Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Découvrez Buenos Aires à travers les yeux de ses habitants
Buenos Aires, la plus occidentale des villes d'Amérique du Sud, une cité colorée et chaude, le cœur économique, industriel et artistique de l'Argentine.
Plus de 7 000 Français y vivent. Toujours plus nombreux à tenter leur chance, ils viennent en stage, travailler, étudier, vivre et vibrer au rythme du tango dans la cité portègne. Ils ont bâti avec leur ville une relation particulière, reflet de leur parcours. Une relation qu’ils partagent de manière intime avec le lecteur, qui en apprend ainsi beaucoup plus sur la ville qu’avec un guide de tourisme classique.
Dans
Portraits de Buenos Aires, on rencontre Lucila, Vincent, Yvonne, Adriana, Frédéric, Daniel, Claudia, Marie... Une mosaïque qui reflète l'identité de la ville : entre mixité, culture, élégance, c'est une ville teintée d'Europe ou de militantisme. On y retrouve des entrepreneurs, des exilés revenus de France, des acteurs de la scène artistique, viticulteurs ou restaurateurs, une femme d'expatrié active, une danseuse de tango... Ils vous racontent leur histoire, la ville de l’intérieur, la nuit de Buenos Aires, l'Argentine gay-friendly, le Buenos Aires d'exception du quartier de la Recoleta, le quartier multicolore de La Boca...
Chaque portrait livre sa sélection originale de lieux qu’il juge incontournables : des restaurants chics aux cantines des Portenos, des visites insolites aux incontournables, revus et commentés. Le livre propose ainsi près de 300 endroits à découvrir, tous choisis par leurs habitués: leurs meilleurs restaurants, leurs meilleures sorties, leurs meilleures visites, leurs meilleurs hôtels et leurs meilleures adresses shopping. En découvrant leurs histoires, vous n’aurez qu’une envie : embarquer pour Buenos Aires et vous précipiter dans ces lieux qu’ils nous ont confiés comme à leurs meilleurs amis.
Un guide à plusieurs voix rempli d'adresses utiles !
A PROPOS DE LA COLLECTION « VIVRE MA VILLE »
Vivre ma ville, ce sont des livres de voyage avec supplément d'âme. Ils donnent les clés, les conseils, les bonnes adresses, grâce à l'expérience de ceux qui vivent sur place, là où les autres guides se contentent d'auteurs professionnels de passage. Ils offrent aussi des histoires, une chair littéraire par les interviews-portraits d'une dizaine de personnes qui présentent leur lieu de vie. Chaque portrait est un roman. Chaque portrait a un enjeu : comprendre le choix de cette vie-là. Chaque portrait permet aussi au lecteur de s'identifier, et donc de choisir ses destinations en fonction de ses affinités, en fonction du personnage qui résonne le plus en lui.
LES ÉDITIONS HIKARI
Hikari Éditions est un éditeur indépendant, dédié à la découverte du monde. Il a été fondé par des journalistes et des auteurs vivant à l'étranger, de l'Asie à l'Amérique du Sud, souhaitant partager leur expérience et leurs histoires au-delà des médias traditionnels.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 281
Veröffentlichungsjahr: 2016
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
PORTRAITS DE BUENOS AIRES
Caroline Béhague
PORTRAITS DE BUENOS AIRES
par Caroline Béhague
Un livre de la collection Portraits de ville.
Directeur de la publication : Anthony Dufour.
Éditrice : Marie Duchaussoy.
Photos de couverture : © Andy-pix - Fotolia.com
Photographies pages intérieures : © Caroline Béhague, sauf page 165 © Hernán Ameijeiras. Tous droits réservés.
Hikari Éditions© Hikari Éditions, octobre 2014.4, avenue Foch, 59000 Lille (France).ISBN 978-2-36774-025-6eISBN 978-2-36774-051-5www.hikari-editions.comISSN 2265-3082Toute reproduction partielle ou intégrale, faite sans l’accord préalable et écrit de l’auteur et de l’éditeur, est strictement interdite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). La copie sur support papier à usage privé de ces différents objets de droits est autorisée conformément à l’article L122-5 du Code de la Propriété intellectuelle. Aucun guide n’est parfait, des erreurs se sont peut-être glissées dans celui-ci malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Des informations peuvent également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend en main. Buenos Aires est une ville où tout change très vite... Merci de nous suggérer toute correction utile que nous pourrions intégrer dans la prochaine édition en nous écrivant à [email protected].
Portraits de ville
Portraits de Buenos Aires est un livre dans lequel ceux qui vivent dans la ville vous en donnent les clefs. Mieux qu’un guide de tourisme, mieux qu’un récit d’expatriés, nous allons dresser ici une douzaine de portraits, à la première personne, dans lesquels vous découvrirez l’histoire de ceux qui vivent ou qui ont décidé de venir vivre à Buenos Aires.
