 2. Tu veux que je vienne tout d’suite ? C’est quoi l’affaire ? (C’est quoi le problème ?) 3. Tu n’as pas d’affaire à t’occuper de ça ! (Pas de raison de.)

-

âge n.m. Ils font maintenant partie de l’âge d’or. (Le troisième âge.)

-

agenda n.m. Peux-tu ajouter ce point à l’agenda de la prochaine

réunion ? (Ordre du jour.) A. Anglic. dans ce sens.

-

aider v. Je vais aider à mon cousin. (Aider quelqu’un.)

-

aiguiser v. Je vais aiguiser mon crayon. (Tailler.)

-

air n.m. 1. Ç’a l’air qu’il va faire beau demain. (Il semble, on dit.) 2. Il faut y aller avec lui. C’est important, ç’a d’l’air. (Il paraît.) 3. Je vas voir de quoi ça d’l’air. (À quoi ça ressemble.) 4. Cette décoration a l’air bête. (Être ridicule.) 5. Eh, les enfants, faites de l’air ! (Poussez-vous ! Allez jouer ailleurs !) 6. Je voulais lui expliquer, mais j’ai frappé d’l’air. (Échouer.)

-

ajustable adj. Mon auto est équipée de ceintures ajustables.

(Réglable.)

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alentour prép. Il y avait des fleurs alentour de l’arbre. (Autour de.) V. Vieux français. La Fontaine et Molière écrivaient « à l’entour ».

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alignement n.m. Mon auto a besoin d’un alignement des roues. (Parallélisme.) A. Wheel alignment. Anglic. dans ce sens.

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Allô inter. Allô ! Je te souhaite une bonne journée. (Bonjour.) R. Couramment utilisée pour saluer une connaissance.

-

allure n.f. 1. Ç’a ben de l’allure ce que tu dis. (C’est très valable, acceptable.) 2. Ç’a pas d’allure cette histoire. (C’est farfelu, inacceptable, c’est nul.)

-

altération n.f. Elle m’a proposé de faire quelques altérations à mon pantalon. (Retouche.) A. Anglic. dans ce sens.

-

amancher v. Il est amanché pour se défendre. (Avoir la capacité physique ou intellectuelle.)

-

amanchure n.f. 1. Lui as-tu vu l’amanchure ? (Manière d’arranger les choses : situations, vêtements, etc.) 2. Tu parles d’une amanchure de broche à foin. (Travail d’amateur, bricolage maladroit.)

-

ambitionner v. Faudrait pas ambitionner avec cette histoire-là. (Exagérer.)

-

amour n.m. Ils sont tombés en amour dès le premier regard. (Tomber amoureux.) A. To fall in love.

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année n.f. Il étudie à l’année longue. (À longueur d’année.) A. All year long.

-

annonce n.f. Je vais me chercher un verre de lait pendant les annonces. (Message publicitaire.)

-

appel n.m. Il ne pourra pas vous retourner votre appel aujourd’hui. (Rappeler.) A. To call back.

-

applaudissement n.m. Bravo ! Une bonne main d’applaudissements pour notre artiste invité. (Applaudissons !)

-

application n.f. Mon frère a fait application pour obtenir ce boulot. (Postuler.) A. To make application for a job.

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appliquer v. Je vous recommande d’appliquer pour obtenir ce contrat spécialisé. (Poser sa candidature.) A. To apply.

-

appointement n.m. Je dois prendre un appointement chez le dentiste. (Rendez-vous.) A. Appointment. Anglic. dans ce sens.

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appui-livres n.m. J’ai besoin d’un appui-livres pour ma nouvelle bibliothèque. (Plus courant que « serre-livres » ou « presse-livres ».)

-

après prép. 1. Il est après construire sa maison. (En train de.) V. Vieux français. Molière utilisait cette tournure. 2. Il est fâché après elle. (Contre.) 3. Les enfants se collent souvent après elle. (À.) 4. Il y a un numéro après son chandail. (À.) 5. Viens m’aider. Tu feras ton travail par après. (Par la suite, après.)

