Portraits d'Atlanta - Dani Berman - E-Book

Portraits d'Atlanta E-Book

Dani Berman

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Beschreibung

Découvrez Atlanta au travers des yeux de ses habitants.

Véritable symbole de l’« American Dream », Atlanta attire une population jeune et dynamique venue des quatre coins du pays, ce qui en fait la 9e métropole US et une des villes les plus attractives du Sud. Lieu de naissance de Martin Luther King Jr, mais aussi de Kanye West et de Spike Lee, cité de coeur d’Usher et d’Elton John, la ville est marquée par l’influence de grandes figures historiques et populaires, et n’est pas en reste côté culture : la première fois que le Louvre a laissé sortir des tableaux, c’était en direction du High Museum d’Atlanta ! En parcourant les pages de ce livre, entrez en contact direct avec ceux qui vivent la ville au quotidien. Suivez KC, la policière, dans les rues de Downtown, ou bien Michael, beatmaker, dans le monde du rap et des studios d’enregistrement les plus réputés du pays. Une petite faim ? Arrêtez-vous chez Kévin, chef renommé pour ses délicieux steaks ! Quant à Christian, steward, il vous emmènera dans les dessous de la 3e communauté gay des États-Unis. Entre guide et récit, ce livre de voyage dévoile les mille facettes de la surprenante Atlanta. Des meilleurs burgers au plus fin des restaurants gastronomiques, des visites à ne pas rater aux secrets bien gardés de la ville, c’est ainsi plus de 250 lieux testés et approuvés par treize habitants qui vous attendent. En ouvrant Portraits d’Atlanta, une chose est sûre, vous ne verrez plus le sud des États-Unis de la même façon.

Un guide de voyage original à la découverte d'Atlanta vue par ceux qui y vivent.

EXTRAIT

Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités d’Atlanta, d’autres, de parfaits inconnus dans la ville. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire. Au travers d’elles, ce sont les contours de la ville qui se précisent, la mosaïque des portraits dessine Atlanta.
L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le guide pratique, c’est un livre de voyage. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes et à ceux qui veulent vivre à Atlanta. Il parle à celles et ceux qui sont curieux et veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.
Ce livre a été écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux des invités des auteurs, ceux qu’ils partagent avec le lecteur dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.

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Seitenzahl: 243

Veröffentlichungsjahr: 2018

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PORTRAITSD’ATLANTA

Dani Berman et Martine Tartour

PORTRAITS D’ATLANTA

Par Dani Berman et Martine Tartour est un livre de la collection Vivre ma ville.

Directeur de la publication : Anthony Dufour.

Édition : Elise Bultez.

Maquette et mise en page : Katarina Cendak.

Contribution : Claire Daures.

Imprimé en France par Typo’ Libris.

6, boulevard Clémenceau, 22000 Saint-Brieuc

Distribution : Les Belles Lettres DD ; diffusion : CED-CEDIF.

Couverture illustration originale © Katarina Cendak.

Photographies des portraits : © Dani Berman © Martine Tartour © Adrienne Zinn © Clara Beccaro Photographies des adresses : tous droits réservés sauf ©John Ramspott p. 51 (Inman Park Christian), © Mark Goebel p. 78 (Fox Michael), ©The Coca Cola Company p. 78 (Michael), ©Joaquin Uy p. 70 (Junkman Michael), ©Adam Jones p. 86 (Tombeau Scott), ©Heidi Geldhauser p. 106 (Cooksandsoldier Alexandre), ©Jason Hales p. 102 (Smith family Alexandre), ©Denise McMillian p. 108 (high-museum Alexandre)(SweetAubunMartine), © Bob Colley p. 128 (Dahlonega Gold Museum), © James Emery p. 128 (Georgian Terrace Hotel), © Atlanta Historic Center p. 128 (Gone With the Wind), © Mc Millian p. 98 (Oakland Cemetery).

Hikari Éditions

4, avenue Foch, 59000 Lille (France).

www.hikari-editions.com

© Hikari Éditions, 2018.