Chaque voyage, chaque départ, a sa propre histoire. On s’exile par amour, pour travailler, pour fuir, pour découvrir. C’est une aventure permanente qui a un immense mérite pour celui qui la pratique : ouvrir les yeux.
Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités de Buenos Aires. D’autres, de parfaits inconnus. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire.
L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le city guide. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes et à ceux qui veulent vivre à Buenos Aires. Il s’adresse à celles et ceux qui sont curieux et veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.
Ce livre a été écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux de nos invités, ceux qu’ils partagent avec vous, dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.
Contents
MARIE SINIZERGUES
Les adresses de Marie
ADRIANA LEWI
Les adresses d’Adriana
DANIEL TUNNARD
Les adresses de Daniel
YVONNE BONNET
Les adresses d’Yvonne
VINCENT COULAUD
Les adresses de Vincent
BLANCA ISABEL ÁLVAREZ DE TOLEDO
Les adresses de Blanca
CHARLOTTE MASUREL
Les adresses de Charlotte
LUCILA YANKELEVICH
Les adresses de Lucila
OLIVIER HANOCQ
Les adresses d’Olivier
CLAIRE MORETTO
Les adresses de Claire
CAROLINE BÉHAGUE
Les adresses de Caroline
Classement des adresses
Buenos Aires en un clin d’oeil
Buenos Aires pratique
Dans la même collection
« Mon premier séjour à Buenos Aires date de 1999 à l’occasion d’un échange universitaire. J’ai eu un gros coup de foudre pour la ville... et pour le tango !
Petite, j’ai pratiqué la danse classique et en arrivant à Buenos Aires, j’ai eu la curiosité de prendre quelques cours de tango. Cette discipline s’est vite transformée en une véritable passion… dévorante. Danser le tango est une sensation merveilleuse, mais j’en aime aussi la musique et les textes teintés d’humour et de poésie.
J’ai trouvé l’occasion de revenir dans la capitale argentine en 2000, puis en 2002, en obtenant une bourse de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine. Finalement en 2004, je viens m’y installer et je réussis à trouver du travail dans une agence d’architecture. Très vite, l’ambiance des milongas de Buenos Aires m’a happée. Car, bien sûr j’ai dansé à Paris mais l’ambiance portègne est inimitable. D’abord parce qu’ici la pratique du tango est encore très vivace. La milonga est un véritable bal social qui brasse une population importante issue de toutes catégories. J’adorais m’y rendre seule, et parfois avec des amies. Je préfère les milongas traditionnelles où les femmes et les hommes sont généralement installés chacun de leur côté. La milonga possède ses mystères et ses codes et vous force à l’élégance. Un homme et une femme se regardent : il lui fait un mouvement de tête (cabeceo) et elle répond de la même manière si elle désire danser. Ou, alors, elle détourne son regard. En général, si elle ne veut pas danser avec un homme, elle ne le regarde même pas. Si la fille a accepté de danser, le garçon s’approche pour l’emmener sur la piste pour une tanda, soit quatre morceaux consécutifs. La milonga est un endroit propice aux rencontres, aux échanges… et plus si affinités ! J’aime particulièrement le tango enlacé. L’étreinte est la clé du tango, c’est une danse sensuelle puisque la partenaire est dans les bras du danseur; la danse dépend du corps de l’autre. En 2009, l’UNESCO a inscrit le tango au patrimoine culturel immatériel mondial de l’humanité. Depuis quelques années, des milongas plus décontractées sont apparues où l’on ne respecte pas forcément tous les codes du tango. On peut même danser en jean. Buenos Aires compte aussi plusieurs milongas gays.
En 2006, je revends mes meubles, je fais mes valises et je rends les clés de mon appartement portègne. J’ai décidé de quitter le pays car, quelques mois auparavant, à la sortie de l’hôpital où je m’étais fait opérer pour un problème bénin, je me suis retrouvée seule… Sans les deux amies qui m’avaient pourtant promis de m’accompagner. J’ai vécu un grand moment de solitude suivi d’une remise en question. J’ai eu un déclic : que faisais-je à Buenos Aires loin des gens que j’aimais ? J’ai pris la décision de rentrer en France.
Bien sûr, avant de quitter l’Argentine, je me rends une dernière fois à la milonga. C’était la Nacional… Je ne suis pas près de l’oublier. Je remarque au cours de cette soirée un garçon au regard insistant. Comme j’ignore de quelle façon il danse, je choisis de détourner la tête. Il comprend parfaitement le message et il enlace une autre partenaire pour un tour de piste. Sa démonstration me paraît probante et sa façon de danser me séduit. J’accepte sa prochaine proposition d’un cabeceo. Et c’est le coup de foudre ! L’étreinte parfaite.
