Portraits de New York - Jeanne Sulzer - E-Book

Portraits de New York E-Book

Jeanne Sulzer

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Beschreibung

Découvrez New York à travers les yeux de ses habitants

Portraits de New York, c'est la rencontre avec Aldo, Yacine, Myriam, Mariana, Sydney, Phyllis, Father Perry, Lorenzo... Une mosaïque qui reflète la diversité new-yorkaise. Ils sont artistes, entrepreneurs, restaurateurs, mères, rugbyman, DJ ; ils vivent à Harlem, dans le Bronx, à Manhattan, à Brooklyn, dans le Queens ou les Hamptons ; ils sont juifs new yorkais, latinos, français, porteña, malien, haïtien, brésilien, d’origine italienne ou ukrainienne ; ils vous racontent leur histoire, la ville de l’intérieur, le drame du 11 septembre, l’énergie de la City, le melting-pot culturel et religieux.

Chaque portrait livre sa sélection originale de lieux qu’il juge incontournables : des restaurants branchés aux food trucks et aux diners, des visites insolites aux incontournables revus et commentés. Le livre propose ainsi près de 300 endroits à découvrir, tous choisis par leurs habitués : leurs meilleurs restaurants, leurs meilleures sorties, leurs meilleures visites, leurs meilleurs hôtels et leurs meilleures adresses shopping. La ville se découvre aussi au travers de promenades dans ses quartiers : itinéraires au cœur des boroughs sur les pas de celles et ceux qui y vivent. En découvrant leurs histoires, vous n’aurez qu’une envie : embarquer pour New York, et foncer dans ces lieux qu’ils ont confiés comme à leurs meilleurs amis.

Un guide à plusieurs voix rempli d'adresses utiles !

A PROPOS DE LA COLLECTION « VIVRE MA VILLE »

Vivre ma ville, ce sont des livres de voyage avec supplément d'âme. Ils donnent les clés, les conseils, les bonnes adresses, grâce à l'expérience de ceux qui vivent sur place, là où les autres guides se contentent d'auteurs professionnels de passage. Ils offrent aussi des histoires, une chair littéraire par les interviews-portraits d'une dizaine de personnes qui présentent leur lieu de vie. Chaque portrait est un roman. Chaque portrait a un enjeu : comprendre le choix de cette vie-là. Chaque portrait permet aussi au lecteur de s'identifier, et donc de choisir ses destinations en fonction de ses affinités, en fonction du personnage qui résonne le plus en lui.

LES ÉDITIONS HIKARI

Hikari Éditions est un éditeur indépendant, dédié à la découverte du monde. Il a été fondé par des journalistes et des auteurs vivant à l'étranger, de l'Asie à l'Amérique du Sud, souhaitant partager leur expérience et leurs histoires au-delà des médias traditionnels.

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Seitenzahl: 431

Veröffentlichungsjahr: 2017

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PORTRAITS DE NEW YORK

Jeanne Sulzer

PORTRAITS DE NEW YORK

par Jeanne Sulzer

Un livre de la collection Portraits de ville.

Directeur de la publication : Anthony Dufour.

Éditrice : Marie Duchaussoy.

Photo de couverture : © Vincent – Fotolia.com.

Photographies pages intérieures : © Balazs Maar sauf mention contraire. Tous droits réservés.

Carte de New York (pages 298-299) : © Baron Allix de St Claire.

Hikari Éditions© Hikari Éditions4, avenue Foch, 59000 Lille (France).ISBN 978-2-36774-023-2eISBN 978-2-36774-041-6www.hikari-editions.comISSN 2265-3082

Aucun guide n’est parfait, des erreurs se sont peut-être glissées dans celui-ci malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Des informations peuvent également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend en main. New York est une ville où tout change très vite… Merci de nous suggérer toute correction utile que nous pourrions intégrer dans la prochaine édition en nous écrivant à [email protected].

Portraits de ville

Portraits de New York est un livre dans lequel ceux qui vivent dans la ville vous en donnent les clés. Mieux qu’un guide de tourisme, mieux qu’un récit d’expatriés, nous allons dresser ici une quinzaine de portraits, à la première personne, dans lesquels vous découvrirez l’histoire de ceux qui y vivent ou qui ont décidé de venir vivre à Big Apple.

Chaque voyage, chaque départ, a sa propre histoire. On s’exile par amour, pour travailler, pour fuir, pour découvrir. C’est une aventure permanente qui a un immense mérite pour celui qui la pratique : ouvrir les yeux.

Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités de New York. D’autres, de parfaits inconnus. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire.

L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le guide pratique. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes, à ceux qui veulent vivre à New York. Il s’adresse à ceux qui sont curieux et qui veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.

Ce livre est écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux de nos invités, ceux qu’ils ont décidé de partager avec vous, dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.

Contents

FATHER MICHAEL PERRY

Les adresses de Father Perry

BENJAMIN MAISANI

Les adresses de Benjamin

ANNICK HERBELIN BOURBON

Les adresses d’Annick

ALDO BOZZI

Les adresses d’Aldo

MYRIAM OUATTARA

Les adresses de Myriam

DAVID KRAKAUER

Les adresses de David

PHYLLIS RODRIGUEZ

Les adresses de Phyllis

PASCAL ESCRIOUT

Les adresses de Pascal

SYDNEY ALBERTINI

Les adresses de Sydney

MARIANA RODRIGUEZ-PAREJA

Les adresses de Mariana

LORENZO MARTONE

Les adresses de Lorenzo

CÉCILE CANNONE

Les adresses de Cécile

YACINE BOULARES

Les adresses de Yacine

AURÉLIA MANTEAU PALUEL - MARMONT

Les adresses d’Aurélia

ANTOINE KARL

Les adresses d’Antoine Karl

L’auteur

Les adresses de Jeanne

Classement des adresses

New York en un clin d’œil

New York pratique

Dans la même collection

«Je me considère comme le fils des deux plus incroyables villes au monde : New York et Paris. New York, c’est mon père. C’est un homme. Il est fort, viril, angulaire et très strict. Paris, c’est ma mère. Paris est une femme, avec de la dentelle, elle sent bon, elle est pleine de grâce. Les deux se sont mariés et ils m’ont eu, moi !

J’ai un rapport très spécial avec Paris car depuis vingt ans, j’ai la chance incroyable de dire la messe en anglais à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Chaque été, je repars pour New York le lendemain de la fête de l’Assomption, le 15 août, après la magnifique procession fluviale sur la Seine autour des îles de la Cité et Saint-Louis.