ISBN 978-2-36774-133-8

ISSN 2430-4891

Dépôt légal : juillet 2018.

Toute reproduction partielle ou intégrale, faite sans l’accord préalable et écrit de l’auteur et de l’éditeur, est strictement interdite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). La copie sur support papier à usage privé de ces différents objets de droits est autorisée conformément à l’article L122-5 du Code de la Propriété intellectuelle. Aucun guide n’est parfait, des erreurs se sont peut-être glissées dans celui-ci malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Des informations peuvent également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend en main. Atlanta est une ville où tout change très vite… Merci de nous suggérer toute correction utile que nous pourrions intégrer dans la prochaine édition en nous écrivant à [email protected].

SOMMAIRE

1. Carlton Mackey, professeur, activiste, photographe, 40 ans, Américain

2. Kevin Rathburn, restaurateur, chef, 55 ans, Américain

3. Jill Frank, photographe, 37 ans, Américaine

4. Pascale Viala, documentaliste, 52 ans, Française

5. Christian Vasquez, steward, 34 ans, Portoricain

6. KC Coll, retraitée, policière, Américaine

7. Michael Kendrick, beatmaker, comédien, 20 ans, Samoan

8. Scott Kugle, professeur, musicien et Soufi, 47 ans, Américain

9. Anya Hanks, coach de vie, barmaid, guide touristique, prof de yoga, 32 ans, Russe

10. Alexandre Durand, attaché culturel, 39 ans, Français

11. Olivier Blalock, courtier en assurances, 27 ans, Américain

12. Martine Tartour, journaliste, 59 ans, Française

13. Dani Berman, écrivaine, Française

Classement des adresses

Plans

Atlanta en un coup d’œil

Atlanta pratique

Bibliographie

VIVRE MA VILLE

Portraits d’Atlanta de la collection Vivre ma ville est un livre dans lequel ceux qui vivent dans la cité vous en donnent les clefs. Mieux qu’un guide de tourisme, nous allons dresser ici treize portraits à la première personne, dans lesquels vous découvrirez l’histoire de celles et ceux qui vivent ou qui ont choisi de vivre à Atlanta.

Chaque voyage, chaque départ, a sa propre histoire. On s’exile ou l’on reste par amour, pour travailler, pour fuir, pour découvrir, parce qu’on a ce choix et parfois parce qu’il n’y a pas d’alternative. C’est une aventure permanente qui a un immense mérite pour celui qui la vit : ouvrir les yeux.

Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités d’Atlanta, d’autres, de parfaits inconnus dans la ville. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire. Au travers d’elles, ce sont les contours de la ville qui se précisent, la mosaïque des portraits dessine Atlanta.

L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le guide pratique, c’est un livre de voyage. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes et à ceux qui veulent vivre à Atlanta. Il parle à celles et ceux qui sont curieux et veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.

Ce livre a été écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux des invités des auteurs, ceux qu’ils partagent avec le lecteur dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.

« Je viens d’un bourg du sud de la Géorgie qui s’appelle Blackshear. Pendant les vacances, mes parents nous amenaient à Six Flags, le parc d’attractions au sud d’Atlanta, et je me rappelle que j’attendais avec impatience de voir apparaître la ligne des gratte-ciels. C’était pareil bien plus tard pendant mes études à l’université de Tuskegee (Alabama) : au volant de ma voiture, sur la même Highway 75, lorsque la grande ville se dressait lentement devant moi, je savais que j’arrivais quelque part.

Les universités noires

J’ai fait mes études à Tuskegee University, une des 107 universités constituant le HBCU « Historically Black Colleges and Universities ». La plupart sont implantées dans les anciens États esclavagistes. Les esclaves n’avaient aucun accès à l’école, seuls les leaders de l’église savaient lire. Une fois l’esclavage aboli, si l’accès à l’école était en théorie permis aux noirs, ils ont dû bâtir leurs propres écoles et universités du fait de la ségrégation raciale. Atlanta University (aujourd’hui Clark Atlanta) fut une des pionnières, fondée en 1865. La plus connue reste l’université pour hommes Morehouse College, où Martin Luther King a fait ses études. De nombreux étudiants de Morehouse se sont trouvés aux premières lignes du mouvement pour les droits civiques. Le metteur en scène Spike Lee, l’acteur Samuel L. Jackson, l’athlète Edwin Moses ou Polow da Don, un des leaders du hip-hop, y ont fait leurs études.

