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Les pétales du pommier, détachés de leurs branches ouvrent leurs parachutes invisibles et prennent leur envol avec joie ! Une famille de pâquerettes aux joues roses et fraîches, dévale joyeusement sur un ruban d'herbe tendre. Martin, grand pécheur devant l'éternel, pèche du bonheur et le partage avec tous ! Quant à la rivière... elle parcourt le monde filant à toute allure, étirant son sourire d'une berge à l'autre, bénissant à son passage chacun de la joie qui l'anime. Dans son sixième opus, Anne Merville nous enchante avec des histoires naturelles toutes plus lumineuses les unes que les autres. Autant de Petits Riens Essentiels, auréolant la vie du miel de la terre et de l'or du ciel.
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Seitenzahl: 55
Veröffentlichungsjahr: 2015
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A notre Mère Nature, la grande poétesse, source d'émerveillement perpétuel, réinventant sans cesse de nouvelles rimes, de nouveaux accords sur la page infinie du monde,.
A Christophe Dubrulle, aquarelliste en pleine ascension, qui a mis ses talents à contribution pour illustrer de main de maître la couverture.
Puisse ce martin pécheur te donner un coup d'ailes bénéfique pour ton envol créatif!
A Karunamayi, première lectrice qui a l'art de m'éclairer de ses précieux conseils.
A Florence, Sonam Tsomo, pour la qualité de son écoute et sa contribution inspirée à la mise en pages de ce livre, tout comme le précédent recueil.
S'il y avait un puits d'encre Bleue comme une montagne au crépuscule, Et si l'océan en était l'encrier, Et si la plume était la plus belle branche D'un arbre céleste, Et que la Terre soit le parchemin, Sarasvati elle-même pourrait écrire sans relâche d'âge en âge, Jamais elle n'épuiserait, Ô Seigneur, L'immensité de Ta nature!
Shiva, le seigneur-du-sommeil, Hymne du Xe siècle, psaume 32, Éditions Points-Sagesse
Des petits riens pour un grand tout
L'enchantement vient du jardin
Entre rêves et nuages
Le printemps bat son plain!
La Fille d'eau vive
En apesanteur .
Une main invisible .
Être ou ne pas hêtre tortue? .
L'Himalaya au bord des yeux
D'amour et d'eau douce
Salutations vénérable ami! .
Au-delà de l'horizon
Feu d'artifices .
Rimes blanches ..
Rires en cascade .
Voyage immobile
Lin ou l'autre
Sur le lac immobile ....
L'œil de l'unité
Concile à bulles .....
J'en pince pour toi
Le souffle divin
Océan de béatitude
Danse avec les tortues
Le grand saut
D'aussi loin qu'il m'en souvienne, à la lueur de mon cœur, je me suis toujours regardée en face.
Un long plongeon dans le miroir de l'âme, où réside la vérité pure.
J'ai laissé faire. Et puis j'ai choisi d'être ce que je suis. Ni plus, ni moins.
Juste suivre les semences de lumière qui brillent sur le chemin de la vie.
Tous ces petits riens essentiels, ces perles de lumière qui nous font signe, nous rappelant sans cesse que la vie est une grâce.
Il nous appartient de saisir cette chance, même si elle semble infime.
Ce que nos sens nous livrent de ce qui nous entoure n'est qu'effleurement de la surface du monde.
Il nous faut oublier ce que l'on croit savoir. Plonger dans l'immensité en ouvrant notre regard intérieur à ce silence vibrant au fond de notre âme pour approcher l'essence même de toute chose.
A nous de nous appuyer sur ces petits riens essentiels pour nous élever vers le Grand Tout. Cet infini qui s'exprime dans le fini, mais qui, lui, jamais ne meurt.
Écoutons le chant du monde, reconnectons cette force d'amour qui nous ouvre grand les bras.
C'est ici et c'est maintenant!
Immobilisée pour un mois à la suite d'une blessure au genou, invalidante sur le plan physique mais prometteuse d'une ouverture inédite sur le plan intérieur, mes journées se remplissent de petits riens essentiels.
Ce matin, l'enchantement vient du jardin.
Tout d'abord, c'est le couple de tourterelles qui anime le théâtre de mes rêveries printanières.
Elles me font la grâce d'être le témoin de leur ballet amoureux.
Serrées l'une contre l'autre sur une branche du pin d'Autriche, maître incontesté des lieux, elles se câlinent mutuellement avec une infinie tendresse.
Si douce, si intensément vibrante que j'en ressens le frémissement.
L'énergie émise rayonne alentour, semant dans l'air des filaments d'or et d'azur invisibles pour les yeux, mais palpables au cœur et à l'âme.
Elles célèbrent la vie, roucoulant au milieu des drapeaux de prières tibétains flottants au vent dans les branches musclées du conifère.
Puissent ces vibrations d'amour et de paix s'accumuler et se répandre partout, éclairant le monde d'un peu plus de sagesse...
Une météorite au plumage brun chaud et mordoré vient d’atterrir au pied du sapin.
Elle se pose, statufiée par un prestidigitateur invisible. C'est une bécasse des bois. Oiseau rare à observer dans son milieu, celle-ci arrive de je ne sais où comme par magie et fait halte là, dans le jardin, juste sous mes yeux émerveillés.
La dame au long bec, championne du camouflage, me fait la grâce de se laisser admirer aisément. Je remercie le ciel pour ce cadeau insolite!
Lors de son envol, la bécasse a la particularité de laisser une fiente caractéristique appelée « miroir ».
Dans notre immobilité commune, nous sommes toutes deux absorbées par quelque chose de bien plus grand que nous qui s'exprime discrètement, mais qui illumine tout.
Voilà ce qui fait miroir : l'inespérée vérité qui se révèle, vibrante, au cœur du silence.
La seule vision ne suffit pas à appréhender l'univers. Il nous faut ouvrir le regard intérieur pour mieux voir ce qui nous éclaire.
Cette blessure au genou est une vraie bénédiction!
Quelques mots blancs cavalcadent sur la page infiniment bleue du ciel.
Retardés par les confidences lumineuses d'un souffle d'air pur, ils ont ajourné l'écriture claire de leur message céleste.
Maintenant, ils se dépêchent de rejoindre le cortège de leurs compagnons floconneux, déboulant comme des enfants ivres de joie.
Leurs rires communicatifs me touchent au cœur.
Ils me parlent de la vie, simple et pure comme de l'eau de roche, entraînant mon âme dans leur innocente farandole.
De nuage en nuage, sur les ailes du vent, je m'évade de l'autre côté du temps...
Ce n'est qu'au cœur de ce silence blanc que se révèle la Présence.
Comme une ivresse qui me prend dans Son amour immense...
Entre rêves et nuages, libre, mon esprit voyage...
Sous le baldaquin d'un ciel sans âge, entrent rêves et nuages...
Tout est là, dans cet instant suspendu.
Le printemps bat son plain.
Drôle d'expression!
De quoi est-il plein ce joyeux drille?
Pourquoi le battre?
Deux papillons virevoltent en traversant le jardin. Leur légèreté est attractive.
De connivence de cœur et d'esprit, je m'évade avec bonheur avec eux dans leurs arabesques aériennes.
A l'instant où ils tournent autour de mes pieds, déjà tout heureux de sentir le frémissement de l'air entre leurs orteils, je les reconnais. Ce sont deux angelots jaunes citron déguisés en papillons qui s'offrent une échappée belle, illuminant l'océan d'herbe vert bleuté dilaté au soleil.