J’ai 71 ans et je vis à Brooklyn depuis 42 ans. J’ai l’accent de Brooklyn et pourtant je ne me sens pas « encore » d’ici. J’attends. Un jour je ferais mon baptême de brooklynite ! Je suis né dans le quartier d’Astoria dans le Queens, l’un des cinq arrondissements (boroughs) que compose la ville de New York avec Manhattan, Brooklyn, le Bronx et Staten Island. Quand j’étais enfant, chacun de ces boroughs avait une identité spécifique mais celle-ci évolue à mesure que les nouveaux immigrés s’y installent avec leurs traditions et coutumes et que les anciens déménagent dans d’autres lieux.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, quand les G.I. sont rentrés, les noirs se sont déplacés vers le nord de la ville et des centaines de milliers de blancs de la classe moyenne sont parties vers Staten Island, qui à l’époque était encore isolée et essentiellement agricole, et Long Island. Massapequa par exemple, une petite ville de Long Island a été surnommée « Matzo Pizza » en référence aux Italiens et aux juifs qui avaient quitté Brooklyn et le Queens dans les années 1950, faisant grimper la population de la ville de 3 000 à 16 000 personnes dans les années 1960. Parallèlement, des quartiers entiers comme celui de Sunset Park à Brooklyn, qui était composé de Scandinaves et d’Irlandais, les uns luthériens et les autres catholiques, ont laissé la place à des Chinois. C’est la réalité new-yorkaise, en perpétuel mouvement.

Contrairement aux autres boroughs, à Manhattan, les quartiers ethniques sont de plus en plus rares. Manhattan est devenu un endroit réservé aux riches et la classe moyenne n’y vit plus. À mon sens il n’y a aucune raison d’aller à Manhattan hormis pour les musées et la culture au sens large. Yorkville, par exemple, à la hauteur de la 86th Street était un quartier allemand, une identité que ce quartier a complètement perdu depuis. C’est la même chose avec Lower East Side ou Little Italy. Il reste Chinatown mais là encore Manhattan n’a plus le monopole puisqu’il existe aussi un immense Chinatown, plus authentique encore, dans le quartier de Flushing dans le Queens.

Pourtant on continue de décrire les boroughs, autre que celui de Manhattan comme les outer boroughs (arrondissements extérieurs) comme si Manhattan « était New York » et les autres boroughs des banlieues en périphérie alors qu’une personne sur quatre aux États-Unis a des racines à Brooklyn ! Si Brooklyn était une ville indépendante, ce serait la quatrième plus grande ville des États-Unis. Le Queens, le Bronx et Brooklyn sont emprunts de mixité, d’influences culturelles et ethniques incroyables. Dans le Queens, la ligne 7 du métro a été surnommée l’« International Express », ou encore « Orient Express », car chaque station offre la possibilité de découvrir un nouvel univers, un nouveau pays. En quelques minutes, on passe de l’Inde au Vietnam ou à la Corée.

Astoria, la communauté dans laquelle j’ai grandi, était elle aussi d’une mixité incroyable. Ma mère venait de Pennsylvanie et mon père de New York, mais leurs parents avaient immigré d’Ukraine. En 1940, quand mes parents se sont mariés, ils ont déménagé à New York. Ma grand-mère, une petite femme assez forte, travaillait comme femme de ménage pour des riches familles de Manhattan, elle parlait peu anglais, mais c’était une vraie businesswoman. Elle était propriétaire de la maison dans laquelle nous habitions. Nous avons été les premiers à avoir la télé, que nous installions devant la fenêtre pour que les voisins puissent en profiter.

Flushing Freedom Mile (Queens), sur les traces de la liberté de culte

En 1657, les habitants de la colonie hollandaise de Flushing envoyèrent à Peter Stuyvesant alors directeur de la Nouvelle-Néerlande, une pétition (la « remontrance de Flushing ») afin que ce dernier revienne sur sa décision d’interdire les cultes autres que le sien et notamment la persécution des quakers. Certains furent incarcérés en raison de cette opposition. Ce document préfigure le Premier Amendement à la Consitution américaine qui garantit le droit de pratiquer la religion de son choix. Depuis, le quartier de Flushing est considéré comme le berceau de la liberté de culte. Flushing Freedom Mile sont deux parcours urbains balisés : l’un à travers un quartier résidentiel et l’autre dans les artères plus commerçantes pour découvrir 16 sites historiques du quartier.

Aujourd’hui le quartier de Flushing est l’une des communautés religieuses les plus diverses aux États-Unis avec plus de 200 lieux de cultes sur un territoire de seulement 6 kilomètres carrés.

Nos voisins étaient italiens, irlandais, allemands, tchèques, ukrainiens. Lorsque mon père est parti à la guerre en 1940, ma mère a été prise en charge par les femmes dont les enfants et maris étaient aussi au front. Dans ma rue, on appelait « mère » toute femme qui avait un enfant, nous étions les enfants de toutes ces mères. Nous grandissions sous surveillance, il n’y avait pas d’endroit où se cacher, car toutes ces femmes pouvaient nous réprimander ou nous punir.

Plus tard, nous avons déménagé à Douglaston à la frontière du Queens et de Nassau County. C’était à 15 miles et à autant de mentalités de là où nous venions. À l’école catholique où j’allais, les enfants s’identifiaient en fonction de l’origine de leurs parents ou grands-parents. « Je suis polonais, ukrainien, irlandais » disaientils et ce n’est qu’à l’université que j’ai rencontré pour la première fois des gens dont les grands-parents étaient nés aux États-Unis !

La génération de mes grands-parents a immigré pour être libre et avoir une meilleure vie. Ils ne parlaient jamais d’Europe. En immigrant aux États-Unis, ils avaient pris une décision et avaient tout abandonné. Tout, sauf la cuisine et la religion. Mon père était tellement traumatisé de ne pas parler anglais lorsqu’il est allé à l’école qu’il ne nous a jamais appris l’ukrainien, afin que nous devenions de vrais Américains. Bien que je ne parle pas la langue et que je ne prie pas dans la tradition byzantine, la culture ukrainienne est présente et ancrée en moi, notamment à travers la cuisine, ma « zone de confort ».

Le New York dans lequel j’ai grandi n’existe plus, il demeure dans nos mémoires. Il a évolué, c’est différent. Ce n’est pas mieux ou pire, juste différent. De nos jours, l’identification ethnique est moins marquée et peut se concevoir autrement dans une même fratrie. Ma sœur par exemple s’identifie beaucoup moins que moi à nos racines ukrainiennes. Je suis convaincu que le fait de vivre à New York, où la culture de mes ancêtres est disponible, joue énormément. Elle, elle vit en Californie, un État où tout le monde est juste « sympa » !

Après mon ordination en 1971, j’ai été envoyé à Puerto Rico pour y apprendre l’espagnol. À mon retour, j’ai exercé le ministère pendant trois ans avant de devenir aumônier au Pratt Institute, un poste que j’ai occupé pendant 23 ans. En 1993, j’ai été nommé curé de la paroisse Old Lady of Refuge à Brooklyn, où je suis depuis.

Je ne connais pas les statistiques exactes, mais le quartier où est située mon église est l’un des plus complexes de la ville de New York. Y cohabitent environ 80 églises, 70 synagogues, une quinzaine de mosquées et un temple bouddhiste. Rien que dans notre quartier immédiat, il y a trois principales communautés : des musulmans (en majorité pakistanais), des juifs orthodoxes réformés et des chrétiens. Dans ma paroisse, la messe est dite en trois langues : anglais, espagnol et créole. Et au milieu de cette tour de Babel, dans le quartier, nous avons vu arriver des Russes (laïques, orthodoxes et juifs) ainsi que des Polonais et une petite communauté chrétienne pakistanaise.