Mon diplôme d’ingénieur en poche, j’ai décroché un poste en Californie, pour accepter deux ans plus tard d’être muté à Atlanta. J’arrivais dans une ville qui bougeait à la cadence et au rythme du hip-hop. Atlanta donnait l’impression d’être née de cette musique alors c’est de la ville que sont nées ces musiques. À l’époque, dans les années 90, juste à l’entrée de la ville, à hauteur de l’ancien stade de baseball Turner Fields, un immense panneau vert annonçant « Atlanta, home of So So Def Recordings » (Atlanta, berceau de So So Def) accueillait les visiteurs. So So Def, la maison de disques de Jermaine Dupri, promoteur d’artistes comme Kris Kross et Da Brat, a élevé le rap d’Atlanta au niveau national. Tout ce que le dirty south, le rap du sud, mais aussi le G Funk, le Crunk, la soul et la neo-soul comptaient de stars passaient par les studios d’enregistrement d’Atlanta, qui devenaient parmi les plus réputés des États-Unis. Quand je suis arrivé à Atlanta, OutKast avait donné une forme d’identité à la ville. Dans la rame du MARTA, je me repassais les paroles de Elevators, où sont énumérés les quartiers d’Atlanta, les rues où le groupe avait grandi. Je voulais presque faire une chasse au trésor, partir à la recherche de ces endroits. Je me demandais ce qu’ils avaient ressenti quand ils étaient dans ce même train, ce qui me fait d’ailleurs penser au morceau Take the A train de Duke Ellington. Pour beaucoup de gens, Atlanta est comme le Harlem de la Renaissance noire. C’est une ville qui appelle les gens, et elle m’a appelé.

Le hip-hop

Le Sud est connu pour vaincre l’adversité et renaître de ses cendres, comme on l’a vu avec le mouvement des droits civiques. On peut d’ailleurs dire que le hip-hop trouve ses racines dans ce mouvement créé par Martin Luther King. Le rap a commencé à Atlanta dans les années 80 avec le groupe Raheem the Dream et DJ Toomp et a continué avec, entre autres, Kilo Ali et Arrested Development. Mais c’est vraiment OutKast qui a octroyé au rap d’Atlanta son identité et le respect jusque là réservés à la scène de New York ou de Los Angeles. En 1995, alors qu’ils étaient hués après avoir gagné le prix de la meilleure révélation rap de l’année aux Source Awards, OutKast revendique le Sud : « Le Sud a quelque chose à dire », donnant à Atlanta une place dans la cour des grands. En fait, Atlanta est devenue la cour des grands, « le pouls de la musique noire », comme le dit Jermaine Dupri. Depuis, les rappeurs du sud, comme T.I., Young Jeezi, Gucci Tame et leurs DJs, comme DJ Toomp, sont mondialement connus.

J’étais ingénieur dans un des gratteciels de Peachtree Avenue, lorsqu’il s’est passé quelque chose qui a changé le cours de mon existence : le directeur des ressources humaines m’a convoqué et m’a annoncé que la boîte réduisait le personnel et que c’était mon dernier jour. Je me rappelle être sorti du building, complètement sonné. Et puis, je suis monté dans mon pickup et j’ai commencé une nouvelle vie au centre de laquelle l’art a pris une place primordiale. L’art était pour moi une voix réconfortante qui m’appelait depuis toujours et que j’ai enfin osé écouter : à 15 ans, j’ai regardé à travers l’objectif de mon premier appareil photo et mon histoire était écrite. Comme l’art est pour moi également un appel spirituel, avec mes indemnités de licenciement je me suis inscrit en théologie à l’université d’Emory.