Milonga et tango
La milonga est souvent confondue avec l’établissement de danse, appelé salon de baile. En fait, la milonga est d’abord un genre musical pratiqué dans le campo et qui s’apparente au tango puisqu’il partage son rythme particulier à quelques nuances près. Le genre a été adapté pour des orchestres de tango par le compositeur Juan D’Arienzo et fut ainsi popularisé à Buenos Aires qui, dans les années 1930, vibrait entièrement au rythme du tango. La milonga est aussi un événement organisé par une association qui prend place dans un salon de baile. Ainsi, une milonga peut se transporter d’un salon à un autre ou un salon peut accueillir des styles et des clientèles complètement différents selon l’organisateur de la soirée.
Zoom sur San Telmo
San Telmo est un quartier historique, l’un des plus représentatifs de l’ancien Buenos Aires, serti de maisons chorizos, de PH (propiedad horizontal, maisons typiques des immigrants espagnols) et de rues pavées. Pourtant en 1978, le maire brise l’aspect de village en élargissant les avenues San Juan et Juan De Garay. En réaction, dans les années 1980, l’architecte José Maria Peña obtient que San Telmo devienne une zone historique protégée. Celui qui fut aussi le fondateur du musée de la ville a été à l’initiative de la création de la Feria de Cosas Viejas y Antigüedades San Pedro Telmo sur la place Dorrego autour de laquelle vont se regrouper les antiquaires. L’artère principale du quartier, Defensa, était une rue commerçante tout à fait banale avant que ceux-ci ne s’y installent. Ce regroupement d’antiquaires fait aujourd’hui partie des charmes du quartier tandis que la feria, organisée tous les dimanches, attire des milliers de chalands. Les touristes et les visiteurs ont déferlé sur le quartier. Petit à petit, les magasins de proximité et les petits métiers disparaissent pour laisser place à des restaurants, des hôtels et des boutiques de design. San Telmo y perdra-t-il son authenticité ?
Diego se rappelait avoir dansé avec moi dans une autre milonga… Moi, je n’en avais aucaun souvenir. Tout va très vite, je pose mes valises chez lui quelques jours plus tard. Je pars malgré tout en France. Une fois à Paris, j’ai demandé à Diego de venir me chercher; pour moi, c’était comme une marque d’engagement de sa part. Il est venu, il a rencontré mes parents, tenté quelques mots en français et nous sommes rentrés à Buenos Aires deux semaines plus tard. Nous vivons ensemble depuis huit ans. Nous nous sommes mariés à Paris en 2010, entourés de nos familles. Depuis la naissance d’Anaïs en 2012, nous dansons moins souvent mais nous essayons tout de même de nous rendre à la milonga de temps en temps. Nous nous asseyons séparément. Un couple qui s’installe ensemble perd toute chance de danser avec d’autres partenaires. Pourtant, nous dansons encore souvent la plupart de la soirée ensemble sans nous lasser.
Je suis architecte indépendante à Buenos Aires depuis 2006 et je me consacre essentiellement à la restauration d’immeubles. La restauration me passionne depuis toujours. D’ailleurs, j’ai obtenu mon diplôme en France en travaillant à un mémoire sur le projet de reconversion d’un ancien château d’eau de Buenos Aires en centre culturel. Ce bâtiment m’avait plu, il est fascinant. Les châteaux d’eau de Buenos Aires sont surprenants, le plus connu s’appelle El palacio de las aguas, au centre même de la ville, sur Córdoba et Riobamba, et il ressemble à un véritable palais. Il a été entièrement réalisé à partir de matériel importé. Sa somptuosité est un vestige du pimpant Buenos Aires d’autrefois, quand l’Argentine était l’un des pays les plus riches au monde.
De 2004 à 2006, j’ai travaillé au sein de plusieurs agences d’architecture portègnes, mais je tournais vite en rond car leurs responsables assignaient à leurs collaborateurs des tâches répétitives. J’avais envie de terrain et de toucher à tous les aspects de mon métier. C’est pourquoi j’ai vite proposé mes services en tant qu’indépendante. J’ai commencé par l’aménagement de trois appartements dans un appart-hôtel acheté par des Français à San Telmo. Pour la première fois, je me suis occupée de tout : des relations commerciales, des dessins, de la matérialisation du projet ou encore du rapport avec les fournisseurs et les artisans. J’ai adoré, j’étais sûre d’avoir trouvé ma voie.
Être un architecte de nationalité française est indéniablement un avantage à Buenos Aires puisque les Portègnes valorisent les diplômes étrangers. Les Argentins se montrent aussi très admiratifs de la culture française. Néanmoins, cette condition d’étranger présente un gros inconvénient : je ne disposais d’aucun réseau de bureaux d’études techniques, ni de fournisseurs, ni de collaborateurs et de clientèle potentielle ! Je ne profitais pas d’un cercle d’anciens amis de l’école, par exemple, ou d’amis de mes parents. Les Argentins ont l’habitude de puiser dans leur réseau à l’heure de chercher un prestataire de services. Ils font ainsi une sorte de tri sélectif. Un rapport de confiance s’établit sur recommandation puisque les Argentins redoutent par-dessus tout « l’estafa » (l’arnaque) pratiquée par des gens sans scrupule. Ces liens sont parfois essentiels pour débuter ou mener une carrière professionnelle.