Ce qui garde la religion vivante à New York, c’est l’afflux constant de gens qui viennent d’ailleurs avec leur croyance. La fête de Nuestra Senora de Guadaloupe le 12 décembre par exemple est le jour le plus important pour les Mexicains, en particulier pour ceux qui ont immigré. Leurs enfants vont pratiquer car leurs parents pratiquent, leurs petits-enfants car leurs grands-parents pratiquent. Les arrièrespetits-enfants eux s’identifient comme Mexicains, comme catholiques, mais leur intégration culturelle a causé une désintégration de leur pratique religieuse. Ils se disent spirituels mais pas religieux, c’est la quatrième génération.

Dans une culture mixte comme celle-ci, il y a inévitablement des problèmes. Il y a dix ans pour le Dia de los muertos (jour des Morts), j’ai créé un événement pour permettre aux Mexicains d’honorer leurs morts dans la mesure où la plupart d’entre eux sont illégaux, sans papiers et ne peuvent donc pas rentrer chez eux. Dix minutes avant que la messe ne commence, une femme haïtienne vient me voir :

– Nous partons, me dit-elle.

– Qui « vous » ?

– Moi et les autres Haïtiens, nous partons.

– Pourquoi ?

– Parce que vous pratiquez le vaudou.

Je comprends alors que les symboles mexicains pour honorer les morts selon la foi chrétienne sont considérés par les Haïtiens comme du vaudou et qu’ils se sentent très offusqués. Nous sommes à quelques minutes du début de la messe et je n’ai aucune idée pour résoudre ce problème !

Une semaine plus tôt, des jeunes gens avaient fait tomber par accident une boule de bowling d’un pont, heurtant une femme, qui en est morte. Je dis aux Haïtiens « le même objet peut revêtir deux sens : l’un le jeu, la célébration, l’autre la mort. C’est la même problématique dans laquelle nous sommes ». Ils ont été formidables, ils ont accepté la cérémonie mais m’ont demandé de ne pas le refaire, ce que j’ai respecté. Cette histoire est typique de la cohabitation new-yorkaise.

À New York, le manque de respect des symboles religieux n’est pas toléré car nous n’avons pas une identité homogène. Rien que dans mon église, j’ai le drapeau de 32 pays, autant de cultures différentes. Le seul jour où tous les Américains ont quelque chose en commun, c’est le jour de Thanksgiving (le quatrième jeudi de novembre). Alors, tout le monde mange de la dinde.

Le 11 septembre 2001 a polarisé les gens. Malheureusement beaucoup d’amalgames, notamment dans les médias, ont été faits, créant une confusion dangereuse et incorrecte entre les musulmans et les Arabes. Or tous les musulmans ne sont pas arabes. Cela a créé des préjugés inutiles et dangereux. Après le 11 septembre, plusieurs d’entre nous, de confessions religieuses différentes, nous sommes joints à la marche d’une mosquée. Nous portions nos passeports et drapeaux disant : « Nous sommes tous américains ». Mais au même moment une brique était lancée dans la vitrine d’un magasin afghan voisin… Après les attentats, en l’espace de quelques semaines, plusieurs milliers de personnes – les médias ont parlé de 10 000 personnes – du quartier ont disparu. Essentiellement des musulmans qui avaient peur. Et ils avaient des raisons d’avoir peur.

Il est impossible de parler de New York sans parler de l’influence juive, en particulier celle de la cuisine mais aussi du langage. Quand on m’annonce la naissance d’un bébé ou un mariage, ma première réaction c’est de dire « Mazeltov » ! Le restaurant Juniors à Brooklyn est autre un bon exemple. C’était un restaurant juif mais aujourd’hui, la majorité de la clientèle est afro-américaine. Ils mangent du pastrami, du cheese-cake, des pickles : la cuisine d’Europe de l’Est que les immigrants juifs ont apporté et qui depuis a été traduite dans notre quotidien new-yorkais.

À New York, comme ailleurs aux États-Unis, il est normal de contribuer à la communauté. Les influences juives et protestantes de la ville y sont pour beaucoup. L’éthique protestante c’est : « tu travailles dur pour avoir de l’argent et Dieu te le donne pour aider les gens ». Les juifs, eux, croient que la mémoire est préservée par le bien que l’on fait. C’est ainsi que lorsque l’on marche dans les rues de New York, on voit un hôpital ou une école dédiée à M. ou Mme X. Ce sont des personnes dont les grands-parents ou arrière-grands-parents avaient immigré avec rien (j’ai avec moi les deux seuls objets personnels qui appartenaient à ma grand-mère quand elle est venue d’Ukraine : une photo et un coussin brodé) et ils rendent ainsi à la communauté. Il existe une notion du don qui est culturel et pas seulement religieux. Nous ne dépendons pas de l’État et ne comprenons pas la notion d’État dans les mêmes termes qu’en France.

Les livres et des films incontournables sur l’immigration à New York

Ces titres sont ceux recommandés par Father Perry, pour mieux comprendre les habitants de New York au travers de l’immigration new-yorkaise.

L’Or de la terre promise de Henry Roth écrit en 1934 (traduit de l’anglais Call It Sleep, Grasset, 2009) sur l’enfance d’un jeune homme dans le ghetto juif de Lower East Side au début du XXe siècle.

Les cendres d’Angela : une enfance irlandaise de Frank McCourt (traduit de l’anglais Angela’s ashes, Belfond, 2011) est un roman autobiographique écrit en 1996 et qui traite de l’immigration irlandaise. Ce roman a été porté à l’écran par le réalisateur Alan Parker en 1999.

Le lys de Brooklyn de Smith Betty écrit en 1946 (traduit de l’anglais A tree grows in Brooklyn, Belfond, 2014).

America, America de Elia Kazan, 1963. Ce film a été enregistré à la Bibliothèque du Congrès américain en 2001 pour sa valeur documentaire.

Un jour, en France, alors que nous étions à table et qu’une personne disait des choses abusives sur les Américains, j’ai raconté l’histoire suivante : « Mon cousin, avocat en Pennsylvanie, qui vit dans un quartier où résident beaucoup d’immigrants, est parti en Ukraine suite au décès d’une femme qui tenait à ce que ses 100 000 dollars d’économies qu’elle avait soigneusement cachées sous son matelas, soient remis à sa sœur. Une fois sur place, il découvre que la sœur en question ne vit pas dans une maison mais une espèce de cave creusée dans le sol. Il revient aux États-Unis et montre la photo à un autre de nos cousins, le cadet du frère de ma grand-mère, né après l’arrivée de ma grand-mère aux États-Unis. Ce dernier nous révèle que c’est dans ce « trou » que notre grand-mère a grandi. Ma grand-mère était donc une paysanne, elle immigre à New York, complètement illettrée et née dans un « trou » en Ukraine en 1910. Ma mère est née dans une maison et a eu une éducation jusqu’à ses 12 ans. Son fils est né dans un hôpital et a fait des études supérieures ». Ce genre d’histoire n’arrive qu’ici.

Jusqu’à maintenant, toutes les générations avaient fait mieux que leurs parents, mais nous assistons aujourd’hui à la première génération qui ne pourra pas faire mieux. Nous avons sûrement atteint un seuil dans le développement matériel. »

Les adresses de Father Perry

KATZ’S DELI

Restaurant et deli

Ouvert en 1888, le Katz’s est une institution. On vient pour y manger le sandwich au pastrami et des hot-dogs. Les posters avec le fameux slogan de Katz’s : « Send a salami to your son in the army » fait référence aux trois enfants du patron qui servaient dans l’armée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale. C’est ici que Meg Ryan a joué la scène mythique de simulation d’orgasme dans Quand Harry rencontre Sally !