Une fois diplômé, on m’a proposé un poste au Centre d’éthique d’Emory. L’éthique aux États-Unis n’appartient pas seulement au domaine légal. Dans le centre, nous menons une réflexion intellectuelle sur le changement social, la justice, et les valeurs morales en général. Nous venions de récupérer un bâtiment tout neuf, et nous nous sommes demandé comment l’utiliser au mieux pour donner une plus grande visibilité à notre action, attirer plus de monde. Conférences, expos, débats, etc. sans quitter de vue notre sujet : l’éthique. Moi, je restais concentré sur l’art et son rôle essentiel quand il s’agissait d’envisager une nouvelle vision de la ville. On a collaboré avec des compagnies théâtrales, des salles qui font la promotion du cinéma indépendant comme le Plaza, et on s’est rapproché surtout du WonderRoot Center for Art and Social Change (Centre pour l’art et le changement social). L’idée : réunir des artistes et des communautés pour recréer la ville, la définir autrement. Car en dépit du fait qu’Atlanta déclare haut et fort qu’elle est trop occupée pour haïr, il y a indéniablement cette histoire raciale qui colle à Atlanta. Quand j’allais écouter du jazz en Californie, on était entre gens qui aimaient ce genre de musique, et c’était pareil pour le hip-hop. Certes, les voix qui sortaient des speakers étaient celles d’artistes noirs, mais au bar, sur la piste, il y avait une vraie mixité. Le hip-hop était synonyme d’un son, d’un style de vie, pas d’une identité raciale. Quand je suis arrivé à Atlanta, j’ai recherché la musique que j’aimais déjà en Californie : le jazz, le hip-hop. Je m’attendais au même brassage et j’ai découvert que ces musiques étaient codées suivant la race. À l’époque, aller dans une boîte ou un club où on écoutait du hip-hop, c’était aller dans un club noir. Que ce soit de la déception ou une prise de conscience pénible, je ne pouvais que constater à quel point Atlanta était bâtie sur l’extrême division des races. Nous, au Centre d’éthique d’Emory, on voulait que l’art crée une nouvelle vision de la ville. Que l’art puisse apporter une réponse. Et ça a marché. Je suis maintenant à la tête d’un programme qui me permet à la fois d’être un artiste et de transmettre l’idée que l’art est au cœur detout changement.

Ici, à Atlanta, ça va plus loin, l’art prend ses racines dans les communautés, il a le pouvoir de rendre à ceux qui se sentent dépossédés ce qui leur a été pris au cours de l’histoire. Il y a là une notion de justice essentielle. Le projet Beautiful in Every Shade (Beau dans toutes les nuances) était spécialement destiné aux noirs et aux Hispaniques. L’idée est qu’aucun de nous n’est beau jusqu’à que nous réalisions que nous le sommes tous. De là, s’est développé le projet Typical American Family qui cherchait à faire exploser toutes les idées reçues sur la famille telle qu’on la conçoit. Mon dernier projet s’appelle Black Men Smile (Les hommes noirs sourient) et se veut une célébration de l’homme noir. Que j’appuie ou non sur le déclencheur n’a plus d’importance pour moi, l’essentiel, ce sont ces voix qui veulent juste plus de reconnaissance. Plus de justice. »

Retrouvez le projet de Carlton sur www.blackmensmile.com

LOTTAFRUTTA

Bar à fruits

Le bonheur dans un verre ! Ils font des salades de fruits et de légumes qu’ils mettent dans un verre en plastique, décoré d’une petite ombrelle. Mon préféré est le Limonatta, un mélange de concombres, ananas, melons, mangue, assaisonné d’un jus de citron et de piment. Il y a aussi des paninis et des smoothies.

590 Auburn Ave NE, Atlanta, GA 30312

(Près de la Beltline)

+1 404 588 0857

www.lottafrutta.com

Ouvert du mardi au dimanche, de midi à 17 h.

PLAZA THEATER

Cinéma

Ouvert depuis 1939, le cinéma a réussi à conserver son grand écran et ses fauteuils en velours rouges (neufs depuis l’année dernière !). La programmation est à la fois tout public et avant-gardiste.