J’ai décidé de prendre quelques cours de marketing en suivant une formation courte dispensée par l’Université de Buenos Aires (UBA) pour comprendre de quelle façon je pouvais mieux me faire connaître. J’ai pris, par exemple, un cours de marketing pour architectes. J’ai renforcé mes connaissances dans le domaine technique avec des petits modules comme « Gérer des petits chantiers » ou un cours d’installation sanitaire, qui m’ont beaucoup apporté. Et j’ai également pris la décision de me rapprocher de la communauté française. J’ai fréquenté les rendez-vous organisés par la chambre de commerce qui mettent en relation les Français. Je suis devenue membre de la chambre de commerce puis, avec un groupe de femmes entrepreneuses, nous avons créé l’association Marianne, regroupant des femmes d’affaires argentines francophiles et des Françaises engagées dans des projets économiques. Ce n’était pas qu’une démarche intéressée : je savais désormais que j’allais m’installer pour un temps indéterminé en Argentine et je désirais entretenir des rapports plus étroits avec des ressortissants français. Pendant des années, j’étais restée à l’écart des événements de la communauté française. Ensuite, j’ai compris que je pouvais établir un rapport de confiance unique avec des Français arrivant en Argentine avec le projet de s’y installer. Un pacte implicite s’établit entre nous. Je comprends parfaitement leurs attentes en matière d’architecture. Cette complicité instaurée par des origines communes remplace mon réseau d’amis d’enfance que pourrait avoir un architecte local. J’ai ainsi réalisé la rénovation d’appartements, de maisons achetées par des Français ou encore de bureaux d’entreprises franco-argentines.
Marianne
L’association Marianne a été créée en 2010 sous l’égide de l’Ambassade de France en Argentine. Elle compte aujourd’hui une cinquantaine de membres, femmes françaises et argentines, résidant en Argentine, et a pour objet de favoriser le développement des relations commerciales, culturelles et sociales entre les femmes décisionnaires, chefs d’entreprise ou cadres dirigeantes issues d’organisations des deux pays. L’association, très active, organise de nombreuses activités : petits-déjeuners mensuels avec des personnalités françaises et argentines du monde politique, économique, culturel ou scientifique. L’association programme également des sorties récréatives entre membres afin de renforcer les liens d’amitié. Marianne participe également à des colloques et des événements visant à promouvoir le rôle des femmes.
Le patrimoine architectural de Buenos Aires a du plomb dans l’aile… Je suis atterrée par la tendance destructrice des constructeurs locaux qui privent la ville de ses immeubles historiques. C’est un immense gâchis. J’écoute attentivement les mises en garde de mouvements citoyens, comme Basta de Demoler (Arrêtons de démolir) même si je les trouve parfois un peu fondamentalistes, car la ville doit aussi se renouveler. La législation portègne prévoit, théoriquement, qu’un immeuble antérieur à 1941 ne peut être démoli avant l’avis et l’approbation d’une commission spéciale. Dans le cas contraire, la municipalité doit lui octroyer un niveau de protection qui le préservera de la spéculation. Cette loi n’empêche malheureusement pas les démolitions sauvages qui se déroulent parfois sur le temps d’un week-end. Les textes ne prévoient pas non plus de réelles sanctions pour punir les entrepreneurs véreux. Ainsi, même si une réglementation existe, elle se révèle inefficace. C’est vraiment dommage.
Buenos Aires est une ville au patrimoine éclectique. En un siècle et demi, les Portègnes ont bâti tous types de bâtiments de qualités complètement différentes. Les codes de l’urbanisme ont changé à plusieurs reprises : des édifices très hauts émergent au milieu d’un quartier de constructions basses. Dans un même quartier, il existe une variété d’immeubles qui correspond à l’évolution des modes de vie. On trouve des maisonnettes avec patio, des appartements de type parisiens ou des tours de logements. Le célèbre « PH » (propriedad horizontal) est la construction la plus traditionnelle de la ville. C’est une bâtisse à la façade étroite mais dont l’immeuble est extrêmement profond qui renferme parfois jusqu’à douze maisons ayant souvent chacune son patio.