205 E Houston St (coin de Ludlow street)

LOWER EAST SIDE

Tél. : +1 212 254 2246

www.katzsdelicatessen.com

Ouvert du lundi au mercredi de 8h-22h45, le jeudi de 8h-2h45 du matin, du vendredi à 8h au dimanche à 22h45 sans interruption !

JUNIOR’S

Restaurant

Il faut y aller pour le brunch le dimanche matin et manger les hamburgers et le fameux cheese-cake après avoir traversé le pont de Brooklyn à pied. C’est juste à côté. La décoration des années 1950 n’a pas changé et Barak Obama est venu y déjeuner en octobre 2013.

386 Flatbush Ave (coin de Dekalb Avenue)

BROOKLYN

Tél. : +1 718 852 5257

www.juniorscheesecake.com

Ouvert du lundi au jeudi de 6h30 à midi et le vendredi et samedi de 6h30-1h du matin.

PETER LUGER STEAKHOUSE

Steakhouse

Il faut arriver avec l’estomac vide et les poches pleines. Une institution ouverte depuis 1887, c’est LE steakhouse new-yorkais ! J’aime prendre la viande avec les « sliced tomatoes and onions with Luger’s own sauce », les « creamed spinach » et les « home friend potatoes » et terminer avec l’un des desserts servis avec leur fameuse « whipped cream » (crème fouettée). C’est une ambiance très simple avec du plancher de bois, pas de nappes sur les tables, et des serveurs presque français tellement ils sont désagréables !

178 Broadway (entre Driggs Ave et 6th Ave)

WILLIAMSBURG

Tél. : +1 718 387 7400

www.peterluger.com

Ouvert du lundi au jeudi de 11h45-21h45, le vendredi et samedi de 11h45-22h45 et le dimanche de 12h45-21h45 (les horaires de fermeture indiquent les dernières réservations).

VESELKA

Restaurant Ukrainien

Un coffee-shop populaire qui propose une authentique cuisine ukrainienne : keilbasa (saucisses), pierogi, goulash…

144 2nd Ave (entre St Marks Pl & 9th St)

EAST VILLAGE

Tél. : +1 212 228 9682

www.veselka.com

Ouvert tout le temps.

UKRAINIAN EAST VILLAGE RESTAURANT

Cuisine ukrainienne

C’était un refuge pour les vieux Ukrainiens et c’est devenu un lieu où tout le monde peut aller pour manger cette cuisine dans une atmosphère très chaleureuse. Aussi connu sous le nom de Ukrainian National Home, c’est LE restaurant ukrainien au cœur du East village.

140 2nd Ave (entre St Marks Pl & 9th St)

EAST VILLAGE

Tél. : +1 212 614 3283

www.ukrainianeastvillage.com

Ouvert du lundi au jeudi de midi à 22h, du vendredi au dimanche de midi à minuit.

EUROPA

Pizzeria

À Brooklyn une excellente pizzeria, pas chic mais familiale. Il y a un restaurant mais il vaut mieux rester du côté de la pizzeria.

6423 20th Ave (entre 64th St & 65th St)

BENSONHURST BROOKLYN

Tél. : +1 718 232 7206

www.europa-restaurant.com

Ouvert du lundi au jeudi de 11h30-22h, le vendredi et samedi de 11h30-23h et le dimanche de midi à 22h.

PACIFICANA

Restaurant chinois

Il faut arriver très tôt vers midi. Au premier étage, un très grand restaurant où il n’est pas rare de ne voir que des chinois. C’est très bruyant, les dim sum, délicieux, sont présentés sur des tables roulantes, on commande au passage. Faire attention de ne pas prendre les dim sum sucrés avant les autres.

813 55th St (et 8th Ave)

BOROUGH PARK

Tél. : +1 718 871 2880

Ouvert du lundi au jeudi de 9h-23h, le vendredi de 9h-23h30, le samedi de 8h-23h30 et le dimanche de 8h-23h.

L & B SPUMONI GARDEN

Magasin de glaces et pizzeria

À ne rater sous aucun prétexte ! C’est dans le sud de Brooklyn, il faut absolument y aller un soir d’été juste pour l’ambiance, voir les classes moyennes italo-américaines et hispaniques venir y manger des glaces.

2725 86th St (entre 11th St & 10th St)

GRAVESEND BROOKLYN

Tél. : +1 718 449 1230

www.spumonigardens.com

Ouvert tous les jours de 11h à minuit.

FAIRWAY RED HOOK

Terrasse gratuite avec la plus belle vue sur la statue de la Liberté !

Un supermarché incroyable en plein Red Hook au sud de Brooklyn devant les entrepôts transformés en ateliers d’artiste. Il y a un comptoir pour acheter à déjeuner et une terrasse fabuleuse sur la statue de la Liberté ! Pour y aller, prendre le bateau Ikea de Pier 11 à Manhattan et marcher 50 mètres.

480 Van Brunt St

RED HOOK

Tél. : +1 718 694 6868

www.fairwaymarket.com/store-red-hook

Ouvert tous les jours de 8h-22h.

BROOKLYN CRAB

Cantine de fruits de mer

En face de Fairway, un nouveau restaurant avec une immense terrasse surélevée et une vue somptueuse, de longues tables de pique-nique en bois et des parasols. Bières et crabes. Pour y aller prendre le bateau Ikea de Pier 11 à Manhattan et marcher 50 mètres.

24 Reed St

RED HOOK

Tél. : +1 718 643 2722

www.brooklyncrab.com

Ouvert le mercredi, le jeudi et le dimanche de 11h30-22h, le vendredi et le samedi de 11h30-23h.

THE PLAZA HOTEL

Tea Time

Un endroit merveilleux pour prendre le thé à l’anglaise. Et sait-on jamais : la petite Éloïse, l’héroïne de Kay Thomson (1909-1998) (petite fille qui habite au Plaza Hotel de New York, avec sa gouvernante, son chien et sa tortue) pourrait entrer dans les salons de l’hôtel d’un moment à l’autre ! Ambiance unique.

The Plaza Hotel Fairmont

768 5th Ave (entre 58th St & 59th St)

MIDTOWN WEST

Tél. : +1 212 759 3000

www.fairmont.com/thePlaza

LES SORTIES DE FATHER PERRY

MC SORLEY’S

Pub irlandais

Le plus vieux bar irlandais de New York avec de fascinantes pissotières dans les toilettes des hommes !

15 East 7th St

EAST VILLAGE

Tél. : 212 474 9148

www.mcsorleysnewyork.com

Ouvert du lundi au samedi de 11h-1h du matin et le dimanche de 13h-1h du matin.

LE SHOPPING DE PÈRE PERRY

JUBILAT PROVISION

Épicerie polonaise

Cette épicerie a ouvert pour répondre à la large communauté polonaise du quartier au sud de Park Slope. Si le quartier a changé depuis, c’est l’endroit pour acheter des Kielbasa et 12 variétés de saucisses fait maison ! Authentique.