1049 Ponce De Leon Ave NE, Atlanta, GA 30306

+1 678 796 6394

www.plazaatlanta.com

Horaires en fonction de la programmation.

THE SOUND TABLE

Restaurant/club

Premier restaurant-bar-danse ouvert sur Edgewood, quand le quartier était encore un peu triste. Ce restaurant à la décoration minimaliste et élégante devient l’un des endroits les plus chauds d’Atlanta après 22 h. Le dance-floor est toujours plein, les DJs bien choisis et les cocktails délicieux.

483 Edgewood Ave. S.E. Atlanta, GA 30312

(Près de la Beltline)

+1 404 835 2534

www.thesoundtable.com

Ouvert du mercredi au dimanche à partir de 19 h et jusqu’à 2 h 30, fermeture à minuit le dimanche.

DULCE VEGAN BAKERY & CAFÉ

Pâtisserie et café

Des soupes, salades, sandwichs et surtout de fantastiques gâteaux vegan. Mon préféré est celui à l’orange et à la cardamome, les gâteaux au chocolat sont très bons aussi. Cet endroit fait partie du revival du quartier Kirkwood.

1994 Hosea L. Williams Dr. NE, Atlanta, GA 30317

+1 404 624 7417

www.dulcevegan.com

Ouvert du mercredi au vendredi de 7 h 30 à 17 h ; le samedi de 8 h à 17 h et le dimanche de 8 h à 16 h.

SUN IN MY BELLY

Sandwiches et salades

J’y vais pour le déjeuner avec des collègues. Ils ont une très bonne sélection de salades et de sandwichs. Personnellement, j’aime le sandwich au roast-beef et la salade Lucy.

2161 College Ave. NE, Atlanta, GA 30317

+1 404 370 1088

www.suninmybelly.com

Ouvert du vendredi au mercredi de 8 h à 15 h ; le jeudi de 8 h à 15 h et de 18 h à 21 h.

THUMBS UP DINER

Brunch

Petit-déjeuner très copieux à toute heure. On peut manger sur des banquettes autour d’une table ou au comptoir. Bien qu’il y ait des options vegan, on y vient surtout pour les omelettes, steaks et œufs et pommes de terre. On peut aussi construire son propre plat à partir d’une longue liste d’options. C’est un endroit que tout le monde adore, donc la queue peut être longue.

Proche de la Beltline

573 Edgewood Ave SE, Atlanta, GA 30312

+1 404 223 0690

www.thumbsupdiner.com

Ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 15 h et le week-end de 8 h à 16 h.

640 WEST

Café

Un petit-déjeuner et un déjeuner bon marché pas très loin de la Westside Beltline. C’est aussi un centre communautaire et un lieu d’expositions.

640 Evans Street, Atlanta, GA 30310

En métro : station West End

+1 404 343 1932

www.640westatl.com

Ouvert de 8 h à 20 h en semaine, de 8 h à 16 h le samedi et de 8 h à 14 h le dimanche.

WONDERROOT CENTER FOR ART AND SOCIAL CHANGE

Centre culturel

Ce centre est une ressource fondamentale pour les artistes d’Atlanta. Ils y ont à disposition tous les moyens pour travailler : une chambre noire, un four à céramique, un studio d’enregistrement, etc. Depuis quelques années, le centre offre des cours sur l’utilisation de ces outils et également des cours pour les enfants et les ados, ainsi qu’une programmation de films.

982 Memorial Dr. SE, Atlanta, GA 30316

+1 404 254 5955

www.wonderroot.org

Ouvert les lundi, mardi et jeudi de midi à 22 h ; les vendredi et samedi de midi à 19 h 30

HABANOS CIGAR LOUNGE

Bar à cigares

Un endroit chaleureux pour boire un verre (excellents cocktails) et fumer un cigare. Les patrons, les serveurs et les clients sont des connaisseurs. Il y a autant de fumeurs femmes qu’hommes. La musique est intéressante, les sièges confortables. Bien sûr, il faut aimer l’odeur du cigare dans le bar et sur ses vêtements aussi.