J’étais séduite par l’éclectisme architectural de la capitale à mon arrivée et par la présence de maisons dans les quartiers résidentiels de la ville, comme Flores, Villa Devoto, Belgrano, mais aussi dans des quartiers plus denses tels l’Abasto, Boedo, Caballito. Il est ici possible de vivre, en pleine capitale, dans une maison avec jardin, patio ou terrasse et de profiter du climat clément et d’habitudes culturelles très conviviales comme l’asado. C’est surprenant pour une Parisienne comme moi ! Mais je dois dire que mon intérêt pour l’architecture portègne s’est un peu émoussé. Les immeubles sont mal entretenus et les enduits vieillissent vite. C’est une ville bricolée. Les Argentins installent leur système de climatisation ou leur marquise en façade sans se préoccuper de l’harmonie globale. Buenos Aires est une ville sauvage où les habitants s’autorisent trop de liberté… Par exemple, de nombreuses modifications de l’espace urbain n’ont pas été autorisées, ni par la municipalité, ni par les copropriétés. C’est l’indiscipline générale. Le résultat est pour le moins chaotique. Dans le même temps, la ville réserve des surprises : des juxtapositions de styles architecturaux différents, des grands murs pignons supports de publicité… L’un des charmes indéniables de Buenos Aires reste ses rues et ses places plantées d’arbres. Cette présence massive de verdure dans toute la ville donne une cohérence et lie les différents quartiers. D’immenses spécimens colorent la ville durant plusieurs mois de l’année, comme les jacarandas aux fleurs bleues, les grands tipas avec leurs fleurs jaunes et les palos borrachos avec leurs grosses fleurs roses, fuchsia, jaunes... Ils tancent les tours et servent aussi parfois de cache-misère.
À Buenos Aires, j’ai pu réaliser mes objectifs professionnels et personnels. Je rêvais d’une vie où je déménageais tous les trois ou quatre ans dans des espaces toujours plus grands que je rénovais. Cette envie est plus facile à concrétiser à Buenos Aires qu’à Paris. Avec Diego, nous avons d’abord acheté un petit appartement au sein du quartier d’Almagro que j’ai entièrement réaménagé. Nous y avons réalisé les meubles nous-mêmes. Puis en 2011, nous avons acquis un appartement spacieux au premier étage d’un immeuble historique dans le quartier de Boedo. Dans le sud de la ville, le prix du mètre carré est moins élevé que dans la partie nord. Le quartier de Boedo, avec ses nombreux clubs de tango, me plaît énormément. J’habite sur une avenue très fréquentée, je me penche par la fenêtre et je sens l’agitation de la ville, son activité permanente. En revanche, si je cherche la tranquillité, je m’installe dans le patio de la maison, préservé de tout bruit de l’extérieur.
Ma vie a de nouveau changé en 2012 avec la naissance d’Anaïs. Être enceinte en Argentine est un moment vraiment privilégié. Tout le monde s’intéresse à votre grossesse : « Depuis quand es-tu enceinte ? », « C’est le premier ? »… Une femme enceinte ne laisse jamais personne indifférent et récolte souvent les confidences des autres femmes sur leur expérience. Dans les bus – souvent bondés – ou le métro, les passagers vous cèdent leur place, dans les supermarchés, la femme enceinte est prioritaire ! Par contraste, j’ai vécu deux tristes expériences lors de vacances en France : on m’a dit que je n’étais pas assez enceinte pour passer à la caisse prioritaire d’un magasin de meubles. À l’aéroport de Roissy, je n’avais pas priorité dans la file d’attente car on m’a opposé que la grossesse n’est pas une maladie...
Ici, les enfants sont énormément valorisés dans leurs étapes d’apprentissage, ils sont encouragés à tout moment. Par conséquent, dans leur vie d’adulte, les Argentins ont souvent une grande confiance en eux et se montrent plutôt expansifs, deux héritages de ce mode d’éducation particulier. Ici, on se montre d’une grande tolérance face aux comportements des enfants, ils peuvent crier en toute liberté ! On manifeste aussi une grande affection : on leur tapote affectueusement la tête, on aime plaisanter avec eux. Une maman accompagnée d’un enfant de moins de trois ans bénéficie encore du régime de priorité dans les magasins ou les aéroports… Un enfant est bien reçu partout, notamment au restaurant, même très tard car souvent les enfants se couchent aussi tard que les adultes… L’éducation est beaucoup plus souple, moins organisée, notamment en ce qui concerne les horaires de repas et de sommeil. Avec mon mari, qui est argentin, nous faisons des choix plus proches de l’éducation que je connais en France, c’est moins permissif.
Avoir un enfant à Buenos Aires ajoute du stress à la course permanente de la ville. Entre nounou et crèche, la garde d’un enfant pèse sur le budget de la famille puisqu’elle ne doit compter que sur ses propres ressources, il n’y a pas de subventions publiques pour les familles comme en France avec les allocations familiales. Heureusement, nous comptons aussi sur l’aide de ma belle-famille pour les urgences et les petits extras, le week-end ou le soir. Les grands-parents et les familles en général participent énormément à la garde des petits Argentins, c’est pourquoi les familles restent souvent dans le même quartier de la ville. Elles fonctionnent en tribu. Malgré cela, la journée passe à grande vitesse et je n’ai jamais le temps de tout faire.