608 5th Ave (entre Prospect Expy & 17th St)

SOUTH SLOPE

Tél. : +1 718 768 9676

Ouvert du lundi au samedi de 7h-19h et le dimanche de 7h-16h.

M&M’S WORLD

Magasin de M&M’s

En plein Time Square, super touristique mais tellement rigolo. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les petits chocolats de couleurs.

1600 Broadway (entre 48th St & 49th St)

MIDTOWN WEST - THEATER DISTRICT

Tél. : +1 212 295 3850

www.mymms.com/merchandise

Ouvert tous les jours de 9h à minuit.

DE ROBERTIS PASTICCERIA

Pâtisserie italienne

Une institution italienne de la région des Pouilles ouverte en 1904, que je recommande pour déguster de merveilleux desserts dont les canolis.

76 1st Ave (entre 11th St & 10th St)

EAST VILLAGE

Tél. : +1 212 674 7137

www.derobertiscaffe.com

Ouvert lundi de midi à 23h, du mardi au jeudi de 9h-23h, le vendredi et le samedi de 9h à minuit et le dimanche de 10h-22h.

FLAUMS APPETIZING

Deli, pickles

Une tradition familiale depuis 1918. Un petit delicatessen juif qui vend des pickles kasher (des conserves au vinaigre servant de condiment).

88 Scholes St

EAST WILLIAMSBURG

Tél. : +1 718 387 7934

www.flaums.com

FAO SCHWARTZ

Magasin de jouets

LE plus connu des magasins de jouets à New York.

767 5th Ave

MIDTOWN EAST

Tél. : +1 212 644 9400

www.fao.com

Ouvert du lundi au samedi de 10h-19h et dimanche de 11h-18h.

APPLE STORE

Magasin d’informatique

Leur magasin le plus incroyable à deux pas de Central Park dans un bâtiment moderne très réussi. Ouvert 7/7 et 24/24 !

767 5th Ave

MIDTOWN EAST

Tél. : +1 5212 336 1440

www.apple.com/retail/fifthavenue

Ouvert tous les jours de midi à minuit.

ZUZU’S PETALS

Fleuriste

Un superbe fleuriste.

374 5th Ave (et 6th St)

PARK SLOPE

Tél. : +1 718 638 0918

www.zuzuspetalsbrooklyn.com

Ouvert du lundi au vendredi de 10h-19h et le dimanche de 11h-18h.

LES VISITES DE FATHER PERRY

LITTLE ITALY (DANS LE BRONX)

Quartier italien

Arthur Avenue dans le Bronx. C’est là qu’a migré la communauté italienne. Un vrai little Italy, une balade très sympa à faire en s’arrêtant pour déjeuner.

www.arthuravenuebronx.com

NOGUSHI MUSEUM

Musée

Un artiste révolutionnaire pour son époque et la plus importante collection de ses œuvres.

9-01 33rd Rd

LONG ISLAND CITY – QUEENS

Tél. : +1 718 204 7088

www.noguchi.org

Ouvert de mercredi à vendredi de 10h-17h et le samedi et le dimanche de 11h-18h.

MUSEUM OF THE MOVING IMAGE

Musée de l’image animée

Un petit musée, tranquille mais fascinant en termes de design industriel et de l’histoire des images animés.

3601 35th Ave

ASTORIA – QUEENS

Tél. : +1 718 777 6888

www.movingimage.us

Ouvert le mercredi et le jeudi de 10h30-17h, le vendredi de 10h30-20h et le samedi et le dimanche de 11h30-19h.

BROOKLYN HEIGHTS PROMENADE

Promenade avec vue

Après la messe, aller s’acheter à déjeuner dans Brooklyn Height sur Montague street et s’installer sur un des bancs sur la Brooklyn promenade face à la vue de Manhattan !

Columbia Heights

BROOKLYN HEIGHTS

www.nyharborparks.org/visit/brhe.html

MUSEUM OF THE AMERICAN INDIANS

Musée de civilisation indienne

Un musée qui fait partie du Smithsonian Institution dans l’un des plus beaux édifices de New York, très intéressant, sur l’histoire des Indiens d’Amérique.

1 Bowling Grn

FINANCIAL DISTRICT

Tél. : +1 212 514 3700

www.nmai.si.edu

Ouvert du lundi au mercredi et du vendredi au dimanche de 10h-17h et le jeudi de 10h à 20h.

STATEN ISLAND FERRY

Vue panoramique, balade en bateau

Prendre le Staten Island Ferry qui relie Manhattan à Staten Island. Si le temps le permet s’installer sur les bancs au premier étage et découvrir la statue de la liberté ainsi que le skyline unique de New York pour le prix d’un ticket de métro.

Staten Island Ferry Whitehall Terminal, 4 S St

www.siferry.com

Tél. : +1 718 815 2628

Voir le site pour les horaires.

NEW YORK HISTORICAL SOCIETY

Musée d’histoire

Un musée dédié à l’histoire de New York. Des expositions sur les personnages historiques ou sur des faits relatifs à New York y sont organisées.

170 Central Park W

UPPER WEST SIDE

Tél. : +1 212 873 3400

www.nyhistory.org

Ouvert du mardi au jeudi et le samedi de 10h-18h, le vendredi de 10h à 20h et le dimanche de 11h-17h.

BROOKLYN MUSEUM

Musée d’art

Une fantastique collection des œuvres de Friedrich Bierstadt ainsi qu’une superbe section consacrée à l’art égyptien.

200 Eastern Pkwy

(entre Washington Ave & Classon Ave)

PROSPECT HEIGHTS

Tél. : +1 718 638 5000

www.brooklynmuseum.org

Ouvert le mercredi et du vendredi au dimanche de 11h-18h et le jeudi de 11h à 22h.

BROOKLYN BOTANICAL GARDEN

Jardin botanique

Ce jardin contient une très belle pépinière et une collection incroyable de bonsaï.

1000 Washington Ave (et Sullivan Pl)

CROWN HEIGHTS – PROSPECT HEIGHTS

Tél. : +1 718 623 7200

www.bbg.org

Ouvert du mardi au vendredi de 8h à 18h et samedi et dimanche de 10h-18h. Fermé le lundi.

ÉQUIPE DES CYCLONES

Match de baseball

Les Cyclones sont une équipe locale de baseball. C’est du baseball populaire, ce que le baseball devrait être avant que cela ne devienne une histoire de gros sous. Ils jouent à Coney Island. Il faut y aller pour l’atmosphère unique.

1902 Surf Ave (entre 19th St & 20th St)

CONEY ISLAND

Tél. : +1 718 449 8497

www.brooklyncyclones.com

BALADE DANS LES ÉGLISES NEW-YORKAISES AVEC FATHER PERRY

POUR LES MESSES MUSICALES :

La Saint Aloysius Church à Harlem située au 132nd St et Adam Clayton Powell, J.-R. Blvd (7th Ave) est intéressante car c’est une église catholique et pourtant elle a une messe avec une chorale gospel le dimanche à 10h pour une communauté essentiellement africaine-américaine.

La Concord Baptist Church est une église protestante de quartier située au 833 Gardner C. Taylor Boulevard (entre Madison Street et Putnam Avenue) à Brooklyn dans le quartier de Bedford-Stuyvesant.