301 Peters Street, Atlanta, GA 30313

+1 404 330 8669

www.habanoscigaratl.com

Ouvert du lundi au jeudi de 16 h à minuit, du vendredi au samedi de midi à 1 h et le dimanche de midi à minuit.

MJQ

Boîte de nuit

La boîte, la discothèque, bref l’endroit où tout le monde va danser. Il y a deux grandes salles, chacune avec un type de musique différent (hip-hop et pop en général), chacune a un bar (attention paiement en liquide uniquement). On peut y aller en tennis et vêtements décontractés. Comme c’est une salle en sous-sol, on doit passer par un tunnel plein de graffitis sur les murs pour y entrer. Uber ou taxi conseillés pour rentrer.

736 Ponce De Leon Ave NE, Atlanta, GA 30306

Ouvert les mercredi, vendredi et samedi de 23 h à 3 h.

APACHE CAFÉ

Boîte de nuit

Une boîte funky au programme éclectique : jam-sessions, DJs, soirées poésie et musique, etc. Le lundi, pour les artistes, il y a des modèles qui viennent poser : pour une modeste somme, on vient prendre un verre, on ouvre son bloc et on dessine ! Cela peut sembler bizarre, mais c’est vraiment un endroit sympa.

64 3rd St NW, Atlanta, GA 30308

+1 404 876 5436

www.apachecafe.info

Ouvert les lundi et dimanche de 19 h à minuit, les mardi et mercredi de 20 h à 1 h et du jeudi au samedi de 21 h à 2 h.

ONE MUSIC FEST & A3C MUSIC FESTIVAL

Festivals

Deux festivals incontournables dans le monde du rap se passent à Atlanta : One Music Fest qui amène des dizaines de rappeurs pendant deux jours au Tabernacle et à Lakewood Amphitheater en septembre. En octobre, A3C Music Festival and Conference rassemble les musiciens et DJs pendant deux jours au Georgia Freight Depot. La conférence dure trois jours et a pour but de créer une conversation entre les artistes, les entrepreneurs et les techniciens du hip-hop.

Plus d’infos sur les dates et la programmation :

www.onemusicfest.com

www.a3cfestival.com

JACKSON STREET BRIDGE

Point de vue

C’est l’endroit idéal pour prendre une photo d’Atlanta, à toute heure du jour et de la nuit, mais surtout au moment du coucher du soleil. Les photographes professionnels et amateurs s’agglutinent sur ce pont où la vue de la ligne des gratte-ciels est magnifique.

WECYCLE ATLANTA HEADQUARTERS AND BIKE SHOP

Location de vélo

Cette association née dans l’ouest de la ville fait la promotion de l’utilisation du vélo comme moyen de transport et ses bienfaits sur l’économie, l’environnement et la santé publique en général, comme outil de changement social dans la ville. Elle a mis en place des programmes qui accompagnent les gens, leur apprend à être en sécurité. On peut aussi y acheter et louer des vélos.

1124 Oak St. SW Atlanta, GA 303103

+1 678 962 7660

www.wecycleatlanta.org

Le magasin est ouvert du lundi au mercredi de 17 h à 20 h, le jeudi de 18 h 30 à 20 h 30 ; les samedi et dimanche de midi à 17 h.

« Je viens d’une famille où l’hospitalité est reine. Mon père était saxophoniste dans un orchestre de jazz et ma mère maître d’hôtel. Chez nous, tout le monde a toujours adoré manger. Mon frère et moi sommes tous les deux chefs, lui à Dallas et moi à Atlanta.

J’ai été cuisinier toute ma vie. Je ne crois pas m’être dit un jour : « Je veux devenir cuisinier ». Cela s’est presque fait naturellement. J’ai commencé à travailler en cuisine à 14 ans, à Kansas City, et à 17 ans, j’étais déjà sous-chef. J’ai été aux fourneaux du célèbre Commander’s Palace de La Nouvelle-Orléans puis j’ai travaillé à Houston et à Dallas (Texas), où je me suis spécialisé dans la cuisine du Sud-Ouest.