-

aréna n.m. parfois f. Le tournoi se déroule à l’aréna. (Patinoire,

centre sportif.)

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aréoport n.m. Il faut que j’aille à l’aréoport. (Prononciation

fautive d’« aéroport ».)

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argent n.m. Les expressions : faire la galette, avoir du foin, avoir du bidou ou avoir du bacon signifient qu’on a de l’argent. En France, dans la langue familière, on a : du blé, de l’oseille, du flouse, du pèze ou des tunes. Tous les argents recueillis seront versés à Centraide. (L’argent, les sommes.) R. Parfois employé au pluriel au Québec.

-

armoire n.f. Dans la cuisine, les armoires occupent tout le haut du mur. (Placard.) R. Dans la francophonie, une « armoire » est avant tout un meuble de rangement.

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arracher v. Il en arrache depuis qu’il a perdu son emploi.

(Avoir de sérieuses difficultés.)

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arrangé, e adj. J’y crois pas du tout. C’est arrangé avec le gars des vues. (Truqué.)

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arrêt n.m. Tu vas jusqu’au prochain arrêt[-stop], puis tu tournes à gauche. (Stop.) R. Le québec est le seul endroit au monde où les panneaux de signalisation indiquent le mot « arrêt ».

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asphalte n.m. parfois f. Au bout du chemin de terre, il y a une autre route avec de l’asphalte. (En Europe, on dira plutôt du goudron, du bitume, du macadam. En Afrique, on dit surtout du goudron.) * Se prononce souvent « asfatte ».

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assermentation n.f. Les nouveaux arrivés étaient invités à la cérémonie d’assermentation. (Prestation de serment.)

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assir (s’) v. pron. Tu devrais t’assir. Je vais tout t’expliquer.

(S’asseoir.) — Assis-toi ! (Assieds-toi.) — Assisez-vous !

(Asseyez-vous !) V. Vieux français.

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astheure adv. Il faut y aller astheure. C’est le temps. (Maintenant.) R. Peut aussi s’écrire « à c’t’heure ».

V. Vieux français. Se dit encore en Bretagne.

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atchoumer v. Je n’arrête pas d’atchoumer depuis hier.

(Éternuer.) * Dans le langage des jeunes.

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atteignable adj. Notre objectif était difficilement atteignable.

(Difficile à atteindre.)

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aubaine n.f. J’ai profité des aubaines d’après les Fêtes. (Soldes.)

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autant adv. 1. Je déteste ce dessert aux pêches. Franchement,

j’aime autant les pommes. (Peut dans certains cas vouloir dire

« mieux ».) 2. C’est la troisième fois en autant de jours que j’entends ça. (En trois jours.) 3. Elle lui avait dit ça autant comme autant. (Très souvent.) V. Vieux français.

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autobus n.m. parfois f. L’an prochain, les enfants devront prendre l’autobus scolaire. (Car de ramassage scolaire.) R. Véhicule de couleur jaune qui sert au transport des élèves.

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avant-midi n.m. ou f. Il voulait y aller dans l’avant-midi.

(Matinée.) R. On dit aussi « avant-midi » en Belgique.

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avoir v. 1. Je m’ai rendu compte de la situation. Je m’ai aperçu qu’il était tard. J’ai tombé dans le panneau. R. Les Québécois utilisent parfois l’auxiliaire « avoir » avec certains verbes qui nécessitent l’auxiliaire « être ». 2. J’aurais une auto à vendre. (J’ai…)

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avec 1. prép. La fille qui sort avec est très jolie. (Avec lui.) 2. adv. T’en fais pas. Il y en a pour toi avec. (Aussi.)