Dans ma paroisse : Our Lady of Refuge située au 2020 Foster Avenue à Brooklyn. Nous avons trois messes le dimanche chacune avec un esprit complètement à part : à 8h30 avec les Mexicains en espagnol, à 11h30 plutôt reggae assez mainstream et à 13h30 une messe haïtienne avec un mélange de musique française du XIXe et de musique haïtienne.

POUR DE BELLES VISITES D’ÉGLISES :

Riverside Church pour écouter les cloches sonner située à 490 Riverside drive dans le quartier de Morningside Heights. Métro : 116 St - Columbia University (1) & 125 St (1)

St Ignacius of Loyola Church située sur 980 Park Ave et 84 street dans l’Upper East Side. Métro : 86 St (4, 5, 6)

St Vincent Ferrer Church située au 152 E 66th Street et Lexington dans l’Upper East Side.

St John The Divine Church située au 1047 Amsterdam Ave dans le quartier de Morningside Heights pour voir comment se construit une cathédrale.

«J’ai grandi à Paris. Quand j’avais 18 ans, et après être allé voir ma sœur aînée à Brighton en Angleterre, je savais que je voulais avoir une expérience similaire en passant moi aussi une année à l’étranger. J’ai jeté mon dévolu sur New York, presque par hasard, pour des raisons purement linguistiques. Je suis arrivé à Manhattan en 1994 pour faire des études de cinéma à la New York University, j’avais 21 ans, je devais y rester un an. Je n’ai jamais plus quitté New York. J’ai aujourd’hui 41 ans.

Après avoir travaillé sur quelques tournages, je me suis rendu compte que je n’avais ni le talent ni la personnalité pour l’industrie cinématographique, mais je voulais rester à New York. Le plus simple, légalement, était de continuer mes études. Je me suis donc inscrit à Hunter College où j’ai étudié l’histoire de l’art, ce qui m’a conduit à travailler à la Morgan Library, un musée spécialisé dans les dessins, livres et manuscrits anciens. Une institution assez prestigieuse où je suis resté cinq ans.

Je travaillais au musée la semaine et le samedi soir, j’étais barman dans un bar gay à Chelsea : le Barracuda. J’aimais beaucoup naviguer entre ces deux univers. J’aimais le changement d’environnement, passer de mon musée feutré et me retrouver au bar, bruyant, ultra social. C’était un peu le yin et le yang.

Quand la Morgan Library a fermé pour des travaux de rénovation, j’ai réalisé que j’avais fait un peu le tour et que, sans être matérialiste, je ne gagnais pas bien ma vie. Cela commençait à être un problème. Je me rendais aussi compte que le milieu de la nuit me plaisait. J’aimais ses horaires, j’étais un couche-tard et un lève-tard. Et je voyais que cela pouvait être lucratif. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’ouvrir mon propre bar : le Eastern Bloc dans East Village, on était en 2005. La scène gay dans East village de l’époque me correspondait plus que la scène gay de Chelsea.

J’ai trouvé ce fonds de commerce à vendre sur Craigslist ! À New York, le prix d’un fonds de commerce est très subjectif : il est déterminé selon plusieurs facteurs dont l’existence de la licence d’alcool, le nombre d’années restant sur le bail, le prix du loyer, et la situation géographique bien sûr. Cela peut aller de 200 000 à plus d’un million de dollars.

Eastern Bloc a tout de suite bien marché. Je crois que j’ai bénéficié de la chance des débutants ! Je n’ai pas la prétention d’avoir apporté quelque chose de nouveau dans le milieu de la nuit gay, mais c’est un petit bar sans prétention, sympa, fun et qui fonctionne comme un bar de quartier.

Pour Bedlam, mon deuxième bar, je voulais un endroit mixte qui attire les gays comme les hétéros car, personnellement, quand je sors, j’aime les endroits où tout le monde se mélange. New York est assez ségrégationniste à ce niveau-là finalement. Enfin, plus récemment, j’ai ouvert mon troisième établissement : l’Atlas Social Club à Hell’s Kitchen. Là, c’est un bar 100 % gay. Et puis, j’ai aujourd’hui des vues sur un quatrième bar à Williamsburg.

Je suis très impliqué dans le lancement de tous mes bars, m’attachant en particulier à peaufiner le décor et la programmation, ce qui reste la partie la plus créative dans mon boulot. Mes bars, ce n’est pas une franchise que je décline. Bien au contraire, j’essaie toujours de changer d’atmosphère : à Eastern Bloc, c’est une ambiance gay punk, à Bedlam le décor évoque un cabinet de curiosités victorien et à l’Atlas Social Club, c’est un peu comme un speakeasy dont la déco s’inspire d’un club de gym des années 1940.

Au quotidien, je passe dans chacun de mes bars quand ils sont fermés prenant en charge l’aspect administratif pas très glamour. Je n’y suis que rarement le soir contrairement aux premières années, lorsque je travaillais derrière le bar jusqu’à la fermeture (4 heures du matin ici). Aujourd’hui je préfère largement passer mes soirées tranquillement chez moi. En dehors du boulot, je ne sors plus beaucoup, ça doit être l’effet secondaire d’en faire son métier. La familiarité du milieu de la nuit enlève un peu de son mystère, il faut beaucoup de motivation pour me sortir de chez moi ces temps-ci !

L’expérience de la ville est bien sûr colorée par qui l’on est. Pour moi, New York est très gay parce que je gravite dans ce milieu, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Avec le recul, je dirais que l’acceptation et la visibilité des gays n’ont pas beaucoup changé depuis vingt ans, seuls les quartiers ont changé. Quand je suis arrivé, la communauté gay était essentiellement dans le West village et commençait à bouger vers Chelsea, ainsi que dans une moindre mesure vers East Village. Depuis une dizaine d’années, c’est Hell’s Kitchen qui est devenu le centre de la communauté gay.

Les Vanderbilt

La famille Vanderbilt faisait partie des « Robber Barons », ces grands capitalistes américains de la deuxième partie du XIXe siècle, de la même génération que les Rockefeller, les Fricks, les Carnegie ou encore J.-P. Morgan, qui ont tous amassé des fortunes colossales. À l’époque, Cornelius Vanderbilt (1794-1877), surnommé « le Commodore », était probablement l’homme le plus riche du monde, avec une fortune pharaonique estimée à 105 millions de dollars de l’époque, fortune bâtie dans la construction navale et les chemins de fer. En quelques générations, les héritiers Vanderbilt dilapideront la plus grande partie de sa fortune. La mère d’Anderson Cooper, Gloria Vanderbilt, a mené une carrière indépendamment de son héritage et de son pedigree. Née à New York il y a 90 ans, artiste, elle a inventé dans les années 1970 le designer jean, un jean en denim.

Il y a cinq ans, presque par hasard, c’est à la salle de sport que j’ai rencontré le journaliste de CNN Anderson Cooper. Depuis, je partage ma vie avec lui. Vivre avec une personnalité publique (car il est un journaliste célèbre ici) a été une expérience nouvelle et pas forcément évidente pour quelqu’un de plutôt discret comme moi, qui tiens à son intimité. Et même si je comprends la curiosité que peut parfois générer notre relation, il s’agit là d’un aspect de ma vie dont je refuse de discuter publiquement. Anderson a un statut un peu particulier : il est principalement connu de par son travail de journaliste, mais aussi à cause de sa famille, les Vanderbilt.