J’avais 31 ans quand j’ai été débauché par Pano Karatassos, le propriétaire des restaurants Buckhead Life, à l’époque l’un des groupes les plus réputés de la gastronomie américaine. Il voulait que je gère un de ses restaurants à Atlanta. Je connaissais déjà un peu la ville, mais quand Pano m’a offert le job, il m’a fait venir et on a fait un tour, on a mangé dans divers restaurants afin de me rendre compte de la richesse de la scène culinaire d’Atlanta. Je suis venu ensuite un week-end avec ma femme, il fallait qu’elle aussi veuille habiter ici, et on est tombé sous le charme. Dallas est une ville plate, avec peu d’arbres et de végétation, où les gens vivent dans leur voiture. Nous avons été séduits par la nature et l’esthétique d’Atlanta. Ce n’est pas une métropole construite selon un quadrillage comme la plupart des villes américaines, elle ressemble plutôt aux villes européennes. Ma femme est grecque, donc cela lui plaisait. Nous nous sommes sentis tout de suite chez nous. Au bout de quelques années, je suis devenu chef de tout le groupe, je supervisais plusieurs restaurants et j’en développais de nouveaux. Une année, nous sommes allés en Grèce et à mon retour, j’ai joué un rôle clef dans l’ouverture de Kyma, un des meilleurs grecs d’Atlanta qui est devenu une institution. Alors que je venais de fêter mes 40 ans, je me suis dit : « Tu dois avoir ton propre restaurant, c’est le moment ». Mais j’étais face à deux problèmes : le premier était géographique, le second financier. Je ne voulais pas être en compétition avec Pano, donc il fallait que je trouve un endroit loin de Buckhead. De toute façon, je n’avais pas les moyens de m’installer dans les quartiers riches. Or, il y a quinze ans, les restaurants qui comptaient s’ouvraient là-bas. Je craignais d’échouer si je m’excentrais.

Je me suis mis à faire le tour de la ville pour visiter les quartiers, de jour et de nuit. J’aimais particulièrement Krog Street et l’ancienne usine Stove Works. Pour un chef, ouvrir un restaurant dans l’espace où pendant cent ans on a produit des cuisinières en fonte, c’est de bon augure ! Le quartier était vraiment spécial, un peu hippie et un peu Nouvelle-Orléans, proche de Downtown. Mais il n’y avait rien là-bas que je puisse louer, donc je continuais à chercher. Et puis un jour, les étoiles ont dû s’aligner parce que j’ai reçu un coup de fil du propriétaire de Stove Works. Il m’a dit qu’un restaurant avait fermé et que si je voulais le bail, je pouvais lui apporter un chèque de 20 000 $. J’y suis allé, je lui ai donné le chèque, sans même le dire à ma femme. Une fois que j’ai eu les clefs en main, je l’ai appelée et lui ai dit « Viens voir ». C’était le mois de décembre, il gelait dans le building. Elle est entrée et elle m’a ordonné, « Va tout de suite récupérer notre argent ». Mais je ne l’ai pas écoutée. J’ai mis 250 000 $ pour rénover l’espace et j’ai ouvert Rathburn’s en 2004. Ça a marché tout de suite.

J’avais travaillé dans tous les domaines de la restauration, en tant qu’apprenti, sous-chef, chef, mais là c’était différent. Il fallait que je combine business, hospitalité et cuisine et que je fasse marcher tout en même temps, une tâche plus complexe qu’on ne le croit. Ma mère m’a appris que la clef de la réussite dans cette profession est de savoir comment offrir un excellent repas à un bon prix, avec un service de qualité.

Évidemment, dans cette équation, la cuisine tient toujours une place essentielle. J’avais la chance de travailler dans la tradition culinaire du Sud, qui est fantastique. Par exemple, le poulet frit et l’épaule de porc au barbecue, il faut les garder, mais les revisiter aussi, car il y a plus que cela dans le Sud et je désirais le montrer, y apporter mon interprétation. Maintenant, tous les restaurants font ça, mais quand j’ai ouvert le premier Rathburn’s, je changeais tout le temps mes menus suivant les arrivages, la saison et mon inspiration du moment. Mais aujourd’hui mes clients ne supporteraient pas que je retire du menu le magret de canard et risotto thaï ou le magret à la crème de maïs et gouda. Ces plats sont devenus ma signature.