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ayoye interj. 1. Ayoye donc ! Je me suis fait mal à la tête. (Aille ! Outch !) R. Quand on se cogne la tête ou que l’on se donne un coup de marteau sur un doigt, au Québec, c’est le premier mot qui vient à la bouche. Quelques jurons complètent parfois la réaction. 2. Ayoye ! C’est extraordinaire ! (Wow !) R. Dans le langage des jeunes, peut aussi exprimer la surprise.

B

Je chante en joual parce que c’est ma langue. […] Un

peuple va imposer sa langue quand il va imposer des

choses géniales dans sa langue.

Robert Charlebois

dans une émission avec Fernand Seguin

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babillard n.m. Chaque service a un babillard pour présenter

les messages. (Tableau d’affichage.)

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baboune n.f. 1. Elle a de grosses babounes. (Babine.) 2. Il fait la baboune depuis une semaine. (Bouder, faire la gueule.)

R. En Belgique : faire la pote.

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bachat n.m. Il voulait changer son vieux bachat. (Voiture, outil défectueux.)

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backer v. Je suis prêt à te backer si tu te lances dans cette affaire. (Appuyer.) A. To back up.

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backstore n.m. Il en reste dans le backstore. (Réserve.)

A. Mot anglais.

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bacon (se prononce « bécune ») n.m. Fais pas ton Séraphin,

sors ton bacon. (Argent.) A. Bacon, dans un sens différent.

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bad-luck n.f. Il a subi de nombreuses bad-lucks. (Malchance.)

A. Bad luck.

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bad-lucké, e adj. Il a été très bad-lucké dans la vie. (Malchanceux.)

A. Dérivé de bad luck.

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bâdrant, e adj. Enlève le panneau. Il est bâdrant. (Agaçant,

contrariant.) A. Bothering.

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bâdrer v. Ne va pas le bâdrer avec tes problèmes d’argent.

(Embêter.) A. To bother.

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baguette n.f. Il avait les baguettes en l’air. Il n’était pas content. (Les bras au-dessus de la tête.) R. Pour exprimer l’agitation, la colère.

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bain n.m. 1. N’oublie pas de laver le bain. (Baignoire.) R. En Europe, on prend son bain mais on lave la baignoire. 2. Linda ne peut plus se passer de son bain tourbillon. (Bain à remous.)

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bal n.m. Elle a acheté une robe pour le bal des finissants. (Soirée spéciale pour les élèves qui terminent un programme d’études.)

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balai n.m. Il a gagné le gros lot. Il est fou comme un balai.

(D’une gaieté exubérante.)

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balance n.f. Je vous paierai la balance demain. (Reste, solde.)

A. Anglic. dans ce sens.

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balancement n.m. Votre voiture a besoin d’un balancement

des roues. (Équilibrage.)

A. Wheel balancing. Anglic. dans ce sens.

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balayage n.m. Bravo à ton équipe ! C’était tout un balayage ! (Triomphe.) R. Lorsqu’une équipe sportive ou un parti politique remporte haut la main une série de matchs ou une élection.

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balayeuse n.f. Nous passerons la balayeuse demain. (Aspirateur.)

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balle n.f. 1. Je te l’avais dit. Ton candidat a passé comme une balle. (Haut la main, à toute vitesse.) 2. Les enfants lançaient des balles de neige sur la clôture. (Boule de neige.) 3. Vous devriez assister à la partie de balle molle. (Jeu de balle dérivé du baseball.)

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ballon n.m. Nos adversaires ont lancé un ballon pour tester leur projet de politique. (Ballon d’essai.)

ba llon-balai n.m. Le ballon-balai a perdu en popularité depuis dix ans. (Jeu dérivé du hockey sur glace qui se joue sans patins, avec un ballon et des balais.)

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baloné n.m. Nous mangeons du baloné depuis une semaine. (Saucisson de Bologne.) A. Boloney.

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baloune n.f. 1. Il est allé au poste de police pour souffler dans la baloune. (Alcootest.) R. En France, on dira « souffler dans le ballon ».