L’année de la naissance d’Anaïs, associée à deux architectes argentins, j’ai gagné un appel d’offres pour la rénovation de l’ambassade de France en Argentine. J’avais déjà conçu et dirigé les travaux de rénovation de l’Alliance française de Buenos Aires. Le chantier de l’ambassade de France représentait plus d’une année de travail. C’est extrêmement prenant mais je suis si fière ! Cette bâtisse est considérée comme l’un des plus beaux bâtiments de la capitale. L’Ambassade s’est installée dans un palais construit par l’une des grandes familles d’Argentine au début du XXe siècle dans un style dit « Beaux-arts », décalé avec ce qui se réalisait à l’époque en Europe où pointait déjà l’Art déco. Le quartier de Recoleta recèle plusieurs exemples de ces hôtels particuliers qui sont maintenant très souvent occupés par des représentations diplomatiques. Pour la plupart, les familles n’avaient plus les moyens d’entretenir de si grandes bâtisses. Recoleta est le petit Paris d’Argentine, le berceau de l’oligarchie locale. Pourtant, là aussi des tours ont été construites… L’ambassade de France était vouée à être démolie comme d’autres bâtiments historiques, parce qu’elle se trouvait sur le tracé de l’extension de l’Avenida 9 de Julio, l’avenue la plus grande du monde disent les Portègnes ! Mais le bâtiment a été sauvé de la destruction grâce à la mobilisation des voisins et de l’Ambassade ellemême. Chaque année, lors de portes ouvertes organisées lors pour les Journées du patrimoine, des milliers d’Argentins se pressent pour la visiter et sont prêts à faire une file d’attente interminable pour découvrir avec admiration son salon de bal, sa salle de musique, sa salle de billard… Restaurer ce bâtiment est un travail passionnant. Je travaille avec d’excellents artisans argentins. Je trouve réconfortant de découvrir que des savoir-faire traditionnels ont pu être conservés et se sont transmis.
Diego, mon mari, est aujourd’hui transitaire en douanes et possède un master en commerce international. Depuis plusieurs années, il commercialise des chaussures de tango à l’export. La chaussure est vraiment l’objet fétiche du tango. Elle doit être confortable, bien tenir au pied, disposer en général d’un talon haut. Toutes les femmes veulent des chaussures différentes, uniques. La chaussure de tango argentine s’achète dans le monde entier et Diego a eu l’idée de créer sa propre marque, Lunatango. Il m’a demandé de m’y associer et je m’occupe de créer des modèles. Il semble que j’aie un goût qui plaît, je me fais confiance dans le choix des matériaux et des couleurs. Nous travaillons avec des artisans qui confectionnent ces chaussures à la main, de la découpe du cuir jusqu’à sa couture. Heureuse coïncidence, Boedo, notre quartier, est historiquement celui de la chaussure dans la capitale. Ainsi, une série de petits magasins aux savoir-faire traditionnels se succèdent sur quelques pâtés de maisons (appelés cuadra). En vitrine, talons, semelles, lacets, pièces de cuir… Cela donne un petit côté suranné et rend nostalgique du temps où le fait main était, en Europe, également le lot d’artisans et pas uniquement de maisons de luxe.
Diego dirige la société, il sait prendre des risques, il parie. Et Lunatango est présente maintenant dans les milongas des quatre coins du monde. Nous comptons presque 30 000 fans sur Facebook désormais ! Mon métier d’architecte restera toujours mon activité principale mais je suis heureuse de l’accompagner dans ce projet.
Comme pour le tango, Buenos Aires est une ville pleine d’opportunités quand on choisit le bon partenaire… »
Les adresses de Marie
LES RESTAURANTS DE MARIE
PAN & ARTE
Cuisine argentine
Ce bar-restaurant se trouve au cœur de Boedo. Sa grande terrasse déborde sur la rue, j’aime l’ambiance et la décoration. Sa carte reprend des classiques de la cuisine portègne avec une touche de créativité et propose des spécialités de la province de Mendoza dont les propriétaires sont originaires.
Avenue Boedo 878
BOEDO
Tél. : 4957 6702
www.panyarte.com.ar
Service continu du matin au soir.
OKIREN
Restaurant et centre culturel japonais
Personne ne soupçonnerait que ce bâtiment du Centro Okinawaense (centre culturel japonais) abrite le meilleur restaurant japonais de Buenos Aires. Situé au premier étage, il est tenu par un groupe de Japonais très sympathiques, l’accueil et la qualité du restaurant sont irréprochables.
Av. San Juan 2651
CENTRO - MONTSERRAT
Tél. : 4943 6927
Ouvert du lundi au samedi de 19h à 23h30.
BI WON
Cuisine coréenne
Une grande communauté de Coréens vit à Buenos Aires. J’ai un temps vécu à proximité du quartier où la plupart sont installés. Parmi les restaurants que j’ai pu tester (beaucoup d’entre eux sont fermés aux non Coréens), Bi Won est mon préféré, j’y retrouve les classiques de la cuisine coréenne : kimchi, bulgogi, bibimbap…
Junín 548
CENTRO
Tél. : 4372 1146
Ouvert du lundi au vendredi midi et soir. Le samedi, le soir uniquement.