Nous vivons dans une ancienne caserne de pompiers que nous avons intégralement rénovée, à deux pas de Washington Square. C’est un lieu unique à Manhattan.

J’ai développé assez tôt l’envie de collectionner les œuvres d’art et particulièrement l’art ancien, les peintures, gravures ainsi que les dessins et les livres rares. Chaque année à New York, Christie’s et Sotheby’s organisent d’importantes ventes d’art ancien qui tombent en janvier, comme par enchantement toujours la semaine de mon anniversaire ! Donc depuis quelques années, j’ai pris pour habitude de me faire un cadeau en participant à ces ventes, achetant surtout des peintures des XVIe et XVIIe siècles. Nous avons orné les murs de la caserne de ces acquisitions, qui rejoignent les anciennes cartes géographiques et les dessins anatomiques que je collectionne depuis plusieurs années, ainsi que les tableaux appartenant à la famille d’Anderson.

Je m’intéresse aussi aux ventes de chez Swann’s ou celles de Heritage basé à Dallas, surtout pour leurs films anciens et la taxidermie, dont je suis féru. C’est ainsi que j’ai acquis un énorme grizzli, appartenant à une vieille famille texane dont le grand-père était chasseur d’ours. J’étais embêté car je venais de commander un autre ours chez un taxidermiste du New Jersey. On s’est retrouvés avec deux ours à la maison !

New York est la ville des microquartiers, chacun avec sa propre personnalité. À Williamsburg, je retrouve une vitalité et un dynamisme qui me rappelle East village dans les années 1990. C’est l’éternelle histoire de New York : les quartiers changent tout le temps, par cycle d’une dizaine d’années. La ville n’est jamais figée. Il y a vingt ans, la scène de la nuit new-yorkaise (gay et straight) était plus déjantée, c’était la grande période des « clubs kids » : le Limelight, le Tunnel ou encore Save The Robots. Save the Robots était un club underground sur l’Avenue B entre la 2e et 3e rue, un endroit hallucinant, en sous-sol, avec une très grande pièce et du sable par terre où les gens jetaient leur drogues et leur alcool lors des descentes de police car le club n’avait pas de licence d’alcool… Un endroit comme ça ne tiendrait pas deux jours maintenant ! En effet, et bien qu’il soit incontestable que Giuliani de 1994 à 2001 a permis à New York de s’extraire de la violence, de la criminalité et des vrais problèmes urbains (bénéficiant cependant de facteurs historiques indépendants de ses politiques de « nettoyage »), cette politique a été menée au prix de quels sacrifices ?

En 1994, il était encore possible de vivre à Manhattan sans avoir beaucoup d’argent mais la gentrification extrême de la fin des années 1990 a profondément transformé la ville, et Manhattan en particulier. Seuls ceux qui ont des revenus conséquents peuvent désormais habiter sur l’île et les moins bien nantis se trouvent de plus en plus éloignés du « centre-ville » devenu une quasi-exclusivité des classes supérieures. Si j’arrivais à New York aujourd’hui, à 21 ans, je pense que je ne m’installerais pas à Manhattan. J’irais directement à Brooklyn. Il y a dix ans, je serais allé à Williamsburg mais maintenant j’irais sans doute encore plus loin à Red Hook ou à Carroll Gardens.

Un autre effet pernicieux des années Guilliani fut la campagne axée sur la qualité de vie. Cela a eu un impact direct sur les établissements de nuit. La No dancing policy en est un exemple frappant. Il s’agit d’une vieille loi qui date de la période de la Prohibition qui veut que légalement, pour que les gens aient l’autorisation de danser, il faille disposer d’une « cabaret licence ». Pendant des décennies cette loi n’a pas été respectée, elle était devenue de fait obsolète. Guilliani l’a remise au goût du jour. Il a demandé à la police de faire des descentes en réclamant la fameuse licence si des clients dansaient. Or pour l’avoir, il faut remplir des conditions draconiennes de sécurité et de ce fait, peu d’endroits l’ont. Dans les années 1990, les bars se sont donc retrouvés à payer des amendes parce que les gens dansaient ! Surréaliste et triste.

C’en était fini de l’époque fun et nonchalante de New York, des endroits où on avait l’impression que « anything goes », que tout était permis. Aujourd’hui, c’est impossible. D’une part, la ville de New York et ses nombreuses agences étatiques (Fire Department, Building Department, Health Department et j’en passe…) font des inspections régulières et, d’autre part les loyers – commerciaux aussi bien que résidentiels – ont tellement augmenté que lorsque l’on est propriétaire d’un restaurant, d’un bar ou d’un club, « you play it safe », on ne prend aucun risque. Ne pas prendre de risques, ça se traduit par faire en sorte d’attirer les masses.

Les New-Yorkais ne vivent pas dans le passé. Que ce soit le 11 septembre, l’ouragan Sandy ou encore la crise financière de 2008, la ville semble se remettre rapidement des revers de fortune les plus dramatiques. Les mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001, la ville était morose et l’atmosphère déprimante. On se disait que c’est un coup dont on ne se remettra jamais complètement. Pourtant je suis étonné de la façon dont la page a été rapidement tournée. Il me semble qu’un tel dynamisme peut parfois aller à l’encontre de l’introspection nécessaire pour tirer les leçons du passé et éviter de répéter les mêmes erreurs. C’est le revers de la médaille de l’optimisme ambiant et je trouve que cela cristallise bien l’attitude américaine en général face à l’Histoire.

Inversement, en France, nous avons une vraie appréciation pour notre héritage historique et sommes très protecteurs de notre passé, qui à l’extrême peut se traduire par un certain repli et une résistance face à la marche du progrès. Néanmoins, ce constat est très subjectif. J’ai un très bon ami qui est américain et qui a vécu à Paris dans les années 1970 quand il avait 20 ans. Il a vécu le parcours inversé du mien en passant de l’âge de 20 à 40 ans à Paris. Il est très nostalgique de Paris et la ville lui manque énormément, d’une manière qui m’est complètement étrangère bien que ce soit ma ville maternelle. Il « rentre » en France beaucoup plus souvent que moi et son expérience de Paris est très différente de la mienne. Son Paris c’est mon New York : une bouffée d’air frais !

Les premières années ici étaient particulièrement exaltantes, j’étais une éponge, j’absorbais un maximum, tout était mystérieux. Au bout de vingt ans, les choses ont bien sûr changé : une part de l’excitation, de la découverte quotidienne s’est forcément estompée. Cependant, je garde un vrai enthousiasme et un réel plaisir à habiter cette ville. Je n’ai pas le mal du pays. Ma vie d’adulte s’est faite ici, tous mes repères sont ici. Mon Paris, c’est le Paris de mon enfance, de mon adolescence. Je sortais peu du circuit maison-école-amis et par conséquent, le Paris que je connais me semble tout petit. Au contraire, New York représente une ville de possibilités, que j’ai découverte à un âge ou j’étais en mesure d’apprécier tout ce que cette ville pouvait offrir. Je me demande parfois à quoi ressemblerait ma vie si j’étais resté en France mais cette interrogation reste sans regret par rapport au choix que j’ai fait de rester aux États-Unis.