Ce premier restaurant étant un succès, j’ai pu ouvrir le Krog Bar un an plus tard. Situé juste à côté de Rathburn’s, c’est un bar à vin et tapas (que j’appelle mon demi-restaurant). Enfin, en 2006, Kevin Rathburn Steak, qui se trouve deux rues plus loin, a vu le jour. Quand la Beltline a été inaugurée, mes trois restaurants se trouvaient là, donc vraiment bien placés. J’ai eu de la chance, mais le fait que mes restaurants attiraient tant de monde avait déjà transformé le quartier. La Beltline a entériné les changements déjà en germe. Je me rappelle quand j’ai ouvert Rathburn’s, j’ai dû demander à la mairie qu’elle « s’occupe » du coin derrière le restaurant afin que mes clients ne soient pas importunés. Difficile à imaginer aujourd’hui, le quartier est devenu si branché ! La Beltline a été une aubaine pour les commerces qui la longent, la plupart d’entre eux ont vu une augmentation du nombre de clients de 12 à 18 %. Il y a un an, j’ai pu ouvrir KR Steak Bar du côté de Buckhead. Je suis, à mon tour, propriétaire d’un groupe de restaurants qui comptent à Atlanta.

La cuisine du Sud, ou la soul food

La soul food est un héritage de la cuisine des esclaves, mélangée à celle des Native Americans et des Européens. Le porc est la base de la cuisine du Sud parce que c’était la base de la nourriture dans les « plantations ». Les esclaves le faisaient fumer et le cuisaient dans des barbecues creusés dans la terre. Quand on va du côté d’Ocracoke, en Caroline du Nord, on voit encore ce type de barbecue, surtout durant les fêtes estivales de Memorial Day et du 4 juillet. Dans le Sud, un repas traditionnel est généralement constitué de « one meat and three », ce qui veut dire une portion de viande et trois accompagnements — coquillettes au fromage, hushpoppies (boulettes de pâte frite), purée de pommes de terre, patates douces rôties, mais aussi ce qu’on appelle les « greens », c’est-à-dire le chou fourrager, ou encore le chou frisé et les fanes de moutarde. Le repas est invariablement accompagné de pain de maïs, nourriture principale des Indiens Creek et Cherokee. C’est d’eux que vient aussi la préparation des abats, nourriture très commune dans le Sud. Il n’est pas rare de commencer ce type de repas en buvant un verre et de manger des cacahuètes bouillies. On le finit souvent avec une tranche de pastèque.

La cuisine c’est toute ma vie, donc ma ville, je la vis à travers ma cuisine. Je continue à cuisiner tous les soirs et à créer des plats. Quand je ne suis pas dans un de mes restaurants, je vais en visiter d’autres. Le seul jour où je ne travaille pas, c’est le dimanche : c’est le jour de ma femme. Tout le monde vous le dira, Atlanta est un endroit extraordinaire pour un restaurateur. On a accès à tout. Il y a l’aéroport qui nous permet d’obtenir tout ce qu’on veut, et des fermes bio tout autour d’Atlanta qui achalandent les cuisines des restaurants, ainsi que les marchés. Atlanta est près de la montagne, donc on peut avoir des truites des montagnes de Géorgie, et bien sûr, il y a l’ouverture sur l’océan et l’abondance qu’elle apporte. Mais je suis connu pour mes steaks. Et le steak est de retour sur les tables d’Atlanta. Atlanta a longtemps été une ville où on mangeait de la viande. Les gens sont nostalgiques, ils veulent le retour du glamour et c’est ce que le steak apporte à leur repas. Ça tombe bien, je sais le cuisiner !

L’anti junk food, ou l’obsession du frais

Le mouvement de la ferme à la table ainsi que la lutte contre l’obésité ont changé beaucoup d’habitudes alimentaires pour les Américains, qui sont passés de la junk food