CHAN CHAN
Spécialités péruviennes
Un restaurant péruvien aux délicieux poissons servis dans un cadre typique. L’endroit attire beaucoup de touristes, je recommande plutôt d’y aller tôt pour éviter de faire la queue.
Hipólito Yrigoyen 1390
CENTRO - CONGRESO
Tél. : 4382 8492
Ouvert du mardi au dimanche, le midi et le soir.
CLUB SUECO - INSTITUTO DE CULTURA SUECA
Cuisine nordique
Le restaurant Club Sueco, niché dans cet institut culturel, sert de la nourriture suédoise : harengs fumés, saumons… des mets rares à Buenos Aires. C’est un peu cher mais sa cuisine dépayse totalement.
Tacuarí 147 5° Piso
CENTRO
Tél. : 4342 0888
www.clubsuecoresto.com.ar
Ouvert du lundi au jeudi de 8h à 17h. Le vendredi de 8h à 23h.
LES SORTIES DE MARIE
EL BESO
Salón de baile
La salle est toute petite avec une piste réduite (200 personnes au grand maximum) mais, ainsi, il est facile de pratiquer le cabeceo puisque l’on voit facilement comment les partenaires dansent. De plus en plus de touristes la fréquentent, elle perd donc malheureusement en qualité. El beso accueille une fois par semaine la milonga La Marshall pour les couples gays.
Riobamba 416
CENTRO
Tél. : 4953 2794
Ouvert mardi, mercredi, samedi et dimanche à partir de 21h.
LA NACIONAL
Salón de baile
C’est la milonga où j’ai rencontré Diego, je ne peux que la recommander (même si je n’y suis pas retournée depuis longtemps…). Le style change tous les soirs.
Alsina 1465
CENTRO - CONGRESO
Ouvert le lundi de 18h à 23h. Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à partir de 21h.
CANNING
Salón de baile
L’établissement est assez grand et elle accueille beaucoup de monde. Le salon Canning (l’ancien nom de l’avenue Scalabrini Ortiz) est doté d’un parquet qui le rend tout à fait particulier. Des cours sont donnés tous les soirs à 21 heures. Les milongas qui y sont organisées sont plutôt traditionnelles.
Scalabrini Ortiz 1331
PALERMO
Tél. : 4832 6753
EL CAMARÍN DE LAS MUSAS
Théâtre, restaurant
L’endroit est d’abord un théâtre, pas toujours très confortable certes, mais qui propose d’excellentes pièces, des valeurs sûres de la scène alternative et des jeunes talents. Plus de 750 séances par an ! Le Camarin de las Musas fait aussi bistrot et propose des plats argentins (pâtes fraîches, charcuterie) à prix corrects dans une ambiance bohème. J’aime y retrouver des amis.
Mario Bravo 960
Tél. : 4862 0655
ALMAGRO
www.elcamarindelasmusas.com
LES VISITES DE MARIE
MALBA
Musée d’art latino-américain
Sa collection privée est très bien présentée dans un bâtiment récent. Il expose des peintres latino-américains excellents, parfois peu connus en France. Son restaurant au rez-de-chaussée est délicieux, la boutique propose de beaux objets de design et sa librairie complète ce lieu culturel de qualité. Entrée : 50 pesos (tarif plein) et moitié prix le mercredi.
Av. Pres. Figueroa Alcorta 3415
RECOLETA
Tél. : 4808 6500
www.malba.org.ar
Ouvert du jeudi au lundi de 12h à 20h, le mercredi de 12h à 21h. Fermé le mardi.
MUSÉE XUL SOLAR
Collection, musée d’artiste
Vous y découvrirez la grande collection de l’artiste argentin Xul Solar dans un bâtiment de style déconstructiviste derrière une façade ancienne. Entrée : 20 pesos.
Laprida 1212
PALERMO
Tél. : 4824 3302
www.xulsolar.org.ar
Ouvert du mardi au vendredi : de 12h à 20h. Le samedi de 12h à 19h.
VILLA CURUTCHET DE LE CORBUSIER
Architecture
Il s’agit de l’unique construction de Le Corbusier en Amérique Latine situé dans la ville de La Plata à une heure de Buenos Aires. La maison appartient à l’Ordre des architectes de la Province de Buenos Aires. Elle a aussi été le lieu de l’action d’un film très apprécié en Argentine : El hombre de al lado (L’homme d’à côté) de Gaston Duprat (www.lhommedacote-lefilm.com).
Boulevard 53 N° 320, entre 1 et 2
La Plata
www.capba.org.ar/curutchet/casa-curutchet-presentacion.htm
Visites du mardi au vendredi à 10h30, 11h30, 12h30 et 13h30.
AVENIDA DE MAYO
Promenade urbaine
Cette avenue égrène de belles architectures surtout du début du siècle dernier, à partir de la Place de Mai (place principale de la ville) jusqu’au Congreso (le parlement). Certains bâtiments peuvent être visités : Le Cabildo, La Prensa, tandis que d’anciennes galeries commerciales ponctuent le parcours. Il est recommandé de fureter.