Si l’on m’avait dit il y a dix ans que je serais propriétaire de bars, cela m’aurait paru complètement lunaire. C’est tellement aux antipodes de mon milieu, je n’étais tellement pas préparé pour cette case-là ! Mes parents n’ont jamais vraiment questionné mes choix, ils étaient sans doute dubitatifs à certains moments mais ils m’ont toujours ouvertement soutenu. Et New York m’a offert des options que je n’aurais jamais envisagées, je lui en suis très reconnaissant car j’ai trouvé un équilibre et un épanouissement qui étaient loin d’être évidents. C’est un peu un hasard de la vie, un hasard qui a été particulièrement heureux et bénéfique pour moi. »

Les adresses de Benjamin

LES RESTAURANTS DE BENJAMIN

THE FAT RADISH

Restaurant

C’est un petit restaurant, très « hipster ». Une cuisine simple mais raffinée. C’est vraiment bon, sans prétention et dans la mouvance des restaurants actuels.

17 Orchard St (entre Canal St & Hester St)

LOWER EAST SIDE

Tél. : +1 212 300 4053

www.thefatradishnyc.com

Ouvert le midi du lundi au vendredi de midi à 15h30 et les samedis et dimanches de 11h-15h30 et pour le diner du lundi au samedi de 17h30 à minuit et le dimanche de 17h30-22h.

MISS LILY’S

Restaurant jamaïcain

Restau branchouille servant une excellente sélection de plats jamaïcains (le corn on the cob sauce noix de coco est délicieux !), avec un DJ qui spinne une très bonne musique reggae (le niveau sonore est parfois assez élevé).

132 West Houston St

(entre Sullivan St & Mac Dougal St)

GREENWICH VILLAGE

Tél. : +1 646 588 5375

www.misslilysnyc.com

Ouvert du lundi au vendredi de midi à 2h du matin, le samedi de 11h-2h du matin et le dimanche de 11h à minuit.

BLT BURGER

Restaurant de burgers

BLT ce n’est pas pour Bacon Lettuce & Tomatoes mais Bistrot Laurent Tourondel. Il existe aussi BLT Steak et BLT Fish. Moi, je suis accro au BLT Burger pour leurs burgers délicieux. Et je suis assez expert !

470 6th Avenue

WEST VILLAGE

Tél. : +1 212 243 8226

www.bltburger.com

Ouvert tous les jours de 11h30-23h.

PERLA

Fine cuisine de bistrot

Petit restaurant dans une ambiance feutrée, un peu bistrot, super agréable. J’aime bien leur cuisine, tout est appétissant et je n’ai jamais été déçu. Je ne serai jamais critique gastronomique parce que j’ai des difficultés à décrire pourquoi j’aime, mais c’est tellement bon ! Et c’est dans une petite rue calme.

24 Minetta Lane (entre Carmine St & Avenue of The Americas)

GREENWICH VILLAGE

Tél. : +1 212 933 1824

www.perlanyc.com

Ouvert pour le diner du lundi au mercredi et le dimanche de 16h30-23h, du jeudi au samedi de 16h30 à minuit et pour le déjeuner du vendredi au dimanche de 11h30-14h30.

BLUE HILL

Restaurant gastronomique locavore

La plus chic de toutes mes adresses de restaurants. Pas évident d’avoir une table. C’est un des restaurants dans la mouvance dite « locavore », un terme pour décrire une cuisine utilisant des produits alimentaires cultivés localement. C’est raffiné et très bien présenté en petites portions et c’est très très bon !

75 Washington Place (avec Avenue of The Americas)

GREENWICH VILLAGE

Tél. : +1 212 539 1776

www.bluehillfarm.com

Ouvert du lundi au samedi de 17h-23h et le dimanche de 17h-22h.

LES SORTIES DE BENJAMIN

Les trois établissements de Benjamin :

ATLAS SOCIAL CLUB

Bar gay au cœur de Hell’s Kitchen (le nouveau quartier gay de Manhattan), décor inspiré d’un club de gym des années 1940, avec des photos vintage de boxeurs, lutteurs et bodybuilders, fauteuil et sofa Chesterfield, ambiance rétro. Soirées différentes tous les jours.

753 9th Avenue (près de la West 51st street)

Page Facebook atlassocialclub

Happy-hour tous les jours de 16h a 19h, live DJ à partir de 22h.

BEDLAM

Bar à la clientèle mixte, déco évocatrice d’un cabinet de curiosité british de l’ère victorienne (taxidermie, vieilles planches anatomiques sur les murs tapissés de page de livres, etc.), live DJ, dance floor.

40 Avenue C (entre de East 3rd et 4th street)

EASTERN BLOC

Minuscule bar gay, véritable institution d’East Village, fréquente par une clientèle locale et gay hipsters de Williamsburg, live DJ.

505 East 6th street (près de l’Avenue A)

SANTOS PARTY HOUSE

Club

Un sound system hyperpuissant sur deux étages. C’est un club avec une programmation intéressante. La clientèle est plutôt jeune évidemment.

96 Lafayette St (entre Walker St & White St)

CHINATOWN

Tél. : +1 212 584 5492

www.santospartyhouse.com

Ouvert en général de 18h-4h du matin.

RAINES LAW ROOM

Bar

Un tout petit bar du genre speakeasy. Incognito. Pour y aller ils recommandent d’aller sur le site internet et de faire une réservation à l’avance. En arrivant le portier demande un mot de passe ! C’est un bar d’adulte, la musique est basse, la lumière tamisée, les cocktails sont très bons. Il y a des cabines avec des rideaux noirs que l’on peut fermer, comme un wagon pour être davantage dans l’intimité et pour commander il y a une sonnette pour appeler les serveurs.

48 W 17th St (entre 5th Ave & Avenue of The Americas)

FLATIRON

www.raineslawroom.com

Ouvert du lundi au jeudi à 17h-2h du matin, vendredi et samedi de 17h-3h du matin et dimanche de 19h-1h du matin.

BAR CENTRALE

Bar

Bar au cœur de Hell’s Kitchen, à l’étage. L’ambiance est vraiment intéressante. LE rendez-vous des acteurs de Broadway.

324 W 46th St (entre 8th Ave & 9th Ave)

HELL’S KITCHEN

Tél. : +1 212 581 3130

www.barcentralenyc.com/youfoundus.html

LES VISITES DE BENJAMIN

THE FRICK COLLECTION

Musée

J’aime bien les musées qui permettent de découvrir l’univers de quelqu’un, il s’agit là de celui d’Henri Frick. Évocateur d’une page de New York, dans une très belle maison. Une petite collection mais d’une richesse incroyable et toutes les œuvres sont des chefs-d’œuvre. Vermeerch, Rembrandt, Fagonnard, etc. Impressionnant pour une collection particulière.

1 E 70th St (entre 5th Ave & Madison Ave)

UPPER EAST SIDE

Tél. : +1 212 288 0700

www.frick.org

Ouvert de mardi et samedi de 10h-18h et dimanche de 11h-17h.

MORGAN LIBRARY

Musée