CENTRO
CAMINITO
Promenade urbaine
La petite rue de Caminito se situe au cœur du quartier populaire de La Boca. L’endroit est extrêmement touristique mais l’effort de préserver l’esprit du quartier tel qu’il était au début du XIXe siècle avec ses façades bariolées doit être souligné. Tout près de là, le stade de foot du club Boca, surnommé la Bombonera et son musée peuvent être visités mais c’est surtout la fondation PROA, juste à côté du Riachuelo, qui m’y plaît ! Sa salle d’exposition est surplombée par un café qui offre une vue superbe sur le quartier et le fleuve de Buenos Aires.
» Quartier de La Boca
» Fondation PROA
Avenida Pedro de Mendoza 1929
Tél. : 4104 1000
www.proa.org
PUERTO MADERO
Promenade urbaine, musée
Puerto Madero est l’ancien port dont les docks ont été reconvertis et qui est devenu un quartier chic de la ville avec sa promenade piétonne, ses restaurants et le musée de la collection d’Amalia Fortabat, collection privée d’art inaugurée il y a quelques années dans un bâtiment surprenant. Tarif plein : 50 pesos et moitié prix le mercredi.
Coleccion de Arte Amalia Lacroze de Fortabat
Olga Cossettini 141
Tél. : 4310 6600
www.coleccionfortabat.org.ar
Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 20h.
LES HÔTELS DE MARIE
CASA BOLIVAR
L’établissement propose 14 apparts-hôtels aménagés dans une bâtisse typique de la ville de Buenos Aires pleine de style. Les appartements sont confortables avec une cuisine équipée. J’y ai refait trois appartements.
Bolivar 1701
SAN TELMO
Tél. : 4300 3619
casabolivar.com
HOTEL COSTA RICA
L’hôtel a été installé dans une demeure typique de Palermo. Il dispose de 25 chambres. La terrasse intérieure est superbe ainsi que l’autre terrasse, sur le toit.
Costa Rica 4137/39
PALERMO
Tél. : 4864 7390
www.hotelcostarica.com.ar
APPARTEMENT D’AZUL
J’ai rénové cet appartement que mon amie Azul propose en location temporaire. L’appartement est commode, doté d’une cuisine équipée, d’un balcon arboré. Il dispose aussi du Wi-fi et de l’air conditionné. Voici un lieu pour une expérience portègne à vivre comme chez l’habitant.
À proximité du croisement des avenues Scalabrini Ortiz y Cordoba
PALERMO
www.azulborenstein.com.ar
LE SHOPPING DE MARIE
PERFECTOS DRAGONES
Accessoires de mode
J’adore ces bijoux contemporains uniques et inspirés. Ils sont vendus dans plusieurs boutiques, notamment dans les boutiques des musées de la capitale (Malba, Museo Sivori).
www.perfectosdragones.com
PRÜNE
Vêtements et accessoires
Prüne est un magasin de chaîne (mais branché) que l’on trouve facilement dans les centres commerciaux et sur les grandes avenues commerçantes de la ville. J’ai peu de temps pour faire les magasins mais en allant chez Prüne, je suis sûre de trouver une paire de chaussures, une veste ou un sac qui me plaît ou un cadeau pour ma sœur ou ma mère !
www.prune.com.ar
LUNATANGO
Chaussures de tango
Ce sont des chaussures pour danser le tango, aller à une fête ou tout simplement se sentir très féminine. C’est aussi notre marque. J’ai personnellement dessiné toutes les chaussures. Showroom sur rendez-vous.
www.facebook.com/LunaTango
www.lunatango.com.ar
SHOPPING ABASTO, ALMAGRO
Centre commercial
Implanté dans l’ancien marché central, dans un très beau bâtiment en béton armé et briques de verre, le shopping Abasto rassemble plein de boutiques de vêtements, équipements et autres, mais vaut surtout le détour pour son architecture d’origine et pour le bel espace au dernier étage où se trouvent les restaurants et la grande roue du musée des enfants.
Av. Corrientes 3247
ABASTO
Tél. : 4959 3400
www.abasto-shopping.com.ar
PASAJE DE LA DEFENSA, SAN TELMO
Antiquaires, souvenirs
L’ancienne maison de la famille Ezeiza, une vieille et belle demeure avec une succession de patios typique du XIXe siècle, est maintenant occupée par toutes sortes d’antiquaires et boutiques de souvenirs.
Defensa 1179
SAN TELMO
es.wikipedia.org/wiki/Casa_de_los_Ezeiza
LIBRERÍA CONCENTRA
Librairie spécialisée en architecture
Au rez-de-chaussée de la Société centrale des architectes, une très bonne librairie spécialisée en architecture, construction, décoration, histoire de l’architecture, etc.
Montevideo 938
CENTRO
Tél. : 4814 2479
www.concetra.com.